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  Fantazy historique - Celle qui ne peut être aimée

 



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Fantazy historique - Celle qui ne peut être aimée

n°22
talbazar
solve et coagula
Posté le 18-11-2005 à 18:41:39  profilanswer
 

Un récit refusé par le dernier Khimaïra, les boules. :fou:  
 C'est certes pas foldingue, mais c'est du Talbazar ! :lol:  
 
Celle qui ne peut être aimée
 
 Les légions d’Atlantide ont gagné toutes leurs pénibles guerres, aussi les sénateurs blanchis de l’île bénie sont fiers et heureux. Sur les somptueux palais de porphyre, on a pris grand soin de laisser se flétrir au soleil victorieux les bannières ennemies. Nul ne combattra plus sans les craindre les hommes d’Antéa au pied des lourdes statues d’airain ni tomber sous la morsure de leur acier. Partout sillonnent sur la mer pacifiée les galères robustes aux éperons d’or, afin de faire régner l’ordre de la souveraine aux yeux bleus, si parfaite en tout. Mais ceux d’Amchytrios ont des mages puissants et Antéa connaît l’action de leur talents vénéneux, ainsi que le goût du poison de leur vengeance : ils ont jeté un sort à la sérénissime et tout ses amants meurent de l’aimer.
 
 Ce jour mémorable vit le retour d’un héros méconnu, car il était parti depuis de nombreuses années lutter sur la vaste mer. Onios était son nom. Il monta les escaliers monumentaux au devant de ses troupes, où chacun des siens portaient sur le biceps de fins brassards d’argent émaillés de rouge. Les scribes s’effacèrent devant lui, une foule de fonctionnaires chantèrent ses louanges et Antéa elle-même traversa de son pas lent les corridors immenses et les portiques audacieux de son palais, afin d’aller le saluer. La reine estimée jouait des draperies de sa jupe à volant, exhibant le luxe de sa peau sublime au toucher incroyable, emblème gracieux de sa patrie. Elle avait pour la circonstance torsadé ses cheveux, qui lui faisait un cadre ravissant autour de ses grands yeux séraphiques. A chacune des vastes cours traversées, elle voyait ses pas nobles réconfortés par les notes stimulantes des musiciens doués ; au milieu de tous ses sujets, ils lui faisaient une escorte enchantée. Elle rencontra finalement Onios dans la salle d’apparat où se tenait son propre trône d’albâtre. Aussitôt qu’elle aperçut le jeune guerrier brun, le cœur d’Antéa se mit à battre plus fort. Toutes ses tensions s’évanouirent devant ce bel athlète au fier visage bronzé par les mois d’aventures et le soleil avide :
 
-  « Ainsi voilà venir le vainqueur de Proyam, le tueur du roi Marcil et le triomphateur des armées d‘Alannir ! Bienvenue fils de l‘île, mon cœur est enchanté. »
 
 La chose était bien vrai ! A juste raison, car l’homme était si beau qu’il ranimait dans la raison de la souveraine l’énorme prix de sa malédiction. Onios se releva enfin après sa révérence et lui même tomba sous le charme de la femme impressionnante qui chassait de sa beauté toute celles qu’il avait déjà pu enlacer :
 
-  « Antéa, reine des sept pays, les poètes d’Atlantide ont chanté ta beauté, mais ils  étaient loin de la vérité ! Des villes, des nations ont péris sous mes coups, mais pour avoir fait luire ton empire, je ne regrette rien. Je ne suis que l’esclave soumis de tes désirs. »
 
-  « Tu parles bien, Onios, mais les glorieuses conquêtes auxquelles tu fait allusion, je les ai payé bien cher ! »
 
 Ainsi se passa la rencontre entre Antéa et Onios, sous les admirables draperies du palais. Plus tard, seuls, ils se retrouvèrent souvent au temple des serpents et leur amour réciproque grandissait dans leur cœur. Quand Antéa faisait le triste compte de ses amants perdus, tragiquement succombés sous le maléfice, aucun ne pouvait égaler Onios. Il était comme un double bienheureux, un étrange coursier de l’amour le plus passionné. Malgré tout, Antéa connaissait le prix exorbitant qui pesait sur Onios et la sentence irrévocable des mages d’Amchytrios, si jamais il osait la toucher. Dès lors, mis au courant, Onios n’eut pas de repos. Il lança ses phalanges sur l’île de Phalicia, qui dépendait toujours du libre royaume d’Amchytrios, car il y avait là-bas un puissant mage qu’il voulait consulter pour conjurer le sort. On chargea les galères de cent-mille chevaux et d’autant fantassins. Quand les buccins sonnèrent l’heure du départ, Antéa frissonna dans sa chair car elle craignait pour la vie d’Onios. Mais lui partait vainqueur, il salua sa reine en lui réitérant toutes les preuves de son amour :
 
-  « Pourquoi devrais-je craindre la mort, puisqu’il ne nous est pas permis de nous aimer librement ? Si je reviens de ma périlleuse croisière, j’aurais vu ce magicien célèbre pour l’obliger à détruire les sortilèges de ses pairs, j’écraserais s’il le faut tout les continents qui ne baissent pas encore le col au seul nom d’Atlantide ! J‘anéantirai Amchytrios elle-même …»
 
- « Onios, ce sont des paroles que je ne peut entendre, l’île sacrée ne doit pas souffrir de la folie que j’ai d’oser t’aimer. La politique est ignorante des choses de l’amour… »
 
 Elle resta là, malgré tout, longtemps immobile, accoudée aux pilotis d’amarrage du vieux quai de rondins, à regarder partir les lourds bateaux aux voiles carrées en toile de lin. Elle soupira aux milieux de ses pleurs et quand la mer fut vide, elle rentra au palais. Même son fin guépard apprivoisé ne sût pas la distraire. Les fruits les plus sucrés n’avaient plus de saveur. Elle fit taire, d’un signe las de sa main baguée,  les chants de ses esclaves. L’esprit d’Antéa venait de se mettre en berne à la pensée cruelle des dangers encourus par Onios. Dans le secret de ses hauts murs peints de fresques sublimes, elle pria tous les jours pour lui la puissante Minerve…
 
 Pendant ce temps, à peine débarquée, l’armée d’Onios se rua sur celle de Phalicia. Dans le choc des armes, des ruisseaux de sang clair coulèrent entre les jambes des guerriers, creusant dans le sable d’horribles rigoles qui firent rougir la mer. Onios cognait comme un démon sur les cuirasses et les grands boucliers de ses ennemis, il ne pensait à rien d’autre qu’aux tueries, si ce n’est qu’il se répétait constamment à lui-même le nom d’Antéa, comme si c’était celui d’une grande déesse. Ses hommes l’assistaient vaillamment et remportaient chacun des victoires personnelles. Ils produisaient une masse dévastatrice et féroce qui brisait le mur impeccable de leurs adversaires. Il y avait de la fureur dans leurs cris, parfois aussi, hélas, des râles d’agonie. Les longs cheveux et les cimiers de crins des combattants s’éclaboussaient de leur propre sang qui se mêlait à  celui de leurs victimes. On voyait se briser sur l’ennemi hargneux les longues lances de frênes. Les chevaux devenus inutiles tournoyaient en grand désordre et mouraient éventrés sous les flèches perdues. Il y eut sur leurs flancs déchirés un nombre impressionnant de cadavres humains. L’acier des javelines perçaient les cœurs imprudents, les glaives en feulements âpres tranchaient les têtes courroucées. Derrière les hautes dunes, les corbeaux s’installèrent… Puis vint la victoire d’Onios, assurée, définitive, au milieu d’un grand champ de jeunes vies ruinées. La mer emporta pour elle-même les cadavres des vaincus. Sur les autels chargés de miel en abondance et de grosses amphores aux parfums capiteux, Onios ordonna les offrandes et l’on tua dix bœufs noirs en sacrifice, pour fêter cette nouvelle victoire. Un pigeon messager informa Antéa de cette dernière et le cœur de la souveraine fut un instant soulagé.
 
 Toutefois, Onios n’oubliait pas le but qu’il s’était fixé. Devenu roi de l’île, il fit mander le mage, Phygias, qui vivait en ermite sur un mont reculé. En l’attendant, Onios occupa le palais du roi de Phalicia, lequel venait de trouver vaillamment la mort en le combattant. Pour ne pas s’aliéner le peuple de cette île, le nouveau maître ordonna de ne pas faire d’esclaves. Les jours passèrent à réorganiser Phalicia, désormais clairement intégrée à l’empire d’Atlantide. Onios convoqua les orateurs à la couronne de myrte, vêtus de l’himation brodé, pour qu’ils gravent dans les rouleaux les lois du  nouvel ordre. Phalicia ne constituait pas une île très étendue, mais elle donnait à Antéa un nouveau lustre à son prestige. Onios était content d’offrir à sa bien-aimée une nouvelle perle à un collier déjà bien chargé. Un jour, alors que Onios s’occupait à discuter avec l’un des sages de l’île, on annonça enfin l’arrivée sous escorte de Phygias au portes de la ville. C’était un grand vieillard qui s’avança aux marches du palais, un fin collier de barbe blanche ceinturait son visage ridé sur lequel tombait des cheveux longs blanchis et soigneusement tressés. Peu amène, ils toisa Onios d’un air hautain et suspicieux :
 
-  « Crois-tu que je ne vois pas clair en tes vœux ? Comment peux-tu croire à mon aide, après l’avoir payé aussi stupidement, en nous faisant la guerre ? Vas nettoyer les marbres que tu as souillé, car je sais pour quelles mauvaises raisons tu l’as fait ! »  
 
 Onios s’attendait à la réaction du magicien et ne broncha pas sous l’injure. Il se contenta d’observer attentivement cet homme dont on vantait tant les mystérieux pouvoirs. Il devinait que ni l’or ni les honneurs ne pouvaient l’intéresser. La force non plus, évidemment, ne pouvait le contraindre à l’aider. Toutefois, Phygias ne demanda pas de suite à retourner sur son mont solitaire, il se cloîtra seulement dans les murs de la chambre qu’Onios avait fait mettre à sa disposition. Il y eut encore de nombreux matins qui virent Onios rongé par l’angoisse de ne pouvoir retrouver Antéa, de la serrer contre lui, de l’aimer, tout simplement. Il traînait aux heures chaudes sur les plages dorées de Phalicia, en espérant le bon vouloir du mage. Celui-ci sortit finalement de sa réserve et Onios l’amadoua d’un dîner somptueux, dont Phygias ignora les mets les plus rares et les plus raffinés. Il se contenta de plonger ses yeux d’aigles dans ceux de son hôte, mais sa moue méprisante semblait s’être un peu estompée :
 
-  « Bien, je consens à t’aider. Si tu aimes cette femme, c’est peut-être après tout la volonté des Dieux ! Bien qu’Antéa fut clouée au plomb d‘une tablette, il m‘est possible de la libérer. Mais il faut prendre garde : en choses de magie, un sort ne peut pas se détruire, seulement se déplacer, il y aura sans nul doute un prix que tu devras payer ! »
 
 Onios se vit soulagé. Il se voyait déjà enlacer Antéa pour un bonheur sans faille et ne posa pas les questions qu’il aurait dû poser. Il s’attacha seulement à suivre les prescriptions de son sorcier. Phygias le conduisit alors dans une grotte perdue, pour y suivre les rites mystérieux qui nettoieraient Antéa de sa malédiction. Pendant deux jours, Onios se priva de manger dans l’antre sans lumière. Il y bu le sang noir dans la coupe vermeille et sacrifia encore trois mèches de ses cheveux. L’enchantement fut rompu.
 
 De retour en Atlantide, Onios se précipita vers sa félicité. Antéa l’attendait, dans le port aux galères, elle n’avait plus la peine du départ. La reine embrassa Onios, elle, elle se contentait de le savoir vivant… Mais son amant exultait de sa victoire, il coucha enfin ce soir-là dans les bras de la reine, en l’assurant que tout se passerait bien. Elle eut alors pour son amant, au milieu des draps d’or et de brocard, les caresses les plus osées et les plus efficaces. Effectivement, ce matin là, ivre de sa passion et des heures inoubliables passées dans les bras d’Antéa, il revit à sa grande joie, à nouveau  comme chaque jour, le soleil poindre sur l’obélisque à l’entrée du palais. Et son cœur bondissait d’un bonheur ineffable. Il était illuminé d’amour. Quand à Antéa, elle était comblée des chauds baisers d‘Onios, elle rayonnait plus que jamais sur les toits d’Atlantide et tous ses sujets obéissaient à ses ordres sages. Mais sous les oliviers aux feuilles pâles, ils en fût qui ne pouvaient s’empêcher de murmurer. Effectivement, comme avait dit Phygias, des temps noirs se présentèrent peu à peu au couple, bien que leur idylle soit toujours aussi brûlante. Il eurent un premier fils, qui mourut sitôt né et puis une fille encore qui connu le même sort, et puis bien d’autres encore…  
 
 Alors ce fut la destruction d’Atlantide. Le sol trembla soudain sous la vaste agora, où la foule effarée se dispersa sans but. Au troisième coup, plus violent que les autres, les spectateurs épouvantés dévalèrent en désordre les gradins de pierre du grand théâtre aux murs curvilignes. Affolés, les gens couraient sans but au milieu des péristyles dévastés, car l’île subissait un cataclysme épouvantable. Les blocs de marbre des édifices grandioses qui faisaient le prestige de l’île s’effondrèrent brutalement, en faisant s’écrouler les sculptures si pleines de souplesse et de charme. Les éphèbes mouraient en se piétinant dans les gymnases bondés. Le ciel se chargea de ténèbres où fusèrent de terribles éclairs blancs. Les clients des forgerons, des charrons, des tanneurs sortaient en hurlant des boutiques saccagées, dans un bruit épouvantable et de grands tourbillons de poussière. Il y avait d’énormes cohues pour rejoindre les quais bondés contre lesquels bouillonnait sauvagement la mer en furie. Les gros navires de charge aux flancs arrondis rompaient leurs amarres,  pour aller heurter les galères folles qui partaient à la dérive, en les faisant couler.  
 
 Toute l’île autrefois magnifique n’était plus qu’une plaie douloureuse… Les morts s’accumulaient dans les maisons éventrées, près des fontaines fracturées et les pavés défoncés. Le grand volcan de l’île se réveilla aussi, débordant de lave incandescente, parachevant l’incroyable catastrophe. Antéa et Onios, suivis de quelques nobles terrorisés, couraient à perdre haleine entre les bâtiments aux mosaïques éclatées, parvenant ainsi de justesse à prendre la mer. Celle-ci cognait en vagues désastreuses contre la coque du bateau au fond duquel ils se tapirent. Finalement, la salle aux cent colonnes, orgueil légitime du palais d’Antéa, explosa dans le ciel en tremblant sur ses bases, bombardé comme les temples par une pluie de pierres rougeoyantes. Atlantide sombra dans la mer salée, au fond de laquelle dorment toujours pour l’éternité ses brillants chapiteaux et leurs colonnes démolies. Au fond de la barque, désespérée, Antéa avait sauvé sa vie, mais elle pleurait maintenant à chaudes larmes sur son royaume perdu. De tous ses bien-aimés sujets, il ne restait qu’une poignée de survivants hagards… Sur les flots furieux qui se calmaient peu à peu, on pria les dieux courroucés pour les pauvres trépassés de la cité noyée.
 
 Dans son galop fou, l’océan rejeta Antéa et Onios sur les côtes d’Amchytrios où les citoyens vengeurs menacèrent de les étrangler. A la suite de la disparition d’Atlantide, la grande île ennemie récupéra d’ailleurs sous sa couronne le reste de l’empire, sans avoir combattu ! Antéa et Onios vécurent désormais une vie de paria. Bien-sur ils s’aimaient toujours autant, mais Antéa ne régnait plus que sur le cœur attristé de son amant. Dès lors, on vit Onios mendier dans les rues pour assurer leur survie, car personne ne voulait plus de ceux que la malédiction avait maudi. Ils se mirent à vieillir lentement, la mort dans l’âme, les traits tirés et Antéa, presque folle, sommeillait au franges de sa raison. On oublia peu à peu la ville aux portes d’or, qu’on fit revivre dans les légendes sentencieuses. Un jour, vieillie et malheureuse, Antéa se rendit au-dessus des ruines de son ancien pays, au fond d’une barque volée à peine toilée où ramait en soufflant Onios, devenu vieux lui-même.
 
 Là, au-dessus du royaume dévasté devenu à jamais invisible, Antéa aux cheveux blanchis prit la main d’Onios et bascula avec lui dans la mer. Ils restèrent longtemps enlacés, entre deux eaux, jusqu’à ce que la mort brutale vienne les séparer. On dit qu’au fond des eaux, Antéa y devint la sirène Phaïstée et les marins racontent qu’elle dévore depuis sans relâche ceux d’Amchytrios que la mer égare au-dessus des vestiges. Les ors d’Atlantide ne brillent plus personne. Plus aucun citoyen ne pleure encore sur Antéa, qui ne pouvait pas être aimée et dont la mer immense fut l’unique tombeau.


Message édité par talbazar le 22-11-2005 à 18:59:08

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n°23
Seb
tapissier-magicien
Posté le 19-11-2005 à 09:07:57  profilanswer
 

:)  
 
Hello Talbazar,
 
Je trouve ce texte sympa, mais ça ne m'étonne pas qu'il n'ait pas été retenu.
Ca m'a laissé sur ma faim. J'avais le sourire pendant les 3/4 de l'histoire en me demandant comment tu allais finir (quelques coquilles et quelques lourdeurs au fil du texte, mais rien qui n'enlève l'envie de connaître la fin) et puis j'ai été déçu. J'ai l'impression qu'il manque quelque chose.
Peut-être une explication sur le sort, sur le pourquoi des événements.
Tu devais avoir des contraintes quantitatives pour soumettre à la revue, mais j'aurais bien vu un petit plus, après la fin actuelle, dans le genre "un gamin s'occupe d'un vieillard qui lui raconte sa jeunesse, comment il a, lui aujourd'hui vieillard que tous croient sénile, fait chuter un empire".
 
En tout cas, j'espère que les textes, courts ou longs, qui seront présentés ici après un refus auprès d'un magazine ou d'un éditeur, permettront d'ouvrir les discussions sur les raisons des refus.
 
A priori, tu as envie de le retoucher pour l'améliorer ou tu comptes le laisser tel quel ?
 


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°24
everso
Posté le 19-11-2005 à 13:09:45  profilanswer
 

J'aime beaucoup ce genre d'histoire qui semble sortie d'un récit mythologique.
Quelques petites lourdeurs aussi à mon goût comme les "Un jour, .. " je ne sais pas trop mais ça me fait bizarre ..
Enfin bon ça me plaît beaucoup quand même.
 
Un fan de Platon et consorts ..  :)


Message édité par everso le 19-11-2005 à 15:29:47
n°25
talbazar
solve et coagula
Posté le 19-11-2005 à 14:48:03  profilanswer
 

Merci bien les gars. Non, la revue ne donne pas ses raisons, mais la lourdeur du style est mon péché mignon, que je ne cherche pas à justifier, en étant conscient moi-même. Simplement, l'épuration m'angoisse trop au détriment du jet, sans doute...
Surtout, je suis dabord et avant tout un fan de l'image (et même un pro, étant graphiste), plus de dialogues affinerait sans doute l'impression reçue en donnant plus de corps aux personnages. Sans doute !
 :hello:

n°26
sheratan
Posté le 22-11-2005 à 03:32:50  profilanswer
 

Désolé pour ce flood, mais super content de te revoir ici Tal!

n°27
Eridan
Mage noir
Posté le 06-12-2005 à 18:24:14  profilanswer
 

Il faut avant tout dire que je suis assez peu sensible au style "grandes légendes". D'ailleurs je suis assez peu sensible aux histoires courtes, puisque mes goûts vont essentiellement aux personnages et ceux-ci ne peuvent guère être s'épanouir dans des formats réduits.
Avec ces réserves, je peux toutefois dire que cette nouvelle semble tenir ses promesses, notamment grâce à une immersion forte. Elle est dépourvue de longueur (je n'ai pas été trop choqué par des lourdeurs, je pense qu'elle font partie intégrante du style "légende" ) et plonge bien dans un univers de légende. En tout cas, elle m'a donné envie de lire (ou a défaut d'écrire) une histoire prolongeant les merveilles de l'Atlantide mais où cette île ferait autre chose que de disparaître, ou de réapparaître pour souvent redisparaître.
 
Comme Seb, une fin plus tranchée aurait été un plus, mais je trouvais que ça allais comme ça.
 
A présent ce que j'ai relevé au passage, peu de choses en fait :
- "Elle avait pour la circonstance torsadé ses cheveux, qui lui faisait…" quel vilain verbe dans cette phrase. Utilise par exemple "dessinaient" et au pluriel.
- "Alors ce fut la destruction de l'Atlantide. Le sol… où la foule effarée se dispersa sans but". Si, dans le but de survivre. Utilise "dans la plus grande confusion" ou "sans échappatoire possible"… D'autant que tu réutilises "sans but" tout aussi mal à propos deux phrases plus loin.
- Avant dernière phrase : "Les ors d'Atlantide ne brillent plus personne"


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