Bonjour Wrath,
Bon, pour aller au fait, ce texte présente les même qualités et le même défauts que les autres, défauts apparaissant plus en évidence car les scènes sont plus complexes.
Niveau qualité, c'est toujours bon a entendre, il y a déjà un ensemble orthographe-ponctuation qui me semble correct, (je ne suis pas une référence dans le domaine) c'est déjà pas mal. J'aime bien l'action, ce que tu fais, le style dépouillé ne me dérangeait pas dans les autres textes, mais là c'est vraiment nu.
Si j'avais lu ce texte avant les autres, je me serais projeté dans un univers SF, seule détail qui trahit : une porte en bois.
Le gros problème est qu'au-delà de l'absence de description, on ne se figure même plus qui fait quoi. Il faut vraiment que tu relises ce texte sans t'attacher à l'histoire, mais uniquement à la force. Plutôt que d'expliquer de long en large, faisons-le ensemble.
-Il est là.
A travers la porte
Une porte transparente ?
on distinguait un garçon couché, affalé dans l’ombre. Il était habillé d’une tunique noire, déchirée par endroit, laissant apparaître des cicatrices et parfois des blessures a peines refermées. Des déformations se voyaient au niveau de sa tête, noires dans ses cheveux bruns.
-Qu’est ce que c’est ?
-Ce sont des cornes, sûrement formées par la fusion des deux sangs. Il présente maintenant des tendances carnivores, et arrive à hurler
presque aussi bien que les loups d’origines.
-J’espère que votre théorie sur les hybrides est réelle… Je n’ai pas envie de me retrouver avec un monstre sur les bras.
Il s’était maintenant réveillé et les regardait tout deux à travers la vitre.
Maintenant implique un présent (il me semble). Au passé, mettre "à présent"
-Quel age a-t-il ?
-Treize ans à l’origine mais le croisement lui a fait acquérir un ou deux ans de plus mentalement. Je vais vous faire une démonstration de ses capacités.
Il ouvrit la porte et le prit par le bras.
Là on est au cœur du problème. Qui est ce "il" ? Qui des deux personnes parle ?
-Viens, on va à la salle d’entraînement.
-Monsieur, vous allez me mettre en confrontation avec des êtres vivants ?
Qui parle ?
-Oui, aujourd’hui tu vas comprendre…
Le scientifique guidait
Là il faut vraiment un passé simple : "guida"
l’adolescent et l’entrevenant
Pardon ?
dans des couloirs serrés, puis s’arrêta finalement devant une grande salle.
-Vas-y, dit-il en le poussant dans la salle.
Après avoir refermé la porte derrière lui, il partit vers une autre pièce,
Et là on se demande ce qu'est devenu l'autre personne.
dominant la pièce.
Répétition de "pièce" Et vu que cette salle fait plus de deux cent mètres, tu peux carrément parler de "gigantesque espace clos", voie hangar de vaisseau spatial.
Le jeune garçon repérait déjà tout, et sautait sur les murs pour tester leur accroche,
L'accroche d'un mur ? Les prises qu'il pouvait offrir ?
qui pourrait se révéler très importante pour le combat qui allait suivre.
Une porte en bois s’ouvrit et un homme en sortit, un couteau à la main.
-Voila la première étape, expliqua le scientifique a l’entrevenant,
Encore ce mot absent du dico.
je lui donne une arme pour se défendre…
Le garçon jugea en un instant son adversaire puis lui fonça dessus. L’homme prit sa garde
Se mit sur ses gardes ? S'il est sur ses gardes, il n'attaque pas mais se prépare plutôt à recevoir une attaque.
et donna un long coup devant lui, la lame en avant. L’enfant sauta, s’appuya sur la main de l’individu et, emporté par son élan, enfonça son genou dans la tempe de son adversaire, qui s’affala lourdement. Dans une réception parfaite, le gagnant retomba par terre en pliant les genoux. Il avait remporté sa première bataille sans effort. Il se retourna et pressa le tranchant de la lame
Quelle lame ? Celle de l'homme ? Oui mais tu as omis de dire qu'il l'a ramassé. Qu'on laisse le lecteur imaginer le décor, OK, mais je pense qu'il faut éviter de mettre trop de raccourci.
vers la gorge de l’homme qui était sonné. Le liquide rouge gicla sur le sol.
-A quatre vint dix neuf pour cent de chances, il sera assassin plus tard. La pitié n’est pas une vertu qu’il faut lui apprendre. L’impassibilité est la meilleure des qualités.
Qui parle, et à qui ?
Il se plaça derrière la porte en bois et attendit patiemment.
-La patience et la furtivité sont les deux suivantes.
Après quelques minutes d’attente, deux adultes sortirent cette fois de l’ouverture, poignards en main. Le petit
Là j'ai cru qu'il y avait un grand homme et un petit et qu'on parlait de ce dernier.
s’approcha imperceptiblement, sauta au cou de l’un en s’agrippant à sa gorge par l’intérieur du coude, et enfonça la lame dans sa nuque.
-Il peut aussi assimiler deux choses en même temps et réagir en prenant en compte plusieurs critères d’une manière extrêmement rapide.
Il se laissa retomber au sol, puis releva la tête. Le deuxième opposant arrivait sur lui et il n’avait plus d’arme à la main. Il se jeta sur le coté et récupéra le couteau planté sur le cadavre. L’homme rata sa charge, mais fit demi tour et revint vite au combat ; il donna un grand coup vers les jambes de l’adolescent, qui sauta, mais le poing armé repartit sur lui pendant qu’il était en l’air.
« Je pourrais bloquer son coup avec mon arme mais vu sa vitesse et sa force, j’ai beaucoup de chance d’être projeté par terre, le poignet brisé, et ma lame ne vaudra pas mieux. Je ne peux que riposter en même temps que lui, quitte à me prendre un coup violent. »
C'est lourd tout ça, ça casse l'action. Je dirais : ou tu fais des insertions dans la tête du héro tout au long de l'histoire pour faire entrer davantage le lecteur dans l'histoire, ou tu ne le fais pas. Le faire une seule fois ça fait très intrus dans le texte. D'ailleurs j'ai abandonné d'essayer de me figurer tous ces gestes?
Il lança en avant son bras et atteignit légèrement le poignet de son adversaire, assez pour lui faire lâcher prise. Le coup de poing qui lui arriva en pleine poitrine le projeta au sol. Il resta assommé
Assommé c'est inconscient, il me semble. Préfère "tétanisé", "choqué"
pendant que l’homme récupérait deux armes. Mais un couteau restait à un mètre de l’enfant. Un petit mètre. Il se roula par terre et attrapa son
Son ?
arme, mais trop tard. L’autre lui prit le bras et lui tordit derrière le dos
Comment fait-il ? L'homme a un couteau dans chaque main.
de façon à lui faire lâcher. Mais l’enfant était agile; il expira de toutes ses forces, rentra son ventre,
Comprends pas, il a le bras tordu, je ne vois pas en quoi le fait de rentrer le ventre l'aidera.
passa son bras libre sous lui, attrapa l’arme et, d’un coup sec, trancha la main de son opposant. Ce dernier tomba en arrière en tenant son moignon sanglant, tordu de douleur.
Là c'est le moignon qui est tordu de douleur. "Ce dernier tomba en arrière, tordu de douleur, tenant son moignon sanglant.
Bon, je passe sur la fin.
Je t'encourage à relire tes textes d'un point de vue bien plus extérieur. Même si c'est toujours très difficile pour l'écrivain, là il y a tout de même des choses qui doivent être évitées même si, à mon sens, tu peux conserver ton style dépouillé et centré sur l'action.
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