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 Sujet :

[Fantastique] Mort ou Vif ? (100%) : validé

 
n°86
Florent
Posté le 04-12-2005 à 13:52:56  profilanswer
 

Suite à la diffusion et au succès de L'ABÎME sur le forum, j'ai décidé de "lâcher du lourd" avec mon texte le plus abouti, à savoir mon premier roman : MORT OU VIF ?. Si je suis parvenu à "caser" quelques nouvelles à droite à gauche dans des fanzines, il est autrement plus difficile de faire publier le roman d'un jeune auteur français inconnu ; c'est pourquoi je le place ici, en espérant quelques retours critiques.
 
Le résumé : La France, le futur. Une étrange épidémie a contaminé la quasi-totalité de l'espèce humaine, contraignant les survivants terrorisés à se réfugier dans les villes épargnées. François vit dans la "Cité" parisienne, protégé des Morts par le "Mur", une enceinte de béton réputée infranchissable. Stagnant entre la vie et la mort, son seul espoir d'évasion consiste à intégrer la "Brigade", un groupe d'intervention spécialement créé pour lutter contre les intrusions des Morts. Impatient d'affronter ses démons, il va pourtant vite comprendre, face à l'Horreur, qu'une telle vie n'est pas forcément préférable à la mort...
 
Les inspirations vont du côté de NEW YORK 1997 de John Carpenter pour la cité entourée d'un mur, sorte de prison à ciel ouvert, de JE SUIS UNE LEGENDE de Richard Matheson pour l'aspect "seul contre tous", "dernier survivant de l'humanité", ou même du FLEAU de Stephen King. Le fond social doit également aux films de zombis de George Romero. Pour ceux qui le souhaitent, je tiens à disposition une "explication de texte" (oui, comme à l'école) où mes références sont citées plus en détails.
 
(La technologie n'est pas présente dans MORT OU VIF ?, c'est pourquoi je ne le classe pas en SF ; disons plutôt qu'il s'agit d' "anticipation dark).


Message édité par Florent le 02-02-2007 à 12:09:15
n°87
Ink
Répondeur
Posté le 04-12-2005 à 15:02:43  profilanswer
 

Citation :

J'ai décidé de lacher du "lourd", à savoir le texte dont je suis le plus fier, mon seul et unique roman : MORT OU VIF ?. Si je parviens tant bien que mal à "caser" des nouvelles à droite à gauche dans des fanzines, il en est autrement d'un roman de plus de 300 000 signes ; c'est pourquoi je le place ici, en espérant quelques retours critiques.


 
 
Ce site a été ouvert, avant tout, pour accueillir ce type d'histoire.
 
 :)
 
Je suis ravi que tu aies envie de nous la faire partager.
 
 :jap:


---------------
Si vous souhaitez aider ce site, aidez les auteurs.
n°88
Seb
tapissier-magicien
Posté le 04-12-2005 à 16:37:14  profilanswer
 

:)  
 
Pas pu m'empêcher de mettre mon nez dedans.
Quelques trucs relevés que je t'ai envoyés par mail. La flemme de gérer les couleurs dans un post.
 
J'ai lu intro et chapitre 1 et ça donne très envie.
J'ai trouvé une tendance au mélange des temps qui n'est pas toujours du meilleur effet.
Le chapitre 1 manque aussi peut-être un peu de vie. Je verrais bien une conversation banale avec un voisin et quelques repères sur la journée type du héros pour rentrer un peu plus dans l'univers de la cité.
Mais ça vient peut-être après  :D  
 
Je vais attendre d'avoir plus de recul pour en parler plus, mais en tout cas, le début, ça prend bien.
 
 :)  
 
 


---------------
"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°89
Florent
Posté le 04-12-2005 à 16:58:01  profilanswer
 

Seb a écrit :

:)  
 
Pas pu m'empêcher de mettre mon nez dedans.
Quelques trucs relevés que je t'ai envoyés par mail. La flemme de gérer les couleurs dans un post.
 
J'ai lu intro et chapitre 1 et ça donne très envie.
J'ai trouvé une tendance au mélange des temps qui n'est pas toujours du meilleur effet.
Le chapitre 1 manque aussi peut-être un peu de vie. Je verrais bien une conversation banale avec un voisin et quelques repères sur la journée type du héros pour rentrer un peu plus dans l'univers de la cité.
Mais ça vient peut-être après  :D  
 
Je vais attendre d'avoir plus de recul pour en parler plus, mais en tout cas, le début, ça prend bien.
 
 :)


 

"Le chapitre 1 manque aussi peut-être un peu de vie."

 
Je dirais que, sans le vouloir, tu as mis le doigt sur le thème du livre  ;)  C'est exactement où je voulais en venir.
 
Le chapitre 1, je suis conscient qu'il faut faire un effort pour rentrer dedans, mais il est primordial pour comprendre le personnage :
 
Sa journée type, elle est vide. Il ne parle pas à ses voisins. Il ne parle à personne, c'est un reclus, un sauvage, ce personnage est mort dès le début de l'histoire. un mort qui décide d'affronter des mort-vivants pour vivre.
 
Pour ta remarque par mail sur la présence des Morts à la TV, c'est tout à fait juste, je n'avais pas pensé à ça. Il faut que je précise la "popularisation" de l'existence des Morts au cours des années qui séparent sa fugue et son incorporation à la Brigade.

n°90
Florent
Posté le 04-12-2005 à 17:12:49  profilanswer
 

Pour ceux qui ont entrepris la lecture de MORT OU VIF, je précise que la dernière version doit être composée de 3 actes (LA MORT/QUESTIONNEMENTS/LA VIE), sinon c'est une vieille version.

n°91
Seb
tapissier-magicien
Posté le 04-12-2005 à 17:54:01  profilanswer
 

Citation :

"Le chapitre 1 manque aussi peut-être un peu de vie."
 
Je dirais que, sans le vouloir, tu as mis le doigt sur le thème du livre  ;)  C'est exactement où je voulais en venir.


 
Alors le résultat donne chez moi quelque chose de conforme à tes attentes. il y a bien une ambiance un peu morne qui s'installe. Un peu comme dans un des derniers films du genre. "28 jours plus tard" de Danny Boyle. Ca te parle ?
 
Faut voir l'évolution sur les chapitres suivants.
C'est loin d'être inintéressant.


---------------
"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°92
Florent
Posté le 04-12-2005 à 18:56:59  profilanswer
 

Oui j'ai vu ce film. C'est pour ça que j'ai cité JE SUIS UNE LEGENDE : on reste dans la thématique du "dernier homme sur Terre".
 
La différence, c'est que mon personnage n'est pas le dernier homme. Il y en a d'autres, au sein de la Cité, plusieurs millions même, mais il est isolé, physiquement et socialement, pour des raisons que je développe ensuite.
 
C'est à dire qu'il ne fait pas partie des Morts, mais qu'il n'est pas intégré parmi les vivants. Il est donc un mort-vivant, pris entre les 2 feux d'une guerre.

n°95
dom
Posté le 04-12-2005 à 22:06:12  profilanswer
 

Bonjour,
Je viens de lire ton roman "Mort ou Vif?". Je suis nouveau sur le forum et j'ai commencé par celui-là étant un adepte depuis des années de l'oeuvre de Roméro, sur les morts-vivants. J'ai pas mal de trucs à dire, mais j'avoue qu'après avoir des années subi les commentaires de lecteurs je me retrouve dans la même situation étrange de trop réfléchir aux mots que je dois prononcer. C'est pourquoi j'irai au plus court :
- d'abord, le plus simple, ce serait que toi tu me poses des questions sur ce que je pense de certaines points particuliers de ton récit, ça serait plus utile je pense que le questionnement vienne de toi que de moi, on ciblerait non pas mon ressenti mais tes besoins,
- j'ai trouvé plusieurs parties très distinctes dans ce récit qui à mon avis (et il ne vaut que pour moi) n'a pas totalement sa place dans la catégorie "fantastique", encore qu'il faille pour cela définir ce qu'est le fantastique. J'imagine que nous trouverons ici plus de pseudos-tolkien que d'oeuvres critiques comme ton récit, que j'identifierais plus à un "1984" qu'à un "Donjon et dragon"...
- je trouve ça très bien écrit et très bien pensé
- par le fait, j'accroche pas trop au début, moyennement à l'intrigue, qui est toutefois intéressante, et le héros avec ses commentaires incessants me gonfle, même si je reconnais que la plupart sont nécessaires
- en fait je commence à vraiment aimer à partir du chapitre 14 ou à peu près, c'est vague, je ne sais pas exactement
- les appartés-citations m'insupportent, mais je ne dis pas ça pour toi elles m'inssuportent également dans les best-sellers, ou dans Hypérion
- et finalement, je trouve - mais là encore ce que je dis ne vaux absolument que pour moi - que le récit est un peu bancal du fait de son hésitation entre "l'intelligence" (critique acerbe et plaisante de la société, de la médiocrité et des "médias" ) et le "futile" (phénomènes de morts-vivants). De ce point de vue, il me semble que roméro, sans chercher à aller aussi loin que toi, avait atteint un meilleur équilibre : il part sans ambition, et finit par tout de même apporter sa pierre à l'édifice
 
Enfin, tout cela prête à de plus amples discussions...
 
Mais quoi qu'il en soit, je connais la difficulté d'écrire, et je trouve que c'est un boulot extraordinaire et impressionnant.
 
Dom

n°96
Florent
Posté le 04-12-2005 à 22:32:08  profilanswer
 

Tu l'auras compris, il ne s'agit pas seulement d'une histoire de zombis puérile, c'est une métaphore. C'est la raison pour laquelle j'ai cité Roméro. On ne peut donc pas dissocier le propos "intelligent" social, politique, etc. et le propos "futile" des morts-vivants, dans la mesure où le second illustre le premier.
 
Clairement : mon but est de divertir, puis éventuellement de faire réfléchir. Le thème est l'exclusion : les zombis sont les exclus, de plus en plus nombreux, les vivants les privilégiés, regroupés et barricadés derrière leur mur.
 
Je n'ai pas la prétention d'être un auteur sociologue émettant des pensées profondes sur la société, mais plus celle d'un auteur populaire, dans la tradition des "pulp". Seulement, je n'arrive pas à écrire sans approfondir mes récits en développant des thèmes qui me tiennent à coeur. Au début, MORT OU VIF ? c'était simplement des types dans un bus poursuivis par des zombis. C'était fun, mais superficiel, sans profondeur. C'est là que j'ai décidé d'utiliser des thèmes qui m'intéressent pour insérer un second niveau de lecture.
 
C'est un journal, un carnet de bord, le ressenti du héros est donc omniprésent. Il ne se contente pas de décire ce qu'il vit, mais aussi son ressenti. Je conçois que le journal intime d'un dépressif n'est pas forcément très captivant, mais MORT OU VIF ? n'est pas forcément une oeuvre très commerciale.
 
Les citations j'en mets trop, je sais, mais je ne peux pas m'en empêcher. Mon propos est complexe, et je trouve qu'elles éclaircissent le sujet de chaque chapitre, elles résument, traduisent la progression du récit mais d'une façon extérieure et objective par rapport au monologue du narrateur.
 
Pour le débat fantastique/SF, il ne m'intéresse que moyennement. C'est utile aux libraires pour classer leurs étagères, sinon...
 
Ce que je voudrais savoir, puisque tu me le demandes, c'est : est-ce qu'on ressent bien la progression du narrateur dans sa façon de voir les choses ? Au début, il est quasi-fasciste, pour évoluer vers un certain humanisme en rencontrant son ennemi, et en se rendant compte que ses employeurs ne sont pas irréprochables. C'est le plus important. Les zombis, ça aurait pu être des vampires, des loup-garous, n'importe quoi, mais par contre le cheminement de la pensée du narrateur est capital.


Message édité par Florent le 04-12-2005 à 22:36:51
n°97
Seb
tapissier-magicien
Posté le 05-12-2005 à 08:53:20  profilanswer
 

Salut Dom,
 :hello:  
 
Florent, moi je vais lire en plusieurs fois, ça va prendre un peu plus de temps pour les commentaires  :D


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°100
dom
Posté le 05-12-2005 à 16:13:48  profilanswer
 

Seb a écrit :

Salut Dom,
 :hello:  
 
Florent, moi je vais lire en plusieurs fois, ça va prendre un peu plus de temps pour les commentaires  :D


 
Bonjour Seb,
 
Si je fais ça, je finis jamais. J'en ai laissé des centaines comme ça inachevés sur les rayons physiques ou virtuels de mes bibliothèques...
A bientôt,

n°101
Seb
tapissier-magicien
Posté le 05-12-2005 à 16:30:06  profilanswer
 

Ah oui ?
 
Moi j'adore me faire les bonnes histoires en plusieurs fois. Replonger dedans après les avoir quittées...
Et puis je suis du style à avoir de la suite dans les idées et quand j'ai commencé quelque chose (de bon), je n'oublie jamais de le finir... même si parfois, ça prend un peu de temps  :D
 
Au plaisir de te lire  :)


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°102
dom
Posté le 05-12-2005 à 17:09:45  profilanswer
 

Petite précision : mon objectif n'est en aucun cas d'apporter des modifications à ton récit. Je considère que s'il y en à apporter, c'est ton boulot, pas le mien. Ce qui m'intéresse, c'est simplement de discuter des choses. Donc ne prends pas pour argent comptant ce que je dis, ce n'est qu'un avis isolé et sans poids.
 

Florent a écrit :

Tu l'auras compris, il ne s'agit pas seulement d'une histoire de zombis puérile, c'est une métaphore. C'est la raison pour laquelle j'ai cité Roméro. On ne peut donc pas dissocier le propos "intelligent" social, politique, etc. et le propos "futile" des morts-vivants, dans la mesure où le second illustre le premier.


 
De toute façon, c'est un sujet épineux, qui me travaille depuis un bout de temps, parce que je rencontre régulièrement le même. La question est "est-ce que le fantastique est le bon support pour illustrer ce qui est intéressant dans ton récit" ?
Ce qui est intéressant, dans ton récit, et que j'ai beaucoup aimé d'ailleurs, c'est justement le thème de l'exclusion.
Dans la série des morts-vivants de Roméro, il se sert du concept des morts-vivants pour lui donner une dimension sociale (à partir du 2, elle est absente du un, ce qui veut dire que le premier serait "futile", sauf qu'il ne l'est pas parce que ce genre de récit possèdent leurs propres intérêts).
Dans ton récit, pour moi, la dimension fantastique alourdit la partie la plus jolie, plutôt que de lui servir de base comme chez roméro : c'est ça que je voulais dire. Ton propos originel est plus ambitieux que celui de roméro, mais en l'instruisant, en introduisant ton érudition (appréciable), tu n'es plus dans le domaine des morts-vivants comme un simple entertainement (correspondant à un public déterminé) ni dans le domaine "des pensées profondes" (correspondant à un autre public).  
 
Ce que je veux dire par là, c'est pas que de tels textes ne doivent pas exister, c'est :
(a) qu'ils sont précisément sur la selette, au croisement des genres, donc qu'ils auront du mal à plaire aux uns et aux autres (ce dont on se fiche à la limite, je suis bien d'accord)  
(b) mais surtout, ce qui est plus important, c'est que parfois, jouer sur plusieurs tableaux, au lieu d'additionner l'intérêt, les intérêts (pourtant existants indépendemment) s'annulent.
 
Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre.
 

Florent a écrit :

Clairement : mon but est de divertir, puis éventuellement de faire réfléchir. Le thème est l'exclusion : les zombis sont les exclus, de plus en plus nombreux, les vivants les privilégiés, regroupés et barricadés derrière leur mur.


 
Donc voilà, on touche le point sensible : pour moi, ça ne divertit pas. Je ne dis pas que ça soit mal, hein. Enfin, plutôt, ça divertit, mais vers la fin, à partir du chapitre 14. Parce qu'à partir de là ton style devient plus fluide, plus assuré, moins agressif (même quand tu dis des choses qui sont aussi sombres et sinistres qu'au début), moins pesant.
Mais après, je suis d'accord que la pesanteur du début à une raison d'être. Sauf qu'elle ne divertit pas. Donc que ça ne peut plus être ton but initial.  
Mais je ne suis pas un bon lecteur.
 

Florent a écrit :

Je n'ai pas la prétention d'être un auteur sociologue émettant des pensées profondes sur la société, mais plus celle d'un auteur populaire, dans la tradition des "pulp". Seulement, je n'arrive pas à écrire sans approfondir mes récits en développant des thèmes qui me tiennent à coeur. Au début, MORT OU VIF ? c'était simplement des types dans un bus poursuivis par des zombis. C'était fun, mais superficiel, sans profondeur. C'est là que j'ai décidé d'utiliser des thèmes qui m'intéressent pour insérer un second niveau de lecture.


 
 
Le procédé est plus que louable. Reste à savoir, et c'est mon problème également, comment insérer le second niveau de lecture  
(a) - sans scier la branche (ici fantastique) du sujet sur lequel on s'est hissé
(b) - en traitant le sujet originel avec respect et subtilité (ici je prendrai l'exemple d'un film "La flibustière des Antilles" de Jacques Tourneur, où le réalisateur (un tout grand, il faut dire) a récupéré le scénario proposé par une major, a fourni un film de pirate conforme aux attentes et à l'univers de la piraterie, mais a réussi en plus à lui intégrer ses idées fixes, son talent, de l'intensité dramatique, et finalement un magnifique second niveau de lecture, qui quitte l'épopée pour affleurer le drame.
 
Bref...
 

Florent a écrit :

Les citations j'en mets trop, je sais, mais je ne peux pas m'en empêcher. Mon propos est complexe, et je trouve qu'elles éclaircissent le sujet de chaque chapitre, elles résument, traduisent la progression du récit mais d'une façon extérieure et objective par rapport au monologue du narrateur.


 
Parfois elles tombent bien à propros. Mais ça ne sert à rien de discuter de ça avec moi, je n'aime pas, d'autres en seront fan, je les respecte et je respecte ce parti pris de ta part, qui en tout cas montre une érudition intéressante.
 

Florent a écrit :

Ce que je voudrais savoir, puisque tu me le demandes, c'est : est-ce qu'on ressent bien la progression du narrateur dans sa façon de voir les choses ? Au début, il est quasi-fasciste, pour évoluer vers un certain humanisme en rencontrant son ennemi, et en se rendant compte que ses employeurs ne sont pas irréprochables. C'est le plus important. Les zombis, ça aurait pu être des vampires, des loup-garous, n'importe quoi, mais par contre le cheminement de la pensée du narrateur est capital.


 
Oui on le sent très bien. On le sent venir d'ailleurs. Et j'aime ce genre de retournements de situation "profonds".
 
Pour moi - avis personnel - ton histoire brille surtout par la dénonciation des "nouvelles classes" (pas marxistes, mais médiatiques, néo-bourgeoises (cad riches mais dénuées de culture) élitistes en général, qui donnent l'impression d'être les seules à vivre (impression extrapolées par les médias) en faisant en sorte de laisser les autres dans une impression de douleur perpétuelle. La douleur justement est bien décrite. Et il est intéressant de voir comment tu soulèves le problème de la conclusion : ton héros ne demande pas vraiment à se battre contre cette injustice, il aspire seulement à avoir lui aussi une voie heureuse.  
Par extrapolation : les exclus d'aujourd'hui n'ont pas envie de renverser ce star-système, juste de devenir stars eux aussi...
 
C'est une bonne histoire. Peut-être un peu trop relâchée sur la fin, et trop maîtrisée au début. Je crois qu'il te faudrait garder un oeil vigilant sur "l'intérêt" du lecteur (ce qui le fait continuer, tu vois), sans bien entendu te censurer : mais le prendre en compte.
 
A +
Dom
 

n°111
Seb
tapissier-magicien
Posté le 07-12-2005 à 09:44:13  profilanswer
 

Hello,
 
Un petit commentaire supplémentaire après la lecture de 5 chapitres pour rejoindre l'avis de Dom. Moi non plus, je ne dirais pas que ça me distrait.
 
Par contre, ça m'intéresse, ça m'intrigue. D'une certaine façon, je dirais même que ça me fascine.
J'ai très envie d'aller au bout et c'est ce que je vais faire  :), mais ça va être pour autre chose que pour me distraire.
 
L'appellation Fantastique me parait également inadaptée (jusque là).
Même si la technologie est absente, la famille SF me paraît être la plus naturelle, peut-être dans le tiroir Anticipation ?
Ou alors, il faut passer du côté des textes genre horreur ou "Frissons"  :D
 
En tout cas, c'est une sacrée balade.


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°116
Florent
Posté le 07-12-2005 à 12:31:04  profilanswer
 

Merci, ça fait plaisir tout ça.
 
Réponse en bloc (apparament la notification par mail ne marche pas, je n'avais pas vu qu'on m'avait répondu) :
 
Je suis conscient que pour un 1er roman, c'est un peu casse-gueule. Mon 2ème, que j'ai commencé à écrire, VIGILANTE, est plus récréatif (une sorte de jeu vidéo grandeur nature dans une ville factice, façon LE PRIX DU DANGER).
 
Donc, MORT OU VIF ? ne distrait pas, mais il intrigue. Mieux : il fascine. Très bien. Tant mieux, même. "En tout cas, c'est une sacrée balade." : ça aussi ça me réjouit. Une sacré ballade de la mort vers la vie, je rajouterais.
 
Le roman est construit sans plan, comme une sorte de "pièces ajoutées" sur un carnet de bord écrit au jour le jour, ce qui me permet de traduire la progression mentale du narrateur.
 
Au début, c'est donc très dépressif. Je me suis souvent dit que j'allai perdre le lecteur en commençant comme ça, mais ça serait malhonnête de commencer autrement. Il faut poser les angoisses du héros. Passez-moi l'expression, mais je dois commencer par montrer toute la merde qu'il a dans la tête. C'est éprouvant pour le lecteur, j'en suis conscient, pour l'auteur aussi d'ailleurs, mais il y a une qualité que je respecte par-dessus tout dans la littérature : c'est la sincérité. Donc pas de tricherie, noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir :D  
 
Nous avons là François Mervine, un type sans vie, un équivalent à l'Etranger d'Albert Camus : il se déteste, il déteste le monde, et il incarne toute sa haine dans les Morts, l'ennemi désigné. Puis il comprend que l'ennemi, c'est lui. Et le voyage intérieur commence, avec retour à sa nature humaine, ouverture d'esprit, parcours spirituel, découverte de sa "promise" (sa Terre et sa femme), etc.
 
Le thème est encore une fois l'exclusion, et pas seulement "exclusion des habitants des cités", ma vision est plus large. Si un collégien mis à l'écart d'un groupe dans son école se retrouve dans MORT OU VIF ? ça me va très bien aussi. Il y a cette métaphore qui revient souvent, cette impression d'être resté en dehors de la fête. Il y a aussi cette phrase : "de mon point de vue, il n'y avait vraiment pas de quoi rire". Ca résume un peut tout ce que j'ai voulu dire dans le bouquin.


Message édité par Florent le 17-01-2007 à 20:28:44
n°119
dom
Posté le 07-12-2005 à 16:44:35  profilanswer
 

Avertissement habituel : ceci n'est que mon avis, je ne prétends pas parler pour les autres, bla-bla...
 
Salut Florent,
 
Je pense juste à un truc (à côté de ça je reste ouvert à la poursuite de la discussion). Je suis d'accord avec tout ce que tu dis, mais je relève ceci :
 

Florent a écrit :

Au début, c'est donc très dépressif. Je me suis souvent dit que j'allai perdre le lecteur en commençant comme ça, mais ça serait malhonnête de commencer autrement. Il faut poser les angoisses du héros. Passez-moi l'expression, mais je dois commencer par montrer toute la merde qu'il a dans la tête. C'est éprouvant pour le lecteur, j'en suis conscient, pour l'auteur aussi d'ailleurs, mais il y a une qualité que je respecte par-dessus tout dans la littérature : c'est la sincérité. Donc pas de tricherie, noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir comme dirais Johnny.


 
Pour moi, le problème ne se situe pas au niveau de la dépression du personnage, de la sincérité dont tu fais preuve à son égard, je dirais qu'au contraire c'est ce qui fait la force de ton récit. J'ai beaucoup aimé les "angoisses" de ceux qui "ne font pas partie de la fête". Franchement, beaucoup.
Mais je crois que ta première partie est difficile à lire malgré tout, et pas pour des raisons "scénaristiques" mais pour des raisons "stylistiques".  
Garde ton personnage sombre, et tout, mais fais attention à ce défaut que tu as de couper toutes les deux lignes l'intrigue et le déroulement par ses remarques acerbes. Trop de surenchère nuit à la surenchère, au lieu de se dire qu'il est malheureux, ça provoque l'effet inverse de nous désintéresser de lui, et de nous sortir du récit pour nous dire en substance "cet écrivain me fait chier, il ne peut pas avancer un peu, on a compris qu'il était malheureux !"  
 
Il est important de conserver toute ta sincérité, mais ne traite pas le lecteur comme le dernier des imbéciles : le lecteur comprend vite, et se lasse vite (moi en tout cas).  
 
Choisis bien les remarques désabusées et sinistres que tu veux mettre, garde les meilleures, jette les autres (il faut beaucoup jeter pour améliorer un récit, même si je reconnais que c'est dur), celles qui restent alors n'en garderont que plus de force. => Trie, choisis, c'est ça aussi le boulot d'un écrivain : d'abord l'inspiration, ensuite la raison. Et une fois que tu as trié, prends conscience des articulations de ton récit, des endroits qu'il ne faut pas couper, parce que la puissance narrative se met en branle. Essaie d'imaginer Tolkien coupant la scène d'apparition des Gobelins et du Troll dans la Moria par des réflexions existentielles... Il y a un lieu et un moment pour tout !
 
Choisis les endroits à ne pas couper, et ceux qui sont appropriés pour placer tes réflexions. Manipule, teste, modifie. Un récit, c'est pas une oeuvre figée, ça bouge. L'art bouge. Picasso peignait vingt versions sur la même toile avant de choisir ce qu'il désirait.  
 
Mais ça nécessite du recul, desfois ça prend des années pour l'obtenir.
Et ce n'est que mon avis, peut-être que les autres sont moins sensibles que moi aux coupures de rythme du début (qui s'effacent sur la fin).
 
Par moments, j'ai été transporté, et surtout par la noirceur. Je ne demande qu'à ce qu'elle s'exprime au mieux, pas à censurer.
 
 

n°120
Florent
Posté le 07-12-2005 à 16:53:25  profilanswer
 

Tolkien, j'aurai bien aimé qu'il taille dans la traversée de la forêt ponctuée par les considérations de ses 4 hobbits, au début du SEIGNEUR DES ANNEAUX, ça m'aurait permis de lire le livre en entier  ;)


Message édité par Florent le 07-12-2005 à 16:53:53
n°121
dom
Posté le 07-12-2005 à 17:07:54  profilanswer
 

C'est juste pour la traversée... Par le fait, je rectifie : tu es aussi mauvais que Tolkien !  :)


Message édité par dom le 07-12-2005 à 17:08:16
n°124
Florent
Posté le 07-12-2005 à 19:04:02  profilanswer
 

J'aurais préféré une comparaison avec Robert Howard (Conan), mon préféré parmi les mauvais écrivains.

n°193
Seb
tapissier-magicien
Posté le 13-12-2005 à 18:21:18  profilanswer
 

Salut Florent,
 
Je poursuis la lecture de ton texte.
Je trouve que ça va de mieux en mieux.
 
Je ferai un commentaire plus complet quand je serai arrivé au bout, mais ça m'intéresse dès à présent d'avoir quelques infos sur les retours que tu en as eu des éditeurs.
On a eu l'occasion d'évoquer un passage qui m'avait plu et qui avait plu également à un éditeur, mais ça n'a pas suffit à le convaincre, de même que les autres d'ailleurs, sinon, nous n'aurions pas le plaisir de découvrir ton histoire ici.
Mais à un niveau plus général, quels sont les arguments qui ont accompagné les refus ?
Les comprends-tu ? Les acceptes-tu ? As-tu envisagé une grosse refonte de ton texte pour satisfaire à leurs exigences ? Espères-tu encore en trouver un ou y as-tu renoncé ?
 
 :)


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°196
Florent
Posté le 13-12-2005 à 19:18:53  profilanswer
 

Tous les retours sont sur mon forum (tu vas voir, il est surpeuplé) :
 
http://insomnia.vosforums.com/viewforum.php?f=4
 
Je me suis aussi permis d'y mettre les avis donnés ici ou par mail.
 
Est-ce que je suis d'accord ? Dans l'ensemble oui, sauf quand on me reproche de ne pas être original car ça n'est pas mon but. Je travaille sur l'ambiance, la psychologie et le double niveau de lecture ; l'originalité à tout prix bof... Moi je veux créer des univers, pas révolutionner un genre.
 
La seule mauvaise critique vient du site Lefantastique.net, sur "La Nuit Américaine", qui démolit ma nouvelle en une seule phrase. Et me reprocher de faire des faute d'orthographe tout en mettant un S à orthographe, ça m'a fait sourire.


Message édité par Florent le 17-01-2007 à 20:32:52
n°199
Seb
tapissier-magicien
Posté le 13-12-2005 à 20:34:42  profilanswer
 

Très intéressant.
 
Donc la version que tu nous livres est celle retravaillée après les premières remarques ?
 
Pour l'anecdote de l'orthographe, c'est vrai qu'elle est comique, mais je dois avouer que c'est un sujet sur lequel je suis pointilleux aussi.
 
Le gars du fantastique.net était peut-être dans un mauvais jour. Il a lu les autres ?
Par contre, la réponse de Denoël m'a parue très sympa, constructive, encourageante.
Je ne crois pas que toutes les lettres de refus soient aussi "impliquées".
 
En tout cas, merci de partager ça.
Je pense que la plupart des auteurs présents ici ont déjà eu un rapport avec l'édition, mais ce genre d'exemple concret peut se révéler très utile pour de futurs visiteurs qui auront moins de bouteille et qui chercheront à mieux se situer.


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°200
Florent
Posté le 13-12-2005 à 20:49:13  profilanswer
 

Seb a écrit :

Très intéressant.
 
Donc la version que tu nous livres est celle retravaillée après les premières remarques ?


 
Ah oui mais complètement, avant la réponse de Denoël il n'y avait que la 1ère partie : LA MORT. c'est après que j'ai rajouté tout le reste, la fille (oups t'en es pas encore là je crois) et tout le reste.
 
Sur la nouvelle incriminée il faut aussi voir que le texte est raconté du point de vue du narrateur, donc en "langage parlé", ce qui inclut des tournures pas vraiment littéraire, c'est peut-être quelque chose qu'il n'a pas saisit. Cela dit, j'aimerais bien lire sa prose pour juger, moi aussi, de ses talents.


Message édité par Florent le 17-01-2007 à 20:35:23
n°204
dom
Posté le 13-12-2005 à 22:06:00  profilanswer
 

Après lecture de tout cela...
 

Florent a écrit :

Il faut aussi voir que le texte est raconté du point de vue du narrateur, donc en "langage parlé", ce qui inclut des tournures pas vraiment littéraire, c'est peut-être quelque chose qu'il n'a pas saisit.


 
C'est pourtant très clair. Enfin, on peut se poser la question : la littérature (au sens large) doit-elle traduire le contexte tel qu'il est, même si c'est un parlé "folklo" ou corriger le dialogue en en sauvegardant l'essence pour le rendre "lisible" au sens d'une écriture. Franchement, je ne sais pas... Je sais que par exemple dans "Lila dit ça", un bouquin censé être écrit par un "jeune de banlieue" mais dont l'auteur est resté anonyme (si ça se trouve c'est PPDA déguisé), tout l'argot  et la vulgarité y passe. Sinon, à part ça, je vois pas souvent de bouquins avec un "franc-parler", je pense qu'il y a une sorte de censure acceptée par tous en "faveur de la langue française" et au détriment du réalisme (un réalisme qui cela dit n'est pas forcément mieux pour autant).
 

Florent a écrit :

Cela dit, j'aimerais bien lire sa prose pour juger, moi aussi, de ses talents.


 
Eh eh... l'éternelle rengaine entre le "critique" et le "créatif"... ils sont faits pour ne pas s'entendre.
 
 
A part ça j'ai lu les renvois des éditeurs, et effectivement je les trouve plutôt positifs... enfin, ils ont lu ton bouquin, au moins !
Et tout en les lisant, je me disais... que bon sang, qu'est-ce qu'ils peuvent être focalisés sur les explications... apparemment, un récit n'a pas le droit de se développer de manière "transversale", en shuntant une fin, ou une explication, en esquissant seulement un personnage... il doit suivre le droit chemin pour espérer atteindre le paradis des éditeurs.
 
Tout ça, c'est la pire des conneries, je le dis comme je le pense. Et pour plusieurs raisons :
(a) j'en veux pour preuves les merdes exemplaires qu'ils publient chaque semaine, où la seule exigence est que ça se vende, pourvu que l'auteur soit connu.
(b) parce qu'ils sont focalisés sur des schémas de pensée archaïques, quoi que partant d'un bon fond - cad que sous prétexte de faire de la qualité, la valeur qu'ils donnent à cette qualité est calibrée et brise tout l'essor du modernisme (ils ont - et nous aussi pas la même occasion - de la chance que des vrais auteurs passent au travers des mailles de ce système ; parce que sinon il n'y aurait que des D'Ormeson à bouffer)
(c) c'est comme ça qu'on se retrouve avec leurs bouquins insupportables bourrés de pages jusqu'à la cinq-centaine et suppurants d'explications dont la force gravitationnelle empêche la quasi-totalité des récits de s'elever (bon sang, à quand le retour à l'époque de Van Vogt ? avec ses maladresses, sa rapidité... et son intérêt !)
(d) je me rappelle plus
 
Mais une chose est sûre : je n'ai pas de regrets à avoir sur les envois que je n'ai jamais effectué pour mes manuscrits. Je n'ai plus la moindre chance de retrouver leur créneau : j'en suis parti à la totale opposée...


Message édité par dom le 13-12-2005 à 22:13:18
n°205
Florent
Posté le 13-12-2005 à 22:16:51  profilanswer
 

Sur le premier point, j'ai un parfait exemple : ce génie d'Albert Camus.
 
- Dans "L'Etranger", il utilise un langage courant, parlé, épuré à l'extrême. Le lecteur idiot (de Fantastique.net par exemple  :D ) pourrait en conclure que ce type là ne sait pas maîtriser la littérature. Or dans "La Chute", Camus prouve qu'il maîtrise parfaitement sa langue, mais qu'il l'a jouée "humble" dans "L'Etranger" en adoptant le style de son narrateur.
 
- Ensuite, pour les descriptions du monde créé. Pour mon cas perso, le narrateur raconte sa vie, qui se limite au début aux 4 murs de son appartement, puis à ses virées dans la Brigade. Il n'est pas censé faire un exposé sur un monde qui, pour lui, est évident, puisqu'il n'a connu que ça.
Je sais pas, mais dans un livre situé à notre époque on ne va pas s'amuser à décrire le fonctionnement de l'Assemblée Nationale où décrire le réseau ferroviaire de la SNCF. Moi ce qui m'intéresse comme lecteur, ce sont les personnages, l'ambiance, les enjeux de l'histoire, pas le "fonctionnement d'un monde".

n°207
dom
Posté le 13-12-2005 à 22:29:54  profilanswer
 

Florent a écrit :

Sur le premier point, j'ai un parfait exemple : ce génie d'Albert Camus.
 
- Dans "L'Etranger", il utilise un langage courant, parlé, épuré à l'extrême. Le lecteur idiot (de Fantastique.net par exemple  :D ) pourrait en conclure que ce type là ne sait pas maîtriser la littérature. Or dans "La Chute", Camus prouve qu'il maîtrise parfaitement sa langue, mais qu'il l'a jouée "humble" dans "L'Etranger" en adoptant le style de son narrateur.


 
C'est vrai que c'est difficile à comparer : une autre époque, un autre langage, moins euphémisé qu'aujourd'hui, moins faux-cul. Et puis forcément d'un grand on accepte tout parce qu'on sait de quoi il est capable, c'est plus dur pour un jeune auteur.  
 

Florent a écrit :

- Ensuite, pour les descriptions du monde créé. Pour mon cas perso, le narrateur raconte sa vie, qui se limite au début aux 4 murs de son appartement, puis à ses virées dans la Brigade. Il n'est pas censé faire un exposé sur un monde qui, pour lui, est évident, puisqu'il n'a connu que ça.


 
C'est sûr et d'ailleurs c'est tout le problème de la "première personne". A la troisième personne, tu aurais pu faire des digressions (moi je crois que ça n'aurait pas servi à grand chose puisque j'estime que c'est de pseudo-intellectualisme) ; mais là tu es coincé, et le mieux que tu puisses faire c'est d'être fidèle jusqu'au bout à l'esprit de ton personnage, y compris dans son inculture.
 

Florent a écrit :

Je sais pas, mais dans un livre situé à notre époque on ne va pas s'amuser à décrire le fonctionnement de l'Assemblée Nationale où décrire le réseau ferroviaire de la SNCF. Moi ce qui m'intéresse comme lecteur, ce sont les personnages, l'ambiance, les enjeux de l'histoire, pas le "fonctionnement d'un monde".


 
Quoi que le fonctionnement du monde puisse être passionnant aussi, n'est-ce pas ? Mais effectivement, là n'est pas ton sujet, et pour moi il n'y a pas photo, c'est simplement du lestage d'histoire, plutôt que d'en garder la légereté, c'est un choix sinon politique au moins éditorial : privilégier les grosses machines pleines de mots dont la moitié ne servent à rien d'autre que d'obturer tous les canaux de l'émotion par une surcharge d'informations censée amener au réalisme (mais en réalité ne ramenant qu'aux ponciffs habituels), au détriment des petits récits courts et créatifs, qui pourraient être édités moins chers et intéresser tout autant de gens
 

n°208
Florent
Posté le 13-12-2005 à 22:37:11  profilanswer
 

dom a écrit :


C'est sûr et d'ailleurs c'est tout le problème de la "première personne". A la troisième personne, tu aurais pu faire des digressions (moi je crois que ça n'aurait pas servi à grand chose puisque j'estime que c'est de pseudo-intellectualisme) ; mais là tu es coincé, et le mieux que tu puisses faire c'est d'être fidèle jusqu'au bout à l'esprit de ton personnage, y compris dans son inculture.


 
Attention : il n'est pas dutout inculte, la progression de sa réflexion tout au long du livre, sa remise en question, ainsi que les citations qu'il énumère à certaines occasions le prouvent. Seulement, il n'a tout simplement pas besoin de décrire un monde qu'il connait par coeur. J'ai fait quelques concessions toutefois, comme s'il s'adressait à quelqu'un qui découvrirait ce monde. C'est pourquoi il explique certaines choses, la pénurie d'essence, le ravitaillement en nourriture, l'importance de l'eau, etc.


Message édité par Florent le 17-01-2007 à 20:37:15
n°227
Vieroli
Posté le 18-12-2005 à 09:09:43  profilanswer
 

Salut Florent !
 
Je viens de terminer Mort Ou Vif (Seulement je dirais !)
La façon dont tu écris plus que le début de l’intrigue m’a donné envie de continuer.
J'ai eu du mal à me mettre dedans premièrement parce que ce n'est pas le genre d'histoire (les états d’âmes d’un personnage) que j'aime forcément lire (je préfère des histoires où il y a de l’action, des intrigues etc etc mais ça c’est personnel et n’a aucune valeur critique de ton travail) et deuxièmement parce que tout du long tu insistes trop je pense sur les citations d’auteurs qui à mes yeux ralentissent et coupent ton récit) Pour ma part je les ai zappées. Ça me gênait trop dans la lecture.
Cependant l'atmosphère que tu donnes à ton récit (au début tout du moins quand ton héros intègre la brigade et qu’ils font quelques sorties) par ta façon d'écrire m'a fait me sentir plutôt bien dans cette histoire. J’ai beaucoup aimé cette brigade que tu arrives très bien à décrire. Les personnages sont magnifiques même si on ne les voit pas beaucoup et notamment ce Ramirez.  
Mais tu t’attaches à mon avis trop aux complexes et problèmes de ton personnage (même si cela me semble nécessaire pour bien comprendre l’environnement dans lequel il vit comment il se sent etc…;) en oubliant l’histoire générale (Mais bon j’ai l’impression que c’était là ton but).  
Au bout d’un moment t’en abuse et j’ai trouvé ça lourd. (Je pense qu’il y aurait un gros passage à supprimer ou simplement abréger entre cette partie et celle dont je vais te parler tout de suite). Mais ce n’est que mon avis et il ne vaut sans doute pas tripette. Je te dis ça comme je le ressens.
Car il faut attendre le moment où il sort des égouts seul pour découvrir « une cité des morts » qui nous intrigue. Finalement à partir de ce moment tu nous révèle un tas de choses par l’intermédiaire de Lazarus mais tout en ne développant pas assez tes idées.  
J’ai l’impression que tu nous les balance à la figure comme ça et que ton héros accepte un peu trop facilement les choses après qu’on lui ait « tellement » rabâché que les morts étaient ses ennemis et qu’il fallait les exterminer.
Pour terminer je dirais qu’il y a du très bon dans cette histoire de très bonnes idées (je ne sais pas si tu as fini ou non de la corriger) mais il y a sans doute à retravailler pour enlever les lourdeurs qui ennuient le lecteur et ne garder que l’essentiel c’est à dire des choses qui te permetteront de rebondir plus tard. Parce que je me répète mais tu as de très bonnes choses notamment dans la fin de ton récit quand tu parles de Lazarus et de la cité des morts.
A mon avis tu t’es lancé dans quelque chose de très dur à écrire ou tout du moins à réaliser mais dont tu te sors plutôt bien.  
De ce côté je suis assez admiratif et tu peux faire quelque chose de très bien avec ce que tu as déjà fait.  
Parce que c’est drôlement réfléchi les choses sont bien amenées et tu écris bien mais il y a trop de grands passages où l’on s’ennuie.  
 
Salutations
 
Vieroli

n°234
Seb
tapissier-magicien
Posté le 18-12-2005 à 13:48:41  profilanswer
 

Salut Florent,
 
Salut Vieroli. Bienvenue  :)
 
 
Moi aussi, je viens de finir le texte et je reviens de faire part de mes commentaires généraux, après le relevé de détails échangés par mail.
 
NB pour ceux qui n'ont pas lu l'histoire. Ne lisez pas ce post si vous voulez garder le plaisir de la découverte  ;)  
 
 
 
Sur la forme :
- problèmes de conjugaison et de gestion des temps tout au long du récit. Je pense en avoir corrigé la plupart. Mais il doit en rester et c'est difficile de faire la part des choses entre maladresse et volonté de faire passer quelque chose. L'avis de lecteurs suivants sera utile à ce niveau là.
- je ne suis pas un fan des récits à la première personne et la gestion de ton récit sous forme de journal ne me paraît pas limpide. Il y a sans doute quelques améliorations à apporter à ce niveau là.
- la prolifération des ils, eux, en italique m'a gonflée par moments. Je crois que la mise en italique systèmatique quand tu parles des morts n'est pas une bonne chose pour le confort de lecture. A Mon goût, il faudrait le faire une première fois, mais voir ensuite si on ne peut s'en passer, quitte parfois à préciser que tu parles de morts.
- J'ai trouvé un déficit de clarté dans la gestion de certaines situations, notamment au niveau du positionnement des personnages les uns par rapport aux autres, par rapport à leur environnement. Quelques précisions sur les distances seraient également les bienvenues lors des phases de mouvements.
- L'amélioration du point précédent devrait te permettre d'améliorer également certaines transitions entre "scènes" qui me paraissent floues.
- Il y a certaines parties de dialogues qui m'ont paru lourdes, répétitives. Je te les ai notées. Je crois qu'il est utile de les revoir.
 
Sur le fond :
- Je trouve qu'il y a un problème d'homogénéité dans ton récit. C'est probablement dû au rajout de parties après les premières remarques que tu as reçues de Denoel. Je trouve que tu es allé dans le bon sens, que ce que tu as rajouté enrichit le récit et lui donne une autre dimension. Mais il me semble qu'il y a une réflexion à avoir sur l'équilibre d'ensemble pour mieux répartir les infos sur l'intrigue de fond. Elle existe bel est bien, elle est prenante, mais on ne la découvre que tard. Ce qui fait qu'on se retrouve dans un récit à deux vitesses.
- Tu m'en parlais par mail, la gestion du fonctionnement "biologique" des morts est également floue. Je crois que c'est parce qu'elle est dispersée. Peut-être que ça vaudrait le coup de réfléchir à une explication plus claire et plus complète de ce point quelque part dans ton texte.
- La question du second leader des morts est également trop floue à mon goût. C'est un aspect de fond important pour ton histoire, mais il n'est que survolé, suggéré et on a du mal à comprendre les mécanismes qui amènent au final. La question du maire et de son fils arrive un peu comme un cheveux sur la soupe en fin d'histoire alors qu'il y a beaucoup mieux à faire de ce côté là.
- Et puis il y a aussi peut-être quelques précisions à apporter sur le fonctionnment global du monde en début de récit. Ca reste opaque et ça favorise l'immersion dans l'ambiance, alors c'est délicat à gérer. Mais ça me semble valoir le coup d'y réfléchir.
 
Voilà pour les critiques.
 
 
 
 
Globalement, j'ai beaucoup aimé.
J'ai été pris par le début du récit par l'ambiance, la curiosité de voir où les errances existencielles de ton perso allaient l'emmener. J'ai eu l'agréable surprise de le voir se retrouver dans une intrigue intéressante, qui m'a fait terminer la seconde moitié presque d'une traite.
Ca laisse une impression de plaisir. L'immersion dans l'univers est intéressante, pas banale (pas originale parce que ça évoque quand même des choses déjà vues - mais c'est bien rendu). La réflexion de fond laisse un arrière goût de naïveté peut-être, mais ça se joue à pas grand chose pour que la démonstration soit plus efficace et mieux perçue (par moi en tout cas).
Le style est particulier, il faut y adhérer, mais il sert efficacement l'univers post apocalyptique et l'ambiance qui y règne.
Tu me faisais la remarque de mon utilisation excessive des allait et avait dans le début de "Roleplay". Remarque à laquelle je suis sensible  :), mais je me demande si tu ne tombes pas dans le travers inverse de chercher systématiquement à ne pas les utiliser. Je me demande si l'adaptation des temps utilisés dans certains passages ne rendrait pas ton texte plus accessible.  
 
Dans l'ensemble, ça fonctionne déjà très bien, même si ça manque encore d'huile dans les rouages.
Je crois qu'il manque la couche de finition que je trouvais remarquable dans "l'abîme".
Quand elle sera passée, je pense que le résultat sera vraiment super.
 
 :hello:


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°237
Florent
Posté le 18-12-2005 à 16:29:03  profilanswer
 

Comme je te l'ai dit par mail, je n'ai aucun diplôme littéraire, j'ai commencé à écrire MORT OU VIF ? quand j'avais à peu près 20 ans (la fac ça laisse du temps libre, surtout quand on s'emmerde). Le 1er jet était écrit en 1 an, c'était très nul, et les années suivantes j'ai développé l'histoire (bon j'ai pas fait que ça non plus, mais quand j'avais une idée je la rajoutais). J'en ai 27 aujourd'hui, fait le calcul. Ca explique sûrement le côté un peu "pièces rassemblées".
 
Le récit est devenu bien plus ambitieux que ce qu'il était au départ (peut-être trop pour mes épaules ?). Est-ce un bien ou un mal ? Je n'en sais rien, mais en tout cas je suis satisfait sur un point : l'histoire traduit parfaitement ce que je voulais faire passer. Il m'est arrivé d'effacer des pages entières parce que le personnage partait dans des considérations qui, quelque part, trahissait le message. Clairement : il faisait et pensait d'une manière qui aurait pu le rendre détestable aux yeux du lecteur, or je tenais à ce qu'il gagne l'empathie, sinon la sympathie du lecteur qui, dans mon esprit, doit souffrir avec lui.
 
Je me suis concentré sur l'ambiance, la psychologie, le "message", les références religieuses, sociales, politiques, littéraires, etc., peut-être au détriment de la logique. C'est sûrement mon défaut, même comme lecteur : les personnages et leurs rapports + la psychologie + l'ambiance m'intéressent plus que des détails visant à tout expliquer sur la logique du monde créé. J'ai plus une approche littéraire que mathématique, on dira (résultat : ça donne un brigadier qui tire au fusil à pompe sur un canot pneumatique sans penser qu'il peut le trouer  :D )

n°244
Vieroli
Posté le 18-12-2005 à 18:05:53  profilanswer
 

Citation :

(bon j'ai pas fait que ça non plus, mais quand j'avais une idée je la rajoutais). J'en ai 27 aujourd'hui, fait le calcul. Ca explique sûrement le côté un peu "pièces rassemblées".  


 
Eh bien en tout cas, le côté pièces rassemblées que tu évoques je l'ai pas vu.
Mais je comprends ce que tu veux dire j'ai moi même ce problème je ne construit rien j'y vais au feeling et du coup je tombe toujours dans des impasses dont j'arrive plus ou moins à me tirer en tout cas à long terme. Ce qui m'oblige constamment à chercher des moyens de m'en sortir.
Au bout d'un moment c'est lourd et du coup je passe à autre chose pour y revenir après. Bref je me disperse.
 

Citation :

Le récit est devenu bien plus ambitieux que ce qu'il était au départ (peut-être trop pour mes épaules ?).


 
Peut-être oui en effet ! Ce qui n'est pas une critique ! On a tous une limite. Moi par exemple j'ai vite compris que je n'arriverais jamais à dépasser le stade de mes petites histoires sans dimension.
Bon je m'y résout et n'en rougit pas. Pour l'instant j'essaie de faire en sorte de progresser pour que mes textes soient de plus en plus lisibles.
 

Citation :

Est-ce un bien ou un mal ?


 
être ambitieux c'est pas un mal d'autant qu'en globalité tu t'en tires plutôt pas mal !
En tout cas l'important c'est déjà d'être satisfait de ce qu'on fait.
Et si un jour tu n'es plus satisfait de ce que tu as fais c'est que tu auras encore progressé et tu verras les choses autrement et tu pourras reprendre ton texte à ta manière pour l'améliorer encore.
Pour l'instant il faut peut-être que tu passes à autre chose.
 

Citation :

Il m'est arrivé d'effacer des pages entières parce que le personnage partait dans des considérations qui, quelque part, trahissait le message. Clairement : il faisait et pensait d'une manière qui aurait pu le rendre détestable aux yeux du lecteur, or je tenais à ce qu'il gagne l'empathie, sinon la sympathie du lecteur qui, dans mon esprit, doit souffrir avec lui.


 
La dimension de souffrance que tu as donné à ton personnage en fait sert ton récit dans la globalité de sa noirceur mais l'insistance que tu y porte (pour ma part en tout cas) n'a pas contribué à vraiment ressentir sa souffrance elle l'a plutôt diminuée au fur et à mesure que tu insistais.
C'est comme ça que je l'ai ressenti et je n'ai malheureusement aucune solution miracle à te donner pour ça.    
 

Citation :

Je me suis concentré sur l'ambiance, la psychologie, le "message", les références religieuses, sociales, politiques, littéraires, etc., peut-être au détriment de la logique.


 
Oui l'ambiance est géniale on est complètement dedans. Quant aux références religieuses, sociales ... elles servent à renforcer cet effet mais il faudrait peut-être les insérer plus subtilement que par des citations brutales en plein milieu du récit. Et même celles qui sont au début ou en fin de chapitre.
 

Citation :

C'est sûrement mon défaut, même comme lecteur : les personnages et leurs rapports + la psychologie + l'ambiance m'intéressent plus que des détails visant à tout expliquer sur la logique du monde créé.


 
Pour moi c'est pas un défaut, c'est un choix et c'est le tien. Moi aussi j'aime bien tout ce qui est rapport humain. Le problème c'est qu'il ne faut pas non plus négliger le reste. MAis ça tu peux le reprendre et l'améliorer par la suite. Ce qui rendra ton récit encore plus vivant, convaincant.  
Rien n'est définitif. Il faut que tu ais du recul par rapport à ton texte. Laisse le tomber pendant un bon bout de temps et reviens-y après.
Tu auras peut-être une autre vision de comment tu peux l'améliorer ! Et c'est souvent le cas !
 
A+
Vier
 

n°245
Vieroli
Posté le 18-12-2005 à 18:14:54  profilanswer
 

Citation :

Salut Vieroli. Bienvenue  :)


 
Merci à toi Seb!
 
D'ailleurs le prochain texte que j'ai prévu de lire est le tien ! J'ai hâte de le commencer d'après tout ce que j'ai entendu dire et ton résumé m'a parût alléchant !
 
A bientôt alors !
 
Vier

n°250
Florent
Posté le 18-12-2005 à 20:28:57  profilanswer
 

Seb a écrit :


- La question du second leader des morts est également trop floue à mon goût. C'est un aspect de fond important pour ton histoire, mais il n'est que survolé, suggéré et on a du mal à comprendre les mécanismes qui amènent au final. La question du maire et de son fils arrive un peu comme un cheveux sur la soupe en fin d'histoire alors qu'il y a beaucoup mieux à faire de ce côté là.


 
En fait, là aussi c'est un parti-pris casse-gueule : chaque personnage se définit par l'archétype auquel il fait référence :
 
- Le maire de la Cité, le borgne barbu, c'est Odin (d'où le rêve avec les 2 corbeaux). Il règne sur Asgard, le royaume des dieux. Il attend le "Crépuscule des Dieux" (d'où le titre du chapitre), inéluctable dans la mythologie nordique, c'est à dire le Ragnarok. L'Apocalypse.
 
- Son fils adoptif est Loki, le dieu du Mal et de la ruse. C'est lui qui provoquera le Ragnarok à la tête des Géants des Tempêtes, du loup géant Fenris et du serpent géant (d'où les visions de Mervine)
 
- Lazarus, outre son nom faisant référence à Lazare, mort ressucité par Jésus, est Bouddha : il fut le prince d'un royaume qu'il abandonna pour découvrir la vie. Au contact de la vie, il découvrit qu'elle n'était que souffrance, et chercha un moyen pour son prochain d'échapper à cette souffrance.
 
- Mervine est une sorte de Christ qui traverse un désert, est condamné, meurt, ressucite, etc.
 
- Aurore incarne la fille de la mythologie nordique qui succèdera au Ragnarok pour créer un nouveau monde.
 
- Ramirez est le dernier samouraï, entièrement dévoué à son chogun quelque soit la morale de ses actes.
 
Quand je vous dis que tout est pensé !  :pt1cable:  J'ai essayé de faire en sorte que ses références soit assez claires pour que le lecteur puisse en apprendre plus sur ces personnages en faisant quelques recherches (sur internet c'est facile maintenant)

n°261
Seb
tapissier-magicien
Posté le 19-12-2005 à 10:29:55  profilanswer
 

Que ça soit pensé, je n'en doute pas  :).
J'ai oublié aussi de préciser dans mes remarques qu'on sent bien que ça vient de profond et que ça te tient à coeur.
 
Mais j'avoue que tout le côté mythologique, biblique, je suis passé un peu à côté.
Pour les gens qui ne sont pas baignées dans ces références, c'est peut-être un peu hermétique


Message édité par Seb le 19-12-2005 à 10:30:09

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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°263
dom
Posté le 19-12-2005 à 11:21:42  profilanswer
 

Seb a écrit :

Que ça soit pensé, je n'en doute pas  :).
J'ai oublié aussi de préciser dans mes remarques qu'on sent bien que ça vient de profond et que ça te tient à coeur.
 
Mais j'avoue que tout le côté mythologique, biblique, je suis passé un peu à côté.
Pour les gens qui ne sont pas baignées dans ces références, c'est peut-être un peu hermétique


 
Je ne l'ai pas vu non plus, sauf peut-être les plus évidents (le calvaire du christ et Lazarus), mais maintenant que tu le dis c'est intéressant.
Peut-être pourrais-tu trouver une manière de le rendre accessible (sans insistance) au commun des mortels... ou alors c'est déjà accessible et c'est nous qui sommes un peu demeurés... (possibilité qui n'est pas à exclure).

n°265
Florent
Posté le 19-12-2005 à 11:38:15  profilanswer
 

Non, c'est pas forcément accessible, mais la théologie et la mythologie me passionnent, et j'aime les histoires qui ont un arrière fond mythologique ou religieux, comme MATRIX par exemple où les références sont nombreuses.
 
J'aime aussi les histoires "à clé". Le lecteur qui se pose des questions sur certains noms peut trouver des réponses et "aller plus loin", c'est un livre interactif en fait  :wahoo:  La section Heimdall, qui surveille le Mur par exemple : dans la mythologie nordique, Heimdall gardait le pont arc en ciel qui reliait la Terre au royaume des dieux.
 
Les égoutier de la section Anubis : Anubis faisait franchir le Styx aux morts, fleuve séparant le monde des vivants et des morts.
 
La vision de cette femme à bras multiples qu'a Mervine à la fin : Kali, déesse de la mort et de la destruction dans l'hindouisme.
 
Ca m'amuse tout ça, le fait d'imaginer que le lecteur faisant des recherches sur Wikipédia puisse se dire "ah... c'est ça qu'il a voulu dire..."

n°270
talbazar
solve et coagula
Posté le 19-12-2005 à 12:52:32  profilanswer
 

Anubis est Egyptien et le Styx Grec : encore un effet de la mondialisation ?  ;)


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Si le travail de cet auteur vous plait, vous pouvez l'encourager en cliquant ici
n°272
dom
Posté le 19-12-2005 à 13:26:39  profilanswer
 

Florent a écrit :

Ca m'amuse tout ça, le fait d'imaginer que le lecteur faisant des recherches sur Wikipédia puisse se dire "ah... c'est ça qu'il a voulu dire..."


 
C'est très intéressant tout ça, et j'admire ta foi dans la curiosité...
Pour ma part, voilà longtemps que je ne crois plus en la curiosité de l'homo sapiens, même en tant que telle. A côté de ça, il reste sûrement quand même quelques curieux sur notre planète, mais les chances pour que les curieux aient lu ton livre et qu'il rentre dans un de leurs domaines d'intérêt sont infinitésimales. En gros, à moins d'avoir un millier de lecteur, auquel cas tu peux espérer en avoir un curieux de ce que tu fais, sauf dans ce cas, donc, je pense que personne, absolument personne, ne fera les recherches que tu imagines. Ils se contrefoutent royalement de Wikipédia ou de tes centres d'intérêt, à peu près autant d'ailleurs que tu te fous des leurs... pour moi c'est ça la véritable essence de l'individualité.
 
Désolé si je suis tombé de l'arbre des illusions, mais ça explique pourquoi je préfère faire les choses pour moi que les autres, je me fiche que qui que ce soit découvre quoi que ce soit, du moment que moi j'en tire du plaisir.  
Et si je les fais pour les autres avec l'envie qu'ils les découvrent, alors je mets plus d'indices, pour qu'ils aient des chances de les découvrir - comme par exemple utiliser tes "citations" pour parler de ça, au moins elles auraient une utilité supplémentaire au fait de couper le souffle du récit...
 
Mais d'ailleurs peut-être que tu le fais, je n'en ai lu qu'un tiers à peu près.
 
Est-ce qu'on aura droit à une "explication" version mythologique de "Mort ou Vif ?", peut-être que tu voudras mettre ce genre de choses dans ta page cachée...  je ne suis pas curieux, mais c'est intéressant.


Message édité par dom le 19-12-2005 à 13:28:18
n°274
Florent
Posté le 19-12-2005 à 14:19:31  profilanswer
 

Pourtant, quand j'ai vu MATRIX j'ai lu Baudrillard et Nietsche, après GHOST DOG j'ai lu le Hakagure... Ca m'arrive souvent quand j'aime bcp une oeuvre d'aller plus loin. Je fréquente des forums où j'en vois beaucoup d'autres comme ça, même si c'est propre à une culture geek, je crois qu'il y a bcp plus de gens que tu croient qui cherchent à aller plus loin. Moi-même, je connais la mythologie nordique apres avoir lu la BD Thor alors tu vois...
 
Pour MORT OU VIF, il y a donc toute une lecture mythologique. La description de la Cité que fait Mervine, ce monde né du cadavre d'un mort, dont le soleil aurait été dévoré par un loup, c'est la mythologie nordique.
 
Pour le reste j'en ai parlé plus haut, mais tout tourne autour de l'inexorabilité de la fin du monde, présente aussi bien chez les vikings que dans la Bible avec l'Apocalypse, et meme dans toutes les mythologie. L'idée, c'est de tout détruire pour un monde meilleur.
 
La traversée du désert est présente dans toute les religions monothéistes. C'est une sorte de lavement spirituel et physique qui aboutit sur une communion avec la nature et Dieu. C'est apres ce cheminement que Mervine, apres s'être purifié des horreurs commises, peut pénétrer chez les Morts et entamer un dialogue afin de trouver sa voie sur cette Terre, qui n'est pas de tuer des gens.
 
J'ai bcp travaillé sur ce cheminement du personnage, difficile donc de tout expliquer. Mais il y a une interprétation spirituelle, oui, voire ésotérique.


Message édité par Florent le 19-12-2005 à 14:21:05
n°277
zero-x
The héroiks
Posté le 19-12-2005 à 17:05:39  profilanswer
 

resalut.Je commence à lire mort ou vif et je me suis arrêté au chapter 5 mais je vais continuer.Voici ce que je note: captivant,fluide,sans concession.Je ne sais pas si ce texte est retravaillé et pour un peu je m'en ficherai,n'etant ni pro ni même amateur, juste lecteur,néanmoins puisque tu sembles demander critique Florent voici ce qui selon moi (et uniquement moi) :) demande révision.
"...ma fugue, qui comme vous le savez déja".Non!Un auteur ne s'adresse pas à son lecteur.Rien à faire.
"Son crâne éclata comme une pastèque trop mure". Manque d'imagination,je pense qu'