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Une maladie inconnue

n°503
yume7
Posté le 29-07-2008 à 11:23:01  profilanswer
 

Salut, je suis nouvelle et je ne sais pas trop comment ce forum fonctionne mais je pense être au bon endroit pour mettre ma nouvelle ( il y a une différence entre fantastique et fantasy ? ). J'aimerais que vous me disiez sincèrement ce que vous en pensez. Merci. :)
 
Une maladie inconnue.
 
- Jérémy !  Viens, ton grand-père nous attend !
- J’arrive, cria-t-il depuis la salle de bain.
Il déposa l’essuie dont il venait de se servir pour se sécher les cheveux, dévala les escaliers et alla s’asseoir sur la banquette arrière de la voiture, où ses parents et son frère l’attendaient depuis une dizaine de minutes.
- Tu aurais pu te dépêcher, ça fait au moins une demi-heure qu’on t’attend, rouspéta Gaël, le petit frère de Jérémy.
- C’est faux, ça fait à peine 5 minutes !
- 5 minutes que tu t’es levé, oui !
- Taisez-vous, tous les 2 ! rouspéta Anna, leur mère.
- Mais à chaque fois il nous fait attendre au moins 20 minutes ! continua Gaël.
- Quoi ?
- Ca suffit maintenant, votre mère vous a demandé de vous taire ! s’emporta Daniel.
Ils ne dirent plus un mot de tout le trajet.  Arrivé chez Monsieur Minaho, le père d’Anna, chacun avaient ses habitudes.  Gaël se ruait dans le jardin pour jouer à la balançoire ou ennuyer les poules du voisin.  Anna, elle, allait directement voir dans l’armoire à pharmacie vérifier que son père prenait bien  ses médicaments pendant que son mari allait chercher une boisson bien fraîche dans le frigo.  Jérémy, quant à lui, allait directement dans la bibliothèque, au premier étage, où il aimait y passer la journée à lire de vieux livres poussiéreux.  Ce jour là, il eut du mal à trouver son bonheur.  Il avait envie d’une histoire d’aventure, où des héros aux pouvoirs magiques s’entretueraient.  Mais tout ce qu’il trouvait, c’était des livres historiques ou romantiques, tout ce qu’il détestait.  Quand soudain, son regard se porta sur un livre, tout en haut d’une étagère, qu’il n’avait jamais vu car en retrait par rapport aux autres.  Il mit un pied sur l’une des planches de l’étagère et se hissa à hauteur du livre.  Il le prit, redescendit de son perchoir et alla s’installer à la table, là où il avait l’habitude de lire.  Il commença sa lecture.  Cela parlait d’une maladie, qui avait fait des ravages il y a de cela des années.  « Pff, encore un roman historique », ce dit-il.  Mais n’ayant rien trouvé de mieux, il continua à lire quelques pages, espérant qu’il y ait quand même un peu d’action.  Quelques minutes plus tard, entendant des éclats de voix, il descendit.  Lorsqu’il arriva au rez-de-chaussée, il ne trouva que son frère encore en train de pleurnicher.
- Qu’est-ce qui ces encore passée, tu t’es fait mordre par une poule du voisin ?  A moins que se ne soit le voisin, qui t’ais mordu ?
- Arrête, c’est pas drôle, pleurnicha Gaël.
- Bon d’accord, se résigna Jérémy, curieux de savoir la vérité.  Je m’excuse.
- Un chien ma mordu, il était super gros et plein de poils !
- Sans blague, un chien avec des poils !  Waouh je n'ai jamais vu ça !
- Arrête de te moquer de moi, c’est pas drôle du tout.
- Jérémy, intervint sa mère, arrête d’embêter ton frère sil te plait.
Il voulut riposter mais elle avait déjà tourné le dos pour préparer un pansement pour le blessé.  Celui-ci en profita pour tirer la langue à son frère aîné et de lui glisser à l’oreille, comme un avertissement : « Un jour tu m’ le paiera ».  Jérémy eut un sourire moqueur mais Gaël ne le vit pas car il était déjà retourné pleurnicher auprès de sa mère qui le consolait comme un enfant de 6 ans alors qu’il en avait 12.  Jeremy ne fit pas attention à la remarque de son frère car ce n’était pas la première fois.  Il voulait tout simplement jouer les dures – alors qu’il était l’exemple même du contraire.  Apres avoir soigné Gaël, il passèrent à table car il était déjà l’heure de dîner.  Ensuite, il devrait déjà repartir car le chemin de retour était long.  Jérémy, n’ayant pas fini de lire le livre qu’il avait trouvé un peu plus tôt dans la bibliothèque de son grand-père, monta à l’étage.  En arrivant devant la porte il remarqua que la porte, qu’il avait fermé comme à son habitude car cela provoquait des courants d’aires, était entrebâillée.  Il ouvrit la porte précautionneusement, s’attendant à ce qu’un inconnu lui saute dessus.  Il entra dans la pièce et regarda autour de lui.  Il n’y avait personne.  Il se dirigea vers la table et remarqua que le livre n’était plus à la même place.  Mais il n’eut pas le temps d’y réfléchir plus car on venait de lui sauter dessus par derrière.  Il laissa échapper un cri et se débattit jusqu’au moment ou il entendit des éclats de rire.  Il se retourna et vit son frère assis par terre entrain de s’esclaffer.
- Arrête de rire, c’est pas drôle du tout !
- Tu aurais dû voir ta tête, on aurait dit que tu avais vu un fantôme.
Jérémy ne répondit pas.  Il ramassa le livre tombé à terre et se dirigea vers la porte d’entrée où l’attendais ses parents ainsi que son grand-père pur le retour.
 
Quelques jours plus tard, le téléphone sonna.
- Allo !
- …
- Oui, c’est moi, madame André.  Qui est à l’appareil ?
- …
Jérémy, alerté par les petits couinements provenant du séjour, entra et découvrit sa mère en train de pleurer.
- Qui était-ce ?
- L’hôpital.
- L’hôpital ?  
- Oui, ton grand-père est très malade, il l’on admit ce matin.
- Qu’est-ce qu’il a ?
- Je ne sais pas.
Il y eu un moment de silence.
- Je vais aller le voir, dit-elle en se levant pour allé chercher son manteau.
- Je viens avec toi.
- Moi aussi !
- Gaël, tu ne sais même pas où on va !  lui répondit sa mère.
- Dites-le-moi alors !
Il prit son manteau et suivit sa mère dans la voiture.
Le trajet se passa en silence.  Anna se concentrait sur la route – un peu plus qu’à son habitude –, Jérémy sur le livre trouvé dans la bibliothèque de son grand-père et Gaël, sur les passants ou les arbres, comme à son habitude, sauf que cette fois, sentant le malaise, il ne fit aucun commentaires.
Arrivés à l’hôpital, ils se précipitèrent vers l’ascenseur qui mis une éternité à arriver.  Arrivés au 3e étage (soins intensifs) , ils se dirigèrent vers la chambre 322.  Ils poussèrent la porte pour entrer mais une infirmière les en empêcha et leur demanda s’ils étaient de la famille.
- Je suis la fille de monsieur André et voici mes enfants, dit-elle en montrant ses fils.
- Bien, le docteur Firo aimerait vous parler.
L’infirmière se retourna vers les 2 garçons.
- Vous pouvez aller voir votre grand-père mais un à la fois.  
Elle hésita puis ajouta.  
- Il est très fatigué.
Anna s’éloigna avec l’infirmière tendit que Jérémy et Gaël se regardaient sans rien dire, se demandant qui entrerait dans la chambre en premier.
- Si tu veux, tu peux y aller le premier, proposa l’aîné.
Gaël s’avança devant la porte sans répondre.  Il n’avait pas envie d’y aller le premier mais il ne voulait pas que son frère le prenne pour une mauviette.  Il poussa la porte et entra.  Son frère le regarda entré et attendit que la porte se referme pour aller s’asseoir sur une chaise en face de la chambre.  Il n’eu pas à attendre longtemps, quelques instants plus tard, son frère réapparaissait, le visage triste.  Il alla s’asseoir à cote de son frère en même temps que celui-ci se lève.  Jérémy entra dans la chambre et referma la porte derrière lui.  Il fit quelques pas hésitant et s’arrêta net lorsqu’il aperçut son grand-père allongé sur son lit d’hôpital, des fils lui transperçant la peau un peu partout sur son corps.  Ses bras, son visage, son coup étaient masqués sous des fils de taille et de couleurs différentes.  Jérémy comprenait maintenant pourquoi son frère n’était même pas resté une minute dans cette pièce.  Il fit demi-tour, près à s’en aller loin de ce cauchemar quand il entendit une petite voix dans son dos.
- Qui est-la ?
- Ce… c…c’est moi, bégaya-t-il.  Jérémy.
- Approche, ordonna une voix chevrotante après quelques instants.
Jérémy s’exécute et alla s’asseoir sur un fauteuil, à cote de son grand-père.  Pendant plusieurs minutes – ou plutôt ce qui paraissait quelques minutes – ils ne dirent rien, ni l’un ni l’autre.  
- Qu’est-ce que c’est ? demanda le vieux monsieur en voyant son petit-fils tourner quelque chose entre ses doigts.
- C’est… hésita-t-il.  C’est le livre que j’ai pris dans ta bibliothèque la dernière fois qu’on est venu te voir.
- De quoi parle-t-il ?
- De… d’une maladie.
- Une maladie ?  Laquelle ?
- Une maladie inconnue… et insoignable.
Il y eu un nouveau silence, plus long cette fois.
- Bien.  A présent laisse-moi, tu veux, je suis fatigué.
- Oui grand-père.  
Il hésita puis ajouta.
- Au revoir.
Pour toute réponse, il eu un ronflement.
Il sortit de la chambre au moment où sa mère revenait.  Elle pleurait.
- Qu’est-ce que les médecins disent ? demanda Jérémy après quelques instants d’hésitation.
- Ils… ils ne savent pas ce qu’il a, c’est une nouvelle maladie, inconnue.
Jérémy eut un choc.  Une maladie inconnue ?
- Est-ce que les médecins pourront le soigner ? demanda Gaël comme si il n’avait pas entendu ce que sa mère venait de dire.
- Non mon chéri, dit-elle en secouent la tête.
Daniel arriva à ce moment la, tout juste pour rattraper sa femme qui venait de s’écrouler, en pleure.
Jérémy et Gaël rentrèrent avec leur père tandis qu’Anna restait à l’hôpital pour veiller son père.  Daniel déposa ses enfants à la maison et retourna à l’hôpital soutenir sa femme, comme il venait de le décider durant le trajet.  Les 2 garçons montèrent se coucher mais aucun ne réussit à s’endormir avant au moins 3 heures du matin.
 
Le lendemain matin, lorsque Jérémy descendit au séjour, il trouva sa mère blottie dans les bras de son père.  Elle pleurait tout en répétant « c’est pas possible, c’est pas possible,… ».  En voyant son fils les observer, Daniel desserra son étreinte tout en chuchotant quelques mots à sa femme.  Celle-ci releva la tête et essaya de sourire à son fils.
- Ton grand-père est mort, annonça-t-elle entre deux sanglots.  Cette nuit.  Les médecins n’ont rien pu faire.
Jérémy sentit des larmes couler le long de ses joues.  Ils s’approcha de ses parents et pleura.  Gaël apparu et vint se blottir lui aussi dans les bras de sa famille.
Apres quelques instants de pleurent, ils desserrèrent tous leur étreinte et comme il était déjà presque 13h00, le père proposa de préparer à manger.  Quelques instants plus tard, ils étaient tous les 4 devant une omelette à laquelle personne ne toucha.  En temps normal la raison eut été que le repas n’était pas très appétissant.
La mère, toujours en pleures monta dans sa chambre tandis que Jérémy et son père débarrassaient la table avec – pour une fois – Gaël.
Anna ne ressortit de sa chambre qu’une semaine plus tard, sur un brancard.  D’après les médecins, elle était morte de chagrin mais son mari demanda une autopsie car il savait que sa femme ne se serait pas laissée mourir de cette façon.  Et en effet, l’autopsie révéla que la cause du décès était la même que celle de son père.  Les médecins crurent à une maladie héréditaire et Jérémy et Gaël furent admis à l’hôpital.  Mais quelques jours plus tard, le père mourut lui aussi de la même maladie inconnue.  Gaël développa également les symptômes : mal de tête, hallucinations, démence, …
Le seul qui était en bonne santé, c’était Jérémy.  Les médecins en conclurent qu’il était un porteur sain.  Ils l’examinèrent donc sous toutes les coutures mais ne trouvèrent rien.
Jérémy, au début, passait ses journées à pleurer et, quand il en avait la force, à lire la seule chose qui lui restait de sa famille.  Il n’avait toujours pas eu l’occasion de terminer le livre trouvé chez son grand-père.  Mais à vrai dire, il avait beaucoup de mal à le finir vu qu’il racontait comment des millions de personne avaient péris, atteint par une maladie inconnue.  Environ une semaine après que son frère soit mort, on lui apporta une télévision.  Un infirmier lui donna la télécommande et sortit de la chambre de quarantaine.  Jérémy alluma l’appareil et ce qu’il vit et entendit lui coupa le souffle.
- Nous venons de recevoir les chiffres du dernier bilan, annonça la présentatrice.  Le bilan est de 1.750.000 morts et 5.200.000 malades.  A présent…
Elle s’interrompit car un homme venait de monter sur le plateau télé pour chuchoter quelque chose à son oreille.  Elle s’effondra, en pleure tandis qu’un cameraman emmenait la présentatrice hors du plateau.  Le nouveau venu prit la place devant la camera.
- Veillez nous excuser mais sa sœur vient de mourir, commenta-t-il.  
Il fit une courte pause puis reprit comme si de rien n’était.
- Nous vous rappelons qu’il est formellement interdit de quitter l’Europe de l’Ouest vu que d’après les dernières informations, seule cette partie du monde serait touchée.  Et nous vous rappelons également que si vous êtes malade, il vaut mieux que vous restiez chez vous car les hôpitaux n’ont plus de place pour accueillir d’autres malades.  Et à présent, un reportage sur cette maladie inconnue qui…
Jérémy coupa le son, il ne voulait pas en entendre d’avantage.
 
Depuis le jour où cet infirmier est venu installer une télévision dans sa chambre, Jérémy passait toutes ses journées à la regarder, et, pendant la nuit, il lisait son livre – ou tout du moins il essayait.
Quelques millions de mort plus tard, Jérémy, toujours seule dans sa chambre, était à la fin de son livre.  Il était 7h55 du matin et il souhaitait l’avoir finit avant les infos de 8h00.  A 7h59, il ne lui restait plus qu’une phrase à lire.  A 7h59 et 17 secondes, il eut enfin terminé son livre.  Il le referma et s’endormit instantanément.  Son électrocardiogramme indiqua alors que les battements de son cœur étaient en train de ralentir et finalement s’arrêtèrent.  Les infirmiers entrèrent dans la chambre pour tenter de le ranimer.  Dans toute cette agitation, personne ne vit que le livre de Jérémy était tombé sous la table de nuit.  A 8h00, la télévision se mit en route mais personne n’y fit attention.  A 8h03, le médecin annonça la mort de Jérémy.  A ce moment tous les occupants de la pièce furent attirés par la voix du présentateur.
- C’est un miracle !  On vient de m’apprendre qu’il y a quelques minutes à peine, tous les malades on subitement guérit.  On n’a jamais vu ça.  Les médecins ne savent pas l’expliquer, pour…
Plus personne n’écoutait la télévision, tout le monde était en train de téléphoner à leur famille pour avoir confirmation.
 
Quelques jours plus tard, alors que le corps de Jérémy avait été emmené à la morgue, une femme de chambre africaine entra dans la pièce qui, il n’y a pas longtemps encore était en quarantaine, et commença a balayer.  Elle tomba alors sur un vieux livre dont la couverture avait été arrachée.  Elle le regarda quelques instants, le feuilleta puis le mis dans sa poche.  Elle pensait pouvoir le revendre à un bon prix, dans son pays.  En effet, Myriade savait qu’elle serait très bientôt renvoyée dans son pays, le Sénégal.  Mais, elle savait par expérience que si on veut vendre quelques chose à prix d’or, il fallait connaître sa marchandise.  C’est pourquoi, elle devrait d’abord le lire ou, au moins les premières pages pour savoir de quoi cela parlait.  Rentrée chez elle, elle jeta un coup d’œil au livre.  Elle tomba par hasard sur la dernière page où une série de nom était indiqué.  « Peut-être tous ceux qui ont permis l’élaboration du livre » ce dit-elle.  Elle lut les quelques derniers noms : Martine Pignon, Andréas Courlon, Guillaume Carlin, Nicolas Viros et Jérémy André.
 
 
FIN
 

n°504
Ink
Répondeur
Posté le 30-07-2008 à 14:56:45  profilanswer
 

Bonjour Yume7,
 
Bienvenue chez les parrains  :)
 
Ta nouvelle est au bon endroit. La fantasy concerne plus tout ce qui traite de magie et de mondes médiévaux imaginaires.
 
A bientôt pour un avis.
 
 :hello:


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n°505
pedro
Etre artiste, c'est se planter
Posté le 03-08-2008 à 17:10:08  profilanswer
 

Salut Yume7
 
J'ai lu ton texte, et je me permet de te donner mon avis, qui n'est pas celui d'un expert, loin de la. Simplement les impressions d'un simple lecteur.  
Globalement, j'ai pas trop aimé. Sur le fond, je ne trouve pas ton scénario extraordinaire, à moins d'avoir loupé quelque chose.
Sur la forme, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de lourdeur, des phrases mal tournées, beaucoup trop de fautes d'orthographe. Fais aussi attention à la concordance des temps, tu mélanges souvent passé et présent.
Je ne peux que t'encourager à retravailler ton texte, à reécrire certains paragraphes, à supprimer les passages inutiles. Mais ne te décourage pas pour autant. Cherche dans les forums, il y a pleins de conseils utiles. J'en ai fait l'experience.
 
Voilà ton texte, je l'ai un peu corrigé et annoté, mais de manière bien incomplète. A toi de jouer.
 
Une maladie inconnue.  
 
- Jérémy ! Viens, ton grand-père nous attend !  
- J’arrive, cria-t-il depuis la salle de bain.  
Il déposa l’essuie dont il venait de se servir pour se sécher les cheveux, dévala les escaliers et alla s’asseoir sur la banquette arrière de la voiture, où ses parents et son frère l’attendaient depuis une dizaine de minutes.  
- Tu aurais pu te dépêcher, ça fait au moins une demi-heure qu’on t’attend, rouspéta Gaël, le petit frère de Jérémy.  
- C’est faux, ça fait à peine 5 minutes !  
- 5 minutes que tu t’es levé, oui !  
- Taisez-vous, tous les 2 ! rouspéta Anna, leur mère.  
- Mais à chaque fois il nous fait attendre au moins 20 minutes ! continua Gaël.  
- Quoi ?  
- Ca ( ça ) suffit maintenant, votre mère vous a demandé de vous taire ! s’emporta Daniel.  
Ils ne dirent plus un mot de tout le trajet. Arrivé chez Monsieur Minaho, le père d’Anna, chacun avaient (avait) ses habitudes. Gaël se ruait dans le jardin pour jouer à la balançoire ou ennuyer les poules du voisin. Anna, elle, allait directement voir dans l’armoire à pharmacie vérifier que son père prenait bien ses médicaments pendant que son mari allait chercher une boisson bien fraîche dans le frigo. Jérémy, quant à lui, allait directement dans la bibliothèque, au premier étage, où il aimait y passer la journée à lire de vieux livres poussiéreux. Ce jour là, il eut du mal à trouver son bonheur. Il avait envie d’une histoire d’aventure, où des héros aux pouvoirs magiques s’entretueraient. Mais tout ce qu’il trouvait, c’était des livres historiques ou romantiques, tout ce qu’il détestait ( J'aurai plutôt écrit : Tout ce qu'il trouvait, c'était des livres historiques et romantiques qu'il détestait. ) Quand ( tu peux commencer directement par soudain ) soudain, son regard se porta sur un livre, tout en haut d’une étagère, qu’il n’avait jamais vu. Tu  peux couper la phrase, c'est moins lourd. car en retrait par rapport aux autres. Il mit un pied sur l’une des planches de l’étagère et se hissa à hauteur du livre. Il le prit, redescendit de son perchoir et alla s’installer à la table, là où il avait l’habitude de lire ( à la table où il avait l'habitude de lire ). Il commença sa lecture. Cela parlait d’une maladie, qui avait fait des ravages il y a de cela des années. « Pff, encore un roman historique », ce dit-il. Mais n’ayant rien trouvé de mieux, il continua à lire quelques pages, espérant qu’il y ait quand même un peu d’action.  
Je trouve que tu pourrais retravailler ces deux phrases.  
 
 
Quelques minutes plus tard, entendant des éclats de voix, il descendit. Lorsqu’il arriva au rez-de-chaussée, il ne trouva que son frère encore en train de pleurnicher.  
- Qu’est-ce qui ces ( qu'il s'est ) encore passé, tu t’es fait mordre par une poule du voisin ? A moins que se ne soit le voisin, qui t’ai mordu ?  
- Arrête, c’est pas drôle, pleurnicha Gaël.  
- Bon d’accord, se résigna Jérémy, curieux de savoir  
( connaître )
 la vérité. Je m’excuse.  
- Un chien ma mordu, il était super gros et plein de poils !  
- Sans blague, un chien avec des poils ! Waouh je n'ai jamais vu ça !  
- Arrête de te moquer de moi, c’est pas drôle du tout.  
- Jérémy !  
 intervint sa mère, arrête d’embêter ton frère sil te plait.  
Il voulut riposter mais elle avait déjà tourné le dos pour préparer un pansement pour le blessé. Celui-ci en profita pour tirer la langue à son frère aîné et de lui glisser à l’oreille, comme un avertissement : « Un jour tu m’ le paiera ». Jérémy eut un sourire moqueur mais Gaël ne le vit pas car il était déjà retourné pleurnicher auprès de sa mère qui le consolait comme un enfant de 6 ans alors qu’il en avait 12. Jeremy ne fit pas attention à la remarque de son frère car ce n’était pas la première fois. Il voulait tout simplement jouer les dures / durs
– alors qu’il était l’exemple même du contraire. Apres avoir soigné Gaël, il passèrent à table  
car il était déjà l’heure de dîner. / Inutile, alourdit le texte.  
 Ensuite, il devrait déjà repartir car le chemin de retour était long. Jérémy, n’ayant pas fini de lire le livre qu’il avait trouvé un peu plus tôt dans la bibliothèque de son grand-père, monta à l’étage. En arrivant devant la porte il remarqua que la porte,  
 
/ Répétition porte
 
qu’il avait fermé comme à son habitude car cela provoquait des courants  
d’aires, / air
 était entrebâillée. Il ouvrit la  
porte / encore porte
précautionneusement, s’attendant à ce qu’un inconnu lui saute dessus. Il entra dans la pièce et regarda autour de lui. Il n’y avait personne. Il se dirigea vers la table et remarqua que le livre n’était plus à la même place. Mais il n’eut pas le temps d’y réfléchir plus car on venait de lui sauter dessus par derrière. Il laissa échapper un cri et se débattit jusqu’au moment ou il entendit des éclats de rire. Il se retourna et vit son frère assis par terre entrain de s’esclaffer.  
- Arrête de rire, c’est pas drôle du tout !  
- Tu aurais dû voir ta tête, on aurait dit que tu avais vu un fantôme.  
Jérémy ne répondit pas. Il ramassa le livre tombé à terre et se dirigea vers la porte d’entrée où  
l’attendais / attendaient
ses parents ainsi que son grand-père  
pur / Pour  
le retour.  
 
Quelques jours plus tard, le téléphone sonna.  
- Allo !  
- …  
- Oui, c’est moi, madame André. Qui est à l’appareil ?  
- …  
Jérémy, alerté par les petits couinements provenant du séjour, entra et découvrit sa mère en train de pleurer.  
- Qui était-ce ?  
- L’hôpital.  
- L’hôpital ?  
- Oui, ton grand-père est très malade, il l’
on / ont
admit / admis
 ce matin.  
- Qu’est-ce qu’il a ?  
- Je ne sais pas.  
Il y eu / eut
un moment de silence.  
- Je vais aller le voir, dit-elle en se levant pour
 allé / aller
chercher son manteau.  
- Je viens avec toi.  
- Moi aussi !  
- Gaël, tu ne sais même pas où on va ! lui répondit sa mère.  
- Dites-le-moi alors !  
Il prit son manteau et suivit sa mère dans la voiture.  
Le trajet se passa en silence. Anna se concentrait sur la route – un peu plus qu’à son habitude –, Jérémy sur le livre trouvé dans la bibliothèque de son grand-père et Gaël, sur les passants ou les arbres, comme à son habitude, sauf que
 / sauf que : un peu enfantin comme tournure. Tu peux couper ta phrase en deux
 cette fois, sentant le malaise, il ne fit aucun commentaires.  
/ pas de s à commentaires
Arrivés à l’hôpital, ils se précipitèrent vers l’ascenseur qui mis  
/ mit
une éternité à arriver. Arrivés au 3e étage (soins intensifs)  
/ évite les parenthèses, explique le.
, ils se dirigèrent vers la chambre 322. Ils poussèrent la porte pour entrer mais une infirmière les en empêcha et leur demanda s’ils étaient de la famille.  
- Je suis la fille de monsieur André et voici mes enfants, dit-elle en montrant ses fils.  
- Bien, le docteur Firo aimerait vous parler.  
L’infirmière se retourna vers les 2 garçons.  
- Vous pouvez aller voir votre grand-père mais un à la fois.  
Elle hésita puis ajouta.  
- Il est très fatigué.  
Anna s’éloigna avec l’infirmière tendis que Jérémy et Gaël se regardaient sans rien dire, se demandant qui entrerait dans la chambre en premier.  
- Si tu veux, tu peux y aller le premier, proposa l’aîné.  
Gaël s’avança devant la porte sans répondre. Il n’avait pas envie d’y aller le premier mais il ne voulait pas que son frère le prenne pour une mauviette. Il poussa la porte et entra. Son frère le regarda entré  
entrer
et attendit que la porte se referme pour aller s’asseoir sur une chaise en face de la chambre. Il n’eu
/ eut. Ou simplement : Il n'attendit pas longtemps. Quelques...
 pas à attendre longtemps, quelques instants plus tard, son frère réapparaissait, le visage triste. Il alla s’asseoir à cote
/ côté
 de son frère en même temps que celui-ci se lève
/ tournure douteuse : alors que celui-ci se levait
. Jérémy entra dans la chambre et referma la porte derrière lui. Il fit quelques pas hésitant et s’arrêta net lorsqu’il aperçut son grand-père allongé sur son lit d’hôpital, des fils lui transperçant la peau un peu partout sur son corps. Ses bras, son visage, son coup
/ cou
 étaient masqués sous des fils de taille et de couleurs différentes. Jérémy comprenait maintenant pourquoi son frère n’était même pas resté une minute dans cette pièce. Il fit demi-tour, près à s’en aller loin de ce cauchemar quand il entendit une petite voix dans son dos.  
- Qui est-la ?  
- Ce… c…c’est moi, bégaya-t-il. Jérémy.  
- Approche, ordonna une voix chevrotante après quelques instants.  
Jérémy s’exécute et alla s’asseoir sur un fauteuil, à cote de son grand-père. Pendant plusieurs minutes – ou plutôt ce qui paraissait quelques minutes – ils ne dirent rien, ni l’un ni l’autre.  
- Qu’est-ce que c’est ? demanda le vieux monsieur en voyant son petit-fils tourner quelque chose entre ses doigts.  
- C’est… hésita-t-il. C’est le livre que j’ai pris dans ta bibliothèque la dernière fois qu’on est venu te voir.  
- De quoi parle-t-il ?  
- De… d’une maladie.  
- Une maladie ? Laquelle ?  
- Une maladie inconnue… et insoignable.  
/ incurable
Il y eu un nouveau silence, plus long cette fois.  
- Bien. A présent laisse-moi, tu veux, je suis fatigué.  
- Oui grand-père.  
Il hésita puis ajouta.  
- Au revoir.  
Pour toute réponse, il eu un ronflement.  
Il sortit de la chambre au moment où sa mère revenait. Elle pleurait.  
- Qu’est-ce que les médecins disent ? demanda Jérémy après quelques instants d’hésitation.  
- Ils… ils ne savent pas ce qu’il a, c’est une nouvelle maladie, inconnue.  
Jérémy eut un choc. Une maladie inconnue ?  
- Est-ce que les médecins pourront le soigner ? demanda Gaël comme si il n’avait pas entendu ce que sa mère venait de dire.  
- Non mon chéri, dit-elle en secouent la tête.  
Daniel arriva à ce moment la, tout juste pour rattraper sa femme qui venait de s’écrouler, en pleure.
/ pleurs  
Jérémy et Gaël rentrèrent avec leur père tandis qu’Anna restait à l’hôpital pour veiller son père. Daniel déposa ses enfants à la maison et retourna à l’hôpital  
/ répétition hôpital
soutenir sa femme, comme il venait de le décider durant le trajet.
/ tournure lourde
 Les 2 garçons montèrent se coucher mais aucun ne réussit à s’endormir avant au moins 3 heures du matin.  
/ au moins : supprime, ça alourdit et ne sert à rien.
 
Le lendemain matin, lorsque Jérémy descendit au séjour, il trouva sa mère blottie dans les bras de son père. Elle pleurait tout en répétant « c’est pas possible, c’est pas possible,… ». En voyant son fils les observer, Daniel desserra son étreinte tout en chuchotant quelques mots à sa femme. Celle-ci releva la tête et essaya de sourire à son fils.  
- Ton grand-père est mort, annonça-t-elle entre deux sanglots. Cette nuit. Les médecins n’ont rien pu faire.  
Jérémy sentit des larmes couler le long de ses joues. Ils s’approcha de ses parents et pleura. Gaël apparu et vint se blottir lui aussi dans les bras de sa famille.  
Apres quelques instants de pleurent,  
/ pleurs
ils desserrèrent tous leur étreinte et comme il était déjà presque 13h00, le père proposa de préparer à manger. Quelques instants plus tard, ils étaient tous les 4 devant une omelette à laquelle personne ne toucha. En temps normal la raison eut été que le repas n’était pas très appétissant.  
/ Trop de détails inutiles. La dernière phrase ne veut rien dire.  
La mère, toujours en pleures  
/ pleurs
monta dans sa chambre tandis que Jérémy et son père débarrassaient la table avec
/ met plutôt une virgule qu'un tiret
 – pour une fois – Gaël.  
Anna ne ressortit de sa chambre qu’une semaine plus tard, sur un brancard. D’après les médecins, elle était morte de chagrin mais son mari demanda une autopsie car il savait que sa femme ne se serait pas laissée mourir de cette façon. Et en effet, l’autopsie révéla que la cause du décès était la même que celle de son père. Les médecins crurent à une maladie héréditaire et Jérémy et Gaël furent admis à l’hôpital. Mais quelques jours plus tard, le père mourut lui aussi de la même maladie inconnue. Gaël développa également les symptômes : mal de tête, hallucinations, démence, …  
 
Le seul qui était en bonne santé, c’était Jérémy. Les médecins en conclurent qu’il était un porteur sain. Ils l’examinèrent donc sous toutes les coutures mais ne trouvèrent rien.  
Jérémy, au début, passait ses journées à pleurer et, quand il en avait la force, à lire la seule chose qui lui restait de sa famille. Il n’avait toujours pas eu l’occasion de terminer le livre trouvé chez son grand-père. Mais à vrai dire, il avait beaucoup de mal à le finir vu qu’il racontait comment des millions de personne avaient péris, atteint par une maladie inconnue. Environ une semaine après que son frère soit mort, on lui apporta une télévision. Un infirmier lui donna la télécommande et sortit de la chambre de quarantaine. Jérémy alluma l’appareil et ce qu’il vit et entendit lui coupa le souffle.  
- Nous venons de recevoir les chiffres du dernier bilan, annonça la présentatrice. Le bilan est de 1.750.000 morts et 5.200.000 malades. A présent…  
Elle s’interrompit car un homme venait de monter sur le plateau télé pour chuchoter quelque chose à son oreille. Elle s’effondra, en pleure
/ pleurs
 tandis qu’un cameraman emmenait la présentatrice hors du plateau. Le nouveau venu prit la place devant la camera.  
- Veillez nous excuser mais sa sœur vient de mourir, commenta-t-il.  
Il fit une courte pause puis reprit comme si de rien n’était.  
- Nous vous rappelons qu’il est formellement interdit de quitter l’Europe de l’Ouest vu que  
/ vu que : j'imagine pas un journaliste parler de cette manière
d’après les dernières informations, seule cette partie du monde serait touchée. Et nous vous rappelons également que si vous êtes malade, il vaut mieux que vous restiez chez vous car les hôpitaux n’ont plus de place pour accueillir d’autres malades.
/ répétition malade. Tu peux terminer par d'autres, tout simplement.
 Et à présent, un reportage sur cette maladie inconnue qui…  
Jérémy coupa le son, il ne voulait pas en entendre d’avantage.  
 
Depuis le jour où cet infirmier est venu installer une télévision dans sa chambre, Jérémy passait toutes ses journées à la regarder, et, pendant la nuit, il lisait son livre – ou tout du moins il essayait.  
/ Attention, tu mélanges le passé et le présent.  
Quelques millions de mort plus tard, Jérémy, toujours seule
/ seul
 dans sa chambre, était à la fin de son livre. Il était 7h55 du matin et il souhaitait l’avoir finit  
/ fini
avant les infos
/ informations
 de 8h00. A 7h59, il ne lui restait plus qu’une phrase à lire. A 7h59 et 17 secondes, il eut enfin terminé son livre
/ termina. Reste simple
. Il le referma et s’endormit instantanément. Son électrocardiogramme indiqua alors que les battements de son cœur étaient en train de ralentir et finalement s’arrêtèrent.
/ Phrase à revoir. Trouve des mots plus justes
 Les infirmiers entrèrent dans la chambre pour tenter de le ranimer. Dans toute cette agitation, personne ne vit que le livre de Jérémy était tombé sous la table de nuit. A 8h00, la télévision se mit en route mais personne n’y fit attention. A 8h03, le médecin annonça la mort de Jérémy. A ce moment tous les occupants de la pièce furent attirés par la voix du présentateur.  
- C’est un miracle ! On vient de m’apprendre qu’il y a quelques minutes à peine, tous les malades on subitement guérit. On n’a jamais vu ça. Les médecins ne savent pas l’expliquer, pour…  
Plus personne n’écoutait la télévision, tout le monde était en train de téléphoner à leur
/ sa
 famille pour avoir confirmation.  
 
Quelques jours plus tard, alors que le corps de Jérémy avait été emmené à la morgue, une femme de chambre africaine entra dans la pièce qui, il n’y a pas longtemps encore était en quarantaine, et commença a balayer. Elle tomba alors sur un vieux livre dont la couverture avait été arrachée. Elle le regarda quelques instants, le feuilleta puis le mis  
/ mit
dans sa poche. Elle pensait pouvoir le revendre à un bon prix, dans son pays. En effet, Myriade savait qu’elle serait très bientôt renvoyée dans son pays, le Sénégal.  
/ répétition de pays
Mais,  
/ pas de virgule nécessaire
elle savait par expérience que si on veut vendre quelques chose à prix d’or, il fallait connaître sa marchandise.  
/ mélange passé présent
C’est pourquoi, elle devrait d’abord le lire ou, au moins les premières pages pour savoir de quoi cela parlait. Rentrée chez elle, elle jeta un coup d’œil au livre. Elle tomba par hasard sur la dernière page où une série de nom était indiqué. « Peut-être tous ceux qui ont permis l’élaboration du livre » ce  
/ se
dit-elle. Elle lut les quelques derniers noms : Martine Pignon, Andréas Courlon, Guillaume Carlin, Nicolas Viros et Jérémy André.  
 
 
FIN  
 
 

n°506
yume7
Posté le 05-08-2008 à 15:54:49  profilanswer
 

Merci pour ton avis Pedro. Je prends note de toutes tes remarques et je vais retravailler mon texte. Pour ce qui est du scénario, ce que je préfère, c'est qu'à la fin. La maladie va se répandre sur d'autres continents où il sera moins facile de la stopper.


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