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[Fantastique] Alice - 100 %

n°413
Milora
Posté le 19-03-2007 à 19:26:37  profilanswer
 

Voici un texte qui me pose problème ; pas tant dans l'écriture, mais dans les avis qu'on m'en donne. Certains de ceux à qui je l'ai fait lire m'ont fait des commentaires très enthousiastes, d'autres n'ont visiblement rien compris. Donc je ne sais pas si c'est parce que les seconds n'ont pas lu avec attention, ou si c'est parce que ma nouvelle est un charabia incompréhensible, lol. Donc je suis curieuse d'avoir votre avis... Je sais que ça fait un peu bloc, mais c'est voulu ; espérons que ça ne vous rebute pas trop ! J'aime bien les commentaires sévères, si possible...  :jap: Merci d'avance si quelqu'un lit !
EDIT --> j'oubliais : j'ai mis ça en fantastique, mais c'est fantastique au sens large - ou restreint, selon le point de vue (de toute façon la classification en littératures de l'imaginaire est assez subjective, il me semble !) Bref, c'est fantastique au sens de : texte avec quelque chose d'inexpliquable qui a une incidence progressive sur la réalité. (mouais, pas très clair, je sais... En gros ne vous attendez pas à des vampires et des loups-garous, quoi ^^ Mais je ne vois pas quelle autre catégorie lui correspondrait.)

 
______________
 
 
Alice
 
Alice. Elle s'appelait Alice. Je ne sais pas où elle est née, je sais juste qu'elle habitait ici. Je l'aimais beaucoup, Alice, c'était ma meilleure amie. Mon amie de toujours, celle dont je me sentais la plus proche. J'ai du mal. Ce n'est pas si facile. Je ne dois pas m'arrêter. Alice, elle s'appelait Alice. Plus maintenant. Je ne sais pas comment c'est, là où elle est, mais bientôt, moi aussi, je saurai. Elle avait les cheveux blonds, Alice, qui dansaient sur ses épaules quand elle courait, et ses yeux brillaient, quand elle riait, souvent. Elle me manque un peu. Beaucoup. Mais je dois m'effacer. C'est comme ça qu'il faut faire. Je crois.  
Elle avait mon âge, Alice, elle avait mes goûts, nous étions tout le temps ensemble. Elle s'appelait Alice, Alice. Nous nous étions rencontrées en maternelle, je crois ; elle m'a dit n'en avoir aucun souvenir, elle m'a dit que c'était comme si on avait toujours été ensemble ; j'ai répondu que j'étais d'accord. C'était mon amie, Alice. Elle était au collège, elle aimait l’histoire, Alice, elle était passionnée et drôle, elle était pleine d'imagination. Je me souviens d'un jour, où elle s'était assise sur le petit muret, d'un côté de la cour, et elle avait fermé les yeux. « Je vole ! » Elle rit. « Je sens le vent sur mon visage, il fait frais, là-haut. » Elle avait entrouvert un oeil, pour vérifier que j'étais là, peut-être, que je l'écoutais. « Le collège est en bas, tout petit, minuscule ! Mais non, voyons, je suis trop haut, je ne peux pas le voir. Je ne vois que les nuages, tout blancs, qui reflètent l'arc-en-ciel du soleil... oui, bien sûr, le soleil ! Je le vois, là-bas devant, gigantesque, une fleur de feu qui ondule et dilate le ciel autour de lui ! » J'avais fermé les yeux, et moi aussi j'avais volé. Nous nous étions pourchassées entre les oiseaux, nous avions fait la course, mais nous n'avions pas pu déterminer qui avait gagné. Elle était comme ça, Alice. Je devrais la raconter, cette histoire, l'histoire d'Alice, la raconter bien, parfaitement, profondément. Je ne sais pas. Comment raconte-t-on quelqu'un ? Je ne sais pas le faire. Je dois. C'est tout. Il faut qu'Alice  revienne.  
Elle avait un secret, Alice : elle écrivait. Moi, je savais. Elle me l'avait dit. Elle me montrait ses textes, elle écrivait bien, je pense. C'était une longue histoire, qu'elle inventait, tous les jours, qu’elle écrivait, de plus en plus. Et l'histoire se développait, fleurissait de nouvelles facettes, comme ce soleil liquide qu'elle avait vu en jeu ; elle retouchait, elle ajoutait, n'effaçait jamais. Il y avait un début, mais si loin qu'elle ne s'en souvenait plus – je crois. Et la fin était encore plus loin – croyait-elle. C'est peut-être cela, de raconter quelqu'un. Mais elle était comme ça, Alice, elle n'avait pas peur des défis impossibles, Alice. Je ne peux pas. J'ai peur. Peur de ce qui va suivre. Mais il le faut. Alice, Alice, Alice.  
Elle aimait les incantations, Alice, dans son histoire. C'était une elfe, cette histoire, ce quelqu'un qu'elle racontait. Elle avait un nom, un nom étrange, que nous lui avions trouvé en mêlant les nôtres : Alice et Lisa, Lasiaceli. Une princesse, une princesse elfe. Elle avait le calme joyeux de sa créatrice, un peu de mes mèches brunes, et des yeux verts en plus, verts et espiègles, téméraires et fiers. Lasiaceli aimait les escapades, et Alice aimait les écrire, et moi j'aimais les lire. On l'appelait Lasi entre nous. Elle me manque, Alice, Alice et ses nuits à écrire. Surtout vers la fin. Vers maintenant. Je dois écrire, je dois l'écrire, Alice, comme elle a écrit Lasi.  
On la croit folle, Alice. Ce n'est pas ça, je le sais. Elle n'est plus là, c’est tout. Ça ne s'est pas vu venir, mais ça n'a pas commencé d'un coup non plus. Elle écrivait beaucoup, de plus en plus, tout le temps, et, je le sentais, elle y pensait beaucoup, de plus en plus, toujours. Lasiaceli prenait énormément de place, énormément d'énergie. Et un jour... un jour... Je ne l'ai pas vue, un matin, Alice. Elle n'est jamais malade. Je l'ai cherchée, partout. Je l'ai trouvée – ou je l'ai cru – sur le banc, dans le petit square à côté. Elle était assise avec un genou sous le menton, et une mèche volante obscurcie par l'ombre des grands arbres. Je l'ai saluée, elle a souri, avec distance. Elle a dit : « Lisa », et c'était un peu une question. J'étais surprise, j'ai acquiescé. Elle a haussé les sourcils, amusée, et elle s'est levée. Elle m'a parue plus grande, plus droite, plus majestueuse et plus sauvage. Moi, j'ai froncé les sourcils. Elle était debout, sur le banc, et elle a fait un pas, plein de grâce, une pirouette, une danse. Et j'ai compris. J'ai dit : « Où est Alice ? » Elle m'a adressé un clin d'oeil. Elle a dit : « Oui, tu es Lisa », et j'ai dit : « Oui, tu es Lasi ». Elle a ri. Pas comme Alice. Comme Lasi. J'ai eu peur. J'aurais voulu partir, courir, loin, chez moi, mais je ne pouvais pas. Comme maintenant. Je sais ce qui va arriver.  
Elle est partie, vite, à une vitesse tout juste humaine. Je l'ai suivie, un peu, j'avais mal au côté, j'ai dû la laisser s’en aller, Alice. J'ai été triste, malade. Ils l'ont cherchée partout, mais même s'ils l'avaient trouvée, ils n'auraient pas trouvé Alice. J'ai beaucoup pleuré, j'ai cru qu'on m'avait arraché une partie de moi. Puis à mon tour je l'ai cherchée, Lasi, partout, encore. Et je l'ai trouvée, au bord de la rivière, aérienne comme un elfe. « Laisse-la revenir ! » j'ai ordonné. Elle n'a pas répondu. « Dis-moi au moins où elle est ! » Elle a tourné les yeux vers moi, sans un mot. J'ai pensé à Alice, j'ai tremblé – de rage ? Et j'ai parlé. Très vite, très bas. Je lui ai dit qu'elle était cruelle, qu’une princesse elfe n'est pas comme ça, qu’une princesse elfe, la princesse elfe d'Alice n'est pas comme ça, elle ne veut pas faire souffrir, elle a un côté de moi, un côté caché, passionné et drôle, un côté Lisa, timide et calme. Ça y est. Ça commence. Elle a soupiré lourdement. Elle a dit, à contrecoeur : « Elle est là d'où je viens. Je ne veux pas repartir et elle ne veut pas revenir ». Et j'ai compris, encore. Comme Alice.  
Elle est venue à la maison, elle est là, à côté, elle regarde par la fenêtre le vent sculpter les nuages, et moi j'ai pris une feuille, un crayon, j'écris Alice. J'écris pour qu'elle revienne, par moi, en moi, comme Lasi, qu'elle voie qu'elle me manque, que nous devons être ensemble, que nous sommes inséparables, que nous rions pareil, et que, maintenant, nous sentons les même choses.
 Ecrire n'est pas si difficile. Te raconter non plus, en fait. Il ne faut pas s'arrêter, jamais, un mot après l'autre, tu vois ? Nous pourrons en parler, quand ce sera fini. Il faut la convaincre, Lasi, de repartir, si tu reviens. Je me demande comment c'est, là-bas, le monde de notre histoire, là où tu es maintenant, le monde imaginaire où l'on vole au-dessus des nuages vers une boule de feu. Il doit y avoir des montagnes, hautes, sombres, qui vous écrasent de leur ombre et vous coupent le souffle. Et des canyons, le vide qui file entre les falaises avec les oiseaux. Ce sont des clichés, mais je les aime bien. En fait, il ne fallait pas avoir peur. Le matin, la rosée rafraîchit les prairies et de petites lumières vibrent tout autour ; j'ai toujours aimé la fraîcheur, aussi, là haut, quand je rêvais au ciel qui défile. Et ces petites lumières, bien sûr, ce sont des fées. Connais-tu un monde imaginaire où il n'y aurait pas de fées ? Il y a des monstres, nécessairement, mais j'ai fait en sorte qu'ils ne soient pas dangereux. Les grands méchants sont indispensables, dans un monde imaginaire, mais confinés dans leur limite, dans une zone enclose d'où ils ne risquent pas de s'échapper en hordes de cauchemars. Je l'ai inventé jeune, ce monde, alors forcément, il fallait les prévoir, les cauchemars. Et je l'ai toujours aimé, ce monde. Evidemment, il doit être un peu vide, sans Lasi, maintenant. Tu me manques sincèrement, de toute façon. On se comprend parfaitement, profondément, à présent. Ces lignes nous relient, tu le sens ? Regarde. Regarde comme il est beau notre monde imaginaire. Parle aux dragons, vas-y, parle-leur. N'aie pas peur ; je te montre. Il faut leur parler avec tes yeux, tes yeux verts, ces yeux de Lasi. Elle a les miens, maintenant, sombres, comme tes cheveux. Ne t'arrête pas, parcourre-le, ce monde. Là, une étoile, énorme, toute pure, et qui scintille comme ces petites lumières de tout à l'heure. C'est qu'elles se parlent. Eh oui, ici, tout parle, tu n'es jamais seule. Tu comprends pourquoi je l'aime, cet endroit, hein ? Oui, et je comprends à mon tour. Ici, c'est beau aussi, d'une autre façon. Ici, c'est plein de rêves et d'amitié. A quoi rêver, là-bas, dans le rêve lui-même ? Ce serait dommage de perdre ça. Et puis ici, tu es là, toi, mon amie de toujours.  
Je ne me souviens plus quand on s'est connues ; à la maternelle, il paraît ; c'est vrai qu'on dirait que c'est depuis toujours. Comme l'histoire de Lasi. Au fond, c'est un peu la même chose. Je vais essayer, la convaincre, la faire repartir là-bas, dans le pays des rêves. Parce qu'à présent, j’ai vu, et il faut que tu reviennes, oui, sinon tout cela n'aura servi à rien. Maintenant j'ai compris. Je vais écrire, continuer, te raconter, pour que tu reviennes, par moi, en moi, comme Lasi, à ton tour. Par où commencer ? Elle avait les cheveux bruns, toujours attachés, et le regard rêveur. Elle aimait l’histoire, et les tartines au miel. Je me souviens d'une fois, où nous étions chez elle, nous jouions au Scrabble. Elle a voulu changer les règles, elle a dit : « Gagnera celle qui inventera le mot le plus incroyable ! ». Nous avons cherché, longtemps, avec toutes les lettres. Finalement, il a fallu les poser sur le plateau. Elle avait écrit : Goumbakacharikiouligafmba. Et moi j'avais écrit Likirochagimogukbumabaf. Nous n'avions pas pu déterminer qui avait gagné. Et maintenant, elle est partie, elle est là-bas, je me sens seule. Alors j'écris, je l'écris, pour qu'elle revienne. J'ai peur, d'échouer. Mais il le faut. Je dois. J'écris. Lisa, elle s'appelait Lisa...


Message édité par Milora le 19-03-2007 à 19:30:22

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"Maudit démon ! C'en est fini de toi ! Le Feu Réducteur te guette ! Je vais répandre ta vile Essence dans tout le bâtiment comme... euh, comme de la vulgaire margarine, et... et en couche épaisse en plus !"  
n°414
Seb
tapissier-magicien
Posté le 19-03-2007 à 20:52:18  profilanswer
 

Salut Milora,
 
Les gens qui n'ont rien compris à ce texte sont des gens à qui il manque quelqu'un chose d'important dans la vie. Il faut être triste pour eux.
Je trouve ça super. Par vraiment de critique à faire. On aime ou on aime pas, mais au niveau construction, c'est trop court et trop intense pour porter un jugement.
Ca peut paraitre un peu décousu de la façon dont tu le présentes, mais il y a un côté hypnotique dans la répétition des mots et un sentiment d'urgence qui nait du fait de l'utilisation des phrases courtes qui donne envie de savoir.
Je ne pense pas que je supporterai un truc plus long avec ce style, mais en texte court, je trouve ça magnifique, poétique, profond.
 
Voilà, moi j'aime mieux les histoires longues et les choses claires. Là c'est court et tout dans la suggestion mais j'ai beaucoup aimé.
 
Bravo.


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°415
Milora
Posté le 20-03-2007 à 19:15:56  profilanswer
 

C'est vrai, tu aimes ? *soulagée* Bon, le nombre de gens qui apprécient l'emporte sur ceux qui ont trouvé ça incompréhensible et mal mené, ça me rassure.  
Moi aussi, en règle générale, je préfère les histoires longues, pour bien fixer des personnages, c'est plus amusant sur le fond. Mais pour travailler sur la forme, je trouve que les textes courts permettent plus de choses. Une écriture comme ici serait lassante si elle était dans un texte plus long (c'est amusant : je n'y avait pas pensé en l'écrivant, mais plusieurs personnes m'ont fait la même remarque que toi à ce sujet !). En règle générale, ce n'est pas mon 'style' (on me reproche plutôt des phrases trop longues !), mais ce texte est un peu différent, je ne sais pas pourquoi ; il me tient à coeur... Bref, tout ça pour dire que je suis d'accord avec tes remarques ! (oui, j'ai tendance à raconter ma vie pour pas grand chose :$ )
Je te remercie d'avoir lu !! Merci pour tes commentaires :D


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"Maudit démon ! C'en est fini de toi ! Le Feu Réducteur te guette ! Je vais répandre ta vile Essence dans tout le bâtiment comme... euh, comme de la vulgaire margarine, et... et en couche épaisse en plus !"  
n°419
Eridan
Mage noir
Posté le 22-03-2007 à 15:43:50  profilanswer
 

Hé bien…
 
J'ai aimé.
 
Et crois bien que venant de ma part, c'est plutôt exceptionnel car je n'aime pas du tout le genre fantastique. Pour moi, Loftcraft et Fazi font ce qu'il y a de plus ennuyant au monde.
Et cette nouvelle est incontestablement du fantastique. Alors, pourquoi cette différence ?
Tu nous plonges immédiatement dans un style, dans un univers original. A chaque fois que la logorrhée devient ennuyante, tu places un élément qui redonne un intérêt. Notamment le personnage imaginaire qui arrive dans le réel, c'est quelque chose qui touche immédiatement un rôliste comme moi.
 
Maintenant, amaigrir d'une ligne par ci par là ne serait pas nuisible, surtout à la fin. Autre point perfectible : bien que la chute soit bien amenée, elle ne m'a pas surprise. En effet, dès que tu as dis que Lisa "écrivait Alice" pour la ramener, j'ai vu l'inutilité de la chose, puisque l'écrivain sert d'hôte. Impossible d'être ensemble. Il aurait fallu que tu amènes la chose différemment, je ne sais pas comment.
Quoi que… en relisant, c'était bien le but de Lisa : "Faire revenir en moi qu'elle voit qu'elle me manque" son plan consistait à ce que soit Alice qui convainque Lasi de repartir. En ce cas ce n'est pas la chute fatale que l'on attend dans ce genre de nouvelle, mais une pleine réussite… Si ce n'est qu'Alice n'a pas compris le plan puisqu'elle va faire revenir Lisa sans chercher à convaincre Lasi. J'ai bien suivi là ?  
Alors si c'est ce que tu voulais faire, c'est très bien.
A moins que… en fin ce soit Alice qui écrive dans l'autre monde pour le monter à Lisa ? Au fur et a mesure de ma relecture, je vois des éléments qui ne sont pas clair. Mais peut-être est-ce voulu ?
 
Bon, de toutes façons, ça ne change rien, la nouvelle remplit sa mission : elle est intéressante.
 
Sur le texte en lui-même, je n'ai vraiment pas grand-chose à dire, c'est très propre.
Je suis étonné d'un présent solitaire : "elle n'est jamais malade"
Et aussi d'une image assez trompeuse : "une mèche volante obscurcie par l'ombre des grands arbres". Un peu plus qu'une mèche tout de même, c'est toute sa chevelure qui est brune.
 
Le fin du fin serait de donner un plume bien différente entre l'auteur amateur et celle qui a déjà rempli des cahiers. Peut-être également renforcer ce troisième degré par une structuration (présentation) différente, plus aérée vers la fin.
 
Nota : daccord avec Seb. Le côté hypnotique est intéressant à relever. Normalement, on ne devrait pas aimer un texte envoyé de la sorte et poutant...
Tu as inventé le message subliminal écrit, c'est ça ?  :lol:  


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n°420
Milora
Posté le 22-03-2007 à 18:19:03  profilanswer
 

Chouette, une autre personne qui a eu le courage de lire ! (Oui, je reconnais que la présentation est rebutante...)
Merci de ton avis :) Juste une question : tu considères que c'est incontestablement fantastique ? Il n'y a pas le côté inquitant que suppose le fantastique, non ? Enfin, je ne suis pas très sûre de la distinction des différents genres des littératures de l'imaginaire...
Comme je suis une bavarde incurable, je réponds au détail à tout ce que tu dis - j'aime les commentaires comme ça : c'est constructif, ça m'aide ; merci !
 

Eridan a écrit :

Maintenant, amaigrir d'une ligne par ci par là ne serait pas nuisible --> le hic, je m'en suis aperçue quand j'ai dû changer quelques phrases pour des questions de répétitions, c'est que dès que j'enlève quelque chose, je rythme s'effondre... , surtout à la fin. Autre point perfectible : bien que la chute soit bien amenée, elle ne m'a pas surprise. En effet, dès que tu as dis que Lisa "écrivait Alice" pour la ramener, j'ai vu l'inutilité de la chose, puisque l'écrivain sert d'hôte. Impossible d'être ensemble. Il aurait fallu que tu amènes la chose différemment, je ne sais pas comment. --> Pourtant, c'est bien ça le truc : elles ne peuvent pas être les deux en même temps, sauf par le lien du texte...
Quoi que… en relisant, c'était bien le but de Lisa : "Faire revenir en moi qu'elle voit qu'elle me manque" son plan consistait à ce que soit Alice qui convainque Lasi de repartir. En ce cas ce n'est pas la chute fatale que l'on attend dans ce genre de nouvelle, mais une pleine réussite… Si ce n'est qu'Alice n'a pas compris le plan puisqu'elle va faire revenir Lisa sans chercher à convaincre Lasi. J'ai bien suivi là ?
--> Oui, c'est ça. Sauf que dans ma logique, si Alice repart, elle peut peut-être tenter de revenir à la place de Lasi... (je suis optimiste^^) Mais le flou était voulu. En fait, dans la fiction, ce texte est le résultat des tentatives de Lisa pour ramener Alice (c'est ce qu'elle écrit, je veux dire... Je ne suis pas claire, même maintenant, je le crains  :??: ) donc ce qui est extérieur au texte n'est que suggéré...

Alors si c'est ce que tu voulais faire, c'est très bien.
A moins que… en fin ce soit Alice qui écrive dans l'autre monde pour le monter à Lisa ? Au fur et a mesure de ma relecture, je vois des éléments qui ne sont pas clair. Mais peut-être est-ce voulu ?
--> Le doute était voulu, toutefois, il me semblait qu'on verrait que, comme ce texte est quand même dans un seul des deux mondes, c'est véritablement l'esprit de celle qui écrit qui passe de l'un à l'autre, enfin qui s'échange...
 
Bon, de toutes façons, ça ne change rien, la nouvelle remplit sa mission : elle est intéressante. --> merci ! On m'a dit qu'une nouvelle qui obligeait le lexteur à relire était de mauvaise qualité... Pour ce cas précis, je suis assez satisfaite quand un lecteur me dit qu'en arrivant à la fin, il a tout relu (de préférence sous un nouveau jour). En fait, j'ai placé sans arrêt des sortes d'annonces cachées de ce qui allait arriver, ou plutôt de ce qui arrive sans que ce soit explicitement dit ; je me suis dit que le lecteur les trouverait peuût-être en relisant... Mais je ne sais pas si c'est l'effet produit  :heink:
 
Sur le texte en lui-même, je n'ai vraiment pas grand-chose à dire, c'est très propre.
Je suis étonné d'un présent solitaire : "elle n'est jamais malade" --> Ce n'est pas une erreur. Lisa parle de son amie Alice, qui est, au moment où elle écrit, une fillette qui n'est jamais malade (enfin façon de parler)
Et aussi d'une image assez trompeuse : "une mèche volante obscurcie par l'ombre des grands arbres". Un peu plus qu'une mèche tout de même, c'est toute sa chevelure qui est brune. --> C'est une façon de parler... En un peu plus. En fait (mais je sais que je mets des allusions qui n'en sont pas puisque moi seules les vois, mais d'un autre côté, je pense que même si elles ne sont pas perçues comme telles, ça peut créer une sorte d'ambiance qui dirige le lecteur vers ce qui en est attendu... Désolée, je ne suis vraiment pas claire dans ce message -une journée de cours, ça vous grille les neurones, lol) c'est une allusion à la similitude étrange Lisa/Alice, qui joue sur a couleur de cheveux. Certes, au niveau de l'histoire, il y a une ombre sur les cheveux blands d'Alice. Dans au niveau du récit, le fait d'assombrir sa chevelure était censé la rapprrocher de Lisa (qui elle est brune) voire de Lasi, en tous cas montrer qu'Alice n'est plus vraiment la même. Certes, ça ne se voit pas du tout comme ça, tu dois te dire que je mets des tonnes de trucs dans pas grand chose, mais c'est ce que je disais dans la parenthèse ci-dessus...
 
Le fin du fin serait de donner un plume bien différente entre l'auteur amateur et celle qui a déjà rempli des cahiers. --> Alors là, dans ce cas, c'est une faiblesse de mon texte, parce que j'ai essayé de le faire. Au début, le style est très haché, il y a la répétition un peu invocatoire de "Alice", Lisa n'arrive pas à trouver quoi dire, ses phrases sont laborieuses. Mais dans le moment de l'échange, dans un passage où moi même en relisant je ne me rappelle plus si c'est Alice ou Lisa qui tient la plume (c'est ce que je souhaitais... j'espère que ça fait ça pour le lecteur aussi), les phrases sont plus longues, moins hachées, elles coulent plus... Parce qu'Alice, qui tient à présent la plume, elle, a l'habitude d'écrire. Bon, tu pourrais me dire qu'à la fin, c'est toujours Alice qui écrit, et que ça revient au style haché (ou, pire, me dire qu'on ne sent absolument aucune différence, ce qui m'embêterait bien  :D ), certes ; mais il fallait que je revienne au point de départ, à ce "Lisa, elle s'appelait Lisa..."
Peut-être également renforcer ce troisième degré par une structuration (présentation) différente, plus aérée vers la fin.
--> Je veux bien, mais je ne vois pas trop comment, sans casser le rythme... :S  
 
Nota : daccord avec Seb. Le côté hypnotique est intéressant à relever. Normalement, on ne devrait pas aimer un texte envoyé de la sorte et poutant...
Tu as inventé le message subliminal écrit, c'est ça ?  :lol:
--> Oh, comme j'aimerais ! Je pourrais le mettre dans mes disserts : "ceci vaut 19, ceci vaut 19..."  :D



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n°421
Eridan
Mage noir
Posté le 23-03-2007 à 17:21:59  profilanswer
 

Eh bien discutons !
C'est effectivement comme cela qu'on avance.
 

Milora a écrit :

Chouette, une autre personne qui a eu le courage de lire ! (Oui, je reconnais que la présentation est rebutante...)!


Non, en fait, pas tant que cela.
 

Milora a écrit :

Merci de ton avis :) Juste une question : tu considères que c'est incontestablement fantastique ? Il n'y a pas le côté inquitant que suppose le fantastique, non ? Enfin, je ne suis pas très sûre de la distinction des différents genres des littératures de l'imaginaire...!


Oui, sinon quoi d'autre ? Conte moderne. On peut concidérer que ton texte n'est pas dénué d'angoisse, il  s'agit de disparition, de possession, de séparation déchirante. J'ai lu du Fazi qui ne faisait pas d'avantage peur. A mon sens "fantastique" c'est simplement du surnaturel dans le présent.
 
 

Milora a écrit :


On m'a dit qu'une nouvelle qui obligeait le lexteur à relire était de mauvaise qualité...  


Je suis assez d'accord. Je n'aurais pas relu autrement que pour faire mes commentaires. Mais cela n'a de toutes façons rien changé à mon avis.
 

Milora a écrit :


Ce n'est pas une erreur. Lisa parle de son amie Alice, qui est, au moment où elle écrit, une fillette qui n'est jamais malade (enfin façon de parler)  


Bien non, tu en parlais avant au passé, comme une personne disparue, on pouvait même la penser morte. Enfin, peu importe, après tout c'est Lisa qui écrit.  ;)  
 
 

Milora a écrit :

--> C'est une façon de parler... En un peu plus. En fait (mais je sais que je mets des allusions qui n'en sont pas puisque moi seules les vois, mais d'un autre côté, je pense que même si elles ne sont pas perçues comme telles, ça peut créer une sorte d'ambiance qui dirige le lecteur vers ce qui en est attendu...  


Je comprends. Moi je suis totalement issensible aux liscences poétiques et sens cachés, je lis ce qui est écrit.
 

Milora a écrit :

--> Alors là, dans ce cas, c'est une faiblesse de mon texte, parce que j'ai essayé de le faire. Au début, le style est très haché,


Effectivement, mais ça peut être Lisa qui écrit mieux au fur et à mesure. Et puis, comme on s'habitue à un style haché, on ne remarque plus les différences.
 
 

Milora a écrit :

--> Oh, comme j'aimerais ! Je pourrais le mettre dans mes disserts : "ceci vaut 19, ceci vaut 19..."  :D  


LOL
 
Effectivement, tu peux parfaitement laisser tous les doutes quant à ce qui se passe vraiment. Ce genre d'histoire n'appelle pas à quelque chose de clair et carré.


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n°439
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 11-05-2007 à 12:32:37  profilanswer
 

Très franchement, quand j'ai vu fantastique + Alice, je me suis dit : Houla...
Moi qui n'avait pas accroché à l'époque où je l'ai lu au roman de Lewis Carol et avait détesté, étant gamin le dessin animé de Disney, j'ai abordé ce texte avec je l'avoue, une certaine réticence (injustifiée je l'admets, mais bon, à priori quand tu nous tiens... :pt1cable: )
 
Ben j'ai eu tort, et le tort tue, souvent, pas là, ouf.
Au début, le style haché, rapide, sautant d'une idée à l'autre m'a un peu fait songer à du Boris Vian (l'écume des jours) puis j'ai plongé dans les lignes en laissant mes interrogations dans la marge et ma volonté d'analyse dans la poche.
 
C'est rapide, court, bondissant, on passe d'une idée à l'autre comme on le fait quand on réfléchit à un futur texte (les autres je ne sais pas mais moi oui) On est dedans, qu'on le veuille ou non, et ça c'est fort.
 
En effet la présentation peu aerée ne nuit pas, ici, la vélocité du texte, et donc des yeux qui le parcourent ne s'en trouvant pas alterée.
Les mots se poursuivent, les idées s'entrechoquent, les images se téléscopent et c'est exactement ce qu'on imagine quand on cherche à imaginer l'imaginaire...Enfin je crois.
 
Finalement on se prend à se demander si on a envie qu'Alice revienne, ou plutôt que Lisa la rejoigne, ou qu'elle se retrouvent...Au bout d'un moment on ne sait plus trop de quoi on a envie, si ce n'est de poursuivre la lecture.
Hypnotique? Oui peut-être par la construction, les répétitions, le rythme...
Mais du point de vue du ressenti, je dirais, prenant, on se fait enlever...Je me faisais la reflexion en relisant plus posément, on éprouve la même impresssion que l'orsque'on monte dns un grand huit à la fête foraine...On se laisse emmener sans savoir où on va, et en fait on s'en fiche, on y va pour les sensations.
D'ailleurs un grand huit ne mène nulle part, sinon au point de départ, et pourtant on en ressort chamboulé...(nauséeux peut-être pour ceux qui n'aiment pas ou n'ont pas compris)
 
Moi j'ai aimé, même si je ne souhaite pas tout comprendre. C'est l'imaginaire d'Alice, puis celui de Lisa, pas le mien...Je n'ai pas le droit d'empiéter sur leur espace, et surtout pas d'essayer de me l'approprier, j'y suis entré, j'ai visité, j'ai apprécié, mais je n'ai rien touché. :)  
 
Pour moi, parce que je suis autant têtu que de mauvaise foi et que j'aime bien avoir l'air d'avoir raison...
Je dirais, pour être en accord avec ma toute première impression du départ qu'Alice est partie au pays des merveilles de son imaginaire en suivant le lapin blanc (l'elfe dans ce cas précis)  
Na !


Message édité par eskael le 11-05-2007 à 12:39:27

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La rose n'a d'épines que pour celui qui veut la cueillir.
n°443
Milora
Posté le 16-05-2007 à 19:57:09  profilanswer
 

Eh bien figure-toi qu'au début, je n'avais pas du tout fait le lien avec Alice au Pays des merveilles, lol, c'est plus tard, en y repensant, que j'ai fait le rapprochement avec le prénom que j'avais choisi. Ce n'est donc pas une allusion volontaire (même si je me suis dit qu'après tout, ça tombait pas mal, puisque l'Alice de mon texte a son pays des merveilles, en quelque sorte !) Même si je le voulais, je crois que je ne pourrais pas changer : le rythme colle bien, je trouve, avec la sonnorité du prénom Alice, et puis je m'y suis trop habituée. Et avec le mal que j'ai eu à trouver un anagramme prononçable des deux prénoms ! XD
 
"Au bout d'un moment on ne sait plus trop de quoi on a envie, si ce n'est de poursuivre la lecture. "
--> tu veux dire qu'on n'a plus envie d'essayer de comprendre ce qui se passe ? J'avais plutôt compté sur un lecteur qui, s'accrochant au fil des pensées de Lisa dès le début, ne le lâcherait pas jusqu'à la fin. D'où, si l'on n'entre pas dans le texte dès le tout début, une incompréhension... Du moins, c'est ce que j'espérais que ça produise, comme effet !
 
En fait, figure toi, Eskael, que je n'arrive pas à déterminer si ton commentaire est positif ou négatif, lol !


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"Maudit démon ! C'en est fini de toi ! Le Feu Réducteur te guette ! Je vais répandre ta vile Essence dans tout le bâtiment comme... euh, comme de la vulgaire margarine, et... et en couche épaisse en plus !"  
n°444
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 17-05-2007 à 03:13:35  profilanswer
 

Citation :

tu veux dire qu'on n'a plus envie d'essayer de comprendre ce qui se passe ?


Non je veux dire qu'on n'a plus forcément envie qu'Alice revienne edans la réalité de Lisa...
 
Hé bien mon commentaire était positif, rassure-toi. :D


Message édité par eskael le 17-05-2007 à 03:14:00

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La rose n'a d'épines que pour celui qui veut la cueillir.
n°485
Blandine
SoleilNoir
Posté le 22-04-2008 à 11:31:55  profilanswer
 

Pour tout dire, j'ai lu les deux premières phrases laborieusement "Alice, Alice"... Après, je me suis dit que c'était le but, haut les coeurs, j'ai continué. Et bien même si j'aurais voulu, je n'aurais pas pu m'arrêter !  :D  
 
"C'est rapide, court, bondissant, on passe d'une idée à l'autre comme on le fait quand on réfléchit à un futur texte (les autres je ne sais pas mais moi oui) On est dedans, qu'on le veuille ou non, et ça c'est fort.  
 
En effet la présentation peu aerée ne nuit pas, ici, la vélocité du texte, et donc des yeux qui le parcourent ne s'en trouvant pas alterée.  
Les mots se poursuivent, les idées s'entrechoquent, les images se téléscopent et c'est exactement ce qu'on imagine quand on cherche à imaginer l'imaginaire...Enfin je crois."

 
C'est exactement ce que j'ai ressentit... Quand à faire des critiques, je n'en ai absolument pas la capacité ni l'envie. Les phrases et le texte me plaîsent trop, et les idées s'enchaînent vite, impossible changer quelques choses sans tout bouleverser, il me semble.    

Milora :
"On m'a dit qu'une nouvelle qui obligeait le lexteur à relire était de mauvaise qualité..."  
Eridan :
"Je suis assez d'accord. Je n'aurais pas relu autrement que pour faire mes commentaires. Mais cela n'a de toutes façons rien changé à mon avis. "

 
Euh... Et bien, pour ce qui est des romans, oui, mais pour les nouvelles, je ne suis pas du même avis... Au collège (^^) nous en avons lu une, puis relut, puis rerelut. Il nous a fallut passer des heures dessus pour tout comprendre. (Pascal Mérigeau, Quand Angèle fut seule, 1983). [http://www.discip.ac-caen.fr/la.re [...] rigeau.pdf]  Soit on était nul, soit l'auteur était très fort !  :D Mais j'ai beaucoup aimé qu'à chaque lecture, l'oignon perdait une couche et le texte prenait un autre sens, jusqu'à ce qu'on arrive au coeur. Je pense que c'est important dans les nouvelle à chute, pour que le lecteur puisse tout relire et chercher les indices que l'auteur à semer, à la manière d'un archéologue.  
Pour la nouvele que j'ai cité, on lit, on croit comprendre, on relit, on à rien comprit en fait, et on relit, et... :D Au final, on a du faire une frise chronologique de tous les évènements. Et là, c'était enfin plus clair !  :pt1cable:  
En tout cas, j'ai adoré ton texte.  
Amicalement,
Blandine  
 
 


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La sagesse, c'est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit.  
n°495
Mil
Posté le 06-05-2008 à 11:18:48  profilanswer
 

(C'est moi Milora, mais pour cause de problème de mot de passe - j'ai dû le changer et oublier de noter le nouveau... ou alors mon compte a été désactivé ? - j'ai dû me réinscrire... Moralité : évitez de passer trop de temps sans venir sur un forum !)
 
Merci beaucoup pour ton commentaire ! Je ne pensais pas qu'après tout ce temps quelqu'un lirait encore ce texte !  
 
Pour les deux premières phrases laborieuses, oui, c'était volontaire, parce que Lisa n'ayant pas l'habitude d'écrire, c'est laborieux au début...
 


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Milora
n°496
Ink
Répondeur
Posté le 07-05-2008 à 09:00:08  profilanswer
 

Salut Milora,
 
Petite parenthèse : si vous oubliez votre mot de passe et que la procédure automatique pose problème pour vous me faire envoyer pas e-mail, passez par moi, je suis là pour ça :-).
 
 :hello:


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n°497
Blandine
SoleilNoir
Posté le 07-05-2008 à 17:59:18  profilanswer
 

Citation :

Pour les deux premières phrases laborieuses, oui, c'était volontaire, parce que Lisa n'ayant pas l'habitude d'écrire, c'est laborieux au début...

Ah oui je comprend mieux :)  
Bonne chance, si tu continues à écrire (on peut s'arrêter ??  
mdr :D)    
Blandine


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La sagesse, c'est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit.  

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