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SF - Les résidents

n°123
talbazar
solve et coagula
Posté le 16-01-2006 à 08:59:28  profilanswer
 

Une nouvelle très très conventionnelle, assurément perfectible !!!
 
Les résidents
 
 On peut considérer que toute mon histoire à démarré le jour où deux astronomes du grand télescope lunaire, Kochia et Dolyss, ont découvert conjointement cette planète extrasolaire dans la Voie lactée, orbitant autour de son soleil sa masse et son diamètre presque identique à la terre, à un quart d’année-lumière de celle-ci. Mieux, les spectromètres lui donnaient une atmosphère semblable, plus pure que la nôtre, avait plaisanté Kochia. Un air respirable, pas d’océan visible, mais une imposante végétation qui recouvrait toute la surface, une gravité proche, une période de 31 heures, une révolution stable autour de son soleil de 478 jours. On appela cette planète du doux nom de BX24. Une de plus, sachant que la Voie lactée abritait près de 300 milliards d’étoiles pour environ 30 milliards de planètes. On n’avait pas découvert BX24 avant, car elle possédait une voisine trop proche de leur soleil commun, dont l’atmosphère d’hydrogène dense s’évaporait en un gigantesque halo qui masquait la vue et les données du télescope. Cette petite malchanceuse avait tellement fondu qu’elle laissait à présent BX24 visible. Il fallut attendre vingt-cinq années et une relative maîtrise de l’anti-matière pour envisager expédier un chien à une vitesse proche de celle de la lumière vers ce monde lointain, en attendant d’y envoyer un homme. Ce chien prénommé Orloff ne revint pas. On réitéra l’expérience avec un autre animal, Moky et celui-ci revint de sa course sidérale téléguidée sain et sauf, après seulement six mois de voyage.  
 
 En tant que pilote d’essai d‘astronef, j’avais suivis avec intérêt l’envoi de ce dernier vers le monde éloigné. Avant son départ, j’avais caressé la tête de ce pionnier à quatre pattes enfermé dans les flancs de sa capsule spécialement équipée, dont on avait soigneusement dosé le carburant. Je l’encourageais du regard, j’aurais volontiers pris sa place. Le vaisseau de Moky n’avait fait que tourner dans l’orbite de BX24, plongé au sein des forces nues du cosmos, il était maintenant question de poser un humain sur le sol même de cette planète. J’avais déjà fait un vol vers Pluton, j’étais qualifié pour grossir la liste des prétendants. A cette époque, c’était moins ce corps céleste très éloigné qui passionnait les chercheurs que la parfaite maîtrise de leurs propulseurs. Pour la première fois, un homme quitterai enfin ce brave système solaire. La taille du vaisseau envisagé ne permettait pas d’embarquer une équipe, ni même deux personnes, ce serait le vol d‘un seul homme. Compte tenu de mes compétences, de mon expérience et de mes aptitudes au vol solitaire, le choix des décideurs tomba finalement sur moi. Je me préparais donc pour un vol de six mois aller-retour en direction de BX24, à 300.000 km/s.
 
 Dans ma résidence arborée de l‘astroport, je laissais traîner mon regard vers les étoiles, en regrettant de ne pas avoir trois vies pour arpenter encore et encore l’espace infini. J’avais le vol spatial dans la peau, comme les vrais marins on le vaste océan chevillé à l’âme. J’avais le sentiment de pouvoir changer le monde, d’être le maillon qui reliait les humains à Dieu. Je m’apprêtais à repousser les limites qui nous séparaient de lui, j’étais encore jeune, sans attaches familiales et en pleine forme. Bien sûr, le projet d’envoyer un homme aussi loin et aussi vite suscitait de nombreuses critiques internes, mais le budget suivait et les politiques du moment y voyant leur intérêt, je pouvais commencer sans souci mon long entraînement. J’étais particulièrement fier d’avoir été choisi pour ce vol, je voulais délibérément en ignorer les dangers. Je m'étais rendu deux fois sur Mars, profité des derniers réacteurs pour frôler Jupiter, Saturne, Pluton, je me disais que ce ne serais pas plus difficile. Tout étant en définitive une question de mental, quand la technique est résolue... J’étais déjà millionnaire de mes précédents vols, malgré tout je n’étais pas encore prêt à devenir le plus riche du cimetière de la ville, je voulais croire sans réserve à la réussite de ma mission. Je pense que c’était d’ailleurs la condition primordiale selon laquelle il fallait envisager ce boulot. J’avais connu des moments difficiles, voir dangereux, mais j’étais toujours là pour en parler, alors... Je n’allais pas rater ce virage de l’histoire, ça non ! Je me disais qu’avant de mourir, je quitterai même la galaxie. Pour certains grincheux aux raisons obscures, on venait d’ouvrir la boîte de Pandore avec ces vitesses luminiques. Ce n’était évidemment pas mon cas et j’étais sourd à leurs sermons. Mieux encore, je partageais les espoirs de ces chercheurs qui parlaient sans rire de voyages ubiquistes, de téléportation instantanée aux confins de l’univers, sans quitter son siège ! D'ailleurs, ils avaient déjà expérimentés des lasers prometteurs... Surtout, ce qui me plaisait le plus dans l’aventure qui m‘attendait, c’était de débarquer sur une planète où je pourrais respirer librement, dans un monde où des arbres poussaient, parce que mes expériences Martiennes m’avait laissé sur ma faim, compte tenu des contraintes de cette planète somme toute proche, mais froide et  carrément invivable.  
 
 Bernard Scheve, le directeur de cette mission extraordinaire, est venu lui-même m’accompagner jusqu’au cockpit de mon engin :
 
- « Bonne chance, Adom, nous avons réduit les contraintes au maximum, mais préparez vous quand même à prendre 12  « G » dans l’estomac. Presque une tonne, mon ami ! Et dites bonjour aux étoiles de ma part. N’oubliez pas de revenir, dès fois que cette planète soit remplie de jolies rousses aguichantes... »
 
- « Je leur filerai votre adresse e-mail, n’ayez crainte ! A bientôt Bernard. »
 
 Je sanglais ma combinaison anti-G à triple épaisseur et refermais l’habitacle, concentré sur mon tableau de bord. Je me penchais au hublot pour voir les techniciens s’agiter comme des fourmis autour de la fusée. Afin de pouvoir mieux contrôler le départ les ingénieurs avaient renoncé à un décollage lunaire, voir martien. J’avais sous les fesses une énergie inégalée, qu’il convenait de maîtriser parfaitement. Casqué, attaché à mon siège, je subis au moment convenu les affres du démarrage, au cœur d’un malstrom multicolore de photons en délire. La prévenance de Bernard n’était pas vaine, je m’arrachais du sol à une vitesse incroyable, pour bondir en quelques secondes, d’une terrifiante accélération qui lécha ma cabine de flammes vigoureuses, dans le noir absolu. Je traversais rapidement notre système solaire, l’œil rivé aux instruments du bord, me nourrissant des habituelles nourritures réservées aux voyages spatiaux. J’allais vers mon objectif à la vitesse de la lumière, privé désormais des encouragements verbaux de la terre, car le son mettait de plus en plus de temps à me parvenir. Mais je savais qu’ils suivaient avidement ma trace au milieu des étoiles.
 
 Trois mois plus tard, légèrement ivre de solitude quand même, j’abordais la banlieue de cette fameuse BX24. Je restais longtemps fasciné par le spectacle de sa voisine qui lâchait dans l’espace le nuage bleuâtre de son atmosphère. Un soleil inconnu m'envoyait sans relâche ses rayonnements U.V; BX24 se trouvait devant moi, belle planète verte sans nuages et terriblement captivante. Puis je me concentrais sur l’atterrissage, sans doute la partie la plus épineuse de mon parcours. Je sortis progressivement les ailes delta et décrivis une spirale très aplatie, paramétrant mon engin pour qu’il aborde ce monde sous un angle inférieur à 4 degrés après plusieurs révolutions, ce qui diluerait la chaleur résultant de ma rentrée atmosphérique. J’allais un instant me comporter comme un planeur et à une altitude relativement réduite, un parachute me poserai en douceur vers ce qui paraissait de mon point de vue une vaste clairière. Je n’avais pas le temps de penser aux formidables retombées scientifiques que mon vol impliquait, je pensais juste à me poser correctement sur le site convenu.  
 
 Hélas ce ne fut malheureusement pas le cas. Je planais toujours, le parachute se déploya bien, mais avec quelques secondes de retard. Je me mis à dériver, sans avoir le temps de faire la moindre correction de trajectoire et je survolais ce monde couvert d’arbres majestueux, en quittant le site prévu. J’allais atterrir, je le voyais par les hublots, en plein milieu d’un forêt extra-terrestre, dense et inextricable. Il y eut un choc effroyable, un balancement odieux de ma cabine, des instruments qui flanchèrent, plusieurs alarmes sonores et lumineuses vinrent s’ajouter les unes aux autres et je tombais brutalement, glissant contre un tronc vigoureux, pour aller m‘écraser sur le sol, après avoir percuté en les brisant d’énormes branches. Puis tout s'arrêta, j'étais toujours en vie. Je suis resté plusieurs minutes le souffle coupé, n’osant réaliser l’échec et les conséquences que cela impliquait. J’étais perdu pour la terre. Mon engin n’était plus qu’une épave inutile, mais certains voyants continuaient d’émettre leurs inutiles messages, heureusement, je n’avais rien de cassé. Je savais que l’air de BX24 devait être respirable, je n’avais plus rien à perdre, j’ouvris l’habitacle pour être sans doute le premier humain à avaler cette atmosphère. Effectivement, je pouvais respirer normalement un air aussi vivifiant que celui des hautes montagnes helvétiques, mais je me voyais naufragé pour toujours sur ce monde perdu. Un pilote d’essai n’a pas d’état d’âme, c’est même à cela qu’on les reconnaît, malgré tout, quand je vis l’état lamentable de mon astronef, je n’en menais pas large ! Autour de moi, il n’y avait qu’une forêt immense et sinistre, à peine éclairée par la méchante trouée que venait de produire mon engin dans la canopée en tombant jusqu’au sol. Le grand parachute arraché était resté pendant sur l’une des grosses branches, très loin au-dessus de moi.  Je décidais d’explorer un peu l’endroit où je venais si brutalement de mettre les pieds.
 
 Tout les arbres qui m’environnaient possédaient un aspect identique et semblaient appartenir à une espèce unique. J'avançais pas à pas au milieu d'une forêt de troncs monstrueux aux diamètres inconcevables, parfois mesurant une vingtaine de mètres de circonférence. Leurs cimes gigantesques perçaient le ciel invisible à une hauteur inimaginable. Je ne décelais aucun signe de vent, pas le moindre souffle d'air n'agitait ces géants. Il régnait sur ce monde ténébreux un silence absolu que je n'avais jamais expérimenté, dont je chassais l'angoisse en avançant jusqu'à la limite de mes forces. Je craignais de me perdre dans la monotonie de cette étendue alors je marquais au passage, tous les vingt mètres à peu près, l'écorce lisse de quelques troncs avec la lame du poignard réglementaire qui faisait partie de mon équipement. La sève qui s'écoula des plaies que je fis à ces arbres était rouge comme du sang. Je portais imprudemment ce liquide poisseux à ma bouche, pour le recracher aussitôt sous le coup d'une amertume nauséeuse. Avec mes lourdes bottes, je piétinais un sol privé d'humus et parfaitement sec. L'eau forcément nécessaire qui abreuvait ces colosses devait se cacher dans le sous-sol, profondément enfouie. Je me dis que j'allais mourir de soif sur cette planète déshydratée, je n'avais pas, contrairement aux monstres végétaux qui m'encadraient, d'immenses racines pour sucer les entrailles de cette planète. Je m'enfonçais pendant des heures dans cette immensité glauque qui avalait toutes les couleurs environnantes pour restituer une uniformité tristement immobile, d'un brun-vert ténébreux.  
 
 Les premières branches s'élevaient à une vingtaine de mètres au-dessus de ma tête, mais ce n'étaient que des tiges mortes et pendantes. La vie de ces végétaux commençaient bien plus haut encore, en bouquets de feuilles vernissées d'un vert foncé, ressemblant vaguement à celles des cyprès terriens. Je pensais aussi aux séquoias américains. La comparaison n’allait pas plus loin, je m’arrêtais en effet pour renifler trente secondes : il n'y avait aucune odeur. Je jouissais du bruit de mes propres pas, faute de mieux, perdu sans retour dans ce monde oppressant. Je gardais en mémoire mes promenades dans les belles forêts de feuillus terriennes, c'était en comparaison de cet univers obscur aux dimensions inhumaines des jardins lumineux et verdoyants, charmé continuellement du chant variés et joyeux d'oiseaux innombrables. Ici, j'étais pris sous l'étau du paysage végétal fermé et morne dont l'imposant silence, l'absence absolue du moindre bruit,  me renvoyait chacune de mes pensées dans la tête comme si je les avais hurlé. Dans le désœuvrement de ma cabine, au cours des longs vol spatiaux, je me récitais souvent des vers de Charles Baudelaire pour me tenir compagnie à moi-même, ce fut encore le cas, je citais à voix haute :
 
Nous avons vu des astres
Et des flots; nous avons vu des sables aussi;
Et, malgré bien des chocs et d’imprévus désastres,
Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.

 
 Je devais me forcer pour imaginer ces troncs impassibles doués de la moindre vie. Je me faisais l’idée d'être une microbe minuscule circulant sans repère dans les poils d'un chat. Lui au moins pouvait compter sur ses semblables ! Cette ombre perpétuelle dans laquelle je plongeais, si angoissante par ailleurs, avait toutefois l'avantage de me protéger des ardents rayons du soleil, sans doute dangereux dans ce ciel sans nuages. Voyant que cette marche épuisante ne me mènerait nulle part, je revins vers mon vaisseau délabré, en me guidant aux traces sanglantes que j’avais fait aux troncs. Parfois je rencontrais de rares boules blanches de formes ovales, assez grosses, un bon mètre de diamètre, dont l'écorce me sembla incroyablement dure. Comme je l'avais deviné, j'y enfonçais sans succès la pointe de mon couteau. Je déduisis qu'il devait s'agir des graines de ces arbres cyclopéens, mais je me demandais comment une écorce aussi dure pouvait leur permettre de germer. D'ailleurs ce sol nu ne présentait aucun signe de la moindre dégradation bactérienne. Les branches mortes de ces arbres ne tombaient pas par terre et restaient dénudées, accolées aux grands fûts. Les feuilles, ou les épines, je ne savais trop, étaient toutes uniformément vertes, sans les variations qu'aurait pu occasionner un changement de saison. D'après les études faites sur terre, il régnait sur ce monde un été perpétuel, en tout cas il faisait bon,  sans plus,  sous ces frondaisons serrées.
 
 Je retrouvais ma capsule dont les tôles avaient subis des chocs pitoyables, sans compter la calcination normale de l'entrée atmosphérique. Je mangeais quelques provisions, plus pour calmer mon angoisse diffuse que pour satisfaire ma faim. J'avais pour six mois de vivres lyophilisés, mais je découvris avec horreur que mon réservoir d'eau s'était perforé dans la chute. Tout le liquide avait été absorbé par l'environnement. Je m’en voulais d’avoir arrosé malgré moi ces plantes étrangères. Mais c’était moi l’étranger finalement et je ne pensais pas avoir été invité ! J'inspectais activement les tuyères de mon engin. La vapeur d'un des circuits devait être condensée à présent aussi je dévissais quelques boulons, libérant un tuyau pour récupérer dans un récipient adapté une cinquantaine de litres d'une eau âcre. Je passais ensuite plusieurs jours à monter un campement de fortune, attendant de pouvoir communiquer avec la terre d’une manière où d’une autre, bien qu’à l’évidence, ma radio soit totalement hors d’usage. Avec l’audace du désespoir, pour m’occuper, j’envoyais trois fusées de détresse dans la toile de mon parachute dans l’espoir de le décrocher de son perchoir. A la troisième, la toile s’affala à mes pieds, bien que je ne sache encore l’usage que j’allais en faire. Les jours étaient nettement plus longs sur ce monde que sur la terre mais je vivais dans une pénombre perpétuelle, à peine atténuée par endroits par quelques rayons de soleil égarés. Je commençais à compter une à une ces journées inutiles.
 
 Il y eut un craquement, un bruit de chute au-dessus de moi, un long sifflement inquiétant qui me fit m'adosser rapidement contre un tronc. La graine chuta lourdement en creusant le sol nu, sans rebond. Cette chose d'une quarantaine de kilos aurait pu me tuer sur le coup. Ces graines étaient relativement rares mais constituaient le premier danger visible auquel je devais me méfier. L'eau s'épuisait peu à peu. Après trois semaines, je  n’avais guère bougé du lieu de mon naufrage, retenu près de ces reliques par une sorte de crainte superstitieuse. Toutefois je conservais mon instinct de survie intact, sans céder au désespoir. Fataliste, je laisserais simplement cette planète m’occire, si telle était ma destinée. Mes idées vagabondaient parfois vers d’étranges considérations. Ainsi, je constatais l’absence de tout autre organisme que ces arbres sur BX24. J’avais quand à moi apporté un nombre considérable de bactéries et autres virus à l’extérieur et à l’intérieur de mon corps, qui s’adapteraient peut-être à cette planète pour y faire évoluer la vie. Mais ces réflexions ne me menaient à vrai dire pas très loin.  
 
 Puis, alors que j’étais parvenu à la limite de ma ration d’eau, je partis à la recherche de cette denrée improbable, au petit hasard, sans omettre de marquer encore ces troncs sanguinolents au passage, parce-que je ne pouvais me résoudre à quitter définitivement ma capsule, seul lien qui me restait de la terre. Au cours de cette exploration, je découvris une graine différente des autres car son écorce avait singulièrement ramollie. Je déchirais maintenant facilement cette enveloppe de mon poignard, pour en laisser s'écouler doucement un liquide jaunâtre. De la pointe de ma lame, je portais cette sécrétion à mes lèvres car j’avais le sentiment que cette chose était comestible. Effectivement, les cellules de mon corps savaient intimement que je venais de les abreuver, de leur avoir fourni leur compte de protéines, de vitamines, de glucides, ainsi que d’autres sucres et acides aminés. Je savourais, ce qui ne gâtais rien, un aliment délicieux, parfumé, étonnement complet et exquis qui me maintiendrait en vie autant de fois que j'en mangerais. L'épineux problème de la nourriture et de la boisson semblait être résolu. Je revins remplir de nouveaux récipients de cette manne providentielle. Je découvris aussi que cette denrée se conservait indéfiniment sans se dégrader.
 
 A présent, je survivrais en solitaire dans cette forêt infinie. Mû par une énergie renouvelée, je m’éloignais encore davantage de ma base, au cours des semaines qui suivirent. Un jour, au cours d’une de ces lointaines explorations, j’entendis nettement un bruit qui s’approchait. Tellement envoûté par le silence de ce monde, je mis ces bruits incongrus sur le compte d’une hallucination. Pourtant, je vis bientôt venir à moi un grand chien noir et vigoureux. Je reconnus aussitôt Orloff, le chien qui avait précédé Moky vers ce monde et dont la mission avait soit-disant échoué. C’était une chose positivement incroyable ! La bête vint rapidement vers moi pour me lécher les mains. J’avais connu ce chien, comme tout les cobayes de la base, ma joie de caresser cet animal était incommensurable. Je lui parlais, je l’embrassais, j’avais les larmes aux yeux. L’animal ne tarissait pas non plus ses démonstrations de joie. Nous étions deux... Le chien cessa finalement ses manifestions d’affection pour repartir soudain d’où il venait. Je le suivis aussitôt.
 
  Ébahis, je tombais soudain en arrêt devant un petit lac, au milieu duquel gisait la capsule qui avait amené Orloff sur BX24. Le chien lapa avec contentement l'eau clair et transparente. Saisi d'une grande émotion, je m’approchais de ce vestige que j'examinais minutieusement. Je pourrais plus tard récupérer quelques matériaux utiles. Cette inspection terminée, j'en déduisis que ce chien et moi avions eu un sort similaire étonnant, puis je relevais la tête pour me figer à nouveau. Autour de l'étang, je voyais s'agiter dans l'ombre des troncs une dizaines de chiens exactement semblables à Orloff. Quand je rejoignis la rive, toute cette meute de clones arriva vers moi sans hostilité, avec la même joie que le premier. Je ne pouvais entrevoir lequel de ces chiens était au-juste le vrai Orloff, celui qu’on avait envoyé de la terre. J’examinais encore tous ces animaux un par un mais il n’y avait entre eux aucune différence. A l'évidence, quelque-chose m'échappait. Je regardais attentivement ces chiens identiques et prononçais le nom du chien à haute voix : Orloff... Orloff. Un seul des chiens répondit à l'appel pour venir se faufiler entre mes jambes, pourtant cela ne prouvait peut-être pas grand-chose. Je quittais cet endroit avec l'idée d'y revenir bientôt car cette petite étendue d'eau calme me fascinait au plus haut point et la capsule d'Orloff constituait un nouveau trésor. Tout les chiens m'emboîtèrent aussitôt le pas à l'unisson, en jappant joyeusement.
 
 Tous ces animaux survivaient grâce aux graines qu'ils léchaient avidement, quand l'une d'elle se présentait à eux. Ils avaient même appris à les rechercher, comme je le constatais bien vite. J'augmentais ainsi avec eux le potentiel de ma propre survie. A la tête de cette meute extraordinaire, je faisais désormais des navettes continuelles entre le lieu de l'échouage d'Orloff et celui de mon propre crash. Je me baignais avec délice dans les eaux pures de ce petit lac charmant, qui donnait enfin un peu de vie dans le paysage austère et morose de la forêt. Un matin, je comptais un chien de plus, évidemment pareil aux autres, ce qui ne lassa pas de me plonger dans une grande perplexité. Honnêtement, jamais je n’ai pensé à me nourrir de ces frères à quatre pattes, malgré le mystère qui les entourait, j’avais trop de respect pour ce qu’ils représentaient pour moi sur ce monde inconnu. Aucun d’eux ne montraient de signes d’animosité, mais au contraire toutes les démonstrations de la plus sincère affection à mon égard. J’en étais même un peu rassuré, bien qu’à l’évidence, je ne craignisse apparemment pas grand chose au sein de ces bois. Je vécu ainsi de nouvelles journées passées à jouer avec les chiens, à courir sans fin avec eux entre les troncs monstrueux. Un autre matin, un nouveau chien venu de nulle part se rajouta au groupe, me laissant au milieu de mes vaines interrogations. L’eau du petit étang était bonne, presque tiède. Immanquablement, je m’endormais presque toujours au cours de ces bains prolongés et voluptueux que je prenais en compagnie des chiens. Je passais de cette manière oisive encore six nouveaux mois.
 
 Et puis le bruit caractéristique des tuyères d’un vaisseau terrien déchira l’air à basse altitude en terrifiant les chiens. Je me précipitais sur mon pistolet pour envoyer une fusée de détresse. Je ne pouvais rien distinguer dans le fouillis des branchages entrecroisés, mais je savais qu’il s’agissait d’un astronef terrien. Mon cœur bondissait dans ma poitrine à me couper le souffle. Les chiens hurlaient à l’unisson. J’entendis rugir l’appareil puis ronfler pour revenir à vitesse lente dans ma direction, il s’éloigna un peu vers l’ouest et je sus qu’il cherchait un endroit pour se poser. Cet engin se pilotait mieux que le mien, à la manière d’un simple avion. Je me précipitais aussitôt dans cette direction. C’était là-bas que j’aurais dû me poser également, dans cette espèce de vaste clairière, si mon parachute s’était ouvert correctement. Il me fallut du temps pour avancer, les chiens couraient vaillamment derrière et devant moi, tous ravis de la ballade. Je n’arrivais pas jusque-là-bas car je rencontrais Yvie en chemin, qui venait vers moi.  
 
 La jolie jeune femme était également un pilote d’essai émérite, la doublure féminine prévue pour mon propre vol, si désastreux. Elle pilotait probablement le vaisseau nouveau-modèle qui venait de me raser. Nous tombâmes dans les bras l’un de l’autre, je pleurais de chaudes larmes sur son épaule :
 
- « Yvie, Yvie, je n’espérais plus revoir un humain de ma vie. Comment est-ce possible ? »
 
-  « Eh bien il faut croire que Bernard Scheve tienne à toi. Il n’a jamais pensé que tu ais pu survivre ici mais il a obtenu un nouveau vol dans un temps record et me voilà... Je pense m’être posé mieux que toi ! Nous pourrons rentrer à la maison, quand j’aurais fait un peu de visite, si tu n’y vois pas d’inconvénients ? »
 
 Je connaissais bien Yvie, nous étions très lié par notre travail, mais aussi par une profonde amitié, sans réelle passion amoureuse toutefois, bien que nous ayons déjà fait l’amour ensemble une dizaine de fois. Submergé par une intense vague émotionnelle, je ne pouvais me décramponner de son épaule, il fallait que je l’embrasse, que je la respire, que je la caresse. Je serais évidemment rentré vers la terre sur le champ, mais je n’étais plus à cela près ! Je ressentais une joie immense à toucher et converser avec Yvie, à communiquer enfin avec quelqu'un, ce que je n‘espérais plus. La brune jeune femme comprit cela et me rendit avec ferveur chacun de mes baisers. Avec son émetteur portatif, elle envoya un message en direction de la terre, afin de les rassurer sur mon compte, sur la pleine réussite de sa mission et la découverte stupéfiante des chiens. Il leur faudrait attendre un certain temps, toutefois, avant  d’accuser réception de ces nouvelles, de l'autre côté des étoiles.
 
 Pendant que je la conduisais à mon campement elle m’interrogea encore sur les chiens, mais je n’expliquais pas plus qu’elle ces générations spontanées d’Orloff. Je lui fit faire un tour rapide du propriétaire, puis nous décidâmes de marcher à nouveau vers la capsule d’Orloff et son étang, où je décidais une fois rendu de passer la nuit. Arguant qu’elle se détendrait bien par un bain de son long vol spatial, Yvie se déshabilla pour plonger avec délice dans les eaux de l’étang. Je la rejoignis bientôt et nous batifolâmes un bon moment dans ce lac comme des collégiens. Revenus sur la rive pour attendre le soir, nous fîmes l’amour avec la passion des amants qui se retrouvent à la suite d’une trop longue séparation. La nuit tomba dans un silence complet, nous restâmes tendrement enlacés au bord de l’eau sous la voûte végétale, avec les chiens roulés en boules autour de nous.  
 
 Au matin, alors que je dormais toujours et que Yvie s’était un peu éloignée du site pour une promenade personnelle, une main me tapa sur l’épaule et je me trouvais en face de moi-même ! Ce fut un choc incommensurable. Le type me ressemblait en tout, jusqu’au moindre de mes tics. Mais j’étais habillé du premier vêtement léger de ma combinaison, alors que lui était nu comme un ver :
 
- « Réveille toi, Père, il fait jour ! »
 
- « Qui êtes vous ? »
 
- « Mais Adom, ton fils ! »
 
 Il y avait dans les yeux de cet adulte qui avait mes traits une lueur de sincérité touchante et naïve. J’allais crier pour appeler Yvie, mais je demandais encore :
 
- « D’ou venez-vous ?  »
 
- « Mais des eaux, tu m’as fait naître des eaux ! »
 
 Je regardais l’étang, mon esprit faisait semblant de ne pas comprendre. Yvie arriva peu-après, pour tomber en arrêt devant la vision que j’offrais, en train de converser à moi-même ! Elle resta muette de stupéfaction. Heureusement, je pouvais être différencié de ce clone par mes vêtements, je n'aurais pas aimé que la confusion s'installe dans la tête de Yvie. Mais je fus rassuré car mon double semblait très différent de moi, il était remarquablement adapté à ce monde, peu bavard et je notais avec satisfaction qu'il ne possédait pas l'intégralité de mes souvenirs. Yvie enregistrait toute nos conversations. Elle décida de reculer notre départ, malgré mon manque d'enthousiasme. Mon clone n'était pas très prolixe, mais il grimpait aux arbres avec une facilité déconcertante. Il savait trouver les graines comestibles mieux que les chiens. Il avait avec ces animaux une communication qui paraissait se passer de mots. Il m'expliqua juste que ce monde l'avait fait naître, que j'étais son père et que les arbres nous aimaient, où quelque chose dans le genre. Le lendemain, il en y en avait deux autres assis près de l'étang. Je commençais à perdre un peu les pédales, je sentais qu'Yvie ne rigolait plus et que sa fascination du début laissait place à une sourde angoisse. Quand elle se trouva en face d'elle-même, elle paniqua vraiment. Je pensais aussi qu'il était temps de rentrer.
 
  Les clones s'organisaient rapidement, pratiquement sans nous, Les chiens sur les talons, ils s'absentaient de nombreuses heures pour revenir au camp le corps taché du jus jaunâtre des graines. Il y eu trois Yvie et quatre Adom, qui se baladaient nus, nous ne pouvions les différencier, puis un nouveau chien fit son apparition, tout se passait comme si l’arrivée de mon premier clone avait stimulé la reproduction des autres. Cette multiplication spontanée avait quelque-chose de proprement effrayant. Une nouvelle Yvie, un nouvel Adom, nous les vîmes enfin naître de l’étang, ils devaient se fabriquer et tapir leur gestation rapide au fond de l’eau. Ce lac agissait comme une sorte de photocopieuse naturelle, ses molécules prenait la mesure des baigneurs pour les régurgiter avec une rapidité relative mais très efficace : cette planète se fabriquait à nos dépends sa propre biodiversité. J’étais sûr à présent que toute cette forêt qui recouvrait ce monde n’était en fait que les clones démultipliés d’un seul arbre, arrivé là dieu sait comment. J’adjurais Yvie de quitter BX24 au plus vite. Affolée par la vision de ces reproductions de nous-même, elle acquiesça avec soulagement cette décision. Nous quittâmes en catimini tous ces personnages, au nombre de douze à présent, pour rejoindre l’astronef de Yvie. Ils ne furent pas dupes de notre départ et nous emboîtèrent le pas sans se presser. Une nouvelle Yvie courra après le groupe pour le rattraper. Il me semblait que les chiens qui cavalaient autour étaient plus nombreux. Je pris la main d’Yvie :
 
- « Le processus de reproduction s’accélère. Il faut courir, il faut les semer ! »
 
 Ils se mirent à courir aussi. Nous parcourûmes la distance qui nous séparait de l'astronef avec une vitesse record. Nous étions des pilotes d'essai entraînés aux coups durs, mais nous sentions tous deux cette anxiété qui se diffusait insidieusement en nous. Les autres nous rattrapaient sans difficulté, ils nous talonnaient en nous hélant :
 
 - « Père, Mère, ne nous quittez pas ! Vous ne devez pas ! Vous ne pouvez pas  ! »
 
 Les chiens entouraient le vaisseau, un ou deux montrèrent les crocs. Je sortis mon poignard, bien décidé à m'en servir. Yvie me regarda, elle sorti son couteau à son tour. La foule de nos clones s'était massé autour de nous, il en arrivait d'autres.
 
 Une fois à l'intérieur du vaisseau, nous l'avons isolé par sécurité d'un puissant champ magnétique, pour que plus personne ne puisse grimper à bord. Nous avons mis les gaz. D'une violente poussée des tuyères, nous avons quitter BX24 et ses énigmatiques habitants. Le voyage du retour, programmé depuis la terre, se déroula sans aucun incident. Je caressais la joue d'Yvie, elle me montra triomphalement le casier où elle conservait congelé un échantillon de l'eau du petit lac :
 
- « L'eau de la vie, est ce que ce n‘est pas ce que l'on dit  habituellement  ? »
 
 Nous ricochâmes sur l'orbite de Jupiter à la vitesse de la lumière, plongés au cœur de violentes radiations, puis nous nous posâmes enfin sur l’astroport, au milieu de centaines de journalistes et de milliers de curieux que la sécurité peinait à contenir. Après quelques jours de quarantaine, il fut analysé que nous ne ramenions aucun organisme susceptible d’infecter la terre. Aux côtés d’Yvie, je fis une conférence de presse au cours de  laquelle je racontais nos mésaventures, nous étions devenus des célébrités internationales et les scientifiques s’arrachaient nos témoignages. Je décidais d’épouser Yvie officiellement, puis nous passâmes des jours heureux dans notre somptueuse nouvelle villa.  
 
 Bernard Scheve vint passer quelques jours avec nous, en ami cette fois, peu de temps après notre retour. Il venait de passer une demi-heure dans notre belle et grande piscine. Il regarda Yvie verser pour la deuxième fois un de ces produits anti-algues que l’on ajoute dans les bassins, pendant qu’il se prélassait  pour se sécher au soleil en sirotant son cocktail :
 
- « Quel dommage que vous n’ayez pas ramené d’échantillon de ce lac... Et vous dites qu’ils vous appelaient Père et Mère ? Ben tu parles d’une filiation ! »
 
 Yvie pris un air agacé mais ne répondit rien. J’arrivais lentement derrière Bernard, je lui tordis le cou violemment, il mourut immédiatement. Je communiquais par la pensée avec Yvie :
 
- « Père et Mère sont morts maintenant, il ne faut pas se moquer des morts ! »
 
 Une heure plus tard, il y avait dix Adom, dix Yvie et dix Bernard qui sortaient de la piscine pour venir nous rejoindre.


Message édité par talbazar le 19-01-2006 à 17:03:13

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n°140
orcusnf
les dents de l'amer...
Posté le 12-02-2006 à 14:19:37  profilanswer
 

Bon je vais commencer à l'analyser.
 
D'abord plusieurs fautes d'orthographe/ ponctuation, je n'y reviendrai pas sauf si tu le demandes, un peu de relecture et tu les trouveras toi même.
 
Déjà, un non sens.
 

Citation :

J’étais déjà millionnaire de mes précédents vols


 
désolé, ça ne veut rien dire, je dirai plutôt j'étais devenu millionaire suite à mes précedents voyages.
 
dans le même paragraphe

Citation :

ma résidence arborée

, je suppose que tu veux dire arborée pour arbre? si oui c'est mauvais, cherche plutôt une paraphrase pour exprimer la même chose.
 
 

Citation :

profité

 ==> profiter
 

Citation :

ils avaient déjà expérimentés des lasers prometteurs...

, consulte un bescherel, tu as encore des problèmes avec les accords au participe passé.
 

Citation :

à prendre 12  « G »

7g est déjà très dangereux, donne une explication pour expliquer que les techniques modernes blablabla...
 
 

Citation :

Je leur filerai votre adresse e-mail

trop primitif pour une terre à l'epoque de l'exploration extra-solaire.
 

Citation :

au cœur d’un malstrom multicolore de photons en délire

ça c'est pas mal comme expression.
 

Citation :

je me concentrais

je me concentrai, il faut utiliser du passé simple.
 

Citation :

légèrement ivre de solitude quand même

quel mental d'acier, il n'est que légèrement affecté.
 

Citation :

me renvoyait chacune de mes pensées dans la tête comme si je les avais hurlé.

il fallait accorder dans ce cas là.
 

Citation :

Je retrouvais ma capsule dont les tôles avaient subis des chocs pitoyables

je n'aime pas l'usage de pitoyable, retrouvais est au passé simple et toujours accord participe passé.
 
 

Citation :


Avec son émetteur portatif, elle envoya un message en direction de la terre, afin de les rassurer sur mon compte, sur la pleine réussite de sa mission et la découverte stupéfiante des chiens. Il leur faudrait attendre un certain temps, toutefois, avant  d’accuser réception de ces nouvelles, de l'autre côté des étoiles


 
parfaitement ridicule, le son voyage à 300m/s, si tu ne l'as pas utilié pour le voyage aller d'adom, je ne vois pas pourquoi yvie l'utilise. le message arrivera des siècles apres le retour de l'expedition.
 
 
la chute est pas mal, je m'attendais à plus gnangnan.
 
 
Bon, avis général et non définitif.
 
Le texte repose sur une incohérence flagrante qui ne passera jamais. Une étoile à 1/4 d'année lumière, je me demande pourquoi nous ne l'avons jamais découverte avant. L'étoile du plus proche est alpha centauri, à 2 AL je crois. Et nous la connaissons depuis l'antiquité. Donc une étoile capable d'entretenir la vie doit être assez brillante pour être visible.
 
Tu souffres d'un problème flagrant de maitrise du français. Tu confonds imparfait, passé simple , tu fais des fautes de futur et tu ne connais pas la règle des participes. Sans compter d'autres fautes minimes de ponctuation ou d'orthographe.
 
Le style est assez bas, j'ai eu du mal à accrocher, il est vrai que la lecture interactive n'est pas mon loisir préféré, mais ton style n'accroche pas assez. Il te manque de l'entrainement, ou des connaissances littéraires. pour ce genre de nouvelles, je ne saurai assez te recommander de lire van vogt ou clarke.
 
Je ne suis pas scientifique, donc j'espere que tes explications scientifiques sont bonnes.
 
Sinon je veux bien, mais 3 mois dans l'espace, dans une cabine exigue, avec d ela mauvaise nourriture, et ton héros est tout pimpant, faut m'expliquer quand même. C'est un super héros ton gars.
 
Sinon influence de la genèse adom et Yvie / adam et êve, ça se voit tout de suite, mais il faudrait que j'étudie plus profondément pour mieux décrypter.
 
 
en bref, style et français.
 
 
 
 
 

n°141
talbazar
solve et coagula
Posté le 13-02-2006 à 11:18:11  profilanswer
 

Merci Orcusnf, tout ce que tu signales sont de simples évidences, je ne suis qu'un amateur enthousiaste, mais j'ai quand même lu beaucoup de SF avant de m'en lasser, il y très longtemps, c'est vrai.  
 
Ce n'est pas mon texte préféré, de toute façon.  
 
Mais nous somme ici pour plonger dans les erreurs et tes remarques sont éminement précieuses, elles font tout l'intêret et le sel de ce forum.
J'espère te lire bien vite à mon tour, même si je n'arrive pas à critiquer les textes des autres.
Je reste un lecteur assurément trop indulgent et une feignasse d'écrivain, ça aide pas.
 
mais merci encore, parce que tes remarques me seront très utiles. :jap:


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n°142
orcusnf
les dents de l'amer...
Posté le 13-02-2006 à 14:08:50  profilanswer
 

je n'ai pas fait ton texte à fond, je pourrais approfondir, mais ça n'apporterait pas grand chose. Ton texte est pas mal, bien sans être exceptionnel. En corrigeant et en essayant de changer un peu le style, tu pourrais en faire une bonne nouvelle.
 
Quand à me lire, j'ai des nouvelles, mais certaines ne peuvent pas encore être divulgées sur le net. ( concours oblige)

n°143
talbazar
solve et coagula
Posté le 14-02-2006 à 09:56:07  profilanswer
 

Bonne chance alors !


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n°147
talbazar
solve et coagula
Posté le 24-02-2006 à 10:39:20  profilanswer
 

je viens de recevoir ce mail d'un critique qui s'appelle alain Huet. C'est dommage, la couleur n'apparaitra pas, mais bon...
 
Bonsoir,  
Voilà en fichier joint la première nouvelle Les Résidents, avec ma correction  
Mon retard est dû au fait notamment que je passe tout mon temps depuis un an et demi à écrire des articles pour une encyclopédie de SF, fantasy et fantastique à venir !  
Bon courage pour la suite !  
PS je n'ai pas compris le choix de ce titre !  
 
Types de correction
Je précise que j’ai utilisé le rouge : vous pouvez faire ce que vous voulez… Simplement effacer le rouge sans rien faire, ou tenir compte de la remarque…. Je vous suggère ayant gardé la version originale, cette version avec mes corrections de tout corriger selon mes indications, de alisser reposer quinze jours et de relire et comparer els deux textes.  
 
A priori, la correction suit toujours ce qui, d’après moi, est à corriger. Un mot pour un mot, le plus souvent. Quelque fois (pour la ponctuation notamment), je reprends les derniers mots de la « première » phrase, je mets (ou je l’enlève) le signe de ponctuation puis le commencement de la « deuxième » phrase, le tout encadré par des points de suspension, comme « …soleil, sa… »
 
Fautes de forme
d’abord corrections des fautes d’orthographe ou de saisies, les plus courtes, inévitables  
même si vous avez relu 10 fois, sauf peut-être celles de traits d’union voue en mettez systématiquement à tort !
les fautes de conjugaison notamment concernant les différences entre passé simple, passé
composé et imparfait ou futur et conditionnel.
 
Fautes de fond
les fautes de cohérence interne du texte
les fautes de plausibilité de l’ensemble en concordance avec vos hypothèses de départ, avec  
les connaissances scientifiques et avec l’état actuel de la littérature de SF
le style et les idées
 
Les résidents
 
 On peut considérer que toute mon histoire à démarré le jour où deux astronomes du grand télescope lunaire, Kochia et Dolyss, ont découvert conjointement cette planète extrasolaire dans la Voie lactée, orbitant autour de son soleil (…soleil, sa… ; remarque de correcteur : j’avais commencé par mettre des parenthèses qui, à la réflexion ne sont pas utiles, vu le changement de couleur de mes propositions)  sa masse et son diamètre presque semblables à la terre s’il s’agit de notre planète, je mettrais – on mettrait – une majuscule : Terre, à un quart d’année-lumière de celle-ci impossible car l’étoile (avec ses planètes éventuelles) la plus proche de la Terre, Alpha du Centaure, en est à 4 années-lumière. Donc tout ce qui concerne délais de transmissions, distances parcourues, dans la suite du texte est à revoir. De plus, vous la situez dans la Voie Lactée. Je sais que le soleil en est sur son bord. Mais quand un astronome « découvre » quelque chose dans notre Voie Lactée, c’est vers le centre de celle-ci donc beaucoup plus loin, à plusieurs milliers d’AL…Si ce n’est pas le cas, je ne vois pas l’utilité de cette précision Mieux, les spectromètres lui donnaient une atmosphère semblable, plus pure que la nôtre, avait plaisanté Kochia. Un air respirable, pas d’océan visible, mais une imposante végétation qui recouvrait toute la surface, une gravité proche, une période de 31 heures, une révolution stable (de 478 jours, à placer ici) autour de son soleil de 478 jours. On appela cette planète du doux nom de BX24. Une de plus, sachant que la Voie lactée abritait près de 300 milliards d’étoiles pour environ 30 milliards sachant que les deux astronomes ont découvert une planète avec leur télescope, comment pouvez-vous estimer le nombre de planètes à ce chiffre même avec « environ » ? de planètes. On n’avait pas découvert BX24 avant, car elle possédait une voisine trop proche de leur soleil commun, dont l’atmosphère d’hydrogène dense s’évaporait en un gigantesque halo qui masquait la vue et les données du télescope. Cette petite malchanceuse avait tellement fondu qu’elle laissait à présent BX24 visible. Il fallut attendre vingt-cinq années et une relative maîtrise de l’anti-matière pour envisager envisager d’expédier expédier un chien à une vitesse proche de celle de la lumière vers ce monde lointain, en attendant d’y envoyer un homme. Ce chien prénommé nommé Orloff ne revint pas. On réitéra l’expérience avec un autre animal chien ?, Moky et celui-ci revint de sa course sidérale téléguidée sain et sauf, après seulement six mois de voyage.  
 En tant que pilote d’essai d‘astronef pilote d’astronef bizarre ! astronaute, cosmonaute… et puis à partir du moment où il part avec, il me semble que el « d’essai » n’a plu de sens. Cela a un sens pour els pilotes d’avion qui tournent en rond au-dessus de l’aérodrome de leur constructeur mais pour une fusée qui va marcher à la vitesse de la lumière ?  , j’avais suivis suivi avec intérêt l’envoi de ce dernier ²enfermé dans les flancs de sa capsule spécialement équipée, virgule non indispensable dont on avait soigneusement dosé le carburant. Je l’encourageais Je l’avais encouragé du regard, j’aurais là le conditionnel passé : j’eusse eu ou j’aurais eu, comme vous voulez  volontiers pris sa place. Le vaisseau de Moky n’avait n’ayant fait que tourner dans l’orbite de BX24 on tourne autour d’une planète et on suit une orbite, je crois ; je vous suggère : tourner autour de BX24 puis suivre son orbite, plongé au sein des forces nues du cosmos, il était maintenant question de poser un humain sur le sol même de cette planète. J’avais déjà fait un vol vers Pluton, j’étais je rajouterais « donc » qualifié pour grossir la liste des prétendants. A cette époque, c’était moins ce corps céleste très éloigné qui passionnait les chercheurs que la parfaite maîtrise de leurs propulseurs. Pour la première fois, un homme quitterai quitterait ou mieux, allait quitter enfin ce brave système solaire. La taille du vaisseau envisagé ne permettait permettant pas d’embarquer une équipe, ni même deux personnes, ce serait le vol d‘un seul homme. Compte tenu de mes compétences, de mon expérience et de mes aptitudes au vol solitaire, le choix des décideurs tomba finalement sur moi. Je me préparais préparai donc pour un vol de six mois aller-retour en direction de BX24, à 300.000 km/s.  
 Dans ma résidence arborée de l‘astroport, je laissais traîner mon regard vers les étoiles, en regrettant de ne pas avoir trois vies pour arpenter encore et encore l’espace infini. J’avais le vol spatial dans la peau, comme les vrais marins on ont le vaste océan chevillé à l’âme. J’avais le sentiment de pouvoir changer le monde, d’être le maillon qui reliait les humains à Dieu. Je m’apprêtais à repousser les limites qui nous séparaient de lui, Là je finirais la phrase : « …de lui. J’étais… » j’étais encore jeune, sans attaches familiales et en pleine forme. Bien sûr, le projet d’envoyer un homme aussi loin et aussi vite suscitait je mettrais suscita (et toute les phrases suivantes au passé simple) de nombreuses critiques internes internes à quoi ? Ne serait-ce pas plutôt « intérieures » comme on parle de politique intérieure ; ce serait plus simple de sucrer le mot , mais le budget suivait suivit et les politiques du moment y voyant leur intérêt, je pouvais pus commencer sans souci mon long entraînement. J’étais particulièrement fier d’avoir été choisi pour ce vol, ...vol et je... je voulais délibérément en ignorer les dangers. Je m'étais rendu deux fois sur Mars, profité profitant des derniers réacteurs pour frôler Jupiter, Saturne, Saturne et Pluton Pluton, Pluton ; je... je me disais que ce ne serais serait pas plus difficile. Tout étant en définitive une question de mental, je mettrais « alors » ici quand la technique est résolue... J’étais déjà millionnaire de mes précédents vols, malgré ...vols. Malgré tout, je...) tout je n’étais pas encore prêt à devenir le plus riche du cimetière de la ville, je ...ville et voulais... voulais croire sans réserve à la réussite de ma mission. Je pense que c’était d’ailleurs la condition primordiale selon laquelle il fallait envisager ce boulot. ...ma mission, condition primordiale pour envisager ce boulot. J’avais… par exemple  J’avais connu des moments difficiles, voir voire dangereux, mais j’étais toujours là pour en parler, alors... Je n’allais pas rater ce virage de l’histoire, ça non ! Je me disais qu’avant de mourir, je quitterai même la galaxie. Pour certains grincheux aux raisons obscures, on venait d’ouvrir la boîte de Pandore avec ces vitesses luminiques. Ce n’était évidemment pas mon cas et j’étais sourd à leurs sermons  quelque chose comme « jérémiades » ne serait-il pas mieux ici  à la place de « sermons » ?) Mieux encore, je partageais les espoirs de ces chercheurs qui parlaient sans rire de voyages ubiquistes, de téléportation instantanée aux confins de l’univers, sans quitter son siège ! D'ailleurs, ils avaient déjà expérimentés expérimenté des lasers prometteurs... Surtout, ce qui me plaisait le plus dans l’aventure qui m‘attendait, c’était de débarquer sur une planète ou je pourrais pourrai respirer librement, dans un monde où des arbres poussaient, faites deux phrases en coupant ici avec un mot de liaison du style « en effet » entre « avait » et « laissé », par exemple   parce que mes expériences Martiennes martiennes, avec m minuscule m’avait laissé sur ma faim, compte tenu des contraintes de cette planète somme toute proche, mais froide et  carrément invivable.  
 Bernard Scheve, le directeur de cette mission extraordinaire, est venu lui-même m’accompagner jusqu’au cockpit c’est quoi le cockpit d’un vaisseau ? Vos termes techniques sur le vaisseau sont ceux utilisés pour un avion : cockpit, habitacle, tableau de bord, hublot. Cela semble un peu bizarre et date. Si vous trouvez un moyen de  l’expliquer. Et cela nécessite probablement de mieux situer votre histoire dans le temps. Si elle se déroulait maintenant, elle ne serait probablement pas vraiment plausible. J mettrais des écrans ! D’autant plus que vous datez votre texte parce que je viens de lire « e-mail » en dessous de mon engin :
- « Bonne chance, Adom, (ils s’appellent par leurs prénoms et ils se vouvoient ? Le « you » anglais…) nous ...Adom ! Nous... avons réduit les contraintes au maximum, mais préparez vous quand même à prendre 12  « G » (trois choses : c’est « g » et non « G » ; je mettrais « 12 g », non plutôt « douze g » Et enfin 12, c’est-y-pas beaucoup pour un seul homme ? dans l’estomac. Presque une tonne, mon ami ! Et dites bonjour aux étoiles de ma part. N’oubliez pas de revenir, dès fois que cette planète soit remplie de jolies rousses aguichantes... »
- « Je leur filerai votre adresse e-mail, n’ayez crainte ! A bientôt Bernard. » votre adressetout court, ne suffit-il pas ? Le prénom « Adom » fait original et à ma connaissance n’existe pas. par contre Bernard fait ultra terre-à-terre… Bizarre !
 Je sanglais je sanglai, passé simple ma combinaison anti-G à triple épaisseur et refermais ... et fermai l’... l’habitacle, concentré sur mon tableau de bord. Je me penchais penchai : pour une action précise et ponctuelle dans le passé, on utilise le passé simple dans une narration écrite (ou éventuellement le passé composé surtout quand la narration est orale ; quand l’action n’est pas ponctuelle et ne peut pas vraiment être datée, on utilise l’imparfait dans une narration écrite) au hublot un hublot, ça commence à dater. Voir ci-dessus pour voir les techniciens s’agiter comme des fourmis autour de la fusée. Afin de pouvoir mieux contrôler le départ ...le départ, les... les ingénieurs avaient renoncé à un décollage lunaire, voir voire martien. J’avais sous les fesses une énergie inégalée, qu’il convenait de maîtriser parfaitement. Casqué, seulement « casqué » ? Alors que 6 lignes au-dessus, il a une combinaison anti-g qui doit évidemment lui protéger aussi la tête) attaché à mon siège, je subis au moment convenu les affres du démarrage, au cœur d’un malstrom maelstrom multicolore de photons en délire on écrivait ça dans les années 50 ou même 30, d’une part et maintenant ça fait rire; d’autre part, toute cette partie (jusqu’à l’arrivée sur la planète) ne me semble pas si importante que ça dans votre texte. Elle est là pour amener la partie intéressante. Ce n’est pas le thème principal (original et intéressant) de la nouvelle. Donc, je me permets de suggérer de la raccourcir vigoureusement. Elle n’a pas d’intérêt pour l’histoire. En plus, on a déjà lu ça des dizaines de fois au début des histoires de fusées : ça n’aura comme conséquence que de lui faire perdre don intérêt et il n’ira pas plus loin. On n’écrit plus de textes qui raconte le côté technique d’un voyage spatial. Tout a été dit là-dessus La prévenance de Bernard n’était pas vaine, ... vaine : je..) je m’arrachais arrachai du sol à une vitesse incroyable, pour bondir en quelques secondes, d’une terrifiante accélération je pense qu’il faut permuter « vitesse » et « accélération » ; ensuite ce n’est pas l’accélération qui lèche... ce serait plutôt la conséquence de la vitesse. On pourrait mettre : je m’arrachai du sol avec une accélération terrifiante ; l’atmosphère parcourue à une vitesse incroyable entoura le vaisseau de flammes impressionnantes, dans le noir absolu qui lécha qu’est-ce qui lèche ? L’accélération ? Bizarre ! ma cabine de flammes vigoureuses, dans le noir absolu. Je traversais traversai rapidement notre système solaire, l’œil rivé aux instruments du bord, me nourrissant des habituelles nourritures réservées aux voyages spatiaux. J’allais allai vers mon objectif à la vitesse de la lumière, privé désormais des encouragements verbaux de la terre, car le son mettait de plus en plus de temps à me parvenir. Mais je savais qu’ils suivaient je mettrais : « je savais qu’on y suivait avidement... », car qui c’est « ils » ? avidement ma trace au milieu des étoiles.
 Trois mois plus tard, légèrement ivre de solitude quand même, j’abordais abordai : la différence entre imparfait et passé simple peut se voir –ce n’est pas toujours évident- ou se sentir quand on écrit le verbe au passé composé. Il y a des fois où cela marche bien et alors on met le passé simple, parce que c’est une narration écrite. Si cela ne passe pas, on laisse l’imparfait : regardez mes propositions par la suite dans ce paragraphe la banlieue de cette fameuse BX24. Je restais restai longtemps fasciné par le spectacle de sa voisine qui lâchait dans l’espace le nuage bleuâtre de son atmosphère. Un soleil inconnu m'envoyait sans relâche ses rayonnements U.V; (« . »). BX24 se trouvait devant moi, belle planète verte sans nuages et terriblement captivante. Puis je me concentrais concentrai sur l’atterrissage, sans doute la partie la plus épineuse de mon parcours. Je sortis progressivement les ailes delta et décrivis une spirale très aplatie, paramétrant mon engin pour qu’il aborde ce monde sous un angle inférieur à 4 degrés après plusieurs révolutions, ce qui diluerait aurait dilué la chaleur résultant de ma rentrée atmosphérique. J’allais un instant me comporter comme un planeur et « , » à une altitude relativement réduite, un parachute me poserai en douceur vers ce qui paraissait de mon point de vue une vaste clairière. Je n’avais pas le temps de penser aux formidables retombées scientifiques que mon vol impliquait, je pensais juste à me poser correctement sur le site convenu (ce qui veut dire que cela avait été prévu sur la Terre ; les gens du projet avaient pu déterminer l’endroit exact de l’atterrissage ; ce n’est pas plausible du tout.)  
 Hélas ce ne fut malheureusement pas le cas. Je planais toujours, le Je planai effectivement et le ...  parachute se déploya bien, mais avec quelques secondes de retard. Je me mis à dériver, sans avoir le temps de faire la moindre correction de trajectoire et je survolais survolai ce monde couvert d’arbres majestueux, en quittant le ... en m’éloignant du site prévu. J’allais atterrir, je le voyais vis par les hublots, en plein milieu d’un une forêt extra-terrestre, dense et inextricable. Il y eut un choc effroyable, un balancement odieux angoissant ? de ma cabine, des instruments qui flanchèrent, plusieurs alarmes sonores et lumineuses vinrent s’ajouter les unes aux autres et je tombais tombai brutalement, glissant contre un tronc vigoureux, pour aller m‘écraser sur le sol, après avoir percuté en les brisant ... percuté et brisé d’énormes... d’énormes branches. Puis tout s'arrêta, j'étais toujours en vie. Je suis resté plusieurs minutes le souffle coupé, n’osant réaliser l’échec et les conséquences que cela impliquait. J’étais perdu pour la terre Terre. Mon engin n’était plus qu’une épave inutile, mais certains ...inutile et certains... voyants continuaient d’émettre leurs inutiles messages, heureusement, je ... messages, mais heureusement je... n’avais rien de cassé. Je savais  même remarque que pour le « convenu » de ci-dessus : la Terre a pu déterminer que l’atmosphère de la planète était respirable depuis ¼ d’AL !   que l’air de BX24 devait être respirable, je ... respirable et je ... n’avais plus rien à perdre, j’ouvris ... perdre. J’ouvris... l’habitacle pour être sans doute parce qu’il pourrait y avoir doute ? le premier humain à avaler cette atmosphère. Effectivement, je pouvais pus respirer normalement un air aussi vivifiant que celui des hautes montagnes helvétiques, un petit problème de cohérence : vous ne faites rien pour situer la nationalité et le lieu de départ de la fusée en donnant ainsi à votre texte un style désincarné. OK. Pourquoi parler des montagnes suisses (mot que je préfère à helvétique plus précieux, « vieux » et détonant dans le contexte) qui me semble hors sujet ici  mais je me voyais naufragé pour toujours sur ce monde perdu. Un pilote d’essai (astronanute, cosmonaute ?) n’a pas d’état d’âme, c’est ... d’âme et c’est ...  même à cela qu’on les reconnaît, malgré ... reconnaît. Malgré... tout, quand je vis l’état lamentable de mon astronef, je n’en menais pas large ! Autour de moi, il n’y avait qu’une forêt immense et sinistre, à peine éclairée par la méchante trouée que venait de produire mon engin dans la canopée en ... canopée, en ... tombant jusqu’au sol. Le grand parachute arraché était resté pendant sur l’une des grosses branches, très loin au-dessus de moi.  Je décidais décidai d’explorer un peu l’endroit où je venais si brutalement de mettre les pieds.
 Tout Tous les arbres qui m’environnaient possédaient un aspect identique et semblaient appartenir à une espèce unique. J'avançais avançai pas à pas au milieu d'une forêt de troncs monstrueux aux diamètres inconcevables, parfois mesurant une vingtaine de mètres de circonférence. Leurs cimes gigantesques perçaient le ciel invisible à une hauteur inimaginable. Je ne décelais décelai aucun signe de vent, pas le moindre souffle d'air n'agitait ces géants (redondance inutile ou alors, remplacez la virgule médiane par et). Il régnait sur ce monde ténébreux un silence absolu que je n'avais jamais expérimenté (ressenti ? et dans sa fusée ? Dans le vide, ça ne fait pas de bruit), dont je chassais ...que j’avais rarement ressenti et dont je chassai ... ou ... ressenti. J’en chassai...   l'angoisse en avançant jusqu'à la limite de mes forces. Je craignais de me perdre dans la monotonie de cette étendue alors je marquais au passage, tous les vingt mètres à peu près, l'écorce lisse de quelques troncs avec la lame du poignard réglementaire (réglementaire : mot inutile car cela sous-entend que de telles expéditions sont habituelles et que donc il a fallu les réglementer) qui faisait partie de mon équipement. La sève qui s'écoula des plaies que je fis à ces arbres était rouge comme du sang. Je portais portai imprudemment ce liquide poisseux à ma bouche, pour le recracher aussitôt sous le coup d'une amertume nauséeuse. Avec mes lourdes bottes, je piétinais piétinai un sol privé d'humus et parfaitement sec. L'eau forcément nécessaire (Ah ! Comment le savez-vous ? Vous pourriez sûrement donner dix espèces différentes  de croissance de la végétation extraterrestre. Sans eau ! Avec la lumlière, en transformant la silice… etc. Ou alors signalez auparavant l’existence de fleuves...)   qui abreuvait ces colosses devait se cacher dans le sous-sol, profondément enfouie. Je me dis que j'allais mourir de soif sur cette planète déshydratée mot inapproprié : très sèche  , je « . Je » n'avais pas, contrairement aux monstres végétaux qui m'encadraient, d'immenses racines pour sucer les entrailles de cette planète. Je m'enfonçais pendant des heures dans cette immensité glauque qui avalait noyait, mélangeait ? toutes les couleurs environnantes pour restituer une uniformité tristement immobile, d'un brun-vert ténébreux.  
 Les premières branches s'élevaient à une vingtaine de mètres au-dessus de ma tête, mais ce n'étaient que des tiges mortes et pendantes. La vie de ces végétaux commençaient commençait bien plus haut encore, en bouquets de feuilles vernissées d'un vert foncé, ressemblant vaguement à celles des cyprès terriens le cyprès n’a pas de feuilles en « bouquets ». En plus comment le savez-vous ? Plus bas (paragraphe suivant) vous dites que le héros ne peut reconnaître si ce sont des feuilles ou des épines. Et c’est quoi un bouquet d’épines ?  Je pensais pensai aussi aux séquoias américains. La comparaison n’allait pas plus loin, je « . Je » m’arrêtais arrêtai en effet pour renifler trente secondes : il n'y avait aucune odeur. Je jouissais du bruit de mes propres pas, faute de mieux, perdu sans retour dans ce monde oppressant. Je gardais en mémoire mes promenades dans les belles forêts de feuillus terriennes, c'était ... terriennes : c’était... en comparaison de cet univers obscur aux dimensions inhumaines des ... inhumaines, des... jardins lumineux et verdoyants, charmé continuellement du chant variés ... verdoyants, charmé que j’étais, par les chants continuels, variés et joyeux... et joyeux d'oiseaux innombrables. Ici, j'étais pris sous dans l'étau du paysage végétal fermé et morne dont l'imposant silence, l'absence absolue du moindre bruit,  me renvoyait chacune de mes pensées dans la tête comme si je les avais hurlé hurlées. Dans le désœuvrement de ma cabine, au cours des longs vol vols spatiaux, je me récitais souvent des vers de Charles Baudelaire pour me tenir compagnie à moi-même, ce ... même ; ce...  fut encore le cas, je ... cas ; je ... citais citai à voix haute :
Nous avons vu des astres
Et des flots; nous avons vu des sables aussi;
Et, malgré bien des chocs et d’imprévus désastres,
Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.
 
 Je devais me forcer pour imaginer ces troncs impassibles doués de la moindre vie. Je me faisais à ... faisais l’idée...  l’idée d'être une un microbe minuscule circulant sans repère dans les poils d'un chat. Lui (je mettrais  ... chat. Mais, lui au moins,...) au moins pouvait compter sur ses semblables ! Cette ombre perpétuelle dans laquelle je plongeais j’étais plongé , si angoissante par ailleurs, avait toutefois l'avantage de me protéger des ardents rayons du soleil, sans doute dangereux dans ce ciel sans nuages. Voyant que cette marche épuisante ne me mènerait menait nulle part, je revins vers mon vaisseau délabré, en me guidant aux traces marques sanglantes que j’avais fait aux troncs. Cette dernière phrase n’est pas à sa place ici. Il y a la marche avant, il y a la marche après et, au milieu, une phrase d’interruption de cette marche. Il faut la changer, parler de demi-tour ou la mettre en fin de paragraphe Parfois je rencontrais de rares boules blanches de formes ovales, assez grosses, un bon mètre de diamètre, dont l'écorce me sembla incroyablement dure. Comme je l'avais deviné, j'y enfonçais ai enfoncé sans succès la pointe de mon couteau. Je J’en déduisis qu'il devait s'agir des graines de ces arbres cyclopéens, mais je me demandais suis demandé comment une écorce aussi dure pouvait leur permettre de germer. D'ailleurs ce sol nu ne présentait aucun signe de la moindre dégradation bactérienne. Les branches mortes de ces arbres ne tombaient pas par terre et restaient dénudées, accolées aux grands fûts. Les feuilles, ou les épines, je ne savais trop, étaient toutes uniformément vertes, sans les variations qu'aurait pu occasionner un changement de saison. D'après les études faites sur terre, il régnait sur ce monde un été perpétuel, en ... perpétuel. En tous cas, il ... tout cas il faisait bon,  sans plus,  sous ces frondaisons serrées.
 Je retrouvais retrouvai ma capsule dont les tôles avaient subis des chocs pitoyables, sans compter la calcination normale de l'entrée atmosphérique. Je mangeais quelques provisions, plus pour calmer mon angoisse diffuse que pour satisfaire ma faim. J'avais pour six mois de vivres lyophilisés, mais je découvris avec horreur que mon réservoir d'eau s'était perforé dans la chute. Tout le liquide avait été absorbé par l'environnement. Je m’en voulais d’avoir arrosé malgré moi ces plantes étrangères. Mais c’était moi l’étranger finalement et je ne pensais pas avoir été invité ! J'inspectais inspectai activement les tuyères de mon engin. La vapeur d'un des circuits devait être condensée à présent aussi je dévissais dévissai quelques boulons, libérant un tuyau pour récupérer dans un récipient de fortune une cinquantaine de litres d'une eau âcre. Je passais ensuite plusieurs jours à monter un campement de fortune, attendant de pouvoir communiquer avec la terre d’une manière où d’une autre, bien qu’à l’évidence, ma radio soit fût totalement hors d’usage. Avec l’audace du désespoir, pour m’occuper, j’envoyais envoyai (encore une remarque sur les temps : pour savoir la différence entre passé simple et imparfait, utilisez le passé composé à haute voix, vous sentirez qu’il peut remplacer le passé simple, utilisé dans une narration écrite, mais pas l’imparfait)  trois fusées de détresse dans la toile de mon parachute dans l’espoir de le décrocher de son perchoir. A la troisième, la toile s’affala à mes pieds, bien que je ne sache encore l’usage que j’allais en faire. Les jours étaient nettement plus longs sur ce monde que sur la terre Terre mais je vivais dans une pénombre perpétuelle, à peine atténuée éclaircie par endroits par quelques rayons de soleil égarés. Je commençais à compter une à une ces journées inutiles.
 Je commencerais par « Un jour, » Il y eut un craquement, un bruit de chute au-dessus de moi, un long sifflement inquiétant qui me fit m'adosser rapidement contre un tronc. La graine chuta lourdement en creusant le sol nu, sans rebond. Cette chose d'une quarantaine de kilos aurait pu me tuer sur le coup. Ces graines étaient semblaient relativement rares mais constituaient le premier danger visible auquel duquel je devais me méfier m’affronter. Là j’irais à la ligne pour un nouveau paragraphe L'eau s'épuisait peu à peu. Après trois semaines, je  n’avais guère bougé du lieu de mon naufrage, retenu près de ces reliques par une sorte de crainte superstitieuse. Toutefois je conservais mon instinct de survie intact, sans céder au désespoir. Fataliste, je laisserais simplement cette planète m’occire, si telle était ma destinée. Il y a un problème… d’ordre philosophique : si j’ai l’instinct de survie, suis-je prêt à me laisser occire ? Cela me semble contradictoire ! Mes idées vagabondaient parfois vers d’étranges considérations. Ainsi, je constatais constatai l’absence de tout autre organisme que ces arbres sur BX24. J’avais quand quant à moi apporté …moi, apporté… un nombre considérable de bactéries et autres virus à de l’extérieur et à l’intérieur de mon corps, qui s’adapteraient peut-être à cette planète pour y faire évoluer la vie. Mais ces réflexions ne me menaient à vrai dire pas très loin.  
 Puis, alors que j’étais parvenu à la limite de ma ration d’eau, je partis à la recherche de cette denrée improbable, au petit hasard, sans omettre de marquer rendre encore ces des troncs sanguinolents au passage, parce-que parce que je ne pouvais me résoudre à quitter définitivement ma capsule, seul lien qui me restait de la terre. Remarque technique : là vous utilisez bien des verbes aux trois temps qui posent problème  
Au cours de cette exploration, je découvris une graine différente des autres car son écorce avait singulièrement ramollie. ramolli. Je déchirais déchirai maintenant facilement cette enveloppe de mon poignard, pour en laisser s'écouler doucement un liquide jaunâtre. De la pointe de ma lame, je portais cette sécrétion à mes lèvres car j’avais le sentiment que cette chose était comestible. Effectivement, les cellules de mon corps savaient intimement que je venais de les abreuver, de leur avoir fourni leur compte de protéines, de vitamines, de glucides, ainsi que d’autres sucres et acides aminés. Quel intérêt de mettre cette liste ? A ce stade, ce n’est- plus de la SF, c’est de la magie ou de la fantasy  car rien ne lui permet de le prouver, alors qu’il y a une autre explication évidente : il n’a plus le choix alors il tente le tout pour le tout. Et il constate, sans autre preuve que celle de conserver la vie, que cela a l’air de marcher,  pour le moment en tous cas. C’est ce que je dirais. Et, en plus il est savoureux… C’est un conte de fées ! Vous pourriez imaginer, je en sais pas moi, plus tard que c’est la planète qui s’arrange pour amadouer Adom maintenant, pour mieux le rouler plus tard Je savourais savourai, ce qui ne gâtais gâtait rien, un aliment délicieux, parfumé, étonnement complet et exquis qui me maintiendrait en vie autant de fois que j'en mangerais. L'épineux problème de la nourriture et de la boisson semblait être résolu. Je revins remplir de nouveaux récipients d’où sortent-ils ceux-là ? Le premier était déjà « de fortune ». Essuyez un autre mot que « récipient » de cette manne providentielle. Je découvris aussi que cette denrée se conservait indéfiniment sans se dégrader. En plus pas besoin de frigo ! Vous ne trouvez pas que vous en faites un peu trop ? Le problème est que ce genre de discours enlève de la (je ne dirai pas « toute ») crédibilité à l’ensemble. Je connais des gens qui s’arrêteraient di lire ! L’alternative serait que tout le texte soit de cet acabit, alors cela deviendrait de la parodie. Pleine d’humour ! Mais ce n’est pas le cas du contexte.  
 A présent, je survivrais survivrai en solitaire dans cette forêt infinie. Mû par une énergie renouvelée, je m’éloignais encore davantage de ma base, au cours des semaines …base, dans les semaines qui… qui suivirent. Un jour, au cours d’une de ces lointaines explorations, j’entendis nettement un bruit qui s’approchait. un bruit s’approcher. Tellement envoûté par le silence de ce monde, je mis ces bruits incongrus sur le compte d’une hallucination. Pourtant, je vis bientôt venir à moi un grand chien noir et vigoureux. Je reconnus aussitôt Orloff, le chien qui avait précédé Moky vers ce monde et dont la mission avait soit-disant soi-disant échoué. C’était une chose positivement incroyable ! La bête vint rapidement vers moi pour me lécher les mains. J’avais connu ce chien, comme tout les cobayes de la base, ma … base ; ma… joie de caresser cet animal était incommensurable. Je lui parlais, je l’embrassais, j’avais les larmes aux yeux. L’animal ne tarissait pas non plus ses démonstrations de joie. Nous étions deux... Le chien cessa finalement ses manifestions d’affection pour repartir soudain d’où il venait. Je le suivis aussitôt.
  Ébahis Ébahi, je tombais tombai soudain en arrêt devant un petit lac, au milieu duquel gisait la capsule qui avait amené Orloff sur BX24. Le chien lapa avec contentement l'eau clair claire et transparente. Saisi d'une grande émotion, je m’approchais approchai ; comment ? La capsule est au milieu du lac ; le mot me semble inapproprié de ce vestige que j'examinais examinai  minutieusement. Je pourrais pourrai (futur et non conditionnel car vous l’affirmez sans hésitation ; il y aurait un « éventuellement » je en dis pas…) plus tard récupérer quelques matériaux utiles. Cette inspection terminée, j'en déduisis que ce chien et moi avions eu un sort similaire étonnant, puis je relevais relevai la tête pour me figer à nouveau. Autour de l'étang, je voyais s'agiter dans l'ombre des troncs une dizaines dizaine de chiens exactement les chiens sont « dans l’ombre » et vous les voyez « exactement » légère contradiction ! semblables à Orloff. Quand je rejoignis la rive, toute cette meute de clones arriva vers moi sans hostilité, avec la même joie que le premier. Je ne pouvais pus entrevoir pourquoi ce mot ? Je suggère « distinguer » ou « discerner » lequel de ces chiens était au-juste au juste le vrai Orloff, celui qu’on avait envoyé de la terre Terre. J’examinais examinai encore tous ces animaux un par un mais il n’y avait entre eux aucune différence. A l'évidence, quelque-chose sans trait d’union m'échappait. Je regardais regardai attentivement ces chiens identiques et prononçais prononçai le nom du chien à haute voix : Orloff ... Orloff. Un seul des chiens répondit à l'appel pour venir se faufiler entre mes jambes, pourtant cela ne prouvait peut-être pas grand-chose pour la première fois, Adom fait une expérience (pas grand-chose : il a simplement appelé le chien mais vous en faites état au lecteur) scientifique  et pan ! Voilà que vous la réduisez à rien avec cette phrase. Or elle mène à la seule conclusion apparemment évidente : c’est le chien terrien ! Vous avez accepté des explications « magiques » au-dessus sans un seul commentaire critique et pour une fois que vous en faites un de plausible, vous démolissez votre hypothèse. Les deux dernières phrases sont donc inutiles car elles n’apportent rien à votre histoire. Je quittais quittai cet endroit avec l'idée d'y revenir bientôt car cette petite étendue d'eau calme me fascinait au plus haut point et la capsule d'Orloff constituait un nouveau trésor. Tout les chiens m'emboîtèrent aussitôt le pas à l'unisson, en jappant joyeusement.
 Tous ces animaux survivaient grâce aux graines qu'ils léchaient avidement, quand l'une d'elle se présentait à eux. Ils avaient même appris à les rechercher, comme je le constatais bien vite. J'augmentais augmentai ainsi avec eux le potentiel de ma propre survie. A la tête de cette meute extraordinaire, je faisais désormais des navettes continuelles entre le lieu de l'échouage d'Orloff et celui de mon propre crash. Je me baignais ce qui confirme mes remarques du dessus : comment est-il allé voir la capsule au milieu du lac ? avec délice dans les eaux pures de ce petit lac charmant, qui donnait enfin un peu de vie dans le paysage austère et morose de la forêt. Un matin, je comptais comptai un chien de plus, évidemment pareil aux autres, ce qui ne lassa laissa pas de me plonger dans une grande perplexité. Honnêtement, jamais je n’ai pensé pensai ; remarque technique : vous pouvez mettre partout le passé composé à la place du passé simple mais évitez les mélanges pour la cohérence stylistique de votre texte à me nourrir de ces frères à quatre pattes, malgré le mystère qui les entourait, j’avais …entourait car j’avais… trop de respect pour ce qu’ils représentaient pour moi sur ce monde inconnu. Aucun d’eux ne montraient montrait de signes d’animosité, mais au contraire toutes les démonstrations de la plus sincère affection à mon égard. J’en étais même un peu rassuré, bien qu’à l’évidence, je ne craignisse apparemment pas grand chose au sein de ces bois. Je vécu vécus ainsi de nouvelles journées passées à jouer avec les chiens, à courir sans fin avec eux entre les troncs monstrueux. Un autre matin, un nouveau chien venu de nulle part se rajouta au groupe, me laissant au milieu de mes vaines interrogations. L’eau du petit étang un étang c’est un tout petit lac alors un petit étang n’a plus rien à voir avec un lac ; les deux mots ne sont pas synonymes était bonne, presque tiède. Immanquablement, je m’endormais sur la rive ? presque toujours au cours de ces bains prolongés et voluptueux que je prenais en compagnie des chiens. Je passais de cette manière oisive encore six nouveaux mois.
 Et puis le bruit caractéristique des tuyères d’un vaisseau terrien vous connaissez le bruit des tuyères des vaisseaux dénébiens ? revoilà une affirmation sans preuves déchira l’air à basse altitude en terrifiant les chiens. Je me précipitais précipitai sur mon pistolet pour envoyer une fusée de détresse. Je ne pouvais rien distinguer dans le fouillis des branchages entrecroisés, mais je savais qu’il s’agissait d’un astronef terrien. je supprimerais cette fin de phrase qui est de l’ordre de l’acte de foi ou alors remplacez « savais » par « voulais croire » Mon cœur bondissait bondit dans ma poitrine à me …poitrine, à me… couper le souffle. Les chiens hurlaient hurlèrent  à l’unisson. J’entendis rugir l’appareil puis ronfler pour revenir à … ronfler quand il revint à… vitesse lente dans ma direction, il …direction. Il… s’éloigna un peu vers l’ouest première fois que vous parlez d’une orientation sur votre planète ; où l’avez-vous définie ? Vous avez depuis le début essayer de faire comprendre qu’il n’y avait aucun point de repère dans cette forêt d’arbres monstrueux et là, sans aucune explication préalable,vous parlez d’ouest. C’est incohérent ! et je sus …je me dis qu’il cherchait un endroit pour se poser. Cet engin se pilotait mieux que le mien, à la manière d’un simple avion. Cette phrase n’aucun intérêt. Il n’a pas encore vu l’engin et il sait dé&jà tout sur lui. C’est une pseudo explication technique qui, comme les précédentes, est de la magie. Qu’est-ce qu’un « simple » avion ? Comment sait-il que cet engin se pilote comme ce « simple avion » ? Mettez quelque chose comme « Cet engin - je l’ai compris plus tard - se pilotait … » ou supprimez la phrase ! Je me précipitais aussitôt dans cette sa direction. C’était là-bas que j’aurais dû me poser également, dans cette espèce de vaste clairière, si mon parachute s’était ouvert correctement. Donc il a appris depuis qu’il s’est posé où est la « vaste clairière » mais le lecteur ne sait pas qu’il sait et il sait aussi que l’autre engin doit atterrir dans cette clairière comme si cela pouvait se déterminer depuis la terre et comme si il n’y avait que cette clairière -là sur la planète, comme par hasard celle où lui-même aurait dû atterrir !  Il y avait peut-être des choses à dire pour rendre tout ceci plausible aux yeux du lecteur. Il me fallut du temps pour avancer, Je commencerais cette phrase avec « Les chiens… » en supprimant « Il me fallut du temps pour avancer »  les chiens couraient vaillamment derrière et devant moi, tous ravis de la ballade. Je n’arrivais pas jusque-là-bas car … Je n’arrivai pas là-bas car… je rencontrais rencontrai Yvie en chemin, qui venait vers moi pourquoi vient-elle justement vers lui ? Après avoir atterri, elle a donc décidé de partir tout de suite et d’une, d’aller pile dans la direction d’Adom et de deux ! Bizarre !  
 La jolie jeune femme était également un pilote d’essai émérite je supprimerais ces 5 mots qui sous-entendent que, lui, Adom, est pilote émérite ! Et je mettrais : « La jolie jeune femme était la… ». De plus, on voit mal « La moche vieille femme » : pourquoi pas Yvie simplement avec plus loin, si nécessaire une courte description ? prévue, la doublure féminine pourquoi cette précision ? Ce mot « féminine ». Qu’apporte-t-elle de plus à l’histoire ? Cela pourrait vouloir dire que dans la réglementation des vols dans l’espace les astronautes homme ont tous une doublure féminine ? Cela nécessiterait des explications. laissez le lecteur prendre l’explication la plus simple, à savoir qu’il y a des hommes et des femmes pilotes, point. Mais comme cela ne changerait rien à l’histoire et mieux vaut supprimer ce mot pour mon propre vol, si désastreux. Elle pilotait probablement le vaisseau nouveau-modèle nouveau modèle qui venait de me raser survoler ; l’engin à raser éventuellement la cime des arbres amis n’a fait que survoler Adom. Nous tombâmes dans les bras l’un de l’autre, je pleurais pleurai de chaudes larmes sur son épaule :
- « Yvie, Yvie, je n’espérais espérai plus revoir un humain de ma vie. Comment est-ce possible ? »
-  « Eh bien il faut croire que Bernard Scheve tienne tient à toi. Il n’a jamais pensé que tu ais aies pu survivre ici mais il a obtenu un nouveau vol dans un temps record et me voilà... Je pense m’être posé posée mieux que toi ! Comment le sait-elle ? Nous pourrons rentrer revenir ? à la maison, quand j’aurais aurai fait un peu de visite d’exploration ? , si tu n’y vois pas d’inconvénients ? »  
 Je connaissais bien Yvie, nous …Yvie ; nous… étions très lié liés par notre travail, mais aussi par une profonde amitié, sans réelle passion amoureuse toutefois, bien que nous ayons déjà fait l’amour ensemble une dizaine de fois. Submergé par une intense vague émotionnelle, je ne pouvais me décramponner de son épaule, il fallait que je l’embrasse, que je la respire, que je la caresse. Je serais évidemment rentré vers la terre sur le champ, mais je n’étais plus à cela près ! Je ressentais une joie immense à toucher et converser avec Yvie, à communiquer enfin avec quelqu'un, ce que je n‘espérais plus. La brune jeune femme comprit cela le comprit et me rendit avec ferveur chacun de mes baisers. Avec son émetteur portatif  inconcevable : on admet actuellement que les messages intersidéraux mettent un temps fou, des années voire des siècles pour aller d’une étoile à une autre. Ursula Le Guin en 1966 (voir le site http://www.jessesword.com/sf/list ) a inventé un truc qu’il a appelé « ansible » (qui est supposé permettre des transmissions instantanées. Il y a d’autres solutions (comme la télépathie) et on ne sait pas comment ça marche mais tout le monde l’utilise (avec des variations sur les coût, la taille, l’énergie utilisée) et écrire comme vous le faites « émetteur portatif » n’est pas crédible. On dirait que vous n’avez jamais lu de space opera contemporain, ou des années ; j’ai un doute les ondes du message ne peuvent pas aller plus vite que la vitesse de la lumière que je sache donc le message devrait mettre au moins 3 mois pour arriver selon votre calendrier ? elle envoya un message en direction de la terre, afin de les rassurer sur mon compte, sur la pleine réussite de sa mission et la découverte stupéfiante des chiens. Il leur faudrait attendre un certain temps, rien de plus horripilant pour le lecteur que ce genre d’imprécision : vous savez le temps et cela se calcule en fonction de nombre d’AL choisi et vous le mettez ou bien vous supprimez cette phrase. en effet faute de donnée précise, elle n’apporte rien de précis à votre histoire et c’est du remplissage sans intérêt toutefois, avant  d’accuser réception de ces nouvelles, de l'autre côté des étoiles.  
 Pendant que je la conduisais à mon campement elle …campement, elle… m’interrogea encore sur les chiens, mais je n’expliquais pas plus qu’elle ces générations spontanées d’Orloff. Ne serait-ce pas plutôt le contraire ? « mais elle ne s’expliqua (ou ne comprit) pas plus que moi ces … » Je lui fit fis faire un tour rapide du propriétaire, puis nous décidâmes de marcher à nouveau vers la capsule d’Orloff et son étang lac ou laissez étang mais en corrigeant partout ! , où je décidais une … de son lac où je décidai une…  fois rendu de passer la nuit. Arguant qu’elle se détendrait bien par un bain de son long vol spatial, Yvie se déshabilla pour plonger avec délice dans les eaux de l’étang. Je la rejoignis bientôt et nous batifolâmes un bon moment dans ce lac comme des collégiens. Revenus sur la rive pour attendre le soir, nous fîmes l’amour avec la passion des amants qui se retrouvent à la suite d’une trop longue séparation. La nuit tomba dans un silence complet, nous …complet et nous… restâmes tendrement enlacés au bord de l’eau sous la voûte végétale, avec les chiens roulés en boules autour de nous.  
 Au matin, alors que je dormais toujours et que Yvie s’était un peu éloignée du site pour une promenade personnelle, une main me tapa sur l’épaule et je me trouvais en face de moi-même ! Cette phrase montre les limites d’une narration à la première personne : comment peut-il savoir que Yvie s’est éloignée pendant qu’il dormait ? Cela fait rire le lecteur ! La remarque sur l’éloignement de Yvie doit donc être faite après son réveil. A vous de voir comment. Et on ne peut avoir « une main me tapa sur l’épaule » car c’est invraisemblable mais quelque chose comme « je me réveillai en sentant qu’on me tapait sir l’épaule… »  Ce fut un choc incommensurable. Le type me ressemblait en tout, jusqu’au moindre de mes tics. il faut du temps pour voir les tics de quelqu’un. je mettrais : « Le type me ressemblait apparemment en tout. » Point  Mais j’étais habillé du premier vêtement léger de ma combinaison, alors que lui était nu comme un ver :
- « Réveille toi, Père, il fait jour ! » Faites commencer les dialogues avec le même décalage que les alinéas des débuts de paragraphes, bref, décalez-les !
- « Qui êtes vous ? »
- « Mais Adom, ton fils ! »
 Il y avait dans les yeux de cet adulte qui avait mes traits une lueur de sincérité touchante et naïve. J’allais crier pour appeler Yvie, mais je demandais demandai encore :
- « D’ou où venez-vous ?  »
- « Mais des eaux, tu …des eaux ! Tu… m’as fait naître des eaux ! »
 Je regardais regardai l’étang, mon esprit faisait faisant semblant de ne pas comprendre ce qui veut dire qu’il a compris ! Quoi ? On ne le saura pas ! Ne serait-ce pas plutôt «  essayant de garder contenance mais avec l’esprit en pleine confusion mentale » ? . Yvie arriva peu-après peu après, pour tomber en arrêt devant la vision que j’offrais, en train de converser à moi-même « me parler à moi-même » ou « converser avec moi-même » ! Elle resta Elle en resta… muette de stupéfaction. Heureusement, je pouvais être différencié de ce clone par mes vêtements, je …vêtements car je… ou … vêtements ; je… n'aurais pas aimé que la confusion s'installe dans la tête de Yvie. Mais je fus rassuré car mon double je mettrais : « …je fus vite rassuré car, par la suite, je vis que mon double… » semblait très différent de moi alors que ci-dessus vous dites exactement le contraire, il était …de moi et il… remarquablement adapté à ce monde, peu bavard et je notais notai avec satisfaction qu'il ne possédait pas l'intégralité de mes souvenirs. Yvie enregistrait enregistra toute nos conversations. Elle décida de reculer notre départ, malgré mon manque d'enthousiasme. Mon clone n'était pas très prolixe ou peu bavard vous l’avez déjà dit donc supprimez ou alors mettez « : …n’était certes pas très prolixe… » , mais il grimpait aux arbres avec une facilité déconcertante. Il savait trouver les graines comestibles mieux que les chiens. Il avait avec ces animaux une communication qui paraissait se passer de mots. Il m'expliqua juste que ce monde l'avait fait naître, que j'étais son père et que les arbres nous aimaient, où quelque chose dans le genre encore une fois : après la première ci-dessus, vous dévalorisez aussi la deuxième explication cohérente (incomplète aussi) que vous donnez dès que vous la donnez. Je ne comprends pas bien. Le lendemain, il en y en avait deux autres assis près de l'étang. Je commençais à perdre un peu les pédales, je sentais qu'Yvie ne rigolait riait plus et que sa fascination du début laissait place à une sourde angoisse. Quand elle se trouva en face d'elle-même, elle paniqua vraiment. Je pensais aussi Finalement, je me mis à penser aussi qu’il… qu'il était temps de rentrer.
  Les clones s'organisaient rapidement, pratiquement sans nous, Les …nous. Les… chiens sur les talons, ils s'absentaient de nombreuses heures pour revenir au camp le corps taché du jus jaunâtre des graines. Il y eu eut trois Yvie et quatre Adom, qui se baladaient nus, nous …nus et que nous…  ne pouvions les différencier, puis un …différencier ; puis…nouveau chien fit son apparition, tout … apparition ; tout… se passait comme si l’arrivée de mon premier clone avait stimulé la reproduction des autres. Cette multiplication spontanée avait quelque-chose quelque chose de proprement effrayant. Une nouvelle Yvie, un nouvel Adom, nous les vîmes enfin naître de l’étang, ils …étang (lac !) : ils… devaient se fabriquer et tapir leur gestation rapide au fond de l’eau et tapir s’utilise avec « se » donc mettez :  « …devaient y être fabriqués et où ils devaient se tapir au fond de l’eau, au cours de leur gestation rapide »  Ce lac agissait comme une sorte de photocopieuse naturelle, ses molécules prenait la mesure des baigneurs pour les régurgiter avec une rapidité relative mais très efficace mine de rien, n’y aurait-il pas un problème de respiration ?  : cette planète se fabriquait à nos dépends dépens sa propre biodiversité. J’étais sûr à présent que toute cette forêt qui recouvrait ce monde n’était en fait que les clones …n’était faite que des clones… démultipliés d’un seul arbre, arrivé là dieu sait comment. J’adjurais adjuraiYvie de quitter BX24 au plus vite. Affolée par la vision de ces reproductions de nous-même, elle acquiesça avec soulagement …soulagement à cette… cette décision. Nous quittâmes en catimini tous ces personnages, au nombre de douze à présent, pour rejoindre l’astronef de Yvie. Ils ne furent pas dupes de notre départ et nous emboîtèrent le pas sans se presser. Une nouvelle Yvie courra courut après le groupe pour le rattraper. Il me semblait que les chiens qui cavalaient autour étaient plus nombreux. Je pris la main d’Yvie :
- « Le processus de reproduction s’accélère. Il faut courir, il faut les semer ! »
 Ils se mirent à courir aussi. Nous parcourûmes la distance qui nous séparait de l'astronef avec une vitesse record. Nous étions des pilotes d'essai je ne comprends décidément pas l’utilité de ce « d’essai » ! entraînés aux coups durs, mais nous sentions tous deux cette anxiété qui se diffusait insidieusement en nous. Les autres nous rattrapaient sans difficulté, ils nous talonnaient en nous hélant :
 - « Père, Mère, ne nous quittez pas ! Vous ne devez pas ! Vous ne pouvez pas  ! » pouvez pas !
 Les chiens entouraient le vaisseau, un ou deux montrèrent les crocs. Je sortis mon poignard, bien décidé à m'en servir. Yvie me regarda, elle sorti son couteau à son tour. La foule de nos clones s'était massé massée autour de nous, il en arrivait d'autres.
 Une fois à l'intérieur du vaisseau, nous l'avons isolé par sécurité, d'un puissant champ magnétique un champ magnétique peut-il empêcher quelqu’un de passer ? , pour que plus personne ne puisse grimper à bord. Nous avons mis les gaz comme pour une mobylette ? . D'une violente poussée des tuyères, nous avons quitter quitté BX24 et ses énigmatiques habitants. Le voyage du retour, programmé depuis la terre Terre ; mais celle-ci n’est pas au courant de leur départ ; comment peut-elle programméer quelque chose à un ¼ d’AL ? , se déroula sans aucun incident. Je caressais la joue d'Yvie, un bout de phrase qui vient comme des cheveux sur la soupe et détone complètement dans le contexte. elle me montra triomphalement le casier où elle conservait congelé un échantillon de l'eau du petit lac :
- « L'eau de la vie, est ce que ce  ce « est-ce que ce » n’est pas indispensable n‘est pas ce qu‘on dit  habituellement  ? »
 Nous ricochâmes sur l'orbite de Jupiter à la vitesse de la lumière je ne suis pas très calé en physique mais un astronef qui arrive à Jupiter en étant à la vitesse de la lumière n’a aucune, ce qui s’appelle aucune, chance de pouvoir s’arrêter sur Terre ! , plongés au cœur de violentes radiations, puis nous nous posâmes enfin sur l’astroport, au milieu de centaines de journalistes et de milliers de curieux que la sécurité peinait à contenir. Après quelques jours de quarantaine, il fut analysé que nous ne ramenions aucun organisme susceptible d’infecter la terre. Terre Aux côtés d’Yvie,  je fis une conférence de presse au cours de  laquelle je racontais nos mésaventures, nous étions devenus des célébrités internationales et les scientifiques s’arrachaient nos témoignages. Je décidais d’épouser Yvie officiellement, puis nous passâmes des jours heureux dans notre somptueuse nouvelle villa.  
 Bernard Scheve vint passer quelques jours avec nous, en ami cette fois, peu de temps après notre retour. Il venait de passer une demi-heure dans notre belle et grande piscine. Il regarda Yvie verser pour la deuxième fois un de ces produits anti-algues que l’on ajoute dans les piscines, pendant qu’il se prélassait  pour se sécher au soleil en sirotant son cocktail :
- « Quel dommage que vous n’ayez pas ramené d’échantillon de ce lac... Et vous dites qu’ils vous appelaient Père et Mère ? Ben tu parles d’une filiation ! »
 Yvie pris un air agacé mais ne répondit rien. J’arrivais arrivai lentement derrière Bernard, je lui tordis le cou violemment, il mourut immédiatement. Je communiquais communiquai par la pensée avec Yvie :
- « Père et Mère sont morts maintenant, il ne faut pas se moquer des morts ! »
 Une heure plus tard, il y avait dix Adom, dix Yvie et dix Bernard qui sortaient de la piscine pour venir nous rejoindre. …plus tard, dix Adom… dix Bernard sortaient…
 
 
Voilà j’ai fini. je suis sûr que j’ai oublié des fautes ! A la seconde lecture, après que vous aurez corrigé, on y verra plus clair !  
Il y a un big problème une fois finie la lecture : qui parle ? Si c’est le vrai Adom cela est à première vue impossible d’après ce qu vous dites à la fin. Ou alors un de ses clones, mais alors tout ce qu’il a dit n’est pas crédible, notamment sur ses semblables. Et puis il n’est pas censé avoir la mémoire d’avant  La dernière partie sur leur fuite à le lumière de cette fin n’a pas de sens non plus. Mais on devrait pouvoir trouver des phrases pour contourner cette difficulté de cohérence !  
 
Dans un texte, les chiffres ‘écrivent en toutes lettres, que je sache. Sauf dans le cas de BX24 où c’est une désignation. Vous ne savez pas utiliser les participes présents, ni les conjonctions de coordination).
 
Vous orthographiez les premières personnes du singulier de l’imparfait et du passé simple de la même façon. Il y a un « s » de différence : en plus à l’imparfait. On dit « j’aimais » à l’imparfait et « j’aimai » au passé simple. Je pense que ce qui les différencie est une sensation de durée : l’imparfait en donne une, pas le passé simple. Celui-ci s’applique à une action précise dans le temps - ici le passé- donc de durée limitée et même calculable. Cela se voit mieux à la troisième personne avec « aimait » à l’imparfait et « aima » au passé simple. Si vous avez un doute, remplacez l’un par l’autre, dites-les à haute voix : vous « sentirez » la différence et que l’un des deux ne colle pas.  
 
Vous faites des phrases qui, en fait, contiennent plusieurs phrases principales, que vous séparez par une virgule. Vous en faites deux avec un point de ponctuation ou d’exclamation ou un point-virgule entre les deux ou vous remplacez la virgule médiane par une conjonction de coordination (« mais ou et donc or ni car ». Ou encore : « et ou ni mais car or donc ! »)
Ce n’est pas du bon français. Et cela me gêne à la lecture. On peut écrire une succession de phrases comme je vous le suggère. Cela renforce (mais c’est quelquefois une redondance inutile) ce que vous dites surtout si le sens des phrases est voisin. Mais cela ne se fait pas en une phrase mais en deux. Il y a même des auteurs modernes qui écrivent de telles phrases successivement, séparées par des points, sans verbes !  
 
 
En conclusion, j’ai passé beaucoup de temps à faire cette correction ! Avec plein de niveau de corrections différents.  
 
Si vous continuez à écrire des textes  
sans maîtriser les conjugaisons
avec des incohérences internes avec vos propres hypothèses
avec des explications scientifiques (le S de SF) qui s’apparentent à la magie (on avait ça dans les romans américains des années 1930 ou français des années 1950) qui montrent que vous ne vous êtes pas astreint à vous informer précisément sur le contexte scientifique de votre nouvelle.  
 
alors il vaut mieux vous arrêter
 
Le vocabulaire désuet, les fautes d’orthographe de ponctuation, les phrases peut-être intéressantes qui ne servent pas l’intrigue principale donc à supprimer,  vous les corrigerez petit à petit.
 
Quant au thème de cette nouvelle (des explorateurs terrestres qui servent de support à une invasion de la terre par des E.T.), je l’ai déjà lu il y a longtemps. Mais ce n’est pas vraiment un problème. Tout dépend de l’auteur, de son style, de sa manière de traiter le sujet. A lui d’en faire un texte moderne lisible maintenant.  
 
En l’état actuel, si je ne m’étais pas engagé à vous corriger, j’aurais laissé tomber dès la page 2 ! Renvoyez-moi votre texte corrigé !  
 
J’ai encore 4 autres nouvelles à voir ! Pas tout de suite ! Y en a-t-il une à laquelle vous tenez plus que les autres ?  
 
Et lisez de la SF contemporaine, de grâce ! Pour les idées, pour le contexte, pour le style et le vocabulaire ! Cela vous évitera d’écrire des choses qui datent… !
 
 :(


Message édité par talbazar le 24-02-2006 à 10:40:06
n°148
Ink
Répondeur
Posté le 24-02-2006 à 10:51:14  profilanswer
 

Eh bien, je n'ai pas lu de détail et je n'ai pas lu la nouvelle, mais dans les grandes lignes, voilà quelqu'un qui ne mâche pas ses mots.  :)
 
C'est quelqu'un que tu avais contacté dans un but précis ?
 
Parle-lui des Parrains lors de votre prochain échange.
Peut-être que l'initiative attirera sa sympathie et qu'il pourra faire profiter d'autres auteurs de sa critique.
 
En tout cas, il serait le bienvenu ici  :)

n°273
orcusnf
les dents de l'amer...
Posté le 04-04-2006 à 22:12:15  profilanswer
 

au fond, ça ressemble un peu à ce que j'ai écrit, mais de loin.

n°274
talbazar
solve et coagula
Posté le 05-04-2006 à 10:42:34  profilanswer
 

Oui et je te remercis de t'être penché sur ce texte ! :jap:


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