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Etats d'âme d'un dimanche ordinaire

n°346
tulipenoir​e
espèce rare
Posté le 12-10-2006 à 14:39:11  profilanswer
 


Je suis fatiguée, fatiguée de vivre. J’ai envie de mourir, là, en ce moment. Un des rares choix que l’on ait sur cette terre, disparaître à tout jamais…
 
Le Requiem de Fauré crache ses notes mélancoliques, glorifiant la mort. Pourquoi Fauré, puisque j’aime tant Mozart… ? Je n’attends  plus rien de la vie. Tout est en suspend. Je n’arrive plus à tendre les bras assez haut pour attraper les raisons qui pourraient m’aider à continuer. J’ai rempli mes tâches comme un bon petit soldat. Je suis une petite fille sage qui écoute tout ce qu’on lui dit de faire. Pas rebelle pour deux sous. Je donne trop. Je donne mal. Je n’ai rien en retour. Il n’y a rien à attendre. Surtout pas de lui, surtout pas d’eux. Je suis une femme « trop » ! De quel droit s’autorise-t-on à juger ma personne ?…
 
Non, rien de rien, je ne regrette rien. Sauf que ma vie n’a pas commencé avec lui, et se terminera sans lui, sans eux. Il ne m’aime pas. Ils ne m’aiment pas.
« Amour, amour, je t’aime tant… »
Je l’aurai tant aimé lui, l’Amour. Il me l’a bien rendue. Désormais, il me demande des comptes. Mon passé m’appelle si fort et me crie de le rejoindre.
 
Je me souviens de vous, Messieurs. Je vous ai aimés, je vous ai guéris, portés, écoutés, obéis, attendus. Je vous ai haïs. Je vous ai fait mal. Où êtes-vous maintenant ?…
 
Toi seul, mon enfant, mon fils, mon tout-petit, homme né de mes entrailles, perfusion perpétuelle de sang dans le mien, porteur de vie, je te garde au fond de moi. Eclat de diamant, si précieux, si doux, mon tendre amour, que ton existence illumine mes jours restants et donne un sens à mon existence.
 
Ah souffrance, née de l’enfance, tu m’accompagnes. Nourrie de mon histoire, gavée à l’extrême, je déborde de toi et éclabousse tous ceux et celles qui m’entourent.
 
Héritage niché dans les méandres de mon inconscient, tu agis à travers tous mes actes d’amour et l’absence des miens creuse en moi un vide où se déversent peine et amertume, poisons violents qui figent mes ardeurs joyeuses.
 
Mais il ne faut désespérer de rien, n’est-ce pas ? Il faut rêver ?
Rêvons donc. Cherchons au fond de nous l’Amour qui révèlera enfin toutes nos espérances et sourions aux anges. Aujourd’hui, je souris !
 
 
 
Tulipenoire


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Quand l'amour a effleuré pour la première fois les lèvres de l'être humain, il s'est mis à chanter.  
"Paroles d'un sage de l'Inde"
n°347
tulipenoir​e
espèce rare
Posté le 16-10-2006 à 12:06:15  profilanswer
 

j'aurais aimé avoir des critiques ou avis sur ce texte.
Malheureusement, aucune réaction.
 
Je vous quitte donc "les parrains de la plûme".
 
Bonne continuation


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Quand l'amour a effleuré pour la première fois les lèvres de l'être humain, il s'est mis à chanter.  
"Paroles d'un sage de l'Inde"
n°348
Ink
Répondeur
Posté le 16-10-2006 à 15:47:18  profilanswer
 

Tu es bien pressée dis-moi  :).
 
C'est vrai qu'ici, les temps de réactions sont parfois longs et personne n'a d'obligations sur quoi que ce soit, y compris lire et commenter.
 
L'espace a aussi été ouvert pour soutenir plus particulièrement les histoires, plutôt longues que courtes, et ton texte est presque plus proche d'un poème que d'une histoire.
 
Sur du plus long temre, il est probable que tu recevras des commentaires. Et si tu laisses ce texte (ou d'autres) ici, l'avantage est que tu es prévenue sur ton mail quand tu recevras une réponse.
 
Si tu recherche un espace de partage plus réactif sur des textes courts comme celui-là, peut-être le trouveras-tu sur le site Fulgures, qui est spécialisé dans ce type de format.
Est-ce que ça te dit quelque chose ? Je n'ai pas l'adresse exacte, mais une petite recherche sur Google devrait te la donner.
 
 :)

n°350
mouysset
Quand il a bu il n'a plus soif
Posté le 20-10-2006 à 20:44:14  profilanswer
 

Bonjour, tulipenoire !
Ink a raison (ou n'a pas tort...). Ici, rien ne presse...et c'est pas plus mal comme ça. Ailleurs, ça court, ça court; les textes défilent accompagnés de remarques telles que "joli texte", " Bravo", " bien raconté", etc...., sans relever une faute de français ou une invraisemblance flagrante...
( Tu peux aller voir sur FEA, - j'y suis - où l'on met surtout des textes courts... Je ne connais pas Fulgures .)
 
 
Ton texte est court, ce qui n'est pas pour me déplaire..., à moi.
Il y a de beaux moments.
Texte noir, cependant, avec des fulgurences positives. Par exemple: ce paragraphe sur "le fils,...qui illumine mes jours restants..."
Ensuite, retout au bord du désespoir.
Mais tout finit par une note qui se veut... ironique? Je ne le pense pas, quand je lis: " Aujourd'hui, je souris !"  
Contradiction, pourtant, avec le début: " J'ai envie de mourir, là, en ce moment. "  
Le texte est court. Faut-il penser tout de même qu'en si peu de temps de confidence, le soleil est revenu?...
C'est ce que je souhaite. Mais je trouve la bascule un peu rapide, même si je m'en réjouis.
Ou alors, il y a du temps qui s'écoule entre chaque paragraphe...?
C'est ma critique, tulipenoire. Et elle n'engage que moi, évidemment.


Message édité par mouysset le 20-10-2006 à 20:45:44
n°351
tulipenoir​e
espèce rare
Posté le 26-10-2006 à 22:54:00  profilanswer
 

ah mon bon Mouysset, je ne t'avais pas lu. Merci de prendre la peine de me "critiquer" dans le bon sens du terme. Oui, il est vrai que la fin arrive assez vite. J'aurais du la faire venir de plus loin.. Elle n'est pas ironique. Mais le contraste arrive trop vite. Oui, tu as raison. Il est un peu à mon image ce texte, pourtant de beaux passages, mais je m'éparpille un peu.
 
Amitiés


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Quand l'amour a effleuré pour la première fois les lèvres de l'être humain, il s'est mis à chanter.  
"Paroles d'un sage de l'Inde"

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