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  [Féerique] Le Basilic de Notre Dame [58k -100 %- libre]

 



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[Féerique] Le Basilic de Notre Dame [58k -100 %- libre]

n°251
amria
Dans la lune
Posté le 21-03-2006 à 11:47:55  profilanswer
 

Je me lance, et mets ci-après une nouvelle. Merci d'avance, pour ceux qui auront le courage de lire  :D et commenter.  
 
 
Le soleil de l’aube transperçait la résille des branches, enluminait d’or et de cuivre le sous-bois, l’éveillant de sa torpeur. Les trilles stridents d’une fauvette saluèrent l’astre, un coucou interrogea les éthers de son cri rauque, et la forêt exhala une bouffée aigre-douce d’humidité et de feuilles pourrissantes.  
 
— Est-ce la bonne ?  
 
— Sa tournure le laisserait présager, toutefois, comment savoir ? Par deux fois, nous nous sommes fourvoyés !  
 
— Nous n’avons plus droit à l’erreur, mon ami. Sa colère serait terrible.  
L’autre hocha la tête. Une grimace déformait ses traits.  
 
Ignorant qu’elle était l’objet de curiosité des indiscrets — ils s’abritaient des regards derrière les buissons qui jouxtaient l’étang, — la jeune fille se dévêtit en hâte de sa robe de lin grossier, et ôta sa coiffe de novice. Libérée de toute entrave, sa chevelure d’ambre enchâssa ses hanches et courtisa ses fesses rondes. La jouvencelle se mira alors avec une grâce emprunte de volupté dans l’onde, se penchant d’un côté, puis de l’autre. Sans vergogne, elle s’offrait aux prunelles argentées de l’eau, dans une danse enjôleuse.  
 
Ravie par son reflet, elle secoua la tête, prenant plaisir à la caresse sensuelle du voile doré sur son échine, tandis que des larmes brouillaient ses yeux. D’ici trois jours, sa parure de soie ne serait plus que le souvenir de son ancienne existence. Sur l’autel de la religion, à l’instar de ses consœurs, elle sacrifierait le symbole de sa féminité. Cela lui pesait. Son corps frémissait de désirs, dont elle ignorait du haut de ses seize ans, la complexité et l’assouvissement.  
 
D’un geste agacé, Maëhlis frotta ses paupières. Après tout, quelle importance ? Il était encore heureux qu’elle eut cette alternative. Pour une enfant abandonnée, la chance l’avait déjà bien assez favorisée. Elle avait un refuge où dormir, de quoi remplir son estomac et une famille, qui à défaut de l’aimer, la protégeait.  
 
D’autres orphelines n’avaient pas connu un sort aussi clément. La damoiselle n’ignorait point que la vie, pour certaines malheureuses, forcées, enrôlées contre leur gré dans des bouges, ne valait guère plus que celle d’un chien. En ces temps sombres, naître pauvre, et femme de surcroît, équivalait à affronter une longue suite de misères.  
 
 
L’air vif rosissait sa chair. La jeune fille ragaillardie plongea un pied dans l’étang. La morsure de l’onde lui arracha un cri, bientôt suivi d’un soupir d’aise, quand son corps s’habitua à la fraîcheur du bain. Ses mains aux longs doigts fuselés égayèrent les flots, tels deux poissons malicieux.  
 
Oubliant la détresse qui l’avait étreinte, Maëhlis rejeta la tête en arrière. Alors que les torsades de ses cheveux fouettaient l’air, tels des serpents dorés, et que les pointes de ses seins pommelés durcissaient sous le baiser des flots ; d’entre ses lèvres, jaillit un rire d’une effronterie telle, qu’il aurait valu à la damoiselle le bûcher, si par mégarde un homme de Dieu l’avait entendu !  
 
Mais Maëhlis se savait seule.  
Du moins, en avait-elle le sentiment.  
 
Les sœurs reposaient encore à cette heure matutinale. Le cloître ne s’éveillerait qu’au son de la cloche annonçant les mâtines. Les religieuses, après la prière et un déjeuner frugal, s’activeraient aux diverses tâches, dans un silence grave et solennel. Si la disparition de la novice était constatée, — éventualité bien improbable. Masquée par les broussailles, la brèche dans le mur d’enceinte était difficilement décelable pour qui n’en connaissait point l’existence ; — aucune de ses consœurs ne songerait à la chercher par ici. Pourtant, l’étang n’était qu’à une demie lieue du couvent. Le bois et sa source souffraient d’une piètre réputation. Les ablutions et la coquetterie n’étaient pas plus en odeur de sainteté parmi les nonnes.  
 
Certes, Maëhlis éprouvait de la confusion à trahir de la sorte la confiance des religieuses. Toutefois, cette gêne était couplée à une sensation enivrante de braver les interdits qui l’emportait sur ses bonnes résolutions. Honteuse, les paupières sagement baissées, elle se gardait bien de faire état de ses escapades païennes, lors des confessions, auxquelles chaque jour, l’Abbesse contraignait les aspirantes clarisses.  
 
 
— Qui d’autre agirait ainsi ?  
 
— L’eau revêt un attrait irrésistible pour elles, certes, mais souviens-toi, nous avons déjà été berné par de faux-semblants. La première est tombée en pâmoison, et raconte à tout venant des histoires à notre sujet. Heureusement, nul n’y prête foi. La seconde a perdu la raison, ce qui ma foi arrange bien nos affaires.  
   
— Regarde ses prunelles ! s’exclama à voix basse son compagnon. Des yeux pers ! La coïncidence est suffisamment troublante ! Il n’y a guère de doute.  
 
— Peut-être… ou pas, nous verrons bien, soupira l’autre individu.  
 
Tout au plaisir que lui procurait la baignade, la jeune fille ne remarqua pas le frisson des feuillages, quand les curieux sortirent des fourrés et se campèrent sur la berge de l’étang.  
 
— Suis-nous ! ordonna Tzill.  
 
Après un hoquet de surprise, Maëhlis se tourna vers lui, marmonna quelques mots, puis fit mine de vouloir reprendre ses ablutions.  
 
— Hé bien ? s’impatienta Ewrill, les poings posés sur ses hanches.  
 
— Disparaissez ! La Sainte Vierge me protège, rétorqua la jouvencelle. Elle étreignait d’une main le médaillon suspendu à la chaînette qui ceignait son cou, traçant de l’autre le signe de la croix. Vous n’êtes que chimères. L’Abbesse m’avait pourtant prévenue. Il me faut être plus assidue dans mes prières…  
 
« Ave Maria, pleine de grâces… », entonna-t-elle avec ferveur.  
     
— Une sotte, c’est bien notre chance ! glapit Ewrill, sa face contrefaite de korrigan, contractée plus encore par le dépit.  
 
Son compagnon attrapa la badine qui pendait à sa ceinture. Sans crier gare, il en fouetta plusieurs fois le dos de Maëhlis, lui arrachant une exclamation de douleur. À présent, la baigneuse dévisageait les nouveaux venus avec une crainte, mêlée à une indicible stupeur. Se signer ; prier, n’avaient guère suffit. Les démons n’étaient pas des hallucinations, force lui était de le constater. Et les zébrures rougeâtres qui marquaient sa peau étaient bien réelles !  
 
— Il serait bon de nous accompagner sans histoire. Sinon… Tzill brandit la baguette et en frappa avec violence un buisson, le délestant d’un plumet de feuilles.  
 
La menace était claire.  
 
Maëhlis attrapa sa robe sur la berge — et comme les korrigans ne semblaient guère vouloir faire cas de sa pudeur, et se détourner, — elle s’en revêtit, sans sortir du bassin. En peu de temps, l’étoffe se gorgea d’eau, lui procurant des démangeaisons sur tout le corps. Sans une plainte, la jeune fille quitta l’étang. Aussitôt, Ewrill et Tzill l’encadrèrent. Les lutins ne lui arrivaient qu’à la taille, mais leur physionomie renfrognée dissuada Maëhlis de tenter la fuite.  
 
Où ces diables allaient-ils l’emmener ? Et quel sort lui réservaient-ils ?  
Incapable de répondre à ces questions, l’esprit hanté par des visions où elle se voyait servant de festin à une multitude de créatures identiques, Maëhlis, la mort dans l’âme, emboîta le pas à ses cerbères.  
 
***  
 
Après de nombreux détours entre les troncs dévorés par le lierre et la mousse, une, voire deux heures de marche plus tard, — le soleil dominait le faîte des arbres et ruisselait en flots ambrés entre les frondaisons, inondant de flaques d’or la forêt qui n’avait jamais parue si vaste à Maëhlis, — Tzill, en tête du cortège, s’arrêta. Son compagnon et la captive l’imitèrent.  
 
Repoussant sa longue barbe rousse, Tzill décrocha la badine. Maëhlis affolée, certaine qu’elle allait avoir droit à une autre salve de coups, recula vivement, se protégeant de ses mains. Sous son feutre à large bord, Ewrill pouffa d’un rire narquois. Son compère, fronçant les sourcils, traça un grand cercle sur le sol, du bout de sa baguette.  
 
— Va ! ordonna-t-il.  
 
C’en est fini de moi ! Ils vont me sacrifier à quelque rite barbare !  
 
Un sentiment de révolte, venu du plus profond de son être pointa, d’abord timidement, puis bientôt submergea la jouvencelle.  
 
Non, ils ne disposeraient pas de son corps, avec son consentement en prime ! De quel droit ?  
— Je refuse ! La jeune fille crispa les poings, comme si elle voulait en découdre.  
 
Les deux autres se dévisagèrent, la mine soucieuse, toutefois semblait-il, agréablement surpris.  
 
— Il vaudrait mieux… grommela Ewrill. Il indiqua d’un signe de tête le sillon tracé sur le sol de tourbe, à son comparse.  
 
L’autre acquiesça. Ils franchirent la lisière du cercle, les prunelles roulant dans les orbites. Leurs oreilles, au pavillon démesuré, s’orientaient dans toutes les directions, à l’affût. Les korrigans brandissaient leur badine, comme s’ils désiraient élever une barrière entre eux et Maëhlis.  
 
Encouragée par le revirement de situation, lui ménageant l’avantage, et investie d’un nouveau courage, Maëhlis défiait Ewrill et Tzill. Soudain, ses bras, mus par une force irrépressible, se levèrent, se figeant dans une offrande, la paume des mains en calice. Ses yeux pers, — un iris d’un vert d’eau saumâtre, l’autre outremer, — brillèrent d’un éclat tranchant.  
 
Dans le rond, Ewrill et Tzill marmonnaient. L’appréhension les poussait à se coller flanc contre flanc, dans une parade puérile.  
 
 — Eo appeleria Matrix tutteres Vitam, Aquario e Terra Spiritus, Deitia, Mater Primerora ! Eo appeleria Sementia Deus, Pater Primerora, Aria e Fuocus Spiritus !* psalmodia la jeune fille.  
Les mots tourbillonnaient dans son esprit et s’évadaient, sans qu’elle ne cherche à les retenir, ou même à les comprendre. Un profond bouleversement chahutait son âme. Des « fourmis » remontaient le long de ses membres inférieurs.  
 
La terre du sous-bois baisait avec passion la plante de ses pieds blessés par les brindilles, et leur infligeait de douces morsures de glaise et d’humus. L’air enveloppait sa silhouette d’une mantille éphémère, tissée de brume. À l’intérieur de son être, les laves d’un feu clément s’accouplaient au vif-argent d’une rivière, prenant sa source dans ses entrailles. De cette osmose naissait un émoi si intense, que la jeune fille ne put retenir un soupir.  
Ivre de plaisir, inconsciente de tout ce qui n’était pas cette sensation de plénitude, Maëhlis se laissait choir.  
   
Alors que son corps allait toucher le sol, il ne rencontra ni la terre, ni même la mousse qui la tapissait. D’une brèche jaillissait une eau sombre. Elle cueillit la jouvencelle dans le filet de ses flots, l’emporta, la hissant, à mesure que le niveau de l’eau montait.  
 
Les langues verdâtres avalaient tout sur leur passage. Les arbres s’estompaient. Le ciel virait au bronze oxydé. À regret, les vagues n’épargnaient que le cercle de terre, où se tenaient les korrigans. Ewrill et Tzill, se raccrochant l’un à l’autre se trouvaient à présent sur un promontoire, — la base en était le cercle magique. À mesure que la houle enflait, le rocher s’élevait — suffisamment, pour ne pas être englouti.  
 
Bientôt un océan calqua son corps majestueux sur le paysage. Où que le regard se porte, il ne rencontrait que la moire changeante de sa robe, et cet îlot incongru.  
 
Maëhlis à bout de force, paupières closes et cheveux épars ; les bras en croix sur sa poitrine — mise en valeur par la robe détrempée, — dérivait sur le dos.    
   
— Sois la bienvenue !    
 
Tirée de sa torpeur par la voix, Maëhlis ouvrit les yeux. À la vision qui s’offrit à elle, son cœur s’affola, cognant avec désespoir, comme s’il voulait s’évader de sa prison. La terreur noya de son étreinte la jeune fille.  
 
Nulle prière, aucun médaillon, ne seraient de taille pour contrer les maléfices qui l’entouraient !  
 
***  
 
L’étendue d’eau était peuplée d’une foule chamarrée. Des soupirs d’embruns, des rires perlés ourlaient le faux silence de l’océan. À tour de rôle, les créatures frôlaient la jeune fille, l’éclaboussaient, lui soutirant des frissons d’horreur. Les sirènes s’esquivaient ensuite d’une vrille, d’où jaillissaient des gerbes mousseuses ; puis se rapprochaient, esquissant des cercles autour d’elle, dans un ballet gracieux certes, mais également menaçant.  
   
Lors de sa tentative pour s’éloigner, — mais où aller ? Maëhlis n’en avait fichtrement aucune idée ! Elle souhaitait juste mettre le plus d’espace entre elle et ces démons, —  la jeune fille constata la nouvelle aisance avec laquelle elle se mouvait, et l’appendice — une queue serpentine, — dont elle était pourvue désormais.  
 
— Par Dieu, quel est ce sortilège ? s’exclama Maëhlis. Ô Notre Dame, protège ta fille, vois ce que ces monstres ont fait de moi !  
 
Insensibles à sa prière, des ondins s’ébattaient en bonds prodigieux. Lors des sauts, les nageoires dorsales se paraient des éclats fauves d’un soleil à son déclin, à demi englouti par les flots. Des naïades aux longues chevelures d’algues blondes, vertes et rousses tapaient dans leurs mains, tandis que des sirènes entonnaient des chants d’une douceur barbare, incitant les êtres mi-homme, mi-dauphin, à réitérer leurs exploits.  
 
— N’aie crainte, mon enfant. En terre d’Avalon, tu es parmi les tiens. Viens, suis-moi fille de Mélusine, dit Mélior. Son front ceint d’une escarboucle rubis la désignait comme la souveraine de ces créatures.  
 
— Mélusine, Avalon… répéta la jeune fille. Ces mots ne revêtaient aucun sens pour elle.  
 
Sans lui laisser le temps de protester, Mélior glissa un bras sous le sien et malgré la réticence de Maëhlis, l’entraîna à sa suite vers le rocher, dans un sillon d’écume. Le promontoire s’était transformé en une île. Ses contours, embrumés par un anneau de nuées violettes, se confondaient avec le turquoise de l’océan. Au travers de cette mousseline, les silhouettes torturées des arbres, hauts d’une dizaine de toises, prenaient l’allure de géants, postés en sentinelles.  
 
***  
 
Les korrigans se tenaient sur la plage de cailloux noirs, où venaient mourir des vagues essoufflées. Ewrill triturait son feutre. Mis à nu, son crâne dégarni brillait, tel un œuf de cane, pointant du nid. Légèrement bossu, son long visage ridé presque entièrement dévoré par sa barbe qui descendait jusqu’à terre, Tzill jouait avec sa baguette. Les lutins étaient nerveux. Et même sachant avoir accompli leur mission, ils redoutaient une mauvaise surprise de la part de la reine, — l’inconstance étant un trait de caractère bien connu, et hélas bien réel, chez les sirènes et les fées.  
 
Mélior appartenant aux deux genres, il y avait tout à craindre…  
 
 
Enfin, Mélior toucha terre. Les membres de sa Cour se hissèrent sur les rochers qui s’essaimaient aux alentours de l’île. De leur poste d’observation, se coiffant mutuellement, naïades et sirènes couvaient de leurs regards alanguis les silhouettes minuscules des korrigans et de la reine.  
 
Mélior relâcha son emprise sur le bras de Maëhlis. Son corps de serpent marin frétilla, puis ondula sur les galets sombres de la grève, semblant se tordre de douleur. À l’extrémité de ses bras souples et puissants, les mains se plantaient dans le sol, pour l’aider à avancer plus vite.  
 
En raison de l’effort, ses mâchoires se contractaient, ôtant toute trace d’humanité aux traits de la sirène. L’être qui s’élançait ainsi à l’assaut de la plage n’était plus qu’un prédateur.  
« La Vouivre ! » songea Maëhlis, échouée sur le flanc, incapable de bouger, tant elle était fourbue. À de nombreuses reprises, elle avait entendu cette histoire, sans y prêter foi, — mais au vu de son état, elle reconsidérait sa position, — de femme-serpent qui charmerait les hommes de ses enchantements, les perdant à tout jamais, pour finir par les dévorer.  
 
 
— Vous deux ! s’écria Mélior, arrivée à quelques ondulations des lutins.  
 
Ils inclinèrent la tête, Tzill resserrant sa prise sur la baguette.  
   
— Qu’y a-t-il pour votre agrément, ma Dame ? s’enquit-il. Sa dévotion doucereuse cachait mal son exaspération.  
 
Prenant appui sur sa queue, Mélior se redressa dans une pose menaçante. Les korrigans eurent un mouvement de recul. Mais la reine ne leur laissa guère le loisir de trembler plus longtemps, et dit :  
 
— Aurais-je senti une pointe d’amertume, Tzill ?  
 
— Que nenni, Dame Mélior ! Je regrette que mes propos aient prêté à confusion, et m’en excuse. Mon grand âge seul est cause de ma lassitude, hoqueta le vieux lutin. Il tritura de plus belle sa badine.  
 
La sirène laissa filtrer un sifflement d’entre ses lèvres, qui se voulait être un rire, mais ressemblait bien plus à une plainte. Ewrill se ratatina de moitié, tant il était plié sur lui-même, se bouchant les oreilles de ses mains. Quant à Tzill, il brandit sa baguette, et tenta de prononcer une incantation. Les mots restèrent engoncés dans sa gorge. Pire, ils l’étouffaient !  
 
Alors que le rire sifflant de Mélior envahissait chaque parcelle de son être, une boule se formait dans le gosier du lutin. Le visage brun de Tzill virait au bleu. Il était pris de convulsions, sa barbe rouge tourbillonnant autour de lui, telle une langue de feu.  
 
— Pitié, ma Dame ! hurla Ewrill. Il se jeta à terre, tant la vrille de la sirène transperçait son esprit.  
 
Mélior cessa enfin. Il était trop tard pour Tzill qui gisait mort, le corps tordu, sur la grève. Son compagnon n’osa point s’en approcher. Trop heureux d’en avoir réchappé, il ne désirait guère attirer l’attention sur lui. Peine perdue, la reine s’enquit :  
 
— Ne vous avais-je point mis en garde, Ewrill ?  
 
— Si fait, ma Dame, répliqua servilement celui-ci.  
 
— Par deux fois, vous avez échoué, et lorsque vous trouvez la bonne personne, vous la traitez sans ménagement ! Ma nièce est de sang royal, ne l’oubliez plus à l’avenir ! Mélior sourit, découvrant une rangée de dents agréables, mais néanmoins cruellement pointues. Ou vous le regretteriez, mon cher Ewrill… Allons, occupez-vous de cette vilaine carcasse, et filez au palais !    
 
 
Maëhlis, horrifiée, avait observé la scène, sans pouvoir intervenir. Des larmes s’écoulaient le long de ses joues livides et ses mains étreignaient avec compulsion le médaillon de la Vierge Marie. Elle n’en éprouvait aucun réconfort, se sentant perdue dans un univers qu’elle ne comprenait point.  
   
Pourtant, alors que ses lèvres soupiraient des prières, une phrase récurrente résonnait dans son esprit  : « Ma nièce est de sang royal… ».  
 
Bientôt, la jeune fille eut beau faire, un sentiment d’orgueil, prenant sa source dans ses rêveries enfantines, — lorsqu’elle s’inventait des géniteurs de noble condition, pour oublier sa peine d’enfant abandonnée, — investit ses pensées. Il balaya doucement ses scrupules, et les enseignements de miséricorde, prodigués par les religieuses.  
 
Mélior s’en revint vers elle. Sans doute ravie de lire sur le visage de Maëhlis une expression, — non pas la condamnant pour sa conduite envers le lutin, mais au contraire un air de profonde envie pour l’étendue de ses pouvoirs, — la fée caressa la joue de sa nièce, avec une infinie douceur. Et la jeune fille se laissa aller à ce sentiment inconnu qui versait du miel sur son cœur. Nul n’avait jamais été tendre à son égard. Pas même les nonnes, pour qui toute démonstration affectueuse devait être offerte à Dieu.  
 
 
Drapées dans leur cape en plumes de cygnes, le front ceint d’une escarboucle de teinte variant du rose le plus pâle, au carmin, un cortège de prêtresses s’avançait. Arrivées à leur hauteur, deux des vestales leur tendirent parures et bijoux identiques. Sur un signe de Mélior, la jeune fille posa le diadème sur son front, et revêtit la cape.  
 
— Serpe inverso ! déclama la reine.  
 
Aussitôt, l’enchantement se dissipa.  
 
— Sache qu’en terre d’Avalon, la malédiction n’a plus cours. Néanmoins si tu le désires, tu peux garder la forme serpentine. Cape et escarboucle signent ton appartenance au clan des Dames de l’île, pour que tous te portent déférence. Songeuse, Mélior dévisagea Maëhlis. Chacune de tes questions comporte une réponse. Désires-tu les connaître ?  
 
— Oui, ma… tante, soupira Maëhlis. Elle s’acheminait sans même y prendre garde vers le palais d’ambre, recouvert de mousse et d’une myriade de fleurs aux teintes envoûtantes.  
 
***  
 
Mélior :  
 
Fille de Mélusine, dans ton désarroi, tu en as appelé à la Mère. Non ne proteste point, c’est bien elle que tu as invoquée. La Déesse que nous révérons tous ici est la même Vierge, vénérée par les croyants de cette nouvelle religion.  
Et la Déesse a répondu à ta prière.  
Je craignais que ton séjour parmi les nonnes t’aie fait oublier l’héritage qui est le tien, et par la même, le sésame permettant d’ouvrir les portes immatérielles d’Avalon. En outre, je ne pouvais t’envoyer quérir par mes serviteurs Ewrill et Tzill, avant que tu n’atteignes l’âge propice. Avalon ne s’offre qu’à ceux qui s’abandonnent !  
Comment ?  
Ne l’as-tu point compris ? C’est le Plaisir, ma nièce ! Cet instant fragile, où l’âme s’évade, s’accouple à la Création !  
De tous temps, les dieux ont communiqué par ce biais avec leur progéniture. Si les prêtres de cette croyance balbutiante prétendent le contraire, ils se fourvoient.  
Parfois, oeuvrant à des desseins qui nous échappent, les divinités nous accablent de mille maux. Il est aisé alors, de les croire cruelles. Mais, sois-en sûre, mon enfant, jamais, les dieux ne nous priveraient de par leur seule volonté,  de ce lien si ténu qui les rapprochent de leurs créatures !    
Mélusine ; Palestine, qui se tient là, à nos côtés, et moi-même, avons été enfantées par Presine. Presine étant fée, fille de la Déesse, dans ses veines coule le sang magique. Il irrigue nos corps  également.  
Ma nièce, tu hoches la tête. Je comprends tes doutes.  
Je connais également la désespérance qui hantait ton cœur, de l’autre côté de la réalité d’Avalon, dans cette existence d’orpheline que par amour pour toi, nous t’avons imposée.  
À présent, laisse-moi te narrer l’histoire de nos origines, comme la content les troubadours. Tu sauras pourquoi cet appendice, qui te chagrine tant — désormais il terminera ton corps chaque samedi, sauf ici, — n’est point l’œuvre de celui que tu nommes le Malin, mais bien le châtiment que Presine nous infligea en représailles.  
 
***  
 
LE DIT DU TROUBADOUR  
 
De par sa grande beauté, Presine charma Elinas, roi d’Ėcosse. Elle accepta d’unir sa destinée à la sienne, à la condition qu’il ne cherche jamais à l’apercevoir lors de ses couches. Un grand malheur en résulterait, s’il outrepassait cette condition. Elinas, consumé d’amour, promit. Mais, comme il fallait s’y attendre de la part des Hommes, il ne tint guère sa promesse. Le pacte rompu, Presine n’eut plus d’autre choix que de s’en retourner en île d’Avalon, accompagnée de ses filles Mélusine, Mélior et Palestine.  
 
Les jeunes fées grandissaient en beauté et acquéraient le savoir propre à leur statut de Dames d’Avalon, tandis que dans leur cœur s’accroissait la rancune envers ce père qui les avaient contraintes à l’exil. L’aînée, Mélusine, pour qui les regrets des terres tant aimées et la compagnie des humains étaient les plus vifs, encourageait ses sœurs à la vengeance.  
 
« Sa faute doit être récompensée par une punition, pour le moins aussi cruelle que cette réclusion où il nous a poussées ! » disait-elle, emplie d’amertume.  
 
Bientôt, Mélior et Palestine se rangèrent à ses raisons. Unissant leurs efforts, elles lancèrent un sort si puissant qu’il passa outre les brumes violettes d’Avalon, s’en allant frapper Elinas. Le roi d’Ėcosse se retrouva à l’instant piégé dans la montagne magique de Northumberland.  
 
Presine mise au fait de l’événement, se désespéra, pleurant cet époux, pour qui l’amour ne l’avait jamais quittée, et ce même après son parjure. Attisée par la douleur, ou la colère, elle dit :  
 
— Mélusine, je t’ai portée, et choyée de ma tendresse de mère, sans savoir que je nourrissais une vipère en mon sein. Sois maudite ! Chaque samedi, tu te mueras en serpent du nombril jusqu’en bas !  
 
Voyant sa fille blêmir, le remord la cueillit, forçant Presine à atténuer un peu l’anathème. Si un homme l’aimait suffisamment pour l’épouser, sans jamais chercher à percer le secret de sa transformation, Mélusine pourrait mener une vie heureuse auprès de lui. Dans le cas contraire, elle se volatiliserait dans les limbes de l’oubli.  
 
Mélusine quitta l’île d’Avalon, avec pour seuls biens, ses charmes et sa beauté. Ses pas la menèrent à la Source : la Fontaine de Soif. Fourbue, elle déposa sa cape de plumes de cygnes, et l’escarboucle sur la berge. Bien que ce ne fut point samedi, elle ressentit le besoin de se baigner. Elle se lova alors dans l’onde. Raymondin, marri d’avoir tué par mégarde son oncle à la chasse, la découvrit là. Oubliant la peine qui le torturait, il tomba éperdument amoureux de la fée. Le jeune homme jura de ne jamais chercher à la voir le samedi, comme Mélusine le lui demanda. Après cela, les épousailles furent célébrées.  
 
La chance favorisa dès lors Raymondin. Grâce aux enchantements de son épouse, ses dépendances et richesses s’accroissaient. En une nuit, à l’aide d’une pelletée de terre et d’un peu d’eau, Mélusine édifiait des châteaux. En outre, la fée avait mis au monde dix fils. Certes plusieurs d’entre eux avaient une drôle d’apparence, mais ils étaient néanmoins forts et valeureux.  
 
La bonne fortune de la famille des Lusignan attirait les convoitises.  
 
Le Comte de Forez, frère de Raymondin, titilla tant la jalousie de celui-ci, quant aux jours, où sa jeune épouse se cloîtrait loin de ses regards, que Raymondin faillit à son serment.  
 
Il surprit Mélusine au bain. La fée, ivre de douleur, se mua aussitôt en femme-serpent ailée, et prit la fuite, laissant Raymondin soupirer après son bel amour perdu et regretter sa faute.  
 
 
On dit — mais que ne dit-on pas ? — que Mélusine erre encore sous une forme immatérielle. Sa peine serait immense. Ses sœurs ayant également encouru l’ire de Presine, — qui n’est pas fée à pardonner — ne peuvent quitter Avalon, à moins de demeurer à jamais sirènes.  
Prise à ses propres sortilèges, Presine a perdu la raison et rôde dans l’île sous la forme d’un cygne noir.  
 
***  
 
Après que Mélior se soit tue, Maëhlis resta longtemps silencieuse.  
 
Devait-elle se réjouir de son ascendance royale, alors que cela signifiait sa monstrueuse métamorphose à chaque fin de semaine ? Maëhlis en venait à regretter son ancienne vie, et les perspectives limitées, mais au combien plus sereines de celle-ci.  
 
— Si j’ai bien compris, depuis que j’ai franchi les portes d’Avalon, je suis astreinte à me muer en vouivre. Pourquoi pas avant ? Et pourquoi, la légende ne fait-elle point mention de moi ?  
 
Mélior lança un regard suppliant à sa sœur Palestine. Cette dernière toussota ; se renfonça dans son fauteuil, manifestant ainsi son refus de se mêler à la conversation. Haussant les épaules, la reine se dirigea vers un brasero. De là s’échappait une épaisse fumée rose à la fragrance piquante. Elle invita Maëhlis à la rejoindre.  
 
— Tu as usé de l’incantation des Dames d’Avalon pour pénétrer dans l’île. En agissant ainsi, le flux magique, au repos dans tes veines, s’est activé. À l’encontre de tes frères, toi seule mon enfant, possède le sang des fées. Ton existence n’est point connue, pour la simple raison que Mélusine ne s’ouvrit guère de son état, à son époux. Viens, approche. Hume les effluves des herbes propices à la divination. Laisse-les envahir ton esprit.  
 
Un peu réticente, mais rongée par la curiosité, la jeune fille s’exécuta. La senteur amère de la belladone, et celle douceâtre de la centaurée s’insinuèrent en elle. Elle fut prise de nausées, les paupières alourdies par un besoin irrépressible de s’assoupir. Autour de Maëhlis, tout devint flou, tandis qu’elle tombait en pâmoison.(passage à améliorer)  
 
Maëhlis :  
 
Dans peu de temps, ils vont venir. J’ai recommandé mon âme à Dieu, et à la Mère. Même, si je doute à présent de sa bonté. Mais peut-être seule ma crédulité est-elle à blâmer ?  
Traîtresse à ma destinée. Traîtresse à ma lignée.  
J’ai accompli l’acte le plus ignoble qui soit !  
Je regarde mes mains souillées. Ces mains qui ont donné la mort, salies à jamais. Sur le sol, des tâches sombres de sang coagulé m’accusent, tandis que la brise emporte dans son ballet léger,  quelques plumes noires.  
La serpe d’or sacrificielle, fichée dans la blessure, se pare des éclats empourprés d’un soleil à l’agonie. Le cygne gît sur le côté et de son flanc s’écoule un ru poisseux qui vient abreuver l’herbe. Ses yeux dorés me sonderont de leur stupeur jusqu’à la fin de mes jours — instant qui ne saurait tarder.  
L’ultime sacrifice.  
Ah, Mélior tu t’es bien moquée de moi!  
Sous l’influence de tes drogues, je vous ai libérées toi et Palestine du sortilège qui vous asservissait. Cruelles ! Vous m’avez laissé boire au ruisseau de l’éternité, l’espace d’un songe, pour me précipiter dans l’ignominie de plus haut !  
Maudites !  
Las, mes sorts sont vains. Je n’ai guère votre science.  
 
***  
 
La procession fit halte devant Maëhlis. En larmes, elle attendait agenouillée, auprès du cygne mort. L’horreur de son geste la rendait muette. Mais sa peine n’attendrit en rien les vestales, dont les regards se durcirent. Maëhlis sentit se répandre l’odeur âcre du dégoût autour d’elle. Sans un mot, Mélior et Palestine remirent au Druide la serpe d’or. Les fées gardaient les yeux baissés, consternées du vilain tour qu’elles avaient été contraintes de jouer à leur nièce.  
 
Presine, dans l’impossibilité de défaire l’enchantement, seule une vierge de la famille le pouvait, avec l’inévitable sanction qui s’en suivrait.  
 
N’est-ce pas un juste retour des choses que la fille éponge la dette contractée par sa mère ?  
 
Palestine et Mélior l’avaient su dès l’instant où Mélusine s’en était revenue à Avalon, le ventre arrondi, porteuse du germe de leur délivrance. Aussitôt que l’enfant était née, elles l’avaient fait déposer par Tzill et Ewrill sur le seuil du cloître. Il était impératif que Maëhlis ignore tout de la malédiction, et qu’elle reste pure, jusqu’au moment de la libération.  
 
Spectre de souffrance,errant dans ses cauchemars, Mélusine n’avait pu contrer leurs plans.  
 
 
La jeune fille tendit son long cou gracile, acceptant le châtiment comme une libération. Le Druide éleva alors la serpe et dit :  
 
— Ô Déesse reçois le sacrifice de ta fille qui a pêché !  
 
La voix pure de la Déesse s’éleva dans les éthers, — ou était-ce Presine, qui décidément n’était pas fée à pardonner ?  
 
— Que la traîtresse se mue en basilic ! Jamais plus ses yeux ne croiseront d’autres yeux, sans qu’ils ne donnent la mort ! Va Maëhlis, va rejoindre les créatures de l’ombre. La lueur du jour te sera désormais douleur !  
 
Aussitôt, la peau déjà craquelée par le soleil déclinant, le basilic blessé s’élança en longues ondulations vers une anfractuosité de la roche, pour s’y tapir, à l’abri de la lumière et du regard des Dames d’Avalon.


Message édité par amria le 11-04-2006 à 22:23:07
n°256
mouysset
Quand il a bu il n'a plus soif
Posté le 23-03-2006 à 11:33:54  profilanswer
 

Salut amira. :jap:  :)  
Ton texte, par son sujet, est aux antipodes de mes préoccupations. Mais je me suis laissé tenter. Un: par "la petite nouvelle" sur le site. :pt1cable:  Deux: par le style des trois premières lignes.
Je ne dirai rien sur le fond. D'autres, plus qualifiés, le feront, je pense.
Sur la forme, globalement, je trouve que c'est très bien écrit.
Je pourrais en rester là, mais je pense que tu peux progresser.  
Ce sont des détails, mais ils font parfois toute la différence.
Est-ce que je me trompe en disant que ton texte est travaillé?  
Quand ça se remarque, c'est presque un défaut.
L'art d'un Le Clézio, par exemple - j'en ai peu lu - c'est de donner l'impression que c'est simple d'écrire. Et je suis loin, personnellement, d'atteindre son art. Mais chez les autres, parfois, on voit mieux les défauts que chez soi. :D  
Puisque j'ai parcouru ton texte (mais sans que cela te décourage, parce qu'il n'y a pas de véritables raisons, selon moi ) je te livre deux ou trois remarques:
D'abord, "trille" est du genre masculin et ne saurait donc être "stridente". Mais je n'ai pas noté d'autres fautes. Dommage que ce soit au départ!  
Une autre, toutefois, dans la dernière phrase, mais plus discutable, celle-là: ..."s'élança en longues ondulations, se tapir dans un trou,..."  Lire: " Je m'élance me tapir ", me choque. A la rigueur: je m'élance pour aller me tapir. Ou je m'élance et vais me tapir. Après s'élancer on attend "vers", "à", "dans", "sur" etc..., mais pas un autre verbe directement lié à cette action.
Donc on pourrait écrire: " s'élança en longues ondulations vers un trou pour s'y tapir, à l'abri de..."  
Il me semble...(?)J'ai l'impression que c'est personnel. Faut voir ce qu'en pensent les autres...
Tu as tendance aussi à faire de longues phrases. C'est permis. Mais , là aussi, il me semble qu'ici ou là, le texte gagnerait en légèreté, en coupant certaines d'entre elles, quand c'est possible.
Exemple:
- Qu'y a-t-il pour votre agrément, ma Dame? s'enquit-il avec une dévotion doucereuse, qui cachait mal son exaspération.
On peut mettre un point après "s'enquit-il." Puis:
Une dévotion doucereuse cachait mal son exaspération.
On économise "avec" et "qui". Et le lecteur peut mieux respirer. ( Moi, en l'occurrence, qui suis vieux. :pt1cable: )
Plus ou moins, tout le monde fait des fautes. Finalement, je trouve que tu en fais peu.
J'aime ton style, malgré ce que j'en ai dit.  
En somme: bravo Mélusine! Pardon!!! maria. Non!!! amria! :lol:  
Et, même si je ne suis qu'un simple membre sur ce site, je te souhaite la bienvenue. :hello:  :)


Message édité par mouysset le 23-03-2006 à 11:45:45

---------------
 
Si le travail de cet auteur vous plait, vous pouvez l'encourager en cliquant ici
n°258
amria
Dans la lune
Posté le 23-03-2006 à 18:32:05  profilanswer
 

Mouysset merci pour la bienvenue  :hello: et pour avoir pris le temps de lire et commenter.
 
OUpss... les trilles masculin, j'aurais pu vérifier. Et pour "s'élança dans un trou pour s'y tapir" il me semble aussi que tu as raison. J'ai trouvé tes remarques encourageantes, et le plus souvent pertinentes.  ;) En effet, c'est plus facile de voir les petits défauts sur les autres textes, je fais la remarque à d'autres pour les phrases qui pourraient être allégées... et je ne mets pas en pratique mes conseils dans mes écrits  :D  
Merci encore pour tes commentaires. J'ai eu raison de ne pas l'envoyer encore ma nouvelle, je vais retravailler pour alléger un chtit peu.

n°259
mouysset
Quand il a bu il n'a plus soif
Posté le 23-03-2006 à 20:46:12  profilanswer
 

Joyeux courage ! :)


Message édité par mouysset le 23-03-2006 à 20:46:59

---------------
 
Si le travail de cet auteur vous plait, vous pouvez l'encourager en cliquant ici
n°263
Seb
tapissier-magicien
Posté le 29-03-2006 à 17:56:19  profilanswer
 

Salut Amria,
 
Les plumes féminines ont un charme vraiment particulier et tu viens enrichir avec brio la liste de celles qui nous avaient déjà enchantés.
 
Je n'ai presque que des compliments à faire.
 
Je trouve cette histoire magnifique, bien menée, pleine de poésie et de mystère et servie par un style quasi irréprochable.
 
Une critique tout de même sur la dernière partie qui manque de clarté à mon goût :
Elle hûme les herbes propices à la divination, voit la funeste issue qui l'attend (en italique), puis nous en vivons la confirmation avec elle, après que les événements aient bien eu lieu dans la réalité ?
C'est comme ça que je le comprends et j'avoue que ça me gêne. Si elle a bien eu cette vision avec les herbes, comment se fait-il qu'elle n'ait pas cherché à modifier le cours des choses, ou du moins, que tu ne nous en dises rien ? Mais peut-être que ce que j'ai pris pour une vision n'est que la perception qu'elle a de la réalité alors qu'elle est sous l'emprise de la drogue, auquel cas, ça ne me paraît pas très clair.
Mais peut-être est-ce aussi ta volonté...  :)
Enfin voilà, de mon côté, sur ce texte là, il y a ce flou qui me gêne un peu sur la fin.
 
Mais je m'incline devant la qualité et la douceur de ta plume.
J'aime beaucoup.
Bravo.
 :hello:

n°265
amria
Dans la lune
Posté le 30-03-2006 à 20:33:02  profilanswer
 

Salut Seb,  
 
"toute confuse", merci pour tes appréciations, c'est encourageant. :) Ta remarque pour le côté divination et réalité du geste est tout à fait justifiée. ça m'avait échappé.
 
Dans mon idée, Maëhlis agit sous l'effet des drogues, mais visiblement, ce n'est pas compréhensible. Je vais le modifier, et j'éditerai, car j'avais fait des corrections, mais pas celle-ci.  
Merci pour vos commentaires et l'aide qui en a découlé.  :hello:  
(j'ai édité mon premier texte, avec les corrections)


Message édité par amria le 04-04-2006 à 07:53:09
n°269
Seb
tapissier-magicien
Posté le 01-04-2006 à 09:56:30  profilanswer
 

Salut Amria,
 
Je commence par une remarque d'organisation :
Comme je l'ai dit à Grippe-sou, je crois qu'il est mieux d'actualiser le premier message avec la dernière version du texte, quitte à faire une copie de l'ancien plus bas pour ceux qui souhaitent voir les évolutions.
Chaque nouveau lecteur que tu auras lira en commençant par le premier post. Pour qu'ils lisent toujours la dernière version, je crois qu'il vaut mieux procéder comme ça.
 
Sur tes retouches, ça me paraît plus clair.
Il y a toujours quelque chose qui me gêne, mais c'est sans doute que je suis trop dedans et c'est subjectif. Si les prochains lecteurs sont gênés aussi, j'essayerai de mettre le doigt dessus.
 
De toutes façons, ça ne remet pas en cause l'excellente appréciation que j'ai de l'ensemble.
Ceci dit, je ne suis pas un pur littéraire et si tu veux progresser, tu auras sans doute besoin d'avis de gens plus compétents. J'espère que tu pourras les trouver ici prochainement  :).
 
Mais au niveau où tu es déjà, je suis volontaire pour que tu me racontes encore des histoires.
 :hello:


Message édité par Seb le 01-04-2006 à 09:56:55

---------------
"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°270
mouysset
Quand il a bu il n'a plus soif
Posté le 03-04-2006 à 14:37:31  profilanswer
 

Ah oui!...C'est mieux! ...Je veux dire que je préfère, en tous cas. Mais je n'ai pas tout lu.
Une petite remarque, de la taille d'une virgule, pour la dernière ligne: je ne mettrai pas de virgule entre "... de la lumière" et "du regard...". "Et", ici en tous cas, relie lumière et regard ; la virgule les sépare.
J'aime beaucoup ton style.
 

n°271
amria
Dans la lune
Posté le 04-04-2006 à 08:02:52  profilanswer
 

Citation :

Salut Amria,  
 
Je commence par une remarque d'organisation :  
Comme je l'ai dit à Grippe-sou, je crois qu'il est mieux d'actualiser le premier message avec la dernière version du texte, quitte à faire une copie de l'ancien plus bas pour ceux qui souhaitent voir les évolutions.  
Chaque nouveau lecteur que tu auras lira en commençant par le premier post. Pour qu'ils lisent toujours la dernière version, je crois qu'il vaut mieux procéder comme ça.


 
Salut Seb, c'est fait merci du conseil !  :D  
 

Citation :

Sur tes retouches, ça me paraît plus clair.  
Il y a toujours quelque chose qui me gêne, mais c'est sans doute que je suis trop dedans et c'est subjectif. Si les prochains lecteurs sont gênés aussi, j'essayerai de mettre le doigt dessus.


 
Bien volontiers, n'hésite pas à m'en faire part.  
 
 

Citation :

Ceci dit, je ne suis pas un pur littéraire et si tu veux progresser, tu auras sans doute besoin d'avis de gens plus compétents. J'espère que tu pourras les trouver ici prochainement  :).


 
Si effectivement, j'espère également que d'autres m'aideront par leur avis, j'ai peu de recul, et ne donne que rarement mes textes à lire, même autour de moi, je te remercie d'autant plus de t'être penché sur ma nouvelle. Faut-il être "un pur littéraire" pour lire ? Heureusement que non,  un lecteur, est un lecteur, (et si en plus il écrit, que demande le peuple ? :whistle: ) s'il apprécie, c'est déjà un bon point. Tu m'as fait part d'une incohérence qui t'a sauté aux yeux et que je vais devoir rendre plus claire.    
 
*relit sa phrase, et songe que la réponse a pu être mal comprise* :whistle: je ne suis pas non plus une "pure littéraire",  :p  
 

Citation :

je suis volontaire pour que tu me racontes encore des histoires.  
 :hello:


 
 :)  
 

Citation :

Ah oui!...C'est mieux! ...Je veux dire que je préfère, en tous cas. Mais je n'ai pas tout lu.  
Une petite remarque, de la taille d'une virgule, pour la dernière ligne: je ne mettrai pas de virgule entre "... de la lumière" et "du regard...". "Et", ici en tous cas, relie lumière et regard ; la virgule les sépare.  
J'aime beaucoup ton style.


 
Mouysset, merci, j'ai rectifié :)


Message édité par amria le 07-04-2006 à 08:09:12
n°278
Eridan
Mage noir
Posté le 11-04-2006 à 22:33:57  profilanswer
 

Bon, cette nouvelle est très clairement orientée High Fantasy, que je traduirais par "féerique". Je me suis permis de le préciser dans le titre de ton post.
Comme je n'aime pas ce genre, je ne donnerai pas mon avis sur l'histoire.
 
Je peux en revanche donner des remarques sur le texte en lui-même.
 
   

Citation :

Oubliant la détresse qui l’avait étreinte, Maëhlis rejeta la tête en arrière. Alors que les torsades de ses cheveux fouettaient l’air, tels des serpents dorés, et que les pointes de ses seins pommelés durcissaient


Pommelés : Robert me donne deux sens : couvert ou formés de petits nuages ronds et couvert de taches rondes et grises en parlant d'un cheval.
 

Citation :

sous le baiser des flots ; d’entre ses lèvres, jaillit un rire d’une effronterie telle,


Un point virgule peut être remplacé par un point. Ici, il faut impérativement une virgule puisque que c'est la contrepartie de "Alors que….d'entre ses lèvres…" ou alors je n'ai pas compris.
 

Citation :

Les sœurs reposaient encore à cette heure matutinale. Le cloître ne s’éveillerait


matinale
 

Citation :

qu’au son de la cloche annonçant les mâtines. Les religieuses, après la prière et un déjeuner frugal, s’activeraient aux diverses tâches, dans un silence grave et solennel. Si la disparition de la novice était constatée, — éventualité bien improbable. Masquée par les broussailles, la brèche dans le mur d’enceinte était difficilement décelable pour qui n’en connaissait point l’existence ; — aucune


C'est lourd. Je pense qu'un texte "propre" doit éviter les surabondances d'insertions entre tirets (avis très personnel)
 

Citation :

Non, ils ne disposeraient pas de son corps, avec son consentement en prime ! De quel droit ?    
— Je refuse ! La jeune fille crispa les poings, comme si elle voulait en découdre.


Que serait-il passé si elle avait accepté d'entrer dans le cercle. Pourquoi cet ordre puisque visiblement, elle doit rester à l'extérieur  
   

Citation :

Les deux autres se dévisagèrent, la mine soucieuse, toutefois semblait-il, agréablement surpris.    
   
— Il vaudrait mieux… grommela Ewrill. Il indiqua d’un signe de tête le sillon tracé sur le sol de tourbe, à son comparse.  
   
Encouragée par le revirement de situation, lui ménageant l’avantage, et investie d’un nouveau courage, Maëhlis défiait Ewrill et Tzill. Soudain, ses bras, mus par une force irrépressible, se levèrent, se figeant dans une offrande, la paume des mains en calice. Ses yeux pers, — un iris d’un vert d’eau saumâtre, l’autre outremer, — brillèrent d’un éclat tranchant.  


Je n'aime pas trop "saumâtre" qui renvoie au champ lexical du marais, bien peu flateur pour une jeune fille.
 
   

Citation :

— Eo appeleria Matrix tutteres Vitam, Aquario e Terra Spiritus, Deitia, Mater Primerora ! Eo appeleria Sementia Deus, Pater Primerora, Aria e Fuocus Spiritus !* psalmodia la jeune fille.  


Tu mets là un astérisque qui devrait mener à une annotation, mais il n'y en a pas.
   
 

Citation :

Alors que son corps allait toucher le sol, il ne rencontra ni la terre, ni même la mousse qui la tapissait. D’une brèche jaillissait une eau sombre. Elle cueillit la jouvencelle dans le filet de ses flots, l’emporta, la hissant, à mesure que le niveau de l’eau montait.

 
Là je ne comprends pas. Là brèche était elle là avant ? "jaillissait" à l'imparfait semble l'indiquer. Sinon j'aurais dis "Une blèche s'ouvrit et une eau sombre en jaillit.
   

Citation :

Les langues verdâtres avalaient tout sur leur passage. Les arbres s’estompaient. Le ciel virait au bronze oxydé. À regret, les vagues n’épargnaient que le cercle de terre, où se tenaient les korrigans. Ewrill et Tzill, se raccrochant l’un à l’autre se trouvaient à présent sur un promontoire, — la base en était le cercle magique. À mesure que la houle enflait, le rocher s’élevait — suffisamment, pour ne pas être englouti.  


Je ne comprends pas du tout ce qui ce passe. La transformation du cercle en rocher laisse pensé que le décor à changé, pourtant on comprend par la site qu'ils ont changé de monde. Alors, pourquoi ce rocher ?  
 
   

Citation :

L’étendue d’eau était peuplée d’une foule chamarrée. Des soupirs d’embruns, des rires perlés ourlaient le faux silence de l’océan. À tour de rôle, les créatures frôlaient la jeune fille, l’éclaboussaient, lui soutirant des frissons d’horreur. Les sirènes s’esquivaient ensuite d’une vrille, d’où jaillissaient des gerbes mousseuses ; puis se rapprochaient, esquissant des cercles autour d’elle, dans un ballet gracieux certes, mais également menaçant.

 
Pas de point virgule, une vraie virgule, c'est la continuité de la phrase. Sinon rappelle le sujet.
 
   

Citation :

Insensibles à sa prière, des ondins s’ébattaient en bonds prodigieux. Lors des sauts, les nageoires dorsales se paraient des éclats fauves d’un soleil à son déclin, à demi englouti par les flots. Des naïades aux longues chevelures d’algues blondes, vertes et rousses tapaient dans leurs mains, tandis que des sirènes entonnaient des chants d’une douceur barbare, incitant les êtres mi-homme, mi-dauphin, à réitérer leurs exploits.

 
"Douceur barbare" : pléonasme ? Je ne vois pas ce que ça peut être.
 
   

Citation :

— N’aie crainte, mon enfant. En terre d’Avalon, tu es parmi les tiens. Viens, suis-moi fille de Mélusine, dit Mélior. Son front ceint d’une escarboucle rubis la désignait comme la souveraine de ces créatures.  


Là on a une phrase sans verbe. A la limite met une virgule après Mélior, quoi que je préfèrerait une véritable nouvelle phrase pour la lisibilité et donner une explication claire.
 

Citation :

Au travers de cette mousseline, les silhouettes torturées des arbres, hauts d’une dizaine de toises, prenaient l’allure de géants, postés en sentinelles.  


Là, j'ai eu l'impression qu'on parlait des arbres de la Terre avant l'arrivée des eaux. Ce qui me laissait encore dans le doute de ce qui s'était produit. Autrement dit, je nageais comme les sirènes ;)
   

Citation :

***  
   
Les korrigans se tenaient sur la plage de cailloux noirs, où venaient mourir des vagues essoufflées. Ewrill triturait son feutre. Mis à nu, son crâne dégarni brillait, tel un œuf de cane, pointant du nid.


Pas de virgule.
   

Citation :

Maëhlis, horrifiée, avait observé la scène, sans pouvoir intervenir. Des larmes s’écoulaient le long de ses joues livides et ses mains étreignaient avec compulsion le médaillon de la Vierge Marie. Elle n’en éprouvait aucun réconfort, se sentant perdue dans un univers qu’elle ne comprenait point.  


"Compulsion" : Contrainte / Impossibilité de ne pas accomplir un acte, lorsque ce non-accomplissement est générateur d'angoisse, de culpabilité.
LOL, je ne comprends pas vraiment cette définition de Robert, mais je ne pense pas pour autant que le mot convienne dans ta phrase.  
 
   

Citation :

— Sache qu’en terre d’Avalon, la malédiction n’a plus cours. Néanmoins si tu le désires, tu peux garder la forme serpentine. Cape et escarboucle signent ton appartenance au clan des Dames de l’île, pour que tous te portent déférence. Songeuse, Mélior dévisagea Maëhlis. Chacune de tes questions comporte une réponse. Désires-tu les connaître ?  


"Songeuse, Mélior dévisagea Maëhlis." Phrase narrative insérée dans un dialogue devant être mise entre parenthèse.
 

Citation :

 
Mélior :  
   
Fille de Mélusine, dans ton désarroi, tu en as appelé à la Mère. Non ne proteste point, c’est bien elle que tu as invoquée. La Déesse que nous révérons tous ici est la même Vierge, vénérée par les croyants de cette nouvelle religion.    
Et la Déesse a répondu à ta prière.  


Là, on ne comprend pas bien ce qui se passe. Oral ? Insertion historique ?
 
 
 

Citation :

 
LE DIT DU TROUBADOUR  
   
De par sa grande beauté, Presine charma Elinas, roi d’Ėcosse. Elle accepta d’unir sa destinée à la sienne, à la condition qu’il ne cherche jamais à l’apercevoir lors de ses couches. Un grand malheur en résulterait, s’il


 
Pas de virgule après "résulterait" / La majuscule accentuée n'est pas passée au copier/collé.
 
 

Citation :

 
La bonne fortune de la famille des Lusignan attirait les convoitises.    
 
Le Comte de Forez, frère de Raymondin, titilla tant la jalousie de celui-ci, quant aux jours, où sa jeune épouse se cloîtrait loin de ses regards, que Raymondin faillit à son serment.

 
Si le sens propre de "titiller" est littéraire (chatouiller) son sens figuré (comme ici s'appliquant au domaine de l'abstrait) est familier (toujours selon Robert). Et un mot familier au milieu d'autres du langage soutenu (marri), fait vraiment désordre.
 
   

Citation :


Maëhlis :  
   
Dans peu de temps, ils vont venir. J’ai recommandé mon âme à Dieu, et à la Mère. Même, si je doute à présent de sa bonté. Mais peut-être seule ma crédulité est-elle à blâmer ?    
Traîtresse à ma destinée. Traîtresse à ma lignée.  
J’ai accompli l’acte le plus ignoble qui soit !  

 
 
Comme mes camarades, je ne comprends pas bien se qui ce passe à ce moment là. Si on se réfère à la fois précédente où tu nomes un paragraphe ( Mélior : ) C'est une déclamation orale.
 
Voilà. Maintenant comme je ne décode pas du tout le style High Fantasy, on pourrait croire que cette difficulté à appréhender la narration est voulue, renforçant par la forme le caractère surnaturel de l'histoire, avec son envoûtement, etc…  A voir.


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Si le travail de cet auteur vous plait, vous pouvez l'encourager en  
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ici
n°279
amria
Dans la lune
Posté le 13-04-2006 à 10:25:56  profilanswer
 

Citation :

Je me suis permis de le préciser dans le titre de ton post.  
Comme je n'aime pas ce genre, je ne donnerai pas mon avis sur l'histoire.  
 
Je peux en revanche donner des remarques sur le texte en lui-même.


 
Tout d'abord merci Eridan pour avoir pris le temps de lire et commenter, surtout que le genre n'est pas ta tasse de thé,  ;) pour ma part, j'ai de la peine quand ça ne m'attire pas particulièrement.
 

Citation :

Pommelés : Robert me donne deux sens : couvert ou formés de petits nuages ronds et couvert de taches rondes et grises en parlant d'un cheval.


 
hum... n'est pas pomme tout ce qui le mentionne, tu as raison, mon dico dit pareil. Je vais changer ça.
 

Citation :

qu’au son de la cloche annonçant les mâtines. Les religieuses, après la prière et un déjeuner frugal, s’activeraient aux diverses tâches, dans un silence grave et solennel. Si la disparition de la novice était constatée, — éventualité bien improbable. Masquée par les broussailles, la brèche dans le mur d’enceinte était difficilement décelable pour qui n’en connaissait point l’existence ; — aucune  
 
C'est lourd. Je pense qu'un texte "propre" doit éviter les surabondances d'insertions entre tirets (avis très personnel)


 
J'ai allégé la phrase, somme toute, l'explication de la brèche n'est pas d'une importance capitale :whistle:  
 
 

Citation :

Que serait-il passé si elle avait accepté d'entrer dans le cercle. Pourquoi cet ordre puisque visiblement, elle doit rester à l'extérieur  


 
 
J'ai peut-être mal expliqué, donc à revoir. C'est une mise à l'épreuve, un pour tester son caractère, deux pour qu'elle se souvienne de la formule. Si comme lors des deux fois précédentes, et les deux autres jeunes filles, Maëhlis n'arrive pas à ouvrir le monde, elle risque de se noyer...
 
 

Citation :

Je n'aime pas trop "saumâtre" qui renvoie au champ lexical du marais, bien peu flateur pour une jeune fille.

Citation :


 
 
C'était intentionnel, allusion à sa nature marine et des marécages. Je vais sans doute remplacer par un vert d'eau dormante.
 
 
[quote]Tu mets là un astérisque qui devrait mener à une annotation, mais il n'y en a pas.


 
 
:pt1cable: copier coller en cause, pas remarqué lol
 
 

"jaillissait" à l'imparfait semble l'indiquer. Sinon j'aurais dis "Une blèche s'ouvrit et une eau sombre en jaillit. [/quote]
 
 
concordance des temps, passé simple vi, action pendant que je la décris.
 
 

Citation :

Je ne comprends pas du tout ce qui ce passe. La transformation du cercle en rocher laisse pensé que le décor à changé, pourtant on comprend par la site qu'ils ont changé de monde. Alors, pourquoi ce rocher ?  


 
C'est un passage, on bascule d'un monde à l'autre, bref à revoir un peu, même si j'aime l'idée
qu'il y a de la magie et que tout ne s'explique pas forcément, bon un peu quand même  ;) je m'en voudrais de noyer le(s) lecteur(s)
 
 
 

Citation :

"Songeuse, Mélior dévisagea Maëhlis." Phrase narrative insérée dans un dialogue devant être mise entre parenthèse.  


 
Tu es sûr de ça? il me semble qu'on peut narrer une action dans un dialogue et reprendre le dialogue en cours, sans autre...  
 
 

Citation :

Là, on ne comprend pas bien ce qui se passe. Oral ? Insertion historique ?

 
 
 
vi, je vais faire la distinction en intitulant le paragraphe Mélior à Maëhlis :, et mettre des guillemets en début et fin pour donner l'indication d'un dialogue.  :p  
 
 
 
douceur barbare, oxymore ? non? peut-être pas justifié...  
 
 

Citation :

"Compulsion" : Contrainte / Impossibilité de ne pas accomplir un acte, lorsque ce non-accomplissement est générateur d'angoisse, de culpabilité.  
LOL, je ne comprends pas vraiment cette définition de Robert, mais je ne pense pas pour autant que le mot convienne dans ta phrase.


 
lol, je n'ai rien compris non plus à la définition, vais formuler ça autrement.
 
 
titiller remplacé par aiguiser.
 
 

Citation :

Comme mes camarades, je ne comprends pas bien se qui ce passe à ce moment là. Si on se réfère à la fois précédente où tu nomes un paragraphe ( Mélior : ) C'est une déclamation orale.

 
 

Citation :

Voilà. Maintenant comme je ne décode pas du tout le style High Fantasy, on pourrait croire que cette difficulté à appréhender la narration est voulue, renforçant par la forme le caractère surnaturel de l'histoire, avec son envoûtement, etc…  A voir.


 
 
 
C'est une introspection de Maëhlis, et une déclamation orale.
 
 
Pour le décodage du style high fantasy, tes remarques m'ont semblées justifiées, mais tu as également raison, on peut préserver un peu de "magie?", si le récit reste cohérent par ailleurs. *comment elle cherche à s'en sortir, lol*
 
merci encore pour tes commentaires, ils m'ont été utiles.


Message édité par amria le 13-04-2006 à 10:48:02
n°280
Eridan
Mage noir
Posté le 13-04-2006 à 22:58:15  profilanswer
 

:jap:


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