hello Cap Peter
J'ai lu avec intérêt et attention ta nouvelle, heu désolée je ne vois pas à quel texte, elle se référe,
bah, tu me le diras. Alors mon avis, et ce n'est que mon avis, hein ? est très mitigé, la première partie est assez maladroite, manque d'énergie, on peine à rentrer dans ton texte, mais la deuxième c'est tout autre chose ! Tu t'en sors avec brio, bravo ! L'ambiance, l'atmosphère sont bien rendues. bonne continuation Cap Peter !
Quelques petits détails et anotations, qui j'espère t'aideront
Je sens qu’on me déplace. On me déplace sur une route. J’entends gronder faiblement (impression de force, contrariée par faiblement ) un moteur, masqué par une musique rock forte dont je ne comprends pas les paroles.
J’ouvre les yeux avec difficulté. Les bandes blanches défilent à toute allure devant deux spots légèrement bleutés.
Je tourne la tête vers la gauche. Une jeune fille mâche un chewing-gum bruyamment. Elle tient le volant avec son genou gauche.
Je sens le cuir chaud sur ma peau, et j’ai mal à la tête.
Proposition : Je sens le cuir chaud sur ma peau, et j’ai mal à la tête. Je la tourne vers la gauche. Une jeune fille mâche un chewing-gum bruyamment. Elle tient le volant avec son genou gauche.
La fille aux cheveux couleur argent qui mâche son chewing-gum (mâchant du chewing-gum, me semblait moins lourd ? ) tient un pistolet braqué sur moi. Elle se tourne vers moi (répétition – proposition : Elle se tourne dans ma direction)et laisse apparaître un visage fin, livide avec des yeux entourés (cernés ? mais c’est selon ton appréciation, l’autre terme est juste aussi )de noir.
« Bien dormie ? ». (pas de « e »)
Je connais cette adolescente, il s’agite (coquille
) d’Ambre K. (cette phrase je la mettrais toute seule à la ligne, après tout c’est un élément capital) Le compteur affiche deux cents dix kilomètres par heure. Je n’ai jamais vu défiler les barrières de sécurité aussi rapidement. Je demande : (superflu)
« Où sommes-nous ?! »
« On a passé Fourvière », me répond-elle. (superflu aussi à mon sens)
Ambre porte un treillis avec des imprimés en forme de dollar américain bleu, sa poitrine est cachée par un dessus de maillot de bain orange délavé. (à la ligne cette phrase, elle ne se raccroche pas à la description d’Ambre et amène le dialogue suivant ) Nous passons la sortie vers la nationale.
« Où allons-nous ? »
« Tu le sais déjà. »
Nous nous dirigeons vers Paris avec (dans) une voiture de luxe volée. Depuis Paris, ( Depuis fait bizarre, proposition : arrivés à Paris, de l’aéroport d’Orly, ou autre…) ou nous prendrons l’avion ( un vol ?) pour les Etats-Unis.
« Pourquoi m’emmènes-tu ? » (dans le langage parlé, tu peux t’autoriser la non inversion, ça fait plus vrai)
« Je ne peux pas te laisser toute seule. » (superflu)
« Pourquoi ?! ».
« Tu connais (déjà ?appuierait le fait ) la réponse. »
Je connais la réponse. Je sais pourquoi nous fuyons Lyon. (tu peux la mettre à la ligne, pour plus d’impact, et pour bien montrer que la répétition est voulue, tu la marques à fond proposition : C’est vrai, je connais la réponse ! Et je sais aussi pourquoi nous fuyons Lyon.) Un véhicule blanc nous fait des appels de phares. Une lumière bleue tournoie dans la nuit, accompagnée d’une sirène stridulante (terme qui m’a semblé en décalage avec le reste du vocabulaire, stridente ? perçante ? ou même rien du tout, le bruit d’une sirène est toujours sous-entendu strident… )caractéristique des forces de l’ordre. Je sens que notre véhicule accélère. (à la ligne ? )
« Je fais cela (ça ? plus courant dans le langage parlé, cela fait plutôt langage précieux, à mon avis )pour toi, ne l’oublie jamais, d’accord ? »
Je ne réponds pas. Ambre jette un coup d’œil dans son rétroviseur puis agrippe le volant de ses deux mains. Nous changeons de voie précipitamment, ( je le mettrais avant de voie, niveau rythme, mais c’est un ressenti personnel,
)provoquant un crissement de pneu effroyable.
J’ai mal à la tête. (tu pourrais développer un peu plus ses sentiments, à d’autres moments également) Je distingue un petit lion sur la calandre du véhicule qui nous poursuit.
« La chasse est ouverte », dis-je.
Je revois (me souviens ?) un documentaire animalier portant sur ce prédateur, une nuit où je ne dormais pas. Comment un gros chat peut-il être considéré comme le roi de la jungle ?! (signes qui peuvent s’accoler l’un à l’autre ? Je ne crois pas…)
Nous passons les deux cents quarante kilomètres à l’heure. Ce lion, d’allure si fière, ne chasse même pas pour survivre et préfère laisser faire sa meute de lionnes. Ce sont elles qui nourrissent le roi de la jungle.
Le véhicule blanc est maintenant à notre hauteur. Ambre, qui mâche son chewing-gum, insulte le passager.
« N’oublie pas ce que j’ai fait. »
Cette phrase résonne dans ma tête douloureuse.
« Qu’as-tu fait ? »
« Ce que tu voulais que je fasse. Tout ce que j’ai fait, c’est uniquement pour toi. Tu te souviens de notre rencontre ? »
A plus de deux cents à l’heure, aucun véhicule ne résiste à un impact frontal. (sympa cette remarque, pourquoi ne pas développer un peu les sentiments de la passagère en pensant à ça ? Les craintes qu’elle éprouve…)
« Je me (m’en) souviens ( !) », dis-je. (superflu, ça enlève de l’impact, ou alors tu mets : dis-je et tu ajoutes une action qui intensifie les mots de l’héroïne…)
* * *
Tout a commencé place Bellecour. (soit tu développes plus, soit tu sautes à la ligne, les deux phrases font bizarre accolées l’une à l’autre ) Quand je n’arrive pas à trouver le sommeil, je me promène dans Lyon. Cela fait (proposition : depuis bientôt quatre années, j’erre ainsi dans la ville en quête de sommeil, d’un repos qui me fuit… Je suis sûre que tu peux trouver mieux, ce n’est qu’une proposition J )bientôt quatre années que j’erre dans la ville. Mon médecin refuse de me prescrire des somnifères :
« Evitez de faire des siestes prolongées l’après-midi et vous retrouverez le sommeil », m’a-t-il dit.
Il fait frais place Bellecour. Une légère brise me fait frissonner. Je sens du gravier sous mes pieds. ( tu passes des sensations de frisson, ensuite au ras du sol, et tout de suite après à la vision autour, ça me semble aller trop vite…organise les sensations avec cohérence, réfléchis à ce qu’elle peut ressentir dans cette situation… ),D’anciens bâtiments laissent apparaître aux étages supérieurs quelques fenêtres éclairées. (à la ligne, cette phrase se rapporte au paragraphe suivant )
J’adore observer ces fenêtres. (manque un lien entre les fenêtres et les gens. Proposition : J’adore observer ces fenêtres, et les morceaux de vie des gens qu’elles dévoilent) Certains font du sport, de la cuisine ou du lèche-vitrines. Moi, (pour ma part ?) je scrute ces fenêtres, (répétition fenêtre, j'espère voir apparaître, je guette ? )dans l’attente de voir apparaître un homme nu sortant de la douche ou une femme au téléphone faisant les cent pas. Ce divertissement malsain me montre à quel point ma vie est misérable. Je me promène dans Lyon à la recherche de fenêtres éclairées.
Une fenêtre (répétition, un vitrage ? vitre ) attire mon attention. Un homme, enfin une silhouette plutôt masculine, lève les bras au ciel.
Je m’approche du bâtiment. Une deuxième silhouette s’approche de la première au point de l’affronter.
Je revois une bagarre de marionnettes dans le vieux Lyon. (jolie image, pourquoi ne pas développer plus, mettre plus de drame la-dedans ?) La première silhouette tombe, la deuxième disparaît quelques secondes plus tard.
Je ne vois plus rien, même(superflu) la lumière a disparu. Je sens l’excitation monter en moi, avec des fourmis dans tout le corps.
Je garde mes yeux rivés sur la fenêtre obscure. Le spectacle est-il fini ?
Une grande porte s’ouvre. La silhouette apparaît de nouveau, portant sur ses épaules celle tombée auparavant à l’étage. L’excitation se change peu à peu en angoisse. Je me cache derrière un arbre bordant la place. Je ne peux m’empêcher de regarder. Une goutte de sueur me racle (je comprends l’effet que tu veux rendre, mais racle pour une goutte, me semble inapproprié) le dos. La silhouette ouvre le coffre d’une grosse voiture et balance le corps apparemment sans vie. Je ne distingue pas la plaque d’immatriculation du véhicule, ni le visage des deux silhouettes, d’ailleurs. La voiture démarre puis s’évanouit hors de ma vue.
Pourquoi suis-je seule, ce soir-là ? Pourquoi la lumière ne se rallume-t-elle pas ? Que dois-je faire ? L’attente me paraît une éternité. Je compose le numéro d’urgence.
Je suis devant le commissariat. Il fait toujours aussi frais. J’ai mal au crâne. Des policiers sont arrivés peu après mon appel. Après quelques minutes dans leur voiture, (est-ce utile ? ou alors développe plus ) ils sont revenus du grand bâtiment.
Nous sommes allés au commissariat. Ils m’ont dit qu’une enquête pour homicide serait ouverte à l’aube, et que grâce à mon témoignage, ils pourront (pourraient, hypothèse ) retrouver l’assassin. Ils étaient deux et me demandaient si je n’avais rien remarqué d’autre :
« Non, désolée. »
« Vous devriez retourner chez vous, maintenant. Voulez-vous qu’un de mes collègues vous dépose ? »
« Non merci, ça ira. »
Je suis devant le commissariat, j’ai mal à la tête. Je m’en souviens.
Pourquoi rentrer chez soi ?
* * * à partir de là, tout coule, l'écriture est fluide, le ressenti bien dépeint, c'est ok !
Et c’est comme ça que j’ai rencontré Ambre K.
Il n’y a plus de métro depuis presque une heure. J’erre à nouveau dans Lyon, en pleine nuit. Je me souviens de cette ruelle sombre. Je suis passée devant une boîte de nuit près de Garibaldi. La musique est tellement forte qu’elle fait résonner l’air frais dans la rue. Je rentre.
Il y a un mélange d’odeurs de tabac froid, d’alcool et de transpiration. L’obscurité règne, quelques lumières multicolores de faible intensité empêchent cet endroit d’être complètement noir. Je sens la moquette sous mes baskets. Ma tête ressemble à une casserole qu’on frappe hargneusement. ( bon rendu ! )Quelques personnes sont assises près du bar, d’autres gesticulent sur un semblant de piste de danse, au rythme sauvage d’un vacarme électronique assourdissant.
Voili, voilà, j'espère ne pas avoir été trop abrupte dans mes indications, bonne continuation, juste quelques retouches à apporter à la première partie, et la nouvelle tiendra
Message édité par amria le 03-08-2006 à 11:50:05