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SF - Chassé-croisé - 100%

 
n°78
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 10-12-2005 à 14:04:18  profilanswer
 

Voici un texte paru dans Eclats de Rêves n°5 en juin 2005.  
(le site du fanzine : http://www.eclatsdereves.fr.st)
Je n'ai pas l'habitude de poster des textes directement dans un forum (je n'arrive pas à lire un texte non mis en page), j'ai essayé d'aérer un peu, j'espère que c'est lisible.
 
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Chassé-croisé
 
Cattie courait. Elle bondissait dans le noir, silhouette menue et déliée, l’oreille aux aguets. Derrière elle, des souffles rauques. Parfois, un peu plus loin, d’autres fois se rapprochant. Elle était terrifiée.
 
Bien sûr, elle était plus rapide, plus silencieuse, plus souple aussi, que n’importe lequel d’entre eux. Mais elle était seule, perdue et n’avait aucun moyen de savoir, quand un embranchement se présentait devant elle, si la route qu’elle choisissait ne se terminerait pas par un cul de sac un peu plus loin.  
 
Elle avait l’impression de fuir ainsi depuis des heures. Le décor, autour d’elle, changeait insensiblement. Les beaux immeubles surplombant le parking sur lequel le cirque dressait son chapiteau avaient laissé place à d’autres, plus hauts, plus sales, tous semblables. Et maintenant, Cattie courait dans des ruelles étroites et crasseuses, mal éclairées, bordées de maisons en piteux état et de poubelles laissant échapper leur contenu puant sur les pavés inégaux. Elle songea un moment à grimper le long d’un mur et à rester accrochée là, tapie dans l’ombre, le temps que ses poursuivants la dépassent, mais elle y renonça bien vite. Elle pouvait le faire, sans l’ombre d’un doute, mais eux savaient qu’elle le pouvait, et ils ne se contentaient pas de regarder par terre. Ils étaient plus lents qu’elle, mais méthodiques. Équipés et armés. Acharnés à la retrouver et pour tellement de raisons que Cattie sentait le découragement l’envahir peu à peu.
 
Il ne lui restait qu’un fragile espoir : qu’ils se fatiguent avant elle. Mais elle en doutait aussi. Elle était affamée – elle n’avait rien mangé depuis deux jours quand elle avait fugué – et son dos et ses jambes portaient encore la marque des coups qu’il lui avait infligés. Avant qu’elle ne le tue. Au souvenir de cet instant, ses lèvres se retroussèrent sur ses dents et un sourd grognement jaillit de sa gorge pendant qu’elle continuait sa course éperdue. La mèche du fouet qui s’abattait sur elle, sa fourrure poisseuse de sang, le rire cruel de l’homme pendant qu’il lui expliquait en détail ce qu’il allait lui faire, sa rage silencieuse et sa peur et puis d’un seul coup, le miracle. L’homme qui se tordait la cheville dans sa danse moqueuse, qui relâchait son emprise sur son fouet pendant quelques secondes. Qui la quittait des yeux un bref instant. Comme un ressort comprimé trop longtemps, ses muscles s’étaient détendus et Cattie avait laissé agir le fauve qui était en elle. En deux bonds, elle s’était retrouvé derrière son dompteur. Un dernier l’avait propulsé sur son dos et tous deux étaient tombés à terre, les crocs de la jeune prisonnière solidement plantés dans la nuque de l’homme. La lutte avait été brève : elle s’était relevée en chancelant, le goût fade du sang dans la bouche, à la fois écœurant et enivrant comme le vin qu’elle avait goûté, un jour. L’homme, quant à lui, gisait par terre, sa tête formant avec son corps un angle invraisemblable. La porte de la cage n’était pas fermée à clef et Cattie s’était enfuie, laissant dans son sillage une traînée de leurs sangs mêlés qui leur avait permis de la suivre à la trace.
 
Ses blessures ne saignaient plus depuis longtemps mais ils avaient des chiens avec eux. Et ceux-là connaissaient son odeur. Combien de fois ne s’étaient-ils pas postés devant sa prison en aboyant à pleine gorge, fous de colère : ce que les humains avaient mis quelques semaines à réaliser, le moindre canidé le comprenait en un clin d’œil. Cattie n’était pas humaine. Et même si sa forme était très proche de celle du bipède, son sang, son odeur, tout en elle leur soufflait la part de chat qui faisait d’elle une chimère, un accident de laboratoire.
 
 
 
 
C’était la deuxième raison qui faisait qu’ils devaient absolument la rattraper. Encore plus que le fait qu’elle ait tué un humain. Il était totalement illégal de détenir un hybride non déclaré, sans parler de le produire en spectacle. Quiconque s’y risquait encourait de très lourdes peines. En temps normal, le cirque s’en sortait en la maquillant de telle sorte que les gens qui la voyaient croyaient avoir affaire à une petite jeune fille, déguisée en hybride. Pour parfaire la supercherie, un ventriloque lui faisait prononcer quelques mots pendant son numéro. Et sachant les hybrides dépourvus de cordes vocales, les rares personnes qui auraient pu avoir des soupçons se rassérénaient aussitôt et profitaient pleinement du spectacle.
Bien entendu, Cattie n’avait pas une conscience très claire de tout cela. Elle comprenait le langage humain, cependant. Si ceux qui l’avaient élevée s’étaient donnés la peine de l’éduquer, ils auraient découvert en elle une vive intelligence, bien que différente de la leur. Ce n’était bien sûr pas le cas. La chimère ignorait donc jusqu’à ce soir qu’elle faisait partie de toute une série « d’accidents ». C’est ainsi que la presse scientifique avait qualifié cela, à l’époque. Accidents.
Les généticiens, obnubilés par les fécondations in vitro permettant aux gens riches et stériles d’avoir des enfants alors que des millions d’orphelins déjà nés croupissaient ailleurs, avaient mis au point un système fabuleux. Faire produire à des animaux de laboratoire des ovules et des spermatozoïdes humains, afin de réaliser les FIV sans passer par la phase préalable de prélèvement d’ovules chez la femme avec toutes les injections d’hormones que cela impliquait. Ensuite, l’œuf fécondé était placé en éprouvette, ou implanté chez la future mère, ou bien encore chez une mère porteuse, au choix. Selon les envies et le porte-monnaie de la clientèle.
 
Tout d’abord réalisée sur des souris, l’expérimentation avait été un succès total et le premier bébé humain biologiquement issu de Mus Musculus avait vu le jour. Parfaitement normal, ainsi que tous ceux qui suivirent. Deux décennies plus tard, la méthode était au point pour d’autres animaux porteurs, dont les chats. Les chances de succès étaient en effet meilleures avec des mammifères de plus grande taille et la forte fécondité des chats, bien qu’inférieure à celle des souris, en faisait des cobayes idéaux. Une fois de plus, le succès fut au rendez-vous. Au fur et à mesure des naissances et des années, les contrôles sur les fœtus ou nouveaux-nés furent de moins en moins sévères, jusqu’à devenir facultatifs. Il n’y eut aucune complication, aucun indice alarmant jusqu’à la naissance du premier hybride ; Le bébé paraissait normal, si l’on exceptait son incroyable souplesse. Cependant, quelques jours après sa naissance, des poils étaient apparus sur son corps, et les cris qu’il poussait rappelaient désagréablement des miaulements. Dans les quelques semaines qui suivirent, d’autres cas analogues firent leur apparition, au grand embarras des chercheurs. Sommés par des parents furieux d’expliquer comment, au nom du ciel, les gênes d’humains et de chats pouvaient ainsi se combiner pour donner un individu viable, ces augustes savants marmonnèrent dans leur barbe qu’il était peu probable que le ciel y soit pour quelque chose mais qu’ils allaient se pencher sur la question. Puis ils se retirèrent dignement dans leurs laboratoires pour réfléchir. L’élevage des chats et autres animaux génétiquement modifiés s’arrêta bien entendu sur le champ et de nombreux couples stériles durent avoir de nouveau recours aux bonnes vieilles méthodes.
 
Il faut bien le dire, cinq ans après ce scandale, au moment où Cattie s’était enfuie, les généticiens n’étaient pas plus avancés. Ils se doutaient bien que la barrière génétique qui séparent habituellement deux espèces était tombée suite à leurs manipulations, mais pourquoi d’un seul coup, sans préavis et partout au même moment, mystère. En attendant de savoir quoi faire des chimères, ils les avaient parqués dans une sorte de zoo sous haute surveillance. De rares parents avaient tenté de protester contre ce sort indigne, mais la majorité étaient plutôt contents d’être débarrassés de ces monstres, et peu soucieux d’étaler leurs liens de parentés avec eux.  
 
Une exception toutefois : Cattie. Sa naissance était passée inaperçue, sa mère, une écuyère, était morte quelques jours plus tard et son père génétique, le directeur du cirque, avait très vite compris les bénéfices qu’il pourrait retirer d’une hybride non déclarée dans sa troupe.
 
Tout cela, Cattie l’ignorait. Le peu qu’elle savait, c’était les divagations de son dompteur qui le lui avaient appris. Il lui avait toujours dit qu’elle était une bête, comme les chevaux ou les lions. Mais ce soir-là, particulièrement en forme, il avait porté la main à sa braguette et commencé à exhiber une partie de son anatomie qu’il gardait habituellement enfermée dans son caleçon. De son discours pâteux, il ressortait essentiellement deux points : que Cattie était en grande partie humaine, et donc qu’il pouvait s’en servir sans que cela ne fasse de lui un zoophile ou un pervers. Tout au plus un violeur, mais ça ne rentrait manifestement pas dans sa définition de la perversité.  
 
Encore plus que la révélation de sa vraie nature, c’était de connaître ses intentions qui avait donné à la jeune captive la force de saisir sa chance et de s’enfuir. Ce à quoi elle n’avait jamais osé songer jusque-là.
 
 
 
 
Cattie s’arrêta brusquement. Ce qu’elle avait redouté venait de se produire : la ruelle dans laquelle elle s’était engouffrée était une impasse. Elle leva les yeux sur les bâtisses qui fermaient la rue : même pour elle, ils étaient trop hauts, trop lisses, elle n’arriverait pas jusqu’en haut.  
 
En frémissant nerveusement, elle fit demi-tour et détala. Quelques dizaines de mètres la séparaient encore de la bifurcation quand elle vit danser sur les murs la lueurs des torches électriques. Encore quelques secondes et les chiens se déchaînèrent, sentant leur proie toute proche, excités sans doute aussi par l’odeur de sa peur. Cattie reculait, le poil hérissé, un feulement sourd au fond de la gorge, qui éclata en crachements furieux quand les molosses apparurent dans son champ de vision. Ils étaient trois, deux dobermans et un rottweiler, trois chiens plus grands qu’elle et bien mieux armés par la nature. Et derrière eux, trois hommes qu’elle reconnut sans peine : le frère du dompteur mort, et sa doublure occasionnelle, un trapéziste et le clown qui, s’il lui avait toujours fait peur avec son grand sourire factice, était encore bien plus effrayant sans.
 
Froidement, Cattie évalua ses chances. Elle seule contre trois chiens dressés à l’attaque, trois hommes fous de rage, un fouet et deux massues. Elle gonfla encore son pelage, se ramassa sur elle-même, prête à mourir plutôt que de se retrouver en cage. Le premier doberman bondit en même temps qu’elle et les deux combattants se percutèrent en plein vol, avant de retomber à terre en grognant. Folle de rage, Cattie esquiva les crocs qui se tendaient vers sa gorge et planta ses griffes aiguisées dans les yeux du chien. Les hurlements de douleur qu’il poussa la galvanisèrent et elle profita de son avantage pour l’égorger en un clin d’œil.
 
Sans lui laisser le temps de savourer son triomphe, les deux autres chiens attaquèrent en même temps. Elle roula sur elle-même, et avec une rapidité surnaturelle, parvint à foncer entre eux deux, droit vers le clown qui recula malgré lui en la voyant surgir ainsi, les yeux écarquillés, paraissant avoir doublé de volume. Elle profita de son geste instinctif de protection pour lui arracher le fouet des mains. Jonglant maladroitement avec, elle parvint néanmoins à le faire claquer au bout de la troisième tentative. Le quatrième coup toucha le doberman restant au flanc, le faisant pirouetter sur lui-même. Le suivant cingla le rotweiller en pleine tête, lui ouvrant le front et l’aveuglant momentanément sous un flot de sang. Cattie, si elle avait été encore en état de penser, se serait étonnée elle-même de sa virtuosité. Il faut dire qu’elle avait eu un bon professeur.
 
Encore quelques coups bien assénés et les deux chiens se tordaient de douleur, hurlant leur soumission. Cattie ne montra aucune pitié et les acheva l’un après l’autre. Puis elle se tourna vers les humains, le fouet à la main.
Ces derniers, ahuris, reculèrent, oublieux de leurs gourdins. Ils avaient vu cette hybride massacrer trois chiens d’attaque en quelques secondes, ils se savaient perdus.  
 
Presque nonchalamment, Cattie fit claquer la longue lanière devant eux, sans les toucher. Le temps qu’ils reprennent leur sang-froid, elle s’était littéralement envolée au dessus de leurs têtes et recommençait son manège dans leurs dos. Cette fois, ils étaient coincés dans l’impasse, comme elle quelques minutes auparavant. Elle lut cette prise de conscience dans leurs yeux quand ils se retournèrent. Elle savoura la peur qui rendait leur sueur acide. À leur tour, ils déchiffrèrent son regard et tombèrent à genoux. Ils implorèrent la part d’humanité qui était en elle, elle les cingla impartialement de son fouet pour toute réponse. Ils lui demandèrent pardon, elle recommença, prenant plaisir à ce jeu, à être du bon côté du manche. Un coup plus fort qu’un autre étendit le trapéziste et il ne bougea plus. Le frère du dompteur se tut et laissa retomber ses mains, résigné, attendant la mort.  
 
Le clown, lui, insistait encore. Entre deux estafilades, il parlait. Il raconta ses origines, elle l’écouta et le crut, tout en jouant avec lui. Il lui parla des autres hybrides qui étaient enfermés, eux aussi, elle s’en moquait bien. Enfin, il lui parla du remède à sa solitude. Interloquée, elle cessa un instant de frapper et il redoubla d’éloquence.
Les chercheurs n’avaient certes toujours pas trouvé la cause de ces accidents. Mais ils avaient consacré beaucoup d’effort à découvrir un traitement. Par thérapie génique, ils seraient bientôt en mesure de remplacer les gènes anormaux par leurs équivalents humains. Cela prendrait du temps, chuchotait le clown, mais c’était sa seule chance de devenir humaine. De faire partie d’une famille. Mais si elle les tuait maintenant, alors que sa vie n’était plus menacée, cet espoir s’évanouirait en fumée.
 
Cattie resta longtemps immobile, choquée par ce qu’elle venait d’apprendre. Le clown, bien que motivé par la peur, avait dit la vérité. Elle l’avait senti.  
 
Devenir humaine ? Elle regarda les deux hommes encore en vie, le cadavre du trapéziste. Elle n’avait aucune envie de devenir comme ça. Elle se sentait très bien comme elle était, et bien plus belle qu’eux. Tout ce qu’elle demandait, c’était la liberté et la paix. Dans sa mémoire dansait encore le goût du sang du dompteur, sensation qui la mettait mal à l’aise, certes, mais pas pour une stupide question d’humanité latente. C’était son bourreau, il était devenu sa victime, rien de plus. C’est tout au moins ce qu’elle essayait de se dire.  
Le tableau était figé. D’un côté, l’hybride et son fouet, de l’autre, un clown sanglant et un autre homme, tendus vers sa décision.
 
 
 
 
Cattie les regarda, essayant de faire passer tout son mépris dans son regard. Vous avez de la chance que je ne veuille pas être humaine, hurlaient ses yeux. Sinon je vous tuerais, là, maintenant. Délibérément, elle lâcha le fouet et se mit à quatre pattes, élégante et gracieuse. Le message ne pouvait être plus clair ; le clown tressaillit devant cette insolence et l’hybride, sans se presser, leur tourna le dos et repartit en trottant, savourant cette nouvelle posture bien plus confortable, se demandant pourquoi elle n’y avait jamais pensé. Elle tendait l’oreille, guettant le moindre bruit qui aurait trahi une ultime tentative pour la capturer, mais rien ne bougeait. Les deux hommes n’arrivaient pas à croire que Cattie les ait épargnés. Quand elle eut disparu, ils se regardèrent, ahuris, et éclatèrent de rire. C’était un rire nerveux, sans joie, de pur soulagement. Il n’était pas bien fort, mais Cattie l’entendit.  
 
En un éclair, elle fit demi-tour. Ce bruit lui avait rappelé le cirque. Les rires des spectateurs, la cruauté du dompteur. Elle retourna dans l’impasse au galop.
 
Les deux hommes ne se virent pas mourir. En un rien de temps, Cattie les avait égorgés tous les deux et leur rire avait trouvé écho dans sa propre gorge. Après tout, les chats aussi tuent pour le plaisir.
 
 
 
 
Cattie souffla nerveusement, se battant les flancs de sa queue, allant de cadavre en cadavre. En hésitant, elle se pencha sur le clown. Lécha sa blessure. Le goût du sang humain la fit grimacer. Elle testa un chien. Pas mal. Elle resta un instant accroupie, le nez dressé, à flairer les odeurs de la nuit. Puis ayant décrété qu’aucun danger ne la menaçait, elle se mit à festoyer sans se presser. Elle ne savait pas où elle irait ensuite, mais ça serait très loin d’ici et elle aurait besoin de toutes ses forces pour voyager. Elle était à jeun depuis deux jours.
 
 
Et finalement, l’humain, ça n’était pas si mauvais. C’était même plutôt bon. Après avoir fini le clown, tandis qu’elle se léchait les babines, le ventre plein, gagnée par une douce somnolence, Cattie se dit qu’elle allait peut-être bien rester en ville après tout.
 
 
Fin.
 
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NB : je donne ici le lien vers l'article qui m'a inspiré cette histoire qui n'est peut-être finalement que de l'anticipation  :pfff:  
http://news.nationalgeographic.com [...] meras.html (dernière moitié de la page 2 pour ce qui concerne la naissance d'un enfant humain avec 2 souris comme parents biologiques)


Message édité par menolly le 10-12-2005 à 14:10:10
n°79
Seb
tapissier-magicien
Posté le 11-12-2005 à 13:40:56  profilanswer
 

Salut Menolly,
 
J'ai hâte de rentrer dans "Dans la peau d'une ombre" car cette histoire commence de façon très originale, mais les textes commencent à s'empiler et ça sera vraisemblablement pour plus tard.
Par contre, j'avais envie de faire connaissance alors j'ai quand même lu "Chassé-croisé", plus courte, d'autant qu'Everso m'en avait parlé en bien. Il va certainement très vite te faire part de son avis également.
 
J'ai aimé  :)
 
C'est fluide, agréable à lire, intéressant.
J'aime beaucoup la façon dont tu as abordé le sujet et surtout, le sourire "félin" qui clot le récit.
C'est toujours difficile de finir une histoire, surtout courte, et je trouve qu'ici, la fin est excellente.
La finition impeccable ajoute un niveau de plaisir.
 
Encore plus envie de lire "Dans la peau d'une ombre".
 
 :hello:  
 


---------------
"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°80
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 11-12-2005 à 15:20:39  profilanswer
 

Oh ben merci beaucoup :)
Je suis ravie que cette nouvelle t'ait plu, et j'espère qu'il en sera de même pour celle écrite en commun avec Méligane (que je vais tanner pour qu'elle vienne faire un tour ici aussi, mais elle n'a pas beaucoup de temps en ce moment).
Encore merci pour ton commentaire :)

n°81
dom
Posté le 12-12-2005 à 19:01:50  profilanswer
 

Hello,
 
Comme dit Seb, les textes s'empilent, mais ça fait plaisir de voir qu'il y a plein de bonnes choses.
J'aime bien les nouvelles, on peut les lire d'un bloc sans se perdre entre temps, j'aime aussi le challenge de la nouvelle : faire surgir un univers en quelques pages...
 
Dans le cas de chassé croisé (je ne comprends pas le titre !), je trouve ça réussi : l'entrée en matière est vive, le petit passage description de l'univers place simplement les choses, et puis immédiatement après, le traitement final avec sa chute. Efficace, pas de fioritures, mais cohérent et plaisant à lire.
Bref, j'aime beaucoup.
 
Parmi les choses que j'aime notamment, c'est la technique que tu utilises pour présenter le personnage sans le décrire : c'est après coup qu'on comprend de quoi/qui il s'agit, ce qui fait qu'on se le construit progressivement, avec rupture et retour correctif en arrière. C'était le but recherché ?  
 
Sinon, évidemment, j'aime la chute. Je serai franc en disant que pour moi il y a un rebondissement de trop (elle part puis change d'avis et revient - j'aurais préféré que tu poursuives sans changement de cap la voie que tu t'étais fixée, ça l'aurait rendue pour moi encore plus fataliste), mais ce n'est que mon avis. Même avec ce détail, je l'aime beaucoup. Elle réalise un des enjeux essentiels de la chute, c'est à dire surprendre et laisser pensif. Mais plus que ça, tu parviens à créer à ce moment une sorte de "genèse" de ton monstre, à la manière du conte fantastique, en fait tu crées ni plus ni moins qu'une légende.  
"Il" a été créé, il s'est enfui, il s'est retourné contre son maître... finalement, il va rester, et lorsqu'on parlera de monstre dans ce coin de la planète, ça sera lui...
 
Je sais pas pourquoi, ça m'a rappelé la genèse racontée dans "les Autres" d'Amenabar.
 
A+


Message édité par dom le 12-12-2005 à 19:02:45
n°82
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 12-12-2005 à 19:21:55  profilanswer
 

Encore une fois, merci ! :)
Alors déjà, pour le titre :lol:
En fait, je l'ai pris pour plusieurs raison. Déjà il y avait le son "chat" dans "Chassé-croisé". Ensuite, c'est finalement l'histoire d'une "croisée" (langage d'éleveur, on parle de croisé pour le produit de l'accouplement de 2 races différentes. Par exemple, dans un élevage d'Holstein - race de vache -, on parlera de "croisé charolais" pour désigner un veau qui est né d'un Holstein croisé avec un Charolais - autre race de vache. Et donc j'ai élargi le terme à l'hybridation de deux espèces. Désolée pour la longueur de la parenthèse, vieux souvenirs d'agronomie ;)) qui est chassée par les hommes. Et enfin, c'est un "chassé-croisé" au niveau des rôles, puisque les bourreaux deviennent victimes et inversement.
 
En ce qui concerne la construction... J'écris le plus souvent au feeling. Après je corrige pendant un temps infini. Mais dans ce cas précis, la construction est venue telle quelle. Effectivement, j'avais au départ dans l'idée de ne pas dévoiler tout de suite qui était Cattie, mais j'avoue que lorsque je suis devant mon clavier, je ne maîtrise plus grand chose en général.
 
La chute... Je ne savais pas comment ça allait finir, au départ. Et en fait j'ai écrit cette fin en regardant mes chats se battre, puis se désintéresser brusquement de la bataille et puis y revenir d'un seul coup parce que l'autre avait poussé un grognement ou un crachement de trop. Je précise, si je ne l'ai pas déjà dit, que la nouvelle répondait à un appel à textes sur le thème des félins. J'adore les chats (heureusement ! j'en ai 3), mais ce ne sont pas des bestioles super constantes, il suffit d'un rien pour qu'elles changent d'avis, que ce soit au niveau bouffe ou combat (les 3 se détestent. Les poils volent, parfois... :lol:)...
Tu aurais préféré quoi, en fait ? Que Cattie parte pour de bon ? Ou qu'elle décide tout de suite de rester ?
 
Encore merci ;)

n°83
dom
Posté le 12-12-2005 à 19:45:26  profilanswer
 

Alors merci pour l'explication sur le titre ! (j'ai l'air bête maintenant, tellement c'était recherché)
 
Il est vachement travaillé en tout cas.
 

menolly a écrit :

La chute... Je ne savais pas comment ça allait finir, au départ. Et en fait j'ai écrit cette fin en regardant mes chats se battre, puis se désintéresser brusquement de la bataille et puis y revenir d'un seul coup parce que l'autre avait poussé un grognement ou un crachement de trop. Je précise, si je ne l'ai pas déjà dit, que la nouvelle répondait à un appel à textes sur le thème des félins. J'adore les chats (heureusement ! j'en ai 3), mais ce ne sont pas des bestioles super constantes, il suffit d'un rien pour qu'elles changent d'avis, que ce soit au niveau bouffe ou combat (les 3 se détestent. Les poils volent, parfois... :lol:)...
Tu aurais préféré quoi, en fait ? Que Cattie parte pour de bon ? Ou qu'elle décide tout de suite de rester ?


 
Non mais en fait on s'en fout de ce que j'aurais préféré, j'aime beaucoup ta fin. Je pense juste que le fait qu'elle parte puis revienne perturbe un peu la dynamique de ta chute...
Mais je sais pas du tout comment j'aurais fait !

n°84
everso
Posté le 12-12-2005 à 20:34:22  profilanswer
 

Bonjour menolly,
J'ai donc moi aussi beaucoup aimé ton texte.  :)

n°85
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 12-12-2005 à 23:43:28  profilanswer
 

dom > Tant mieux si tu aimes ma fin telle qu'elle est, mais si je posais la question, c'est parce que ça m'intéressait. Pas pour éventuellement modifier mon texte, mais par curiosité ;)
Pour les titres, j'aime bien faire en sorte qu'ils fassent partie de l'histoire ou mettre des jeux de mots dedans, mais je n'y arrive pas toujours, loin de là.  
everso > Merci beaucoup ! :)

n°86
dom
Posté le 13-12-2005 à 00:49:18  profilanswer
 

Hello-re
Bon, puisque ça t'intéresse, et puisque j'aurais du mal à t'expliquer exactement, je me suis permis de te l'écrire...  
 
J'ai repris la fin de ton texte et je t'en livre une autre version. Juste comme ça, hein, je n'ai pas l'intention de te piquer ta nouvelle ! (C'est simplement que je me suis dit tout à coup qu'en fait ça pourraît être amusant sur ce site, en toute simplicité, d'expérimenter des narrations spécifiques, sur des petits morceaux choisis... le challenge d'obéir à des consignes très strictes, de se glisser dans l'univers d'un autre, tu vois ?)
 
Cette version, je l'avais d'abord postée sur le forum, mais je me suis dit après coup que ce n'était pas une manière de faire.
 
Je te demande donc l'autorisation de la poster à la suite de la discussion. Pour que tu voies ce que ça donne.
 
Ensuite je l'effacerai du site et de mon ordinateur, sauf si tu veux la laisser en l'état.
 
________________________________________________________
(une fin alternative de Chassé-croisé)
 
en attente de ton aval...


Message édité par dom le 13-12-2005 à 08:36:14
n°87
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 13-12-2005 à 09:55:21  profilanswer
 

Pas de problème, tu peux la poster ! Je suis d'accord avec toi, j'aime bien les expérimentations, ça peut être amusant et instructif ;)

n°88
dom
Posté le 13-12-2005 à 11:17:48  profilanswer
 


________________________________________________________  
chassé croisé (une fin alternative)  
 
...
Devenir humaine ? Cattie regarda les deux hommes encore en vie, le cadavre du trapéziste. Elle n’avait aucune envie de devenir comme ça. Elle se sentait très bien comme elle était, et bien plus belle qu’eux. Tout ce qu’elle demandait, c’était la liberté et la paix. Dans sa mémoire dansait encore le goût du sang du dompteur, sensation qui la mettait mal à l’aise, certes, mais pas pour une stupide question d’humanité latente. C’était son bourreau, il était devenu sa victime, rien de plus. C’est tout au moins ce qu’elle essayait de se dire.  
 
Le tableau était figé. D’un côté, l’hybride et son fouet, de l’autre, un clown sanglant et un autre homme, tendus vers sa décision.  
Ils avaient peur, elle pouvait sentir cette peur. Une sueur froide... Ils savaient qu'elle pouvait les tuer à tout instant. Elle se rendait compte que ce qui les effrayait ce n'était pas tant son aspect que sa nature même, sa différence. La sensation de faire face à l'inconnu, à l'imprévisible : en effet, à cet instant elle leur paraissait aussi imprévisible qu'un chat sauvage.  
 
Et Cattie, au fond d'elle, se rendait compte qu'elle prenait plaisir à cette situation. Leur peur la grisait, même si elle s'en voulait en même temps de ressembler à celui qui l'avait faite.
 
Si elle avait su parler, elle leur aurait craché son mépris à la figure. Vous avez de la chance que je ne veuille pas être humaine, hurlaient ses yeux. Sinon je vous tuerais, là, maintenant.  
Délibérément, elle lâcha le fouet et se mit à quatre pattes, élégante et gracieuse, savourant cette nouvelle posture bien plus confortable, se demandant pourquoi elle n’y avait jamais pensé.  
 
C'est à ce moment que les deux hommes réagirent. Au lieu de fuir, le clown se précipita sur l'arme tombée à terre.  
 
En un éclair, Cattie fit demi-tour. Dans sa tête, les événements s'inscrivirent pêle-mêle, à toute allure : le cirque, les rires des spectateurs, la cruauté du dompteur, cette stupide réaction d'orgueil du clown... Il ne fallut qu'une fraction de seconde pour accoucher de sa haine envers cette espèce misérable et lâche. Ils auraient pu fuir, mais leur vanité, ou leur soif de vengeance, avait parlé à leur place.  
De telles créatures ne méritaient pas de vivre.
 
Jamais ils n'atteignirent le fouet. L'instant d'après, leurs corps égorgés répandaient une traînée de sang qui s'écoulait dans le caniveau.  
 
Cattie frôla nerveusement leurs corps, se battant les flancs de sa queue, allant de cadavre en cadavre. En hésitant, elle se pencha sur le clown. Lécha sa blessure. Le goût du sang humain la fit grimacer. Elle testa un chien. Pas mal... Elle resta un instant accroupie, le nez dressé, à flairer les odeurs de la nuit. Puis ayant décrété qu’aucun danger ne la menaçait, elle se mit à festoyer sans se presser. Elle ne savait pas où elle irait ensuite, mais ça serait très loin d’ici et elle aurait besoin de toutes ses forces pour voyager.  
 
Et finalement, l’humain, ça n’était pas si mauvais. C’était même plutôt bon. Après avoir fini le clown, tandis qu’elle se léchait les babines, le ventre plein, gagnée par une douce somnolence, Cattie se dit qu’elle allait peut-être bien rester en ville.  
 
Après tout, les chats aussi tuent pour le plaisir...  
 
________________________________________________________
 
NB :
(j'ai remis cette dernière phrase - c'est une des tiennes, elle est copiée collée -  à la toute fin, car je lui trouve un potentiel de chute assez impressionnant, à la fois ironique et sombre, ouvert sur une suite qu'on ne verra jamais mais qu'on devine)
 
A+

n°89
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 13-12-2005 à 12:02:59  profilanswer
 

C'est assez drôle, comme expérience, tiens, de voir une fin alternative à un de ses textes :)
Alors j'aime bien l'ensemble, et j'aime bien le décalage de "après tout, les chats aussi tuent pour le plaisir" à la fin, c'est vrai que ça colle bien.
Quant à Cattie, je crois que ta version la rend un peu plus humaine que la mienne. Le fait surtout qu'elle estime que de telles créatures ne méritent pas de vivre. Donc là, ça va moins bien avec l'idée que je me faisais d'elle.
Mais c'est vraiment intéressant et ça fait réfléchir. Et bien fait, en prime  :love:  
Merci beaucoup m'sieur ;)


Message édité par menolly le 13-12-2005 à 12:03:41
n°90
dom
Posté le 13-12-2005 à 16:03:54  profilanswer
 

menolly a écrit :

C'est assez drôle, comme expérience, tiens, de voir une fin alternative à un de ses textes :)


 
C'est le début de la célébrité. Tu vas voir, bientôt Bordage va te recontacter pour reprendre tes histoires, ou te demander de finir les siennes...
 
Plus sérieusement, tu sais, ça me fait penser à ces chanteurs qui reprennent une chanson d'un autre (pas les star'acqueurs, les vrais chanteurs). C'est parfois sympa parce qu'ils s'approprient le truc et en donnent une version qui souvent plaît à l'initiateur, révélant des zones d'ombre, accentuant un trait plutôt qu'un autre, tout ça.
Je dois avouer que je trouve ça sympa de s'insérer dans le texte de quelqu'un d'autre, sans idée derrière la tête.
 

menolly a écrit :

Alors j'aime bien l'ensemble, et j'aime bien le décalage de "après tout, les chats aussi tuent pour le plaisir" à la fin, c'est vrai que ça colle bien.


 
C'est probablement la seule chose que je te conseillerais de garder. Cette phrase est trop belle pour la noyer dans la masse.
 

menolly a écrit :

Quant à Cattie, je crois que ta version la rend un peu plus humaine que la mienne. Le fait surtout qu'elle estime que de telles créatures ne méritent pas de vivre. Donc là, ça va moins bien avec l'idée que je me faisais d'elle.


 
Evidemment, je suis d'accord avec ça. La question c'est de savoir si j'ai "trahi" (entre guillemets) ce que tu voulais dire, ou si j'ai juste interprété quelque chose que tu croyais évident mais qui finalement n'était pas aussi évident que ça dans ton récit...
 
Après, forcément, avec les sensibilités différentes, on met l'accent sur différentes choses.
 

menolly a écrit :

Merci beaucoup m'sieur ;)


 
C'est moi qui te remercie d'avoir pris ce message pour juste ce qu'il était : un clin d'oeil.
 
A+

n°91
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 14-12-2005 à 17:20:59  profilanswer
 

Un clin d'oeil bien sympa ;)
 
J'ai déjà vécu cette expérience de reprise d'un de mes textes, mais à une toute autre échelle. Et ça concerne "Dans la peau d'une ombre" que j'ai écrit avec Méligane. Au départ, j'avais écrit une nouvelle "Ombroisie", sous la forme d'un journal. ça commençait avec une jeune femme qui se retrouvait avec une ombre en trop. Ensuite, quand j'ai rencontré Méligane, on a eu envie d'écrire ensemble, pour s'amuser. Je lui ai proposé de reprendre le début d'Ombroisie (qu'elle n'avait pas lu et dont elle ne connaissait pas l'histoire), et donc on est parti de la première entrée du journal, en incarnant chacune un perso : moi la jeune femme et elle, l'ombre. Et donc le nouveau texte se présentait sous la forme de deux journaux croisés.
Eh bien dès le début, on est parties dans quelque chose de très différent, et ça m'a fait vraiment bizarre par moment :lol:
Et ça lui a fait tout drôle aussi quand elle a lu Ombroisie ensuite :lol:
 
Donc je suis plutôt friande de ce genre d'expériences. Merci à toi encore ;)

n°92
dom
Posté le 14-12-2005 à 19:36:36  profilanswer
 

menolly a écrit :

Un clin d'oeil bien sympa ;)
 
J'ai déjà vécu cette expérience de reprise d'un de mes textes, mais à une toute autre échelle. Et ça concerne "Dans la peau d'une ombre" que j'ai écrit avec Méligane. Au départ, j'avais écrit une nouvelle "Ombroisie", sous la forme d'un journal. ça commençait avec une jeune femme qui se retrouvait avec une ombre en trop. Ensuite, quand j'ai rencontré Méligane, on a eu envie d'écrire ensemble, pour s'amuser. Je lui ai proposé de reprendre le début d'Ombroisie (qu'elle n'avait pas lu et dont elle ne connaissait pas l'histoire), et donc on est parti de la première entrée du journal, en incarnant chacune un perso : moi la jeune femme et elle, l'ombre. Et donc le nouveau texte se présentait sous la forme de deux journaux croisés.
Eh bien dès le début, on est parties dans quelque chose de très différent, et ça m'a fait vraiment bizarre par moment :lol:
Et ça lui a fait tout drôle aussi quand elle a lu Ombroisie ensuite :lol:


 
Je trouve ça génial.
J'ai aussi tenté des essais d'écriture à deux, avec mon cousin, que vous devriez connaître un jour prochain, mais pour l'instant on en est qu'à la théorie, on a encore rien écrit vraiment en commun.
 
Le processus que tu décris pour "Dans la peau d'une ombre" m'a plu dès que j'ai lu ta présentation. Je compte bien le lire très prochainement.
Et pour travailler ensemble, vous étiez proches, vous vous consultiez souvent, ou alors vous faisiez ça complètement de votre côté en vous laissant une totale liberté ?
Vous aviez déjà discuté de ce genre de choses avant de tenter l'expérience ? (euh, là, si j'étais quelqu'un qui arrivait à cet instant sur le forum et captait cette discussion en cours, je me demande ce qu'il penserait de ces questions...)
 
Comment vous avez décidé qui ferait l'ombre ? (c'est pas facile d'être l'ombre d'une autre, si ?)
 
J'ai en ce moment pas mal de projets sur des récits qui mettent en scène un homme et une femme (mon dernier truc achevé est visible ici http://perso.wanadoo.fr/dom666/ascenseur/ascenseur.htm , c'est bien dans la veine de ce qui me préoccupe à l'heure actuelle, mais bon, c'est un peu spécial... pour l'instant j'ai osé le faire lire seulement à la personne qui m'a servie de modèle pour le personnage féminin, Cloé), et parmi ces projets j'ai toujours rêvé d'écrire quelque chose à quatre mains avec une femme histoire de ne pas avoir toujours les récits vus du même point de vue (trop souvent masculin). Ce projet n'a jamais été réalisé, n'ayant pas trouvé les deux mains féminines qui manquaient. Alors le jour où une telle aventure te tente, même dans dix ans, n'hésite pas à me faire signe.  :ange:  
 
A part ça, je vais essayer d'effacer la variante à ta nouvelle, j'espère qu'on sera pas obligé d'effacer tous les messages jusque-là...
 
A+


Message édité par dom le 14-12-2005 à 23:02:27
n°93
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 14-12-2005 à 19:56:09  profilanswer
 

Ah ben non, pourquoi tu veux l'effacer ? :(
 
Pour Dans la peau d'une ombre... En fait, je n'avais vu Méligane qu'une seule fois, on s'est rencontrée sur le forum de P&T et elle était venue chez moi pour monter à cheval. Je ne sais même plus comment l'idée nous est venue, et donc on ne se connaissait pas vraiment encore.
Comment on a procédé ? On est donc parties de la première entrée d'Ombroisie, que je lui ai envoyée. Elle a continué, en fait c'est elle qui a eu l'idée de faire un 2ème journal et de faire agir l'ombre. On ne savait pas du tout où on allait. On s'était fixé 2 règles :
- la date dans les journaux devait correspondre à la date à laquelle on écrivait (ça motive pour écrire chaque épisode de façon assez rapprochée).
- On devait respecter ce que l'autre avait écrit avant, même si on pouvait bien entendu adopter un point de vue différent par rapport à un même fait.
 
Ce n'est qu'à la toute fin, quand on sentait bien que l'histoire allait bientôt s'achever, qu'on a discuté un peu de comment on voulait terminer pour que ce soit cohérent. Et on a fait une exception à la 1ère règle pour la dernière entrée de journal.
Mais sinon on s'est bien tenues à ce qu'on avait dit et on s'est bien amusée. Et puis après, on est repassé sur tout pour virer quelques incohérences, ce genre de choses.
Ce qui est marrant, c'est que donc on ne s'était vues qu'une seule fois avant, que tout le temps de l'écriture, on n'a été en contact que par internet, qu'on s'est tiré gentiment dans les pattes de temps en temps (du style : ahah, comment tu vas te sortir de cette situation ?), mais que presque tous ceux qui ont lu l'histoire ont trouvé que c'était très homogène et qu'on ne sentait pas qu'il y avait 2 auteurs.
Du coup on a démarré un roman à 4 mains en écrivant tour à tour, mais là on a très vite bloqué. On s'est fait une bonne séance de brainstorming qui nous a donné des idées, mais depuis, c'est le temps qui manque et le projet est au point mort en ce moment. Mais on s'y remettra ;)
 
J'irai jeter un coup d'oeil à ton projet, l'idée à l'air intéressante  :bounce:


Message édité par menolly le 14-12-2005 à 20:06:48
n°94
dom
Posté le 14-12-2005 à 19:59:57  profilanswer
 

menolly a écrit :

Ah ben non, pourquoi tu veux l'effacer ? :(


ben c'est ce qu'on avait convenu non ?

n°95
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 14-12-2005 à 20:07:55  profilanswer
 

J'avais répondu en vitesse pour ne pas que tu l'effaces et j'ai édité mon post ensuite pour finir de répondre ;)
Tu fais comme tu veux, bien sûr, mais ça ne me dérange absolument pas que tu laisses ta fin, bien au contraire. Voilà ! :P

n°96
dom
Posté le 14-12-2005 à 23:01:27  profilanswer
 

Hello
Si ça te dérange pas, moi ça me dérange pas.
 

menolly a écrit :

On s'était fixé 2 règles :
- la date dans les journaux devait correspondre à la date à laquelle on écrivait (ça motive pour écrire chaque épisode de façon assez rapprochée).


 
Je comprends pas bien cette règle (mais c'est peut-être aussi parce que je n'ai pas encore lu le texte).
Tu veux dire que la date du journal vécu par les personnages est la même que la date à laquelle les auteurs (euh... c'est à dire vous) écrivent ?
 

menolly a écrit :

- On devait respecter ce que l'autre avait écrit avant, même si on pouvait bien entendu adopter un point de vue différent par rapport à un même fait.


 
ça c'est ok, c'est la règle "constructive" minimale, sauf à écrire les deux ensembles.
Et deux règles comme celles là, ça a suffi alors... intéressant.
 

menolly a écrit :

Ce n'est qu'à la toute fin, quand on sentait bien que l'histoire allait bientôt s'achever, qu'on a discuté un peu de comment on voulait terminer pour que ce soit cohérent. Et on a fait une exception à la 1ère règle pour la dernière entrée de journal.


 
Oui bien sûr, et puis j'imagine que pour une conclusion les deux récits se rejoignent donc de toute façon fallait passer par un rassemblement.
 

menolly a écrit :

Ce qui est marrant, c'est que donc on ne s'était vues qu'une seule fois avant, que tout le temps de l'écriture, on n'a été en contact que par internet, qu'on s'est tiré gentiment dans les pattes de temps en temps (du style : ahah, comment tu vas te sortir de cette situation ?), mais que presque tous ceux qui ont lu l'histoire ont trouvé que c'était très homogène et qu'on ne sentait pas qu'il y avait 2 auteurs


 
C'est d'autant plus plaisant.
Pour "se tirer dans les pattes", ce qui me parait "amusant" au sens intrigant, c'est de voir comment l'autre va se dépétrer de la situation. En général, c'est ce qui est de bien à plusieurs (et également ce que j'apprécie dans les jeux de rôles) c'est très créatif.
 
 

menolly a écrit :

Du coup on a démarré un roman à 4 mains en écrivant tour à tour, mais là on a très vite bloqué. On s'est fait une bonne séance de brainstorming qui nous a donné des idées, mais depuis, c'est le temps qui manque et le projet est au point mort en ce moment. Mais on s'y remettra ;)


 
J'espère pour vous, ça a l'air d'une super expérience.
Mais c'est vrai que le paramètre "temps" est à la fois pertinent et non. Parce que quand on accroche à un projet, on trouve le temps, alors qu'autrement on dérive - et je sais que moi quand les choses marchent, ça fonce (j'ai écrit "l'élévation des sentiments" en 20 heures).
 

menolly a écrit :

J'irai jeter un coup d'oeil à ton projet, l'idée à l'air intéressante


 
En fait le lien ne correspond pas à mon "projet" à 4mains, mais effectivement il peut donner une idée du contexte dans lequel j'aime évoluer : en gros : réalisme, intimité, sincérité, rapports complexes, points de vue, émotions...
 
Quand tu auras terminé ton roman avec Méligane, (et celui avec Bordage...) je me ferai un plaisir de t'expliquer.
 

n°97
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 15-12-2005 à 10:11:59  profilanswer
 

En coup de vent...
 

dom a écrit :

Je comprends pas bien cette règle (mais c'est peut-être aussi parce que je n'ai pas encore lu le texte).
Tu veux dire que la date du journal vécu par les personnages est la même que la date à laquelle les auteurs (euh... c'est à dire vous) écrivent ?
 


 
Oui, c'est ça, sauf pour la toute fin.
Si un paragraphe de journal date du 15 novembre, il a été écrit le 15 novembre. ;)
 
Zou, partie !  :bounce:  

n°98
Vieroli
Posté le 18-12-2005 à 10:00:45  profilanswer
 

Salut
 
J’ai trouvé ton texte très intéressant et l’ensemble m’a rappelé Batman le Défi. Je ne sais pas si tu as voulu ça ou que tu t’en es inspirée mais l’hybride m’a fait pensé à la fois à Catwoman puisque c’est une fille/chat et à la fois au Pingouin pour tout ce que tu as écris sur les fécondations in vitro, le cirque et bien sûr les Hybrides. Ça m’a remis en mémoire le moment où les parents découvrent que leur enfant est un pingouin etc.  
Comme Dom je trouve que le fait qu’elle décide de les épargner et qu’elle revienne les tuer après coupe un peu ton effet.
Il faudrait peut-être la laisser partir ou qu’elle les élimine sans vergogne. C’est difficile à dire.
En tout cas j’adore la fin en elle-même quand elle « mange » les mecs et prend son temps. On la sent vraiment féline sans que tu dises grand chose sur elle.
Sinon le sujet est très bien posé même si j’ai trouvé les explications un peu longues sur les fécondations in vitro etc.  
Mais c’est dans un texte assez court et c’est peut-être pour ça finalement que je l’ai trouvé long.
Je sais pas si tu comprends ce que je veux dire parce que là moi même j’ai du mal. Enfin bref !
Je pense que c’est quand même difficile de faire mieux pour poser le sujet.
En tout cas on entre facilement dans l’univers et c’est ça qui compte finalement.  

n°99
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 18-12-2005 à 14:24:04  profilanswer
 

Merci beaucoup pour ton avis, Vieroli :)
Je ne connais aucune des références que tu cites (je suis une inculte profonde en BD et ciné). Et je pense avoir compris ce que tu voulais dire ;)
En fait, pour le coup des FIV, j'avais l'idée de cette histoire qui me trottait dans la tête, j'avais ma Cattie qui était moitié chat / moitié humaine, mais je ne savais pas comment le justifier. Et quelques jours après, un copain m'envoie le lien que je cite juste après l'histoire... Et je lui ai dit un grand merci :lol:
 
Encore merci à toi et contente que tu aies aimé :)

n°100
Vieroli
Posté le 18-12-2005 à 17:37:33  profilanswer
 

Citation :

Merci beaucoup pour ton avis, Vieroli :)


 
Je t'en prie !
 

Citation :


En fait, pour le coup des FIV, j'avais l'idée de cette histoire qui me trottait dans la tête, j'avais ma Cattie qui était moitié chat / moitié humaine, mais je ne savais pas comment le justifier. Et quelques jours après, un copain m'envoie le lien que je cite juste après l'histoire... Et je lui ai dit un grand merci :lol:  


 
C'est souvent des petites choses, un mot, une image qui te font avoir de bonnes idées.
En tout cas moi c'est un peu comme ça que je marche.
J'entends un mot et autour vient s'articuler une scène et je construit autour.
Le problème c'est que comme ça mon récit est une succession de scènes qui au départ ne peuvent avoir aucun lien entre elles mais que j'arrive dieu sait comment à rassembler en un tout à peu près cohérent.
 
A+
Vier

n°101
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 18-12-2005 à 17:47:34  profilanswer
 

Tout à fait ! Ce qui donne parfois l'impression que l'histoire préexiste avant nous, et qu'on ne fait que l'exhumer en essayant de ne pas trop l'abîmer...
En tout cas c'est ce que je me dis, parfois, je ne sais pas si c'est pareil pour toi ;)

n°102
Vieroli
Posté le 18-12-2005 à 18:17:44  profilanswer
 

Oui tout a fait !
On a le sentiment que tout s'imbrique c'est assez bizarre comme sensation. Cela dit derrière il y a quand même du boulot  :pt1cable:

n°103
Eridan
Mage noir
Posté le 28-12-2005 à 15:31:48  profilanswer
 

*** Intervention avant lecture : ***
Ha Ha ! De la SF. On va voir que quoi tu es capable Menolly !
Ne t'inquiètes pas, je ne lis jamais sur écran. C'est du copier-coller et impression. Tu ne fais pas pareil?

n°104
Eridan
Mage noir
Posté le 29-12-2005 à 18:23:35  profilanswer
 

Avis :
Une bonne histoire, qui va tout de suite à l'essentiel. En plus je suis sensible aux histoires qui finissent bien, même si les humains vont "déguster".
Point de vue "science", si j'ai bien compris, les animaux servent de machine à concevoir des enfants que des parents ont choisi sur écran. Aucun matériel génétique ne vient directement d'un humain. Il y a donc une différence totale entre le gène de l'animal et le gène des cellules reproductrice qu'il porte. Puis soudain, certains gènes de l'animal porteur est passé dans les cellules reproductrice qu'on lui a trafiqué. L'idée (les deux en fait) et brillante et terriblement plausible. Question : la cellule de départ est-elle immédiatement dans l'animal après qu'on l'ait manipulé ou créé-t-on cette cellule à part, avant implantation ? Dans les deux cas on ne peut plus parler de fécondation in vitro puisqu'il n'y a plus de matériel génétique classique mâle-/femelle. Et puis n'avance pas les injections d'hormones pour des prélèvements d'ovules, ça n'existe déjà plus.
C'était juste un détail pour que les choses soient bien carrées.
 
Le texte :  
- Tu es donc partisane des phases sans verbes ? Bon, je m'incline.
- L'attaque des chien : "…planta ses griffes aiguisées…" "acérées" eut été plus judicieux, sauf si effectivement, le dompteur les a affûtées, mais je ne pense pas.
- L'attaque du clown. Elle prend son fouet et là je ne la situe plus dans l'espace. Recule-t-elle ? Passe-t-elle sur le côté ? La première solution est normalement la bonne mais alors que font les chiens si sentent l'odeur du sang. Et le homme, alors, juste devant. Et elle a encore le temps de s'entraîner au fouet par deux ou trois fois. Problème.
- Et puis cette histoire de fouet tueur me gène. Je sais que les blessures infligées pas un fouet sont bien plus graves que l'on ne l'imagine d'habitude, mais tout de même.
- Après le mort des chiens, l'apathie des humains me gène encore un peu, mais bon…
- "Il lui parla des autres hybrides qui étaient enfermés eux aussi, elle s'en moquait bien." J'aurais bien senti un "point" : "…eux aussi. Elle…"
- "Vous avez de la chance que je ne veuille pas être humaine, hurlaient ses yeux." Je verrais bien la séquence entre guillemets. Ou alors en italique qui est une méthode son conventionnelle, mais moderne et pratique pour exprimer une pensée.
 
Après avoir lu les autres avis :
- Terrible la recherche du titre !  
- La fin est très bien, le changement d'avis montre bien son côté animal, instinctif.
- Non, il faut laisser les explications scientifiques, c'est ce qui justifie un texte "science fiction".
 
Ha oui, au passage "Sommés par des parents ... ces augustes savants..." Comme tu le montres très bien, à ce niveau on n'est plus dans la recherche, mais dans le productivismes. Je n'aime pas trop ce ton parti pris. En revanche j'aurais bien vu une ironie du style "...Les chargés de la communication des firmes (ou "de la firme" car on peut supposer un monopole) ... et sommèrent à leurs chercheurs de trouver ... (ou encore ils trouvent un bouc émissaire)"

n°105
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 29-12-2005 à 20:55:29  profilanswer
 

Coucou !
 
Déjà, merci pour ton avis détaillé et ravie que l'histoire t'ait plu, Eridan ! :D
Même si ce ne sont pas les humains qui dégustent, ici, mais plutôt l'hybride (au sens propre. OK, je sors. :lol:)
 
Au point de vue technique, les parents ne choisissent pas "sur écran", ce n'est pas une méthode de sélection d'embryon ou de gamètes, en fait. Le but de la technique est simplement de faire produire des ovules et spermatozoïdes humains par des animaux, mais sans sélection particulière. En tout cas dans ma nouvelle, mais c'est vrai que c'est une dérive qui me semble presque couler de source, maintenant que j'y pense.
Je ne suis pas sûre d'avoir compris ta question. Qu'entends-tu par "cellule de départ ?" Tu parles des gamètes ou de l'embryon ? En fait, le but est d'avoir des souris (ou autres bestioles)  qui produisent des spermatozoïdes et des ovules humains, donc pour faire l'embryon, on part bien du matériel génétique classique, mâle d'un côté et femelle de l'autre.
 
Tu es sûr, pour les injections d'hormones ? Parce que dans toutes les pages que j'ai visitées concernant la technique de FIV, on en parle encore... Comment fait-on, alors, pour multiplier les chances de réussite ? Le but des hormones étant (à l'époque, en tout cas) de stimuler le cycle de la femme pour obtenir plusieurs ovocytes au lieu d'un seul...
 
Sinon, pour tes autres remarques...
- acérées au lieu d'aiguisées : tu as tout à fait raison. Je m'incline, en faisant gaffe à ne pas le faire en même temps que toi (phrase au-dessus) pour qu'on ne se cogne pas la tête ;) (désolée, ce soir je suis un peu, euh... Bah non, en fait, je suis tout le temps comme ça :lol:)
- le coup du fouet. Bon, ça ne devait pas être clair, mais dans ma tête, on a au départ de gauche à droite (si je puis dire) :
Les 3 hommes, les 3 chiens, Cattie, le fond de l'impasse.
Ensuite les 3 chiens attaquent, Cattie en tue 1 et se retrouve entre les 2 restants et les 3 hommes. Elle arrache le fouet au clown en étant toujours entre les chiens et les hommes, et tue les chiens. Je n'ai peut-être pas insisté sur la rapidité extrême avec laquelle elle agit. Disons que les 2 chiens, à côté, ont l'air patauds, même si toujours dangereux. Et les humains ne réagissent pas au début, parce qu'ils sont persuadés que les chiens vont la tuer, et ensuite, une fois les chiens morts, ils sont terrifiés quand ils comprennent que c'est elle la plus forte. Surtout qu'elle a beaucoup plus d'allonge qu'eux grâce au fouet, qu'elle est plus rapide et que sa victoire sur les 3 chiens l'a "regonflée à bloc", si j'ose dire...  
Mais peut-être que ce passage est mal décrit, du coup...
- Le fouet tueur... Là, je ne sais pas comment faire pour que ça paraisse plus plausible. Il suffit d'un coup de fouet bien placé (et fort, bien sûr) autour de la gorge pour tuer quelqu'un.  
- Le point manquant...
*va relire*
C'était pour faire un parallèle avec la phrase d'avant, mais c'est vrai que ça peut faire bizarre. Peut-être qu'un point-virgule aurait été suffisant ?
- C'était effectivement en italique dans le texte d'origine, j'ai oublié de le remettre en recopiant la nouvelle dans le forum, arf :P
 
Pourquoi tu n'aimes pas trop ce parti pris ? Bon, j'avoue que j'ai fait 2 ans de recherche en labo de bio, j'ai eu pendant ces 2 ans de nombreux contacts avec des thésards de toutes disciplines, et que j'en ai gardé une piètre opinion de la recherche en France... ça doit se sentir. :lol: (bien évidemment, je parle en général et je ne vise personne, il y a des chercheurs remarquables en France comme partout ailleurs et tout ça ;)).
 
Merci encore de ton avis détaillé et constructif :D

n°106
sheratan
Posté le 30-12-2005 à 01:22:58  profilanswer
 

Salut Menolly!
J'aime bien ce texte : il est fluide, agréable à lire et la fin avec l'hésitation ne me déplaît pas. En revanche, je le trouve frustrant sur un point : il est trop long ou trop court!
 
Je fais peut-être une redite de ce qui a déjà été dit et prie tout le monde de m'en excuser.
 
Par contre, juste une chose, je n'ai pas ressenti le côté félin de Cattie. Disons qu'on pourrait lui coller n'importe quel prédateur, ça irait.

n°107
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 30-12-2005 à 04:11:14  profilanswer
 

Arf, désolée pour la frustration. C'est vrai que si je ne l'avais pas écrit avec une contrainte de taille, je l'aurais peut-être développé davantage.
N'importe quel prédateur, je ne crois pas. Son côté "joueur" de la fin, notamment, quand elle s'amuse avec le clown au lieu de l'achever d'un seul coup. A part les félins, et encore, pas tous, je ne connais pas beaucoup de prédateurs qui jouent ainsi avec leur proie, si ? Enfin il y en a sûrement dans le nombre, je crois que les dauphins font parfois ça par exemple, mais c'est finalement assez rare, il me semble...
Mais peut-être que ce côté "chat qui joue avec la souris" n'est peut-être pas assez appuyé ?
 
En tout cas, contente que tu l'aies aimé et merci pour ton message.  
 
Et j'ai de plus en plus honte de ne pas lire les autres textes, mais là je n'ai vraiment pas le temps. Mais je me rattraperai, c'est juré. :(

n°108
Eridan
Mage noir
Posté le 30-12-2005 à 17:44:30  profilanswer
 

C'est bon, je n'ai pas de bosse, on s'est croisé.  :lol:
 
Technique : j'ai compris. On fait bien du mâle d'un côté et du femelle de l'autre, il y a donc bien besoin d'un fécondation in vitro (ou pourquoi pas in vivo, plus simple non ?) J'émettais en fait l'hypothèse que : tant qu'à modifier une cellule animale en cellule humaine, autant directement la faire se dupliquer sans passer par la fécondation externe et la réimplantation. Ca me parait à peine plus compliqué, non ? (C'est de la SF après tout)
 
Injections d'hormones : Evidemment, actuellement il en faut pour avoir des ovules mûrs. Mais dans un futur proche ne pourrait-on facilement se contenter des cellules de l'ovaire prélevées à la seringue par exemple ?
 
La scène : Je la voyais bien comme tu la décrits. Le problème, se situe après la prise du fouet. C'est une arme lente. Quelle que soit la rapidité de la fille, elle doit bien armer son bras et frapper. La lanière décrira toujours un mouvement ample bien plus lent qu'un coup de couteau par exemple. En plus, elle fait quelques essais. Les chiens auraient dû avoir le temps de mordre. (suggestion : tu peux dire qu'elle saute au dessus des chiens pour se donner le temps de maîtriser.)
 
Pour le fouet tueur, pas de problème, tu dis juste ce que tu viens de préciser : Cattie a touché au cou.
 
Pareil pour l'hésitation des humains. On ne la devine pas nécessairement. Comme la narration est à la troisième personne, il n'y a aucun problème à préciser ce que Cattie ne voit pas.
 
Le parti pris : tu as une narration à la troisième personne, je trouve que c'est mieux qu'elle reste neutre. On peut orienter simplement en ne présente que certains faits, mais les adjectifs qualificatifs sont trop directs. Ou alors on emploie une narration à la première personne, mais Cattie ne sais pas tout ça.
 
Voilà voila, après ça ton texte devrait être capable de résister à toute critique. La perfection quoi !   :sol:  
 
 
 

n°109
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 02-01-2006 à 15:33:33  profilanswer
 

Hop, je reviens sur ce que tu dis ;)

Citation :


tant qu'à modifier une cellule animale en cellule humaine, autant directement la faire se dupliquer sans passer par la fécondation externe et la réimplantation. Ca me parait à peine plus compliqué, non ? (C'est de la SF après tout)  


Si je comprends  bien, là tu parles de clonage, non ? Alors que dans l'autre technique, la fécondation permet d'obtenir des embryons différents, comme lors d'une reproduction classique. Je pense que peu de parents ont envie d'avoir des clones, quand même, non ?
Et puis il ne faut pas oublier que la technique dont je parle n'est qu'à peine de la SF, cf l'article que je cite.  
 
- Je pensais que tu disais que déjà maintenant, on ne faisait plus d'injections d'hormones, d'où mon étonnement. Mais oui, ça changera sûrement dans le futur.
 
- ok pour les pb que tu soulignes concernant la scène du fouet et l'hésitation des humains. ;)
 
- pour le parti pris, je vois ce que tu veux dire, et tu as peut-être raison. Mais ce n'est pas le seul parti pris du texte. Tu n'as pas remarqué celui du passage sur les FIV vs l'adoption ? Ou alors ce parti pris-là ne t'a pas gêné ?
 
Un texte parfait !! Si seulement :lol:
 
Mais merci ;)

n°110
Eridan
Mage noir
Posté le 02-01-2006 à 16:14:30  profilanswer
 

menolly a écrit :


Si je comprends  bien, là tu parles de clonage, non ? Alors que dans l'autre technique, la fécondation permet d'obtenir des embryons différents, comme lors d'une reproduction classique. Je pense que peu de parents ont envie d'avoir des clones, quand même, non ?
Et puis il ne faut pas oublier que la technique dont je parle n'est qu'à peine de la SF, cf l'article que je cite.


Je ne pensais pas au clonage mais à une création directe. Mais tu as raison la FIV est bien plus facile pour obtenir un modèle unique. Et puis je ne savais pas exactement où tu te plaçais dans le futur. Finalement, oublie mes suggestions, le simple est souvent le mieux.
Nota : je ne lis pas l'anglais (shame on me)  
 

menolly a écrit :


- pour le parti pris, je vois ce que tu veux dire, et tu as peut-être raison. Mais ce n'est pas le seul parti pris du texte. Tu n'as pas remarqué celui du passage sur les FIV vs l'adoption ? Ou alors ce parti pris-là ne t'a pas gêné ?


Je l'ai remarqué. Il m'a moins gêné car il juxtapose simplement deux idées. Dans le cas des savants, tu utilises un adjectif. C'est toute la différence entre un partis pris subtil (qui peut être amusant) et partis pris trop affirmatif.
 

n°111
menolly
Laissez-moi rêver...
Posté le 02-01-2006 à 20:43:22  profilanswer
 

Alors si tu ne lis pas l'anglais, disons simplement que je n'ai rien inventé et que la technique dont je parle était citée dans l'article comme quelque chose de potentiellement réalisable dans pas longtemps du tout ;)
 
C'est drôle, pour le parti pris, j'avais l'impression d'avoir été beaucoup plus "cinglante" pour le coup des FIV et des orphelins que pour l'autre... Comme quoi on n'a pas toujours une très bonne vision de ce qu'on écrit. :heink:


Message édité par menolly le 02-01-2006 à 20:43:42
n°112
Eridan
Mage noir
Posté le 03-01-2006 à 15:10:54  profilanswer
 

Et aussi la sensibilité du lecteur.

n°345
Tigerlily
Posté le 12-10-2006 à 12:22:36  profilanswer
 

Comme d'habitude, j'aime beaucoup ce que tu écris, Menolly.
Une seule incohérence dans ce texte: les hybrides sont sensés ne pas avoir de cordes vocales. Ce qui n'empêche pas Cattie de grogner/feuler, et les bébés hybrides de pousser des cris à leurs naissance...


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