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[Aventure] Torment. -10%

n°166
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 28-02-2006 à 14:12:32  profilanswer
 

Bon et bien l'envie de faire un texte plus "conséquent" m'est apparue subitement. Je ne garantis pas que je le finirai peut-être un jour. Inspirée de l'univers de "Planescape : Torment" cette histoire reste purement imaginée par moi-même. Toutefois, comme toute "fanfiction" qui se respecte, des personnages, des races et des endroits provenant directement du jeu "Planescape: Torment" apparaîtrons dans mon récit.
 
Planescape: Torment is a trademark of Interplay Productions. Planescape: Torment © 1999 Interplay Productions. All rights reserved.
 
Certaines informations sont prises sur le site  http://torment.warparadise.com/
 © Sylvain Dolisi (dit Sylvanor)  
 
Je vous souhaite une agréable lecture et j'espère de tout coeur que cette histoire vous plaira. Note de moi-même: J'ai opté pour une focalisation externe, je préféres aller au même rythme que les lecteurs.
 
 
 
 
                                            Prologue
 
 
 
 
       Quelque part dans un coin isolé, loin de la ville, un combat faisait rage. Celui-ci opposait un homme à une femme. La femme d’une taille démesurée devait bien faire six fois la taille de l’homme en question. Une lumière très intense d'une pureté éblouissante émanait de son corps illuminant de ce fait l’endroit où les deux personnages se trouvaient. Mettant en évidence son impassible visage qui ne faisait que dévoiler le manque de plaisir qu’elle éprouvait à se battre contre l’autre humain. Pourtant, son devoir la poussait à le faire.
 
 
La distance qui les séparait empêchait l’homme de porter une quelconque attaque au corps à corps. Il était évident que ce combat était fort désavantagé. Toutefois, sachant que la fuite n'était pas envisageable, il empoigna de toutes ses forces l’unique arme avec laquelle il ne pouvait se défendre et décida avec une once de témérité de charger l’imposante femme.
 
C'est ainsi que l’humain s’élança aussi vite qu’il put, réduisant considérablement la distance établie entre lui et la femme aux allures de déesse. Mais en vain, au moment où il tenta de lui asséner un coup, celle-ci créa un écran de protection la rendant désormais totalement invulnérable, son bouclier repoussa sans aucune difficulté l'attaque de l'homme.
 
Pour tester si la vivacité dont il avait fait preuve était toujours présente, elle lui jeta une boule de feu.
 
L’humain la fixa et prévu de l’esquiver lorsque soudain, au dernier moment, ses membres se crispèrent le forçant à encaisser de plein fouet.
 
A bout de force, il perdit tout espoir face à la femme. Impuissant, il lui demanda d’en finir une fois pour toute.
 
Elle s’exécuta, fermant les yeux  pour mieux se concentrer. L’homme ne céda pas à la panique qui était en train de l’envahir et laissa tomber son arme qui alla s’écraser lourdement sur le sol avec un long bruit d’écho puis ferma les yeux à son tour avant qu’un déluge d’éclairs ne s’abattent sur lui le plongeant ainsi dans les ténèbres.
 
« -Je t’attendrai à la sortie des couloirs de la mort… »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                                           Chapitre 1
 
 
 
     Désormais, l’homme gisait sur le sol, immobile. Son visage avait gardé une expression de calme et de sérénité. La femme posa un dernier regard sur celui qu’elle avait châtiée et laissa une larme s’échapper d’un de ses yeux qui coula lentement le long de sa joue avant de s’écraser sur la dépouille de l'humain puis elle se retourna et fila en lévitant abandonnant le cadavre derrière elle sur le sol glacial plongé dans la solitude ainsi que dans l’obscurité qui envahissait peu à peu la salle.
 
Des semaines passèrent peut-être même des mois, lorsqu’un jour, le cœur de l’homme se remit subitement à battre. Une chaleur interne de plus en plus intense réanima progressivement son corps jusqu’à ce qu’il finisse par ouvrir les yeux.
Après quelques gémissements, il se redressa sur ses genoux et se mit debout ressentant une terrible douleur au niveau de la tête.
 
Il était là, tout seul au milieu de nulle part, totalement amnésique, plongé dans les ténèbres. Le froid avait envahi cette salle depuis bien longtemps et se mettait à ronger ses os.
 
L’humain entreprît dans un premier temps de chercher une source lumineuse ainsi qu’un endroit pour se réchauffer. Se déplaçant prudemment les deux bras en avant et adoptant une démarche lente et hasardeuse. Plusieurs minutes passèrent quand soudain, il toucha de ses mains une gigantesque paroi en pierre.
L’homme chercha à tâtons un passage et sentit une faille dans ce mur suffisamment longue et assez étroite pour qu’il puisse se faufiler. La fissure le mena dans un long couloir illuminé par plusieurs torches, il profita de ces dernières pour s’observer et se réchauffer.
 
Il portait des chausses en fer rougeâtres assez lourdes ainsi qu’un pantalon noir en tissu au dessus duquel se trouvait une fine tunique trouée à certains endroits, à d’autres, des tâches de sang séché s’étaient formées. Son corps, était tellement éprouvé qu’il avait du mal à lever ses bras qui subissaient le poids de gantelets en métal rongés par la rouille.
 
Il prit une des torches sur un mur et décida de retourner sur ses pas pour essayer de se souvenir de quelque chose.
Grâce à la lueur des flammes du bout de bois, l’humain ne pouvait que constater l’immensité de la salle où il s’était éveillé.
 
Vers le milieu de celle-ci, se trouvait une armure pourpre du moins, ce qu’il en restait, elle avait été brisée en plusieurs morceaux. Un peu plus loin, gisait une vieille hache rouillée elle aussi.
Il prit la hache puis repartit dans le couloir lumineux à l’extérieur de la pièce.
 
A présent, plus il s’enfonçait dans ce couloir plus une odeur de moisi et de pourriture le gagnait.
L’homme finit par tomber dans une petite salle sombre. L’attention de celui-ci fut vite attirée par les nombreux cercueils qui obstruaient la route à ses pieds. Certains étaient entrouverts laissant apercevoir quelques ossements jaunâtres.
Il ne s’attarda pas dans ce nouvel endroit et zigzagua entre eux pour continuer sa route.
 
Il arriva dans un autre couloir similaire au précédent. Il le franchit et entra dans une nouvelle pièce plongée dans l’obscurité la plus totale.
Au moment où il pénétra dans cette salle, il perçut des craquements devant lui. L'humain s’avança peut-être trop ce qui attira trois paires d’yeux d’un rouge agressif ressortant avec les ténèbres qui se tenaient dans un coin.
 
Il dirigea sa torche vers elles. Le bâton enflammé commença à dévoiler trois sortes de rat géant qui se tenaient debout sur leurs deux pattes arrières comme des hommes, s’amusant à faire craquer des ossements qu’ils tenaient dans leurs mains.
 
 
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Il tenta d’engager une conversation avec eux mais en vain, les créatures ne lui prêtèrent aucune attention.
 
Tout à coup, ils délaissèrent les ossements et le fixèrent de nouveau.  
Agitant leur longue queue avec frénésie et faisant claquer leurs dents dont deux incisives proéminentes menaçantes. Une bave visqueuse jaunâtre s’écoulait le long de leur pelage mal soigné d’où émanait une odeur nauséabonde. Fusillant du regard l’humain puis sa hache, les humanoïdes hésitaient à passer à l’attaque.
 
Quelques minutes de silence s'écoulèrent lorsqu’un des rats n’écoutant que son instinct primitif ramassa un long os pointu qu’il brandit en direction de l’homme.  
De toute évidence, celui-ci se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment.
La créature désormais armée ne voyant aucune réaction de la part de sa « proie » décida de lancer une offensive. Il rabattit son « arme » avec laquelle il se servait de massue sur l’homme qui esquiva aisément. Le gourdin osseux alla se fracasser contre le sol avec violence.
D’ailleurs, l'humain reçut quelques morceaux d’os sur ses chausses.
 
De toute évidence, il ne pouvait se résoudre à faire changer d’attitude cette créature qui était aveuglée par la faim et décida donc d’engager à son tour le combat en assénant un puissant coup de hache qui pénétra dans la chair de son adversaire avant de rompre sa robuste colonne vertébrale et de finir par décapiter la bête. Son sang se répandit en abondance sur les murs aux alentours avant que son corps étêté ne s’écroule sur le sol. Les deux autres pris d’un élan de courage, déguerpirent sur le champ laissant de nouveau l’homme plongé dans la solitude.
 
Désormais, une odeur de moisi émanait du sang du rat géant qui imprégnait la hache et les vêtements de l’humain.
 
Au moment où il s’apprêta à sortir de cette salle, il entendit des grognements rauques derrière lui…
 
 
 
 
 
 
 
                                 Chapitre 2
 
 
 
 
 
         A présent, l’homme hésitait à se retourner malgré les grognements d’impatience de la chose qui se trouvait derrière lui. Courir ou se retourner étaient désormais les deux seules possibilités. Il opta pour le second choix. Toutefois méfiant, il empoigna avec vigueur son unique arme puis se tourna prudemment  en direction des infâmes raclements de gorge qui se faisaient de plus en plus menaçants. C’est ainsi qu’il entama un quart de tour avant de prendre conscience de la présence non pas d'un mais de cinq humanoïdes qui se tenaient là. L’état avancé de décomposition dans lequel ils se trouvaient n’avait rien de rassurant bien au contraire. Jamais l’humain n’avait senti une telle puanteur qui émanait de leurs haillons couverts de crasse.  
 
 
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L’une des créatures s’avança vers lui et tenta d’engager une brève conversation.
 
« -‘oi ? ‘u e’u ? cast’ e’ co’ten’ ‘e oir.
 
Etrangement, ce langage lui parut familier mais l’homme était dans l’incapacité de saisir le sens de cette phrase.
 
-Tu…tu parles ?! Je ne te comprends pas.
 
L’humanoïde le plus proche s’ingéra dans la conversation.
 
-‘u ‘pre ‘a ? ‘ai ‘e ‘yé ‘e ‘u ‘guage ‘ort.
 
-Désolé, je ne vous comprends vraiment pas…
 
Un troisième rétorqua.
 
-‘é ‘ve’ ui ‘ou. »
 
Faisant mine de les suivre, les cinq créatures accompagnées par l’humain traversèrent des endroits que celui-ci n’avait pas encore explorés en passant par de vastes pièces dans lesquelles leurs congénères menaient une lutte sanglante contre des espèces de créatures volantes grisâtres qui assenaient de violents coups de langue.
 
 
 
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« -‘Ar ‘ouille ! fit l’un des cinq personnages en désignant ces volatiles.
 
-Euh… Oui.» répondit poliment l’homme assistant à la mort de ces créatures assaillies de tous les côtés par un surnombre d’humanoïdes.
 
Ils continuèrent leur route pendant quelques temps et arrivèrent soudainement devant deux imposantes grilles métalliques.
 
L’une des créatures se mit alors à pousser un effroyable cri rauque déchirant l’atmosphère. Une réponse du même genre ne tarda pas à fuser de l’autre côté du portail avant que les gigantesques grilles ne s’ouvrent.
 
Faisant un signe d’arrêt à l’humain d’une de ces mains pourries, un des humanoïdes sortit du groupe suivit de près par deux de ses amis. Ils pénétrèrent ensemble dans ce nouvel endroit désormais accessible puis revinrent une dizaine de minutes après.
 
« -‘é ‘on ‘u ‘e ‘sé.
 
-Euh… ? ne sachant quoi faire l’humain resta sur place.
 
-‘u ‘e’sé !» grogna alors la créature lui faisant de grands gestes en direction des grilles.
 
Bien plus amusé qu’effrayé, l’homme prit la décision de franchir le portail métallique et se retrouva dans une imposante et vaste salle. Il eut à peine le temps de constater que les deux grilles s’étaient déjà refermées derrière lui avant d’être accueilli par quelques centaines d’humanoïdes du même genre que ceux qu’il avait rencontré.
 
« -Euh….Bonjour ? annonça l’homme d’une voix hésitante.
 
C’est alors qu’une grande forme se distingua des autres en s’avançant vers lui. Si les autres créatures étaient encore en décomposition, celle-ci n’avait plus aucune trace de chair, un véritable tas d’os caché sous une légère tunique bleutée.
 
-Moi, Hargrimm l’austère, commandant en chef des squelettes et porte-parole du Roi silencieux vous souhaites la bienvenue étranger.
 
 
 
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-Vous parlez ma langue ?! s’étonna l’homme.
 
-Savez-vous où vous vous trouvez ? lui demanda le squelette.
 
-Je vous avouerai que je n’en ai pas la moindre idée à vrai dire je viens de m’éveiller il y a quelques temps et…
 
-…Vous vous trouvez aux Nations Mortes, territoires des morts-vivants.  
 
-Des morts-vivants ?! s’exclama t-il.
 
-Nulle créature ne peut repartir de cet endroit, telle est la volonté du Roi silencieux, souverain des Nations Mortes. termina le squelette en faisant signe à tous ses congénères de quitter les lieux.
 
-Attendez ! Comment ça ? Je ne peux donc pas sortir d’ici ?! Où est-ce que je peux le trouver votre roi ?! Attendez ! J’ai d’autres questions !
 
-Ne vous inquiétez pas, vous aurez tout le temps pour me poser vos questions, sur ce, je vous quitte. Reposez-vous, vous en avez bien besoin. »
 
 
Une fois que la salle fut vidée, l’humain se retrouva seul une fois encore. Ne trouvant rien de mieux à faire, il se mit à essayer de forcer le portail par lequel il était passé mais celui-ci semblait scellé.
 
« -‘E ga’pille ‘as tes fo’ces pou’ ‘rien.
 
-Hein ? Comment ? Qui est là ?!
 
-A ‘a d’oite. Lui répondit la mystérieuse voix.
 
-Que ?... se retournant avec hâte sur sa droite, l’homme tomba nez à nez avec un squelette de petite taille ne portant aucun vêtement qui le fixait d’un air étonné.
 
 
 
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-‘oi’à, ‘u ‘as l’ai’ pe’du, ‘est ‘pour ce’a qu’ je ‘e ‘uggère ‘e ‘rouver Salie Marie.
 
-Je te comprends plus facilement que les autres cependant certains mots m’échappent. Salie Marie dis-tu ? Qu’est-ce que cela veut dire ?
 
-‘é un ‘om…
 
-Un nom ?
 
-‘ui
 
-Tu me demande d’aller voir une dénommée Salie Marie, mais pourquoi faire ?
 
-‘our ‘ieux me com’rend’e.
 
-Hein ? Pour mieux te comprendre ?! Comment ça ? »  
 
A ces mots, le petit squelette ne se soucia pas de répondre et s’en alla le laissant perplexe.
 
A peine après s’être réveillé, l'humain avait affronté des rats géants, suivit des espèces d’humanoïdes illettrées, assisté au dépiautage de créatures volantes et pour finir se retrouvait là avec une impossibilité de sortir.
Par-dessus tout exténué, il s’écroula sur le sol ressemblant à une sorte de mosaïque géante.
 
 
 
 
                                     
 
 
                                      Chapitre 3
 
 
 
 
              A son réveil, l’homme reposait désormais sur un tas de couvertures crasseuses déchirées de toute part. Perdu, il examina la nouvelle pièce dans laquelle il se trouvait puis se leva de ce qui devait être un lit avant de sentir une sensation de légèreté émaner de lui. Aucune douleur, aucune fatigue il était comme régénéré. C’est ainsi qu’il quitta l’endroit où il s’était reposé avant de déboucher dans une gigantesque salle remplie de bancs aux allures de chapelle. A côté de lui se trouvait une sorte d’autel sur lequel résidait l’imposant squelette de la dernière fois qui lui avait annoncé indirectement qu’il errerait dans les Nations Mortes à tout jamais.
 
« -Votre repos fut-il agréable ?
 
-Très bien merci, je me sens nettement mieux. Dites, j’aurai quelques questions à vous poser.
 
-Je vous écoute. Pour ce qui concerne votre arme, vous n’en avez pas besoin ici.
 
-Mon arme ? s’étonna l’humain s’apercevant qu’il n’avait plus sa hache. Je comprends, où sommes-nous?
 
-Nous nous trouvons dans les Nations Mortes, territoires des morts-vivants gouvernés pas le roi silencieux.
 
-Oui, je sais tout cela mais en dehors, qui y a-t-il ?
 
-Et bien, vous vous trouvez dans les souterrains de Sigil.
 
-Les souterrains de Sigil ? Qu’est-ce que Sigil ? Il y a quelques temps je me suis éveillé dans ces souterrains, totalement amnésique, je ne me souviens de rien pas même de ma propre identité.
 
-Tiens donc, voilà un semi homme bien étrange. Le multivers est composé de plans liés les uns aux autres toutefois très différents. Sigil est une cité bâtit sur un de ces plans et elle s’étend au dessus de nos têtes.
 
-Semi homme ? Si je comprends bien, nous nous trouvons quelque part enfouis sous une cité du nom de Sigil qui se trouve sur un plan? Parlez moi des Nations Mortes et de ce roi silencieux.
 
-Les Nations Mortes recueillent les âmes égarées qui n’ont nulle part où aller et qui vivront sans doute pour l’éternité. Elles sont peuplées par trois types de créatures : les zombies, les goules et les squelettes. Des hostilités entre ces trois races règnent au sein des Nations Mortes. Nous-même, membres du grand conseil, avons du mal à les faire cesser.
Le roi silencieux est le souverain et le fondateur des Nations Mortes, personne jusqu’à présent n’a eu le privilège de le concerter hormis moi, son porte-parole.
 
-Les Nations Mortes sont donc dirigées par un roi que ceux qui les peuplent ne peuvent pas voir, étrange monarchie, vous m’avez fait part du grand conseil, qu’est-ce donc ?
 
-Le grand conseil est composé des trois principaux dirigeants des Nations Mortes, Moi-même, Hargrimm prêtre des squelettes, Salie Marie, sage dirigeante des zombies et Acaste, reine des goules.
 
-Salie Marie ? J’ai déjà entendu ce nom quelque part.
 
-Salie Marie est une personne très importante, elle joue un rôle essentiel en nous apprenant à communiquer entre nous ainsi qu’avec les vivants. La consulter serait judicieux, si vous désirez plus de détails sur Sigil et ses souterrains.
 
-Où puis-je la trouver ?
 
-Traversez la salle et prenez le couloir de droite puis tournez une fois encore à droite.  
 
-Très bien Hargrimm merci de m’avoir consacré un peu de votre temps. »
 
L’homme traversa la chapelle. Une fois dehors, il se retrouva dans une petite pièce peuplée de squelettes. Il prit le passage de droite puis, au moment où il pu, tourna une nouvelle fois à droite avant de tomber dans une salle de taille moyenne peuplée de plusieurs dizaines de zombies. Au centre de leur groupe se trouvait une zombie qui avait l’air très âgée. Les traits de son visage ridé la rendait bien plus amicale que ses congénères.
 
 
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« -Approche jeune étranger.
 
-Salie Marie je présume ?
 
-Pour communiquer avec les morts, il ne suffit pas d’écouter les sons qu’ils émettent, il faut les ressentir, écouter leurs âmes.
 
-Que ? Pourquoi me dites-vous cela ?
 
-De nombreuses âmes tourmentées reposent en ces lieux, communiquer avec elles et la meilleure façon de les aider. Ecoutez leurs âmes et ressentez les sons qu’elles expriment.
 
-Euh…J’essayerai. Dites moi, que savez-vous sur Sigil ?
 
-Aussi baptisée la cité des portes, Sigil est une très ancienne cité où règne le chaos et l’anarchie à cause de nombreux conflits notamment celui entre les multiples factions.
 
-Les factions ?
 
-Sigil est occupée par de nombreuses factions, des organisations optant pour des points de vue différents sur la vie, le multivers. Le roi silencieux a crée les Nations Mortes dans le but de fuir ce chaos mais en réalité depuis bien longtemps, un conflit nous opposant avec les rats transforme ces souterrains en un lieu dangereux.
 
-Les rats ?
 
-Il existe deux types de créatures chez les rats, les rats garou et les rats crâne.
Les rats garou sont des hommes souffrant de lycanthropie, une fois mordu par des rats crâne, il se transforme en rat géant. Les rats crâne sont très intelligents et pratiquent avec sagesse la magie, d’ailleurs leur chef, Tant-en-Un en est un.
Les souterrains sont vastes seulement, chacune des deux nations veulent s’agrandirent et s'étendre le plus possible. Les souterrains de Sigil sont divisés en plusieurs parties : les Nations Mortes, les Dédales de la Pensée, repères des rats. Il faut savoir que les souterrains étaient à l’époque infestés de pillards. C’est pourquoi de nombreux endroit ont été crées pour les arrêter. Ces endroits furent baptisés : cryptes et sont remplies de pièges.
Il y a aussi les catacombes de la Pierre pleureuse, infestées de vargouilles, des créatures volantes très dangereuses en groupe. Une légende raconte qu’autrefois, un riche bourgeois se fit maudire. Son visage fut transformé en pierre, condamné à rester incruster dans un mur des catacombes, celui-ci pleur toujours à tout jamais.
Néanmoins, il existe  un endroit à la surface appartenant lui aussi aux souterrains de Sigil : le village enseveli qui sert de lien entre Sigil et la partie enfouie des souterrains.
 
-Si je comprends bien, vous êtes en guerre contre les rats dirigés par un certain Tant-en-Un? Il existe donc un moyen d'accéder à la surface de Sigil en passant par le village enseveli. Pourquoi des hostilités ont lieu au sein des Nations Mortes ?
 
-Pour répondre à cette question, c’est Acaste qu’il faut aller trouver, la seule crainte par le roi silencieux.
 
-Le roi silencieux craint Acaste ? Mais pourquoi ?
 
-Elle est très rusée et redoutable, de plus elle commande une importante armée de goules capables de semer le chaos au sein des Nations Mortes.
 
-Très bien, je vais aller la voir, merci pour tout. »
 
 
 
 
 
                                     
 
 
 
                                        Chapitre 4
 
 
 
 
 
        L’homme sortit de la pièce ne sachant où aller, se dirigea vers la droite. Il longea un couloir infesté de squelettes et se retrouva dans la gigantesque salle qui menait à l’unique sortie, scellée par deux lourdes grilles. C’est alors qu’il remarqua des créatures qu’il n’avait encore jamais vues au centre de la pièce. Des dizaines peut-être même des centaines de goules se trouvaient là.
 
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L’humain se rapprocha d’elles et se fraya un passage pour rejoindre la vieille reine charismatique qu’incarnait Acaste. Une cascade de longs cheveux blancs dissimulait son visage ridé en décomposition. Deux yeux totalement blancs ressortaient avec cette chevelure.
 
 
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« -Acaste ?
 
-‘e ‘o ‘oul’ ‘mi ‘om ?
 
L’homme parût surpris de ne pas la comprendre puis se souvint des mots de Salie Marie, écouter le cœur et les plaintes des âmes. De toute évidence, cette phrase n’avait aucun sens, mais l’homme essaya de comprendre ce que la reine des goules lui répondait.
 
-Je voudrai vous poser quelques questions.
 
-‘e t’é’oute vi’ant.
 
-Qu’est-ce qui est à l’origine des hostilités avec votre race et celles des autres créatures peuplant les Nations Mortes ?
 
-En ‘oi ‘a te concerne ?
 
Au fur et à mesure qu’Acaste parlait, ses paroles devenaient de plus en plus claires.
 
-Je voulais juste me renseigner, étant donné que je risque de passer toute ma vie dans cet endroit…
 
-…Encore une débilité de ce roi inexistant !
 
-Inexistant ? Le roi silencieux n’existerait-il pas ?
 
-A ton avis, pourquoi ne peut-on jamais voir ce roi ? Depuis quatre cents ans, nous obéissons à sa volonté. Nous n’avons jamais bronchées, maintenant nous en avons assez de rester dans ces nations pourries remplies de pantins.
 
-C’est ainsi que vous qualifiez les autres races qui cohabitent avec vous ? Mais pourquoi restez-vous là, si vous en avez assez ?
 
-Nous les goules, sommes vivantes. Nous sommes de vrais êtres humains à la différence des squelettes et de ces stupides zombies qui ne sont que des cadavres animés par le savoir d’un puissant nécromancien. Hormis ces terrains, nous n’avons nulle part où aller, les rats sont partout et guettent le moindre moment pour nous tuer.
 
-Vous parlez d’un nécromancien, le roi silencieux ?
 
-Non, tu l’as déjà rencontré, c’est Hargrimm.
 
-Quoi ? Mais Hargrimm est un squelette, c’est un tas d’os réanimé par de la sorcellerie non ?
 
-Non ! Hargrimm est un nécromancien déchu qui a voulu obtenir la vie éternelle. Il a testé un sort sur lui, le transformant ainsi à tout jamais en squelette.
 
-A-t-il obtenu la vie éternelle ?
 
-Dans un sens oui, mais il est toujours vulnérable bien que ses connaissances en nécromancie soient très élevées. Sans lui, les rats nous auraient déjà envahi.
 
-Mais pourquoi haïssez-vous les squelettes et les zombies ?
 
-Nous, goules, nous avons besoin de manger. Eux non, depuis quelques temps nous n’avons plus rien à manger pas même les dépouilles de vargouilles, de  trocopotacas ou de ces rats pourris, rien ! Mon peuple est affamé, et ces maudits pantins ne veulent pas nous aider à trouver de la nourriture. Cette lutte contre les rats n’est qu’un prétexte du roi silencieux.
 
-Trocopotacas ? Comment ça, un prétexte ? Je croyais que vous meniez une guerre contre eux.
 
-Ce sont de grands reptiles gris à la peau écailleuse se déplaçant à plat ventre. Il est maintenant rare d’en trouver et les seuls endroits où ils habitent encore sont les catacombes infestées de vargouilles. Nous ne sommes pas dupes, la guerre contre les rats n’est qu’un prétexte pour nous garder ici sans quoi nous aurions déjà exterminées et rongées les os de toutes ces saloperies de squelettes et de zombies. Notre seul point commun avec eux est cette pseudo guerre qui est censée nous allier et créer une cohésion au sein des Nations Mortes.
Une manigance d’Hargrimm à mon avis, le roi silencieux n’a jamais existé, comme par hasard c’est ce foutu nécromancien qui a été choisit comme porte-parole et moi, ainsi que Salie Marie, membres du grand conseil, nous n’avons jamais eu le droit de le rencontrer.
 
-Ainsi donc Hargrimm tirerait les ficelles de tout ça?
 
-J’en suis persuadé et mon peuple est au bord de la révolte.
 
-Merci Acaste, je vais voir ce que je peux faire pour vous aider. »
 
Au lieu de reprendre le couloir par lequel il était venu, l’humain décida d’aller à droite. Il arriva dans une petite pièce gardée par deux squelettes en armure d’une taille impressionnante. Haut d’au moins quatre mètres, ils protégeaient ce qui semblait être une porte.
 
 
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« -Excusez moi, qui y a-t-il derrière cette porte ?
 
-Va caguer bige.
 
Cette fois, l’un des deux squelettes avait parlé très clairement, pourtant l’homme ne comprit par ce que signifiait ces mots. Une petite voix répondit derrière lui.
 
-En gros, il t’as dit de te casser et t’as traité de con.
 
-Hein ? Qui est là ?
 
L’homme se retourna et aperçu un petit squelette qui lui parut familier.
 
Mais je te reconnais ! Tu es celui de la dernière fois qui m’a envoyé voir Salie Marie !
 
-Exacte, on dirait que cet entretien t’as profité. Ce qui se trouve derrière ces deux zigotos est tout simplement le trône du roi silencieux, évidemment interdit d’accès.
 
-Le trône du roi silencieux ? Mais alors, il existe réellement ?
 
-Que dis-tu ? Le roi silencieux n’existerait pas ? Cette hypothèse plausible ne m’est jamais venue à l’esprit pourtant ça fait deux cents ans que je suis ici !
 
-Tu m’as l’air très mal informé…
 
-Bien au contraire ! Du temps de mon vivant, j’étais rabatteur et cartographe de surcroît, je connais Sigil sur le bout de mes doigts enfin sur le bout de ce qui me reste…
 
-Rabatteur ? Sigil ? La cité au dessus de nous ?
 
-Oui, j’étais guide pour gagner de quoi me nourrir. Par exemple, savais-tu que ce trouve un portail caché entre la maison de Shilandra et le mausolée des morts ? Hein ?
 
-Euh…Un portail ?  
 
-Hein ? Bah oui un portail ! Un passage interdimensionnel qui te téléportes vers un endroit que tu ne peux pas choisir ! C’est évident, tout le monde sait ce que c’est ! Tu ne serais pas un peu azimuté par hasard ?
 
 
-Je n’ai plus aucune notion du temps, cela fait peut être des jours ou des semaines que je me suis réveillé dans ce qui semble être une catacombe. Je ne me souviens de rien, mon nom, qui je suis, pourquoi je me suis réveillé là ? Rien.
 
-Ce que tu es ? Bah un Aasimar ! Ca se voit non ? Enfin peut être pas pour toi…
 
-Un quoi ? Aasimar ?
 
-Bah oui, un semi homme. Mi Aasimon mi homme.  
 
-Aasimon?
 
-Qu’est-ce que tu peux être lourd matois, Aasimon, entité planaire vivant dans les plans supérieurs dotée d’une paire d’ailes et de différents attributs propres aux oiseaux.
 
-De Paire d’ailes ?! s’exclama l’homme, regardant autour de lui…
 
-J’ai dit Aasimar j’ai pas dit carrément Aasimon t’écoutes un peu ce que je te dis ?
 
-Aasimar, Aasimon, c’est la même chose non ?
 
-Mais non ! Toi tu n’es que la fusion d’un homme et d’une créature céleste ! Tu n’es pas une créature céleste ! Si tu veux, tu n’es rien d’autre qu’un homme un peu plus évolué qui a hérité de quelques traits des Aasimons, notamment ta couleur de peau…
 
-Ma couleur de peau ?!
 
-Oui ! Béjaune, ne me dit pas que tu ne savais même pas que tu avais la peau grise et des yeux d’un vert émeraude que tout homme normalement constitué est dans l’incapacité d’avoir.
 
-Que ? l’homme retira un de ses gantelets et constata avec stupeur la couleur grisâtre de sa peau sans aucune imperfection.
 
Mais je ?
 
-C’est bien ! Tu commences enfin à comprendre ! Il était temps ! Je sens qu’il va falloir refaire ton éducation…


Message édité par Grippe-Sou le 03-03-2006 à 10:50:05
n°167
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 28-02-2006 à 17:44:32  profilanswer
 

Bonjour Grippe-Sou.
 
Je viens de lire avec attention ce passage, il est très différent des très courtes histoires que tu avais publié ici précédemment.
J'avoue ne rien connaître du jeu Planescape Torment à part que je crois savoir que c'est un Doom-like non?
J'ai lu ceci parce que justement, je voulais voir comment on pouvait tirer une histoire d'un jeu vidéo.
Je ne sais pas si tu es perméable ou non à la critique, mais je vais néanmoins en formuler quelques-unes dont tu ne seras naturellement pas obligé de tenir compte.
Tu emploies beaucoup de périphrases qui parfois alourdissent ton récit, c'est dommage.
J'ignore si tu as voulu faire certains effets de style mais parfois, (je suis peut-être un peu obtus :D ) On à l'impression que ce que tu écris s'éloigne de ce que tu voulais dire. Je n'irais pas jusqu'à dire que tu fais des contresens mais parfois on (moi en tout cas) n'est pas trop sûrs de ce qu'onà lu, ni que cela corresponde bien à la pensée que tu voulais exprimer.
Un bon exemple valant mieux qu'un long discours, en voici deux, juste pour illustrer mon propos.
 

Citation :

Son sang se mit à se répandre en abondance sur les murs aux alentours avant que son corps étêté ne s’écroule sur le sol.


 
"Son sang se répandit en abondance...." Ne serait-elle pas une tournure moins lourde?
 

Citation :

Les deux autres pris d’un élan de courage, déguerpirent sur le champ laissant de nouveau l’homme plongé dans la solitude.


 
Heu..."pris d'un élan de courage" et "déguerpirent" sont assez antinomiques, non?
A moins que ce ne soit un trait d'humour que je n'ai pas saisi d'emblée, auquel cas je te présente mes plus plates excuses.
 
Pour le reste, on sent bien que c'est le suspense qui règne dans ce passage, et tu le retranscris assez bien. En évitant le trop grand emploi de périphrases, je pense que tu colleras mieux à l'action et que tu plongeras le lecteur plus efficacement dans l'ambiance.
Je lirai la suite avec intérêt. (Naturellement tout ceci n'est qu'à titre indicatif et tu n'es pas du tout obligé d'en tenir compte)
 :wahoo:  
 

n°168
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 28-02-2006 à 18:03:23  profilanswer
 

Ne t'inquiètes pas, toute critique est la bienvenue, quand on écrit un texte on s'attend à recevoir des critiques je l'ai fait dans ce but, c'est le meilleur moyen de progresser et je te remercie de l'avoir fait. : )
 
Planescape: Torment est un RPG fait par les créateurs de "Baldur's Gate" à savoir "Black Isle" et "Dungeons&Dragons". Un très bon RPG d'ailleurs je le recommande à tous. Une petite anecdote, il considéré comme le meilleur de tous les RPG par la majorité des joueurs qui l'ont essayé. Il ne faut pas exagérer non plus, il y a de très bon RPG au même niveau que celui-ci.
 
 
Pour la phrase:
 
 "Les deux autres pris d’un élan de courage, déguerpirent sur le champ laissant de nouveau l’homme plongé dans la solitude."
 
Je voulais faire un peu d'ironie, un trait d'humour.
 
""Son sang se répandit en abondance...." Ne serait-elle pas une tournure moins lourde? "
 
Et bien, nous ne sommes pas à quelques mots près mais je tiens compte de ta remarque, certes la tournure de ma phrase est plus longue et doit paraître plus lourde. ^^
 
Merci encore. : )


Message édité par Grippe-Sou le 28-02-2006 à 19:06:55
n°169
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 28-02-2006 à 19:05:06  profilanswer
 

Alors toutes mes excuses pour ce trait d'ironie que je n'avais pas saisi d'emblée.
 
Pour le reste il y a quelques phrases qui mériteraient peut-être (ce n'est pas obligatoire) d'être reformulées pour une meilleure fluidité du récit.
 

Citation :

Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire par :  
 
""Son sang se répandit en abondance...." Ne serait-elle pas une tournure moins lourde? "


 
Je m'explique : Ce que tu viens de décrire est une phase d'action. Or, par définition une action est rapide. Si tu place des descriptions pour illustrer les effets de l'action, mieux vaut des phrases plus courtes qui conservent la dynamique de ce qui se passe.
Dans ce cas précis, ton personnage décapite d'un coup de hache l'ennemi qui à tenté de l'attaquer. On peut donc logiquement se réprésenter la scène: Un coup de hache violent et rapide, une tête qui roule et le sang qui gicle.
Si tu écris : "son sang se mit à se répandre..." la notion de vitesse est moins présente que si tu écris : "Son sang se répandit en abondance sur les murs". Comme si, dans ta phrase originale, le sang mettait un certain temps avant de couler de la plaie.  
"Se mettre à faire quelque chose" introduit une notion de démarrage, de début, annonce une action qui va suivre. Cela tranche donc forcément avec l'aspect soudain d'un flot de sang qui jaillit d'un cou à présent sans tête...Enfin je trouve.
J'espère avoir été plus clair. Mais si mes chinoiseries t'agacent, tu n'es pas obligé d'en tenir compte. :sol:  
 
Par contre, (et je vais continuer d'être ch**nt  :p )essaie à l'inverse d'être plus précis dans certaines descriptions. Si le lecteur est obligé de relire la phrase pour être certain de la comprendre, il sort de la dynamique du récit.
exemple:  

Citation :

C'est ainsi que l’humain s’élança aussi vite qu’il put, réduisant considérablement la distance de sécurité de la femme aux allures de déesse. Mais en vain, au moment où il tenta de lui asséner un coup, celle-ci créa un écran de protection qui la rendait désormais complètement invulnérable. D'ailleurs son bouclier repoussa sans aucune difficulté son attaque.


 
 Dans ce court extrait il y a deux choses qui m'ont "dérangé" dans ma lecture (même si j'ai compris le sens général).  
1)- "C'est ainsi que l’humain s’élança aussi vite qu’il put, réduisant considérablement la distance de sécurité de la femme aux allures de déesse." Qu'appelles tu distance de sécurité? Est-ce celle qui est ENTRE lui et la femme? Est-ce la distance à partir de laquelle la femme n'estime plus être en sécurité? Est-ce que ça veut dire que comme la femme est six fois plus grande que lui, en s'approchant il risque d'arriver à portée des bras de celle-ci? Dans la phrase, c'est : "De la femme" qui sonne curieux.
 
2)- "D'ailleurs son bouclier repoussa sans aucune difficulté son attaque." On comprend que c'est le bouclier de la femme qui repousse l'attaque de l'homme. Mais en employant deux fois "son", normalement tu introduis que les deux choses appartiennent à la même personne.
tu aurais pu écrire :"D'ailleurs son bouclier repoussa sans aucune difficulté l'attaque de son adversaire" pour que ce soit plus clair d'emblée...Tu peux même t'appuyer sur la phrase précédente pour rendre l'action plu fluide en écrivant quelque chose comme : "...celle-ci créa un écran de protection qui la rendait désormais complètement invulnérable. D'ailleurs ce bouclier (puisqu'on sait qu'elle vient de le créer) repoussa l'attaque sans aucune difficulté."
 
N'hésites pas à m'envoyer promener si tu trouves qu je chinoise trop :D


Message édité par eskael le 28-02-2006 à 19:06:20
n°170
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 28-02-2006 à 19:12:15  profilanswer
 

Non non, tu as tout à fait raison. Pour ce qui concerne "la distance de sécurité," je voulais parler de la distance qu'avait établie la femme entre elle et l'homme pour éviter une quelconque attaque au corps à corps.
 
Pour ce qui concerne la répétition "son" je suis tout à fait d'accord avec le fait que cela prête à confusion.
 
En fait, je veux tellement décrire la scène que parfois je créer des phrases implicites. Je m'en vais rectifier cela, merci beaucoup. A part ça si tu as quelque chose d'autre à dire n'hésite pas.

n°171
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 28-02-2006 à 19:51:13  profilanswer
 

D'accord, puisque tu m'en donnes la permission je te signalerai l'une ou l'autre chose qui m'auraient sauté aux yeux.
 
Par contre,comme j'essaie d'être objectif, il y a un passage que j'ai beaucoup aimé :  

Citation :

Il était là, tout seul au milieu de nulle part, totalement amnésique, plongé dans les ténèbres. Le froid avait envahi cette salle depuis bien longtemps et se mettait à ronger ses os.


 
J'aime beaucoup l'image du froid qui lui ronge les os...C'est bien trouvé. :)
En revanche là :

Citation :

il empoigna de toutes ses forces l’unique arme avec laquelle il ne pouvait se défendre

A mon avis le "ne" es de trop. Ca veut dire qu'il ne pouvait pas se défendre avec cette arme...(pas bien grave :lol: )
 
 
Dernière chose:

Citation :

Vers le milieu de celle-ci, se trouvait une armure pourpre du moins, ce qu’il en restait, elle avait été brisée en plusieurs morceaux. Un peu plus loin, gisait une vieille hache rouillée elle aussi.

Heu pourquoi "elle aussi"? Dans ta phrase rien n'indique que quelque chose d'autre que la hache soit rouillé.
 
 
Voilà, je n t'embête plus et j'attends la suite. :D  
 
 
 
 

n°172
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 28-02-2006 à 20:11:01  profilanswer
 

"il empoigna de toutes ses forces l’unique arme avec laquelle il ne pouvait se défendre."
 
Et bien, difficile de se défendre avec une hache comme de parer des boules de feu avec celle-ci. : )
 
 
" Vers le milieu de celle-ci, se trouvait une armure pourpre du moins, ce qu’il en restait, elle avait été brisée en plusieurs morceaux. Un peu plus loin, gisait une vieille hache rouillée elle aussi."
 
 
J'ai employé "elle aussi" pour que cela s'accorde avec ce qu'il y a un peu plus haut: "gantelets en métal rongés par la rouille. "
 
 
Sinon, l'histoire te plaît? Tu aimes?


Message édité par Grippe-Sou le 28-02-2006 à 20:14:01
n°173
dom
Posté le 28-02-2006 à 20:22:50  profilanswer
 

Puisque ça chinoise...
 
Vous parliez de vitesse, tout à l'heure, je me permets d'intervenir à ce sujet : selon moi il y a deux sortes de vitesses dans un récit, la première est évidente, c'est celle de la scène décrite, mais la seconde, si on n'y pense pas en général, n'est pas moins importante : c'est celle de la "phrase" elle-même, de ce qu'a écrit l'auteur : car c'est ce que lit le lecteur en définitive... et cela lui provoque inconsciemment une impression.
 
En résumé, pour être plus clair, que penser d'une phrase longue et entrecoupée qui décrit un mouvement rapide ?
Sauf effet de ralenti, il me semble que le moyen s'oppose au but.
 
C'est pourquoi je me permets de rajouter que dans cette phrase :

Citation :

"C'est ainsi que l’humain s’élança aussi vite qu’il put, réduisant considérablement la distance de sécurité de la femme aux allures de déesse."

si le personnage est censé aller vite, sa longueur et sa tournure "littéraire" vont à l'encontre de cette vitesse.
 
Après on peut se poser la question des effets produits dans différents cas :
- vocabulaire thématique de la rapidité + phrase longue => effet de ralenti ?  
(j'utilise un tel montage syncopé dans une action de Milan#1 pour induire une différence de perception entre les deux combattants : ça donne un effet de lenteur de celui qui subit par rapport à celui qui frappe, histoire de montrer son impuissance devant la célérité de l'autre)
 
vocabulaire thématique de la lenteur, phrase rapide, hachée =>  aucune idée... peut-être de la détermination réfléchie...
 
Quant à l'histoire...
Le premier combat fait un effet un peu bizarre, genre "mythe" raconté, ce qui s'accorde bien avec le fait que c'est la genèse d'un personnage. Je ne dirai pas qu'il m'a plu, ce serait faux. Par contre il a une issue relativement surprenante, et une vraie raison d'être, que l'on découvre par la suite, ça c'est bien. Et j'ai trouvé le retour du mort à la vie plutôt intéressant, aussi. L'atmosphère est assez sombre, on est dans le flou, donc on adhère.
Bref, j'accroche à l'ambiance, mais je décroche aux combats. Comment exprimer ça ? Ils sont un peu trop "mis en valeur" à mon goût. Je sais pas si je suis compréhensible... Des fois, en vouloir trop nous porte à faire des belles tournures qui nuisent à l'accroche...
 
A côté de ça, pour moi, il est encore trop tôt pour me prononcer réellement. Je n'aime pas donner mon avis tant que je n'ai pas lu.
A+


Message édité par dom le 28-02-2006 à 20:31:37
n°174
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 28-02-2006 à 20:36:48  profilanswer
 

Grippe-Sou:
Je vais te dire une évidence : si je n'aimais pas je n'attendrais pas la suite :D  
 
Dom :
Entièrement d'accord avec toi, j'essaie aussi de composer la "musicalité" de mes phrases ou leur dynamique en fonction de ce qu'elles décrivent, surtout dans les scènes d'action, mais j'avoue avoir de grosses lacunes en ponctuation et je fais souvent des phrases capable d'époumoner une apnéiste. (comme celle-ci :D )

n°175
dom
Posté le 28-02-2006 à 21:22:37  profilanswer
 

eskael a écrit :

Grippe-Sou:
Je vais te dire une évidence : si je n'aimais pas je n'attendrais pas la suite :D  
 
Dom :
Entièrement d'accord avec toi, j'essaie aussi de composer la "musicalité" de mes phrases ou leur dynamique en fonction de ce qu'elles décrivent, surtout dans les scènes d'action, mais j'avoue avoir de grosses lacunes en ponctuation et je fais souvent des phrases capable d'époumoner une apnéiste. (comme celle-ci :D )


 
Tu devrais faire gaffe. Si tu tues tes lecteurs par asphyxie, qui te lira ?
Et imagine que tu fasses un best-seller... génocide.

n°177
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 28-02-2006 à 23:52:42  profilanswer
 

:)

n°179
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 01-03-2006 à 11:48:47  profilanswer
 

Chapitre 3 dans quelques jours, il faut que je récolte quelques informations du jeu vidéo pour la suite de mon histoire.

n°180
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 01-03-2006 à 15:38:55  profilanswer
 

Ha flûte, il n'y aura pas de chapitre deux. :D

n°181
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 01-03-2006 à 16:56:46  profilanswer
 

*Se tire une balle dans la tête* Je n'ai jamais été doué avec les chiffres. : D
Bon en attendant, voici le chapitre deux-trois. : P
 
 
 
 
                                         
 
 
 
 
                                       Chapitre 2
 
 
 
 
 
         A présent, l’homme hésitait à se retourner malgré les grognements d’impatience de la chose qui se trouvait derrière lui. Courir ou se retourner étaient désormais les deux seules possibilités. Il opta pour le second choix. Toutefois méfiant, il empoigna avec vigueur son unique arme puis se tourna prudemment  en direction des infâmes raclements de gorge qui se faisaient de plus en plus menaçants. C’est ainsi qu’il entama un quart de tour avant de prendre conscience de la présence non pas d'un mais de cinq humanoïdes qui se tenaient là. L’état avancé de décomposition dans lequel ils se trouvaient n’avait rien de rassurant bien au contraire. Jamais l’humain n’avait senti une telle puanteur qui émanait de leurs haillons couverts de crasse.  
 
 
http://torment.warparadise.com/images/pnjs/zombiem.jpg
 
 
 
L’une des créatures s’avança vers lui et tenta d’engager une brève conversation.
 
« -‘oi ? ‘u e’u ? cast’ e’ co’ten’ ‘e oir.
 
Etrangement, ce langage lui parut familier mais l’homme était dans l’incapacité de saisir le sens de cette phrase.
 
-Tu…tu parles ?! Je ne te comprends pas.
 
L’humanoïde le plus proche s’ingéra dans la conversation.
 
-‘u ‘pre ‘a ? ‘ai ‘e ‘yé ‘e ‘u ‘guage ‘ort.
 
-Désolé, je ne vous comprends vraiment pas…
 
Un troisième rétorqua.
 
-‘é ‘ve’ ui ‘ou. »
 
Faisant mine de les suivre, les cinq créatures accompagnées par l’humain traversèrent des endroits que celui-ci n’avait pas encore explorés en passant par de vastes pièces dans lesquelles leurs congénères menaient une lutte sanglante contre des espèces de créatures volantes grisâtres qui assenaient de violents coups de langue.
 
 
 
http://torment.warparadise.com/images/pnjs/vargouille.jpg
 
 
 
 
« -‘Ar ‘ouille ! fit l’un des cinq personnages en désignant l’un de ces volatiles.
 
-Euh… Oui.» répondit poliment l’homme assistant à la mort de ces créatures assaillies de tous les côtés par un surnombre d’humanoïdes.
 
Ils continuèrent leur route pendant quelques temps et arrivèrent soudainement devant deux imposantes grilles métalliques.
 
L’une des créatures se mit alors à pousser un effroyable cri rauque déchirant l’atmosphère. Une réponse du même genre ne tarda pas à fuser de l’autre côté du portail avant que les gigantesques grilles ne s’ouvrent.
 
Faisant un signe d’arrêt à l’humain d’une de ces mains pourries, un des humanoïdes sortit du groupe suivit de près par deux de ses amis. Ils pénétrèrent ensemble dans ce nouvel endroit désormais accessible puis revinrent une dizaine de minutes après.
 
« -‘é ‘on ‘u ‘e ‘sé.
 
-Euh… ? ne sachant quoi faire l’humain resta sur place.
 
-‘u ‘e’sé !» grogna alors la créature lui faisant de grands gestes en direction des grilles.
 
Bien plus amusé qu’effrayé, l’homme prit la décision de franchir le portail métallique et se retrouva dans une imposante et vaste salle. Il eut à peine le temps de constater que les deux grilles s’étaient déjà refermées derrière lui avant d’être accueilli par quelques centaines d’humanoïdes du même genre que ceux qu’il avait rencontré.
 
« -Euh….Bonjour ? annonça l’homme d’une voix hésitante.
 
C’est alors qu’une grande forme se distingua des autres en s’avançant vers lui. Si les autres créatures étaient encore en décomposition, celle-ci n’avait plus aucune trace de chair, un véritable tas d’os caché sous une légère tunique bleutée.
 
-Moi, Hargrimm l’austère, commandant en chef des squelettes et porte-parole du Roi silencieux vous souhaites la bienvenue étranger.
 
 
 
http://torment.warparadise.com/images/pnjs/hargrimm.jpg
 
 
 
-Vous parlez ma langue ?! s’étonna l’homme.
 
-Savez-vous où vous vous trouvez ? lui demanda le squelette.
 
-Je vous avouerai que je n’en ai pas la moindre idée à vrai dire je viens de m’éveiller il y a quelques temps et…
 
-…Vous vous trouvez aux Nations Mortes, territoires des morts-vivants.  
 
-Des morts-vivants ?! s’exclama t-il.
 
-Nulle créature ne peut repartir de cet endroit, telle est la volonté du Roi silencieux, souverain des Nations Mortes. termina le squelette en faisant signe à tous ses congénères de quitter les lieux.
 
-Attendez ! Comment ça ? Je ne peux donc pas sortir d’ici ?! Où est-ce que je peux le trouver votre roi ?! Attendez ! J’ai d’autres questions !
 
-Ne vous inquiétez pas, vous aurez tout le temps pour me poser vos questions, sur ce, je vous quitte. Reposez-vous, vous en avez bien besoin. »
 
 
Une fois que la salle fut vidée, l’humain se retrouva seul une fois encore. Ne trouvant rien de mieux à faire, il se mit à essayer de forcer le portail par lequel il était passé mais celui-ci semblait scellé.
 
« -‘E ga’pille ‘as tes fo’ces pou’ ‘rien.
 
-Hein ? Comment ? Qui est là ?!
 
-A ‘a d’oite. Lui répondit la mystérieuse voix.
 
-Que ?... se retournant avec hâte sur sa droite, l’homme tomba nez à nez avec un squelette de petite taille ne portant aucun vêtement qui le fixait d’un air étonné.
 
 
 
http://torment.warparadise.com/images/pnjs/squelettep.jpg
 
 
-‘oi’à, ‘u ‘as l’ai’ pe’du, ‘est ‘pour ce’a qu’ je ‘e ‘uggère ‘e ‘rouver Salie Marie.
 
-Je te comprends plus facilement que les autres cependant certains mots m’échappent. Salie Marie dis-tu ? Qu’est-ce que cela veut dire ?
 
-‘é un ‘om…
 
-Un nom ?
 
-‘ui
 
-Tu me demande d’aller voir une dénommée Salie Marie, mais pourquoi faire ?
 
-‘our ‘ieux me com’rend’e.
 
-Hein ? Pour mieux te comprendre ?! Comment ça ? »  
 
A ces mots, le petit squelette ne se soucia pas de répondre et s’en alla le laissant perplexe.
 
A peine après s’être réveillé, l'humain avait affronté des rats géants, suivit des espèces d’humanoïdes illettrées, assisté au dépiautage de créatures volantes et pour finir se retrouvait là avec une impossibilité de sortir.
Par-dessus tout exténué, il s’écroula sur le sol ressemblant à une sorte de mosaïque géante.


Message édité par Grippe-Sou le 01-03-2006 à 18:12:21
n°183
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 01-03-2006 à 18:07:47  profilanswer
 

Cette fois, on entre de plein pied dans l'intrigue : chic! :wahoo:  
Vivement qu'il 'ouve Salie Ma'ie. :D  
 
juste une petite chinoiserie au passage :

Citation :

Jamais l’humain n’avait senti une telle puanteur qui émanait de leur haillon couvert de crasse.


Ils n'ont qu'un seul haillon pour tous? :na:

n°184
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 01-03-2006 à 18:10:37  profilanswer
 

Je voulais dire un haillon par personne, je vais te corriger cela monsieur le "pro" du Mandarin. : D
 
Jusqu'à présent vous avez du mal à vous situer, l'histoire se compose essentiellement d'une succession d'actions, il va là, il fait si, il rencontre, il suit, il se retrouve.
 
Je vais consacrer le chapitre 3 à vous apportez des précisions, à faire le ménage dans vos têtes pour que vous puissiez mieux vous situer et que vous arrêtiez de suivre cette histoire dans un certain flou.


Message édité par Grippe-Sou le 01-03-2006 à 18:42:45
n°186
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 01-03-2006 à 19:42:29  profilanswer
 

Citation :

Je vais consacrer le chapitre 3 à vous apportez des précisions, à faire le ménage dans vos têtes


Touche pas au bordel dans ma tête! J'y tiens!  :D

n°187
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 01-03-2006 à 20:55:29  profilanswer
 

                                   Chapitre 3
 
 
 
 
              A son réveil, l’homme reposait désormais sur un tas de couvertures crasseuses déchirées de toute part. Perdu, il examina la nouvelle pièce dans laquelle il se trouvait puis se leva de ce qui devait être un lit avant de sentir une sensation de légèreté émaner de lui. Aucune douleur, aucune fatigue il était comme régénéré. C’est ainsi qu’il quitta l’endroit où il s’était reposé avant de déboucher dans une gigantesque salle remplie de bancs aux allures de chapelle. A côté de lui se trouvait une sorte d’autel sur lequel résidait l’imposant squelette de la dernière fois qui lui avait annoncé indirectement qu’il errerait dans les Nations Mortes à tout jamais.
 
« -Votre repos fut-il agréable ?
 
-Très bien merci, je me sens nettement mieux. Dites, j’aurai quelques questions à vous poser.
 
-Je vous écoute. Pour ce qui concerne votre arme, vous n’en avez pas besoin ici.
 
-Mon arme ? s’étonna l’humain s’apercevant qu’il n’avait plus sa hache. Je comprends, où sommes-nous?
 
-Nous nous trouvons dans les Nations Mortes, territoires des morts-vivants gouvernés pas le roi silencieux.
 
-Oui, je sais tout cela mais en dehors, qui y a-t-il ?
 
-Et bien, vous vous trouvez dans les souterrains de Sigil.
 
-Les souterrains de Sigil ? Qu’est-ce que Sigil ? Il y a quelques temps je me suis éveillé dans ces souterrains, totalement amnésique, je ne me souviens de rien pas même de ma propre identité.
 
-Tiens donc, voilà un semi homme bien étrange. Le multivers est composé de plans liés les uns aux autres toutefois très différents. Sigil est une cité bâtit sur un de ces plans et elle s’étend au dessus de nos têtes.
 
-Semi homme ? Si je comprends bien, nous nous trouvons quelque part enfouis sous une cité du nom de Sigil qui se trouve sur un plan? Parlez moi des Nations Mortes et de ce roi silencieux.
 
-Les Nations Mortes recueillent les âmes égarées qui n’ont nulle part où aller et qui vivront sans doute pour l’éternité. Elles sont peuplées par trois types de créatures : les zombies, les goules et les squelettes. Des hostilités entre ces trois races règnent au sein des Nations Mortes. Nous-même, membres du grand conseil, avons du mal à les faire cesser.
Le roi silencieux est le souverain et le fondateur des Nations Mortes, personne jusqu’à présent n’a eu le privilège de le concerter hormis moi, son porte-parole.
 
-Les Nations Mortes sont donc dirigées par un roi que ceux qui les peuplent ne peuvent pas voir, étrange monarchie, vous m’avez fait part du grand conseil, qu’est-ce donc ?
 
-Le grand conseil est composé des trois principaux dirigeants des Nations Mortes, Moi-même, Hargrimm prêtre des squelettes, Salie Marie, sage dirigeante des zombies et Acaste, reine des goules.
 
-Salie Marie ? J’ai déjà entendu ce nom quelque part.
 
-Salie Marie est une personne très importante, elle joue un rôle essentiel en nous apprenant à communiquer entre nous ainsi qu’avec les vivants. La consulter serait judicieux, si vous désirez plus de détails sur Sigil et ses souterrains.
 
-Où puis-je la trouver ?
 
-Traversez la salle et prenez le couloir de droite puis tournez une fois encore à droite.  
 
-Très bien Hargrimm merci de m’avoir consacré un peu de votre temps. »
 
L’homme traversa la chapelle. Une fois dehors, il se retrouva dans une petite pièce peuplée de squelettes. Il prit le passage de droite puis, au moment où il pu, tourna une nouvelle fois à droite avant de tomber dans une salle de taille moyenne peuplée de plusieurs dizaines de zombies. Au centre de leur groupe se trouvait une zombie qui avait l’air très âgée. Les traits de son visage ridé la rendait bien plus amicale que ses congénères.
 
 
http://torment.warparadise.com/images/pnjs/zombief.jpg
 
 
 
« -Approche jeune étranger.
 
-Salie Marie je présume ?
 
-Pour communiquer avec les morts, il ne suffit pas d’écouter les sons qu’ils émettent, il faut les ressentir, écouter leurs âmes.
 
-Que ? Pourquoi me dites-vous cela ?
 
-De nombreuses âmes tourmentées reposent en ces lieux, communiquer avec elles et la meilleure façon de les aider. Ecoutez leurs âmes et ressentez les sons qu’elles expriment.
 
-Euh…J’essayerai. Dites moi, que savez-vous sur Sigil ?
 
-Aussi baptisée la cité des portes, Sigil est une très ancienne cité où règne le chaos et l’anarchie à cause de nombreux conflits notamment celui entre les multiples factions.
 
-Les factions ?
 
-Sigil est occupée par de nombreuses factions, des organisations optant pour des points de vue différents sur la vie, le multivers. Le roi silencieux a crée les Nations Mortes dans le but de fuir ce chaos mais en réalité depuis bien longtemps, un conflit nous opposant avec les rats transforme ces souterrains en un lieu dangereux.
 
-Les rats ?
 
-Il existe deux types de créatures chez les rats, les rats garou et les rats crâne.
Les rats garou sont des hommes souffrant de lycanthropie, une fois mordu par des rats crâne, il se transforme en rat géant. Les rats crâne sont très intelligents et pratiquent avec sagesse la magie, d’ailleurs leur chef, Tant-en-Un en est un.
Les souterrains sont vastes seulement, chacune des deux nations veulent s’agrandirent et s'étendre le plus possible. Les souterrains de Sigil sont divisés en plusieurs parties : les Nations Mortes, les Dédales de la Pensée, repères des rats. Il faut savoir que les souterrains étaient à l’époque infestés de pillards. C’est pourquoi de nombreux endroit ont été crées pour les arrêter. Ces endroits furent baptisés : cryptes et sont remplies de pièges.
Il y a aussi les catacombes de la Pierre pleureuse, infestées de vargouilles, des créatures volantes très dangereuses en groupe. Une légende raconte qu’autrefois, un riche bourgeois se fit maudire. Son visage fut transformé en pierre, condamné à rester incruster dans un mur des catacombes, celui-ci pleur toujours à tout jamais.
Néanmoins, il existe  un endroit à la surface appartenant lui aussi aux souterrains de Sigil : le village enseveli qui sert de lien entre Sigil et la partie enfouie des souterrains.
 
-Si je comprends bien, vous êtes en guerre contre les rats dirigés par un certain Tant-en-Un? Il existe donc un moyen d'accéder à la surface de Sigil en passant par le village enseveli. Pourquoi des hostilités ont lieu au sein des Nations Mortes ?
 
-Pour répondre à cette question, c’est Acaste qu’il faut aller trouver, la seule crainte par le roi silencieux.
 
-Le roi silencieux craint Acaste ? Mais pourquoi ?
 
-Elle est très rusée et redoutable, de plus elle commande une importante armée de goules capables de semer le chaos au sein des Nations Mortes.
 
-Très bien, je vais aller la voir, merci pour tout. »


Message édité par Grippe-Sou le 02-03-2006 à 17:53:15
n°190
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 02-03-2006 à 14:21:55  profilanswer
 

                                    Chapitre 4
 
 
 
 
 
        L’homme sortit de la pièce ne sachant où aller, se dirigea vers la droite. Il longea un couloir infesté de squelettes et se retrouva dans la gigantesque salle qui menait à l’unique sortie, scellée par deux lourdes grilles. C’est alors qu’il remarqua des créatures qu’il n’avait encore jamais vues au centre de la pièce. Des dizaines peut-être même des centaines de goules se trouvaient là.
 
http://torment.warparadise.com/images/pnjs/goulem.jpg
 
 
L’humain se rapprocha d’elles et se fraya un passage pour rejoindre la vieille reine charismatique qu’incarnait Acaste. Une cascade de longs cheveux blancs dissimulait son visage ridé en décomposition. Deux yeux totalement blancs ressortaient avec cette chevelure.
 
 
http://torment.warparadise.com/images/pnjs/acaste.jpg
 
 
 
« -Acaste ?
 
-‘e ‘o ‘oul’ ‘mi ‘om ?
 
L’homme parût surpris de ne pas la comprendre puis se souvint des mots de Salie Marie, écouter le cœur et les plaintes des âmes. De toute évidence, cette phrase n’avait aucun sens, mais l’homme essaya de comprendre ce que la reine des goules lui répondait.
 
-Je voudrai vous poser quelques questions.
 
-‘e t’é’oute vi’ant.
 
-Qu’est-ce qui est à l’origine des hostilités avec votre race et celles des autres créatures peuplant les Nations Mortes ?
 
-En ‘oi ‘a te concerne ?
 
Au fur et à mesure qu’Acaste parlait, ses paroles devenaient de plus en plus claires.
 
-Je voulais juste me renseigner, étant donné que je risque de passer toute ma vie dans cet endroit…
 
-…Encore une débilité de ce roi inexistant !
 
-Inexistant ? Le roi silencieux n’existerait-il pas ?
 
-A ton avis, pourquoi ne peut-on jamais voir ce roi ? Depuis quatre cents ans, nous obéissons à sa volonté. Nous n’avons jamais bronchées, maintenant nous en avons assez de rester dans ces nations pourries remplies de pantins.
 
-C’est ainsi que vous qualifiez les autres races qui cohabitent avec vous ? Mais pourquoi restez-vous là, si vous en avez assez ?
 
-Nous les goules, sommes vivantes. Nous sommes de vrais êtres humains à la différence des squelettes et de ces stupides zombies qui ne sont que des cadavres animés par le savoir d’un puissant nécromancien. Hormis ces terrains, nous n’avons nulle part où aller, les rats sont partout et guettent le moindre moment pour nous tuer.
 
-Vous parlez d’un nécromancien, le roi silencieux ?
 
-Non, tu l’as déjà rencontré, c’est Hargrimm.
 
-Quoi ? Mais Hargrimm est un squelette, c’est un tas d’os réanimé par de la sorcellerie non ?
 
-Non ! Hargrimm est un nécromancien déchu qui a voulu obtenir la vie éternelle. Il a testé un sort sur lui, le transformant ainsi à tout jamais en squelette.
 
-A-t-il obtenu la vie éternelle ?
 
-Dans un sens oui, mais il est toujours vulnérable bien que ses connaissances en nécromancie soient très élevées. Sans lui, les rats nous auraient déjà envahi.
 
-Mais pourquoi haïssez-vous les squelettes et les zombies ?
 
-Nous, goules, nous avons besoin de manger. Eux non, depuis quelques temps nous n’avons plus rien à manger pas même les dépouilles de vargouilles, de  trocopotacas ou de ces rats pourris, rien ! Mon peuple est affamé, et ces maudits pantins ne veulent pas nous aider à trouver de la nourriture. Cette lutte contre les rats n’est qu’un prétexte du roi silencieux.
 
-Trocopotacas ? Comment ça, un prétexte ? Je croyais que vous meniez une guerre contre eux.
 
-Ce sont de grands reptiles gris à la peau écailleuse se déplaçant à plat ventre. Il est maintenant rare d’en trouver et les seuls endroits où ils habitent encore sont les catacombes infestées de vargouilles. Nous ne sommes pas dupes, la guerre contre les rats n’est qu’un prétexte pour nous garder ici sans quoi nous aurions déjà exterminées et rongées les os de toutes ces saloperies de squelettes et de zombies. Notre seul point commun avec eux est cette pseudo guerre qui est censée nous allier et créer une cohésion au sein des Nations Mortes.
Une manigance d’Hargrimm à mon avis, le roi silencieux n’a jamais existé, comme par hasard c’est ce foutu nécromancien qui a été choisit comme porte-parole et moi, ainsi que Salie Marie, membres du grand conseil, nous n’avons jamais eu le droit de le rencontrer.
 
-Ainsi donc Hargrimm tirerait les ficelles de tout ça?
 
-J’en suis persuadé et mon peuple est au bord de la révolte.
 
-Merci Acaste, je vais voir ce que je peux faire pour vous aider. »
 
Au lieu de reprendre le couloir par lequel il était venu, l’humain décida d’aller à droite. Il arriva dans une petite pièce gardée par deux squelettes en armure d’une taille impressionnante. Haut d’au moins quatre mètres, ils protégeaient ce qui semblait être une porte.
 
 
http://torment.warparadise.com/images/pnjs/squeletteg.jpg
 
 
 
« -Excusez moi, qui y a-t-il derrière cette porte ?
 
-Va caguer bige.
 
Cette fois, l’un des deux squelettes avait parlé très clairement, pourtant l’homme ne comprit par ce que signifiait ces mots. Une petite voix répondit derrière lui.
 
-En gros, il t’as dit de te casser et t’as traité de con.
 
-Hein ? Qui est là ?
 
L’homme se retourna et aperçu un petit squelette qui lui parut familier.
 
Mais je te reconnais ! Tu es celui de la dernière fois qui m’a envoyé voir Salie Marie !
 
-Exacte, on dirait que cet entretien t’as profité. Ce qui se trouve derrière ces deux zigotos est tout simplement le trône du roi silencieux, évidemment interdit d’accès.
 
-Le trône du roi silencieux ? Mais alors, il existe réellement ?
 
-Que dis-tu ? Le roi silencieux n’existerait pas ? Cette hypothèse plausible ne m’est jamais venue à l’esprit pourtant ça fait deux cents ans que je suis ici !
 
-Tu m’as l’air très mal informé…
 
-Bien au contraire ! Du temps de mon vivant, j’étais rabatteur et cartographe de surcroît, je connais Sigil sur le bout de mes doigts enfin sur le bout de ce qui me reste…
 
-Rabatteur ? Sigil ? La cité au dessus de nous ?
 
-Oui, j’étais guide pour gagner de quoi me nourrir. Par exemple, savais-tu que ce trouve un portail caché entre la maison de Shilandra et le mausolée des morts ? Hein ?
 
-Euh…Un portail ?  
 
-Hein ? Bah oui un portail ! Un passage interdimensionnel qui te téléportes vers un endroit que tu ne peux pas choisir ! C’est évident, tout le monde sait ce que c’est ! Tu ne serais pas un peu azimuté par hasard ?
 
 
-Je n’ai plus aucune notion du temps, cela fait peut être des jours ou des semaines que je me suis réveillé dans ce qui semble être une catacombe. Je ne me souviens de rien, mon nom, qui je suis, pourquoi je me suis réveillé là ? Rien.
 
-Ce que tu es ? Bah un Aasimar ! Ca se voit non ? Enfin peut être pas pour toi…
 
-Un quoi ? Aasimar ?
 
-Bah oui, un semi homme. Mi Aasimon mi homme.  
 
-Aasimon?
 
-Qu’est-ce que tu peux être lourd matois, Aasimon, entité planaire vivant dans les plans supérieurs dotée d’une paire d’ailes et de différents attributs propres aux oiseaux.
 
-De Paire d’ailes ?! s’exclama l’homme, regardant autour de lui…
 
-J’ai dit Aasimar j’ai pas dit carrément Aasimon t’écoutes un peu ce que je te dis ?
 
-Aasimar, Aasimon, c’est la même chose non ?
 
-Mais non ! Toi tu n’es que la fusion d’un homme et d’une créature céleste ! Tu n’es pas une créature céleste ! Si tu veux, tu n’es rien d’autre qu’un homme un peu plus évolué qui a hérité de quelques traits des Aasimons, notamment ta couleur de peau…
 
-Ma couleur de peau ?!
 
-Oui ! Béjaune, ne me dit pas que tu ne savais même pas que tu avais la peau grise et des yeux d’un vert émeraude que tout homme normalement constitué est dans l’incapacité d’avoir.
 
-Que ? l’homme retira un de ses gantelets et constata avec stupeur la couleur grisâtre de sa peau sans aucune imperfection.
 
Mais je ?
 
-C’est bien ! Tu commences enfin à comprendre ! Il était temps ! Je sens qu’il va falloir refaire ton éducation…


Message édité par Grippe-Sou le 02-03-2006 à 17:52:39
n°192
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 02-03-2006 à 15:29:58  profilanswer
 

Ca prend forme, j'aime bien. L'idée du personnage à qui les autres doivent expliquer ce qu'il est me plaît (même si ça n'engage que moi)
 
Il y a juste une petite chose qui m'a échappé:

Citation :

-A ton avis, pourquoi ne peut-on jamais voir ce roi ? Depuis quatre cents ans, nous obéissons à sa volonté. Nous n’avons jamais branchées, maintenant nous en avons assez de rester dans ces nations pourries remplies de pantins.


 
Pas compris. :??:  :??:

n°193
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 02-03-2006 à 16:31:07  profilanswer
 

Une légère faute de frappe, je voulais dire "bronchées".
 
Est-ce que tu as bien compris le principe du multivers et de ses plans?

n°194
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 02-03-2006 à 18:23:45  profilanswer
 

Voui je connais le principe en effet du multivers et des différents plans d'existence.

n°195
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 02-03-2006 à 18:24:56  profilanswer
 

C'est une bonne chose d'acquise.


Message édité par Grippe-Sou le 02-03-2006 à 18:25:15
n°197
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 02-03-2006 à 19:07:22  profilanswer
 

Peut-être mais ça ne m'explique toujours pas ton bout de phrase que je ne comprends pas :D

n°198
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 02-03-2006 à 20:00:27  profilanswer
 

Et bien, cela sous-entend que les goules ont travaillées pour le service du roi silencieux sans jamais repprocher quoique ce soit à celui-ci, mais que maintenant elles se trouvent dans une situation délicate, elles souffrent de la famine et le roi silencieux refuse de leur envoyer de l'aide par le biais des squelettes et des zombies pour récupérer de la nourriture alors qu'elles lui ont rendu service à maintes reprises.

n°199
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 02-03-2006 à 20:19:17  profilanswer
 

LOOOOL d'accord, j'ai mal lu le mot...ou plutôt pas su interpréter la faute. :D  
 

Citation :

Nous n’avons jamais branchées


 
C'est brOncher, pas brAncher.....Désolé :ange:

n°200
Grippe-Sou
Clown cabriolant.
Posté le 02-03-2006 à 20:23:59  profilanswer
 

Je te pardonne, pour cette fois. : D
 
 
Bon, je m'arrête ici pour corriger, améliorer ce début d'histoire.
Si vous avez des conseils, n'hésitez pas.


Message édité par Grippe-Sou le 03-03-2006 à 10:29:05
n°261
Seb
tapissier-magicien
Posté le 29-03-2006 à 17:21:09  profilanswer
 

Salut Grippe-Sou,
 
Enfin je récupère un peu de temps pour découvrir les nouveaux textes  :).
 
Moi non plus, je ne connais pas Planetscape et je ne suis pas trop ce qui se fait en termes de fan fictions.
J'ai lu les trois premiers chapitres pour voir ce que tu faisais et je me suis aperçu que tu les avais repostés retouchés après.
Je crois que ça serait mieux de mettre toujours les premiers posts concernés à jour, quitte à copier les anciennes versions après dans le fil pour ceux qui s'intéressent à l'évolution. En tout cas, pour les "nouveaux" lecteurs, ça fait lire une version ancienne, c'est dommage.  :)
 
Pour les commentaires, je suis assez d'accord avec ce qui a été dit.
Le style est encore un peu naïf, certaines phrases sont lourdes et à un niveau plus général, j'aurais apprécié de trouver quelque chose sur une intrigue de fond pour me donner envie de continuer à suivre ce qui va se passer. Ce dernier point est secondaire pour l'instant, je crois que tu en es plus au stade de l'expérimentation à court terme et pas dans la construction d'une histoire. Ca n'est donc pas bien grave.
 
Plus généralement, j'ai trouvé ça pas mal.
C'est assez léger dans la façon d'écrire, il n'y a beaucoup d'excès que tu évites, l'orthographe n'est pas irréprochable mais c'est loin d'être n'importe quoi, les dialogues ne sont pas mal non plus, je trouve ça assez équilibré, bref, je trouve ça pas mal.
 
Il me semble que tout est à améliorer par la pratique mais que toutes les bases sont bonnes et prometteuses.
Je crois que tu es mûr pour attaquer des projets plus conséquents et que c'est ce qu'il te faut pour avancer.
 
Par contre, suivre la suite de ce fanfic ne m'intéresse pas vraiment à priori, à moins que tu ne nous dises qu'il y a une vraie intrigue qui arrive (peut-être l'est-ce dans le chapitre 4, auquel cas : désolé  :) ).
 
Mais ça m'intéresserait beaucoup de te voir te lancer dans un projet plus personnel, avec un univers à toi. Je pense que de t'impliquer dans un projet plus long (pas forcément un roman) qui ne s'appuie pas sur l'imaginaire des autres mais seulement sur le tien, ça peut t'être très utile.
 
Voilà, pas trop séduit par ce fanfic parce que j'ai plus l'impression de lire une succession de scènes que de mettre le nez dans une histoire et puis parce que le principe même ne m'attire pas, mais convaincu par le potentiel et curieux de voir ce que ça donnera sur autre chose  :).


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