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Fantastique - "Roleplay" - 70%

n°498
Florent
Posté le 31-01-2006 à 11:12:40  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Je le relis, là, et je suis en train de me dire "merde, si ça se trouve ils vont prendre ça pour un défoulement de petit correcteur aigri après les commentaires sur MORT OU VIF ?" ; alors je le dis tout net : ça n'est pas le cas. On l'a dit mais c'est un forum, donc je ne peux pas y mettre les formes comme je le ferais face à face, je suis obligé de livrer mes remarques de manière brutes. En plus, le fait d'être correcteur (bénévole, pas pro) sur un jeu de rôle donne des tics (on ne prend plus de gants au bout d'un moment car on n'a plus le temps)

n°499
Seb
tapissier-magicien
Posté le 31-01-2006 à 11:59:43  profilanswer
 

Rassure toi, je confirme, il n'y a pas le moindre problème de forme et à aucun moment je n'ai pensé que tu te défoulais  :)
 
Il y a des choses de fond sur lequelles je ne reviendrai pas parce qu'elles touchent à l'essence de l'histoire et à l'esprit dans lequel le texte a été écrit (le côté fun est important pour moi par exemple), mais j'ai quand même une certaine ambition pour la qualité du rendu final et dans cette optique, je suis preneur de tout commentaire, y compris les "acerbes qui font mal".
 
Et je ne classe pas tes remarques dans cette catégorie.
 :)


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°501
Eridan
Mage noir
Posté le 31-01-2006 à 17:31:45  profilanswer
 

Salut Seb,
Comme d'habitude, je n'ai pas lu les autres avis pour ne pas ne laisser influencer ou apprendre éléments de l'histoire avant que je ne l'aie lue. Je le ferai peut être par la suite, pour donner ma positon par rapport à des points que d'autres auraient relevés.
 
Avis sur les chapitres 1 et 2.
Ce départ me plait bien. Je qualifierai cette histoire "d'aventure fantastique" car on est loin d'une ambiance lourde, glissante, avec des personnages à moitié fous de Loftcraft. Ce texte est donc déjà tout à fait bien tel quel, mais comme il est toujours possible de faire mieux et que je suis perfectionniste, tu vas tout de même subir mes suggestion.
 
Le fond :
- Introduire sept personnages en début d'histoire n'est pas chose aisée, d'autres ont fait moins bien que toi (cf Dan Simon dans Hypérion). Tu utilises une "astuce" pour faire passer la pilule : introduire une personnage central, pour décrire les autres par rapport à lui, laissant ainsi un repère et réduisant les descriptions à ce que sait le héros. Bien.
 Il y a d'autres moyens qui peuvent être appliqués. Le plus simple est de les faire se rencontrer au fur et a mesure, alternant si possible rencontre, petite action, rencontre. Par exemple, Léo pourrait arriver la veille, en rencontrer un, Les deux trouvent le lendemain un troisième au matin… et, par exemple, Stephen était déjà dans le chalet avec Damian, avant que ce dernier n'aille chercher les autres.
 Autre possibilité, mais plus lourde : décrire dans l'action. J'ai bien aimé l'entée dans le jeu de rôle que tu as faite. Tu pourrais t'en servir. Faire dans un chapitre zéro, une ancienne partie. Bon, présenter d'abord les personnages avant les joueurs risque d'être compliqué et assurément plus long. En plus, j'imagine que tu ne voudrais pas faire une intro JDR.
 Alors il y a l'intro "dialogue" : Toujours partant sur ce principe, tu pourrais décrire, non pas l'aventure, mais le jeu. Je ne sais pas comment tu conçois la partie qu'ils font, mais dans une aventure type "enquête urbaine", les personnages peuvent se séparer, au quel cas, le maître prend les groupes séparément. On pourrait donc lire des discussions sur ses à côté de table, par exemple Léo et Luke, le premier demandant au second s'il ne veut pas un dédommagement pour le shit. Ainsi on apprend à connaître les personnages par leurs actes et non par des description et placard et en plus avec une alternance souvenirs et dialogue, ce dernier restant pour moi la crème du plaisir de lire.
- J'apprécie, la diffusion par internet, l'Ordre et la "magie cachée de la Terre". Toutefois, comme on centre l'histoire principale sur Léo, je pense qu'il ne faudrait pas s'étendre sur cette partie, rester plus succinct, question de ne pas casser l'élan de l'aventure des jeunes. Par exemple l'histoire du majordome est de trop. (Sauf s'il devient un personnage important par la suite.).
- Que la créature invoquée soit un troll (soit dit en passant, j'ai apprécié le basculement de narration) fait tomber l'histoire dans un genre "action/aventure", ce que j'apprécie, par rapport à e que cela aurait pu être avec ce que j'imaginais au début : un fantôme, un esprit qui posséderai quelqu'un qui aurait pu faire du "lourd" style Blairwitch.
 
Le texte :
Chapitre 1
- "Même s'il avait voulu partir, il savait qu'il n'aurait pu le faire sans leur approbation" Et leurs finances…
- "Châteaux et Cracheurs de feu" Mort de rire. Mais après tu utilises de vrais noms du jeu. Pourquoi les une et pas les autres ?
- "…avaient un sens aigu des réalités et des contraintes de la vie." Ah, c'est bien ça ! Je revendique aussi l'existence des RR (Rôlistes Responsables). Avec le recul, y étais-je vraiment ? Tu aurais pu ajouter, sauf pour Luke, je ne le vois pas bien barré, lui.
- Description du livre : "…caractéristique d'une plume s'étant attardée sur la feuille…" répétition de feuille après.
- "Il était tombé sur le livre dans un compartiment secret… Il était peut être…"
- "Il venait de voler, mais après tout, tout mage… Depuis, tout s'était enchaîné.
- La rencontre : "Les autres, remarquant se présence, saluèrent…" "Il les salua rapidement…"
- Six joueurs, c'est un bon groupe. Personnellement on s'arrêtait à cinq, après les joueurs et les tours de jeu devaient trop dur à gérer, créant trop de temps mort et nuisant à l'action. Ici, ça fait pas mal à décrire. Je suppose que tu as besoin de tout ce monde pour faire des morts.
- Je pense qu'il y aurait moyen d'alléger la partie consacrée à Clarisse, dire la même chose avec moins de mots ou laisser de côté Léo qui fait l'entremetteur, ça n'apporte pas grand-chose à ses sentiments pour elle.
- "Aimer Clarisse était un clavaire, car elle était extrêmement séduisante. Elle était…"
- Juste après : "…les héritiers plein de fric…" très familier ça.
- Très bien quelle ne veuille pas sortir avec un autre du groupe pour ne pas faire souffrir Damian. Met cette motivation avant, on comprendra plus vite pourquoi Léo vit un amour impossible.  
- Peu après : "... sensibilité dont elle faisait preuve la rendait plus séduisante que jamais et faisait des…" "faisait"
- Juste après : "…petits sourires complices qu'elle ne distillait que parcimonieusement…" On peut éviter sans problème ce "ne que", surtout qu'il y a un "qu'elle" avant. On n'a appris à éviter les "qu".
- description de Djamini ; "…pour poignarder leur chef dans le dos à l'aide d'une potion d'invisibilité…" Un poignard plutôt.  
- Fin de description de Luke : "Depuis, Léo gardait son argent…" Le "depuis" et "gardait" ne collent pas car Léo n'a jamais donné son argent.
- "…que surveillaient déjà le programme spatial…" autre "déjà" après.
- "Il était trublion et anarchisant." Robert n'a pas réussi à me renseigner sur trublion. J'ai toujours connu ce mot dans l'expression "être un trublion". De plus c'est un nom est tu l'utilises comme adjectif. Faut voir.
- Ils arrivent au village "drugstore", c'est pas une pharmacie ? De toute façon, ça reste de l'anglais.
- Ils arrivent à la maison. "Mr Forest" A tout hasard, je te signale que l'abréviation de Monsieur est M. Là, il est anglophone alors pourquoi pas. Dans tout les cas il faut un "." après.
- Dans un grotte… J'ai tout de suite pensé à comment y casser le froid. Là ça va, mais en hiver.
- Fin de la partie (du texte) "…non sans avoir appris quelques trucs." "trucs"    
Chapitre 2
- Début : 4 "était"
- Troisième paragraphe : "Même en comptant ses dépenses de jeu…, il ne dépensait…"
- Ils arrivent à la grotte : "…ils rallièrent la grotte heureux." "grotte, heureux"
- Paragraphe suivant : "On y accédait par une petit clairière située…" répétition de clairière juste après.
- Paragraphe suivant : "Après avoir préparé ce qui devait l'être, aussi vite que possible, ils…" mettre "aussi vite que possible" après "avoir préparé" serait plus fluide.
- Juste avant le défi du Djinn : "Avec, les moines comptaient imposer un nouveau culte…" j'aurais mis "Avec celui-ci…"
- Fin de paragraphe suivant : "…asservi par un tyran dont le seul pouvoir était de détenir…" Un peu ambiguë. Je dirais soit : "…le seul pouvoir provenait de la pierre…", soit : "dont la seule particularité était de…"
- J'ai bien aimé cette façon de glisser dans le jeu. Reste à voir ce qu'en penserait un non-initié.
- Un peu avant la pause il parle du Djinn : "…celui qui se tenait en face de lui en ce moment présent était différent." "en ce moment" ou "à présent". Il vaut mieux éviter "présent", car après il y a "présence".
- Même phrase : "…sa présence incongrue en un tel lieu laissait supposer une existence hors du commun pour un Djinn." Je ne vois pas pourquoi sa présence est incongrue. Puis, "existence hors du commun" est assez vague et fade. Je suppose que tu voulais dire : "…sa présence en ce lieu particulier laissait supposer qu'il avaient affaire à un être extraordinaire, même pour un Djinn"
- Juste après : "…de précieuses informations à perdre…" Ils ne peuvent pas les perdre, puisqu'ils ne les ont pas. Ils risquent juste de ne pas les gagner.
- Avant dernière réplique : "… et si le Djinn n'honore pas sa parole…" Djinn un peu plus loin.
- Fin de deuxième paragraphe : "…où nul ne pourrait le soustraire à la connaissance des Hommes…". Je ne comprends pas "Hommes", la connaissance de l'Ordre.
- Juste après : "Cette première phrase bouclée…" pas très soutenu comme langage.
- Plus loin : "… Les échanges de bons procédés étaient fréquent, toujours très discrètement, bien évidemment." Une allitération sans doute involontaire et semblant peu à propos.
- Un peu plus loin : "…de cette tâche d'intermédiation…" Robert me dit qu'il s'agit de recherche de fonds (argent) et toi, visiblement, tu l'utilises en parlant d'informations. (j'apprends plein de mots en relisant de la sorte)
- Deux paragraphes plus loin : "…et dû s'en remettre aux compétences de l'ensemble de son réseau pour le reste." "pour le reste" serait mieux juste après "s'en remettre".
- A la fin de la partie suivante des jeunes : "C'était le genre d'humour pipi-caca qu'il utilisaient" "ils"
- L'histoire de James : "Il fut donc pris en charge au manoir d'Ecosse…" "fit" juste après.
- Le monstre de Sicile : "…les rideaux et tissus lacérées, les vitres explosées." Robert n'a rien contre, néanmoins, je trouve un objet explosé fait très langage courant.
- Je ne sais plus si j'avais déjà signalé que j'évitais l'anglicisme "stoppa" ?
- L'aventure dans le couloir : "…Les aventuriers étaient environ à vingt mètres du phénomène…" trois fois "sol" dans le paragraphe.
- Je trouve que c'était bien la boule de feu. Pourquoi les créatures n'ont-elles pas plus pris ?
- Plus loin : "Aralyn agrippe d'une main le poignet de Djamini…" " Arakyn"
- Après "Incanter" n'existe pas, néanmoins je me permets de l'utiliser, médiéval fantastique oblige.  
- J'aime bien le changement de point de vue avec le troll.
- "Déjà, l'un des deux guerriers situés sur sa droite enjambait le corps rampant de l'humain…" "corps rampant" c'est moyen.
- Juste après : "Hoark ne pouvait plus éviter le coup." Répétition de Hoark juste après.
- "groggy" anglicisme.
- Tout à la fin : "Il raffermit sa prise sur le col du mort et fit volte-face" Le volte-face est bien sûr un demi tour mais à la fin duquel le sujet se retrouve face à d'autre. On ne peut faire volte-face et se retrouver de dos pour s'enfuir.
 
Retour sur un sujet plus général : J'aurais bien vu l'Ordre avec le Catholicisme. Après l'inquisition, on se serait rendu compte qu'on ne peut pas abolir la magie, (on n'empêche pas la pluie de tomber) et qu'il valait mieux la comprendre et la contrôler, pour mieux la cacher, bien sûr. Que l'Ordre soit indépendant pose le problème de son financement. Dire que les gouvernements sont bien avec lui ne suffit pas, il faudra dire ce que l'Ordre fait pour ses dirigeants. Tu le fais peut-être plus loin, mais, tu le sais, j'aime que les questions de ce type ne restent pas en suspend, pour que le cadre de l'histoire fasse bien solide.
A+

n°503
Seb
tapissier-magicien
Posté le 31-01-2006 à 20:10:46  profilanswer
 

Re  :)  
 

Citation :

- Donc bonne montée du suspense, on ne sait pas vers où ça part, tout ça je l'ai déjà dit.


 
Content que ça fonctionne à ce niveau. C'est un des moteurs principaux.
 

Citation :

- Ce chaos, qui survient comme un cheveu sur la soupe, devrait être introduit par des détails, des signes... Si la scène des chiens dans le cimetière en est un, alors ça n'est pas suffisament clair. Je ne sais pas, fait passer un flash à la télé sur la profusion des mouches, la migration des oiseaux avant l'heure, etc.


 
Ce chaos n'est pas une fin en soi. C'est un signe  ;)  
 

Citation :

- Oncle Joe, l'indien : bon c'est secondaire mais j'ai tout de suite eu l'image de Jo l'indien dans Tom Sawyer...


 
Celle-là ou d'autres, ça ne me gêne pas du tout. Ce personnage est créé pour fleurter avec le parodique. par contre, évidemment, j'espère qu'on ressent par la suite qu'au niveau du caractère, ça n'est pas le même registre  :)  
 

Citation :

- Les troupes d'élite confient des armes à des gamins ? Dans la réalité, il se serait fait jeter du camp à coup de pied aux fesses, Phénix ou pas. Alors les faire aussi monter dans l'hélico...


 
Encore ce problème des armes  :)  
Ben je note, même si ça me paraît moins surprenant, surtout compte tenu du contexte. Mais je pourrai crédibiliser ça...

Citation :


- J'ai eu du mal à m'impliquer véritablement à mesure que l'aspect "groupe de héros façon Donjons et Dragons" et que la présence de la magie se développaient, car je suis allergique à l'héroïc-fantasy (bien que je collabore à un jeu de rôle). Mais ça, tu n'y es pour rien.


 
En effet, il y a un côté comme ça, même si c'est loin d'être tout.
Désolé pour les boutons  :)  
 

Citation :

- Tu le sais, j'ai une approche de la littérature sombre, dure, jusqu'au boutiste. Ton approche est différente, tu as envie de raconter une bonne histoire, bien prenante, plutôt que de dépasser des limites ou d'explorer certains thèmes. Ton approche est ludique, divertissante, or mon goût va plutôt aux questionnements philosophique, théologique, etc. Donc POUR MOI c'est un peu trop superficiel.


 
Effectivement, je ne cherche pas à faire dans le révolutionnaire ou l'existenciel.
J'ai juste envie de raconter une histoire.
Il faudra qu'on reparle du côté superficiel si un jour tu lis les 3 tomes, mais c'est vrai que, de toutes façons, l'histoire est construite sur le plaisir avant tout.
 

Citation :

- En fait, le thème de l'homme qui se dévoile en tant que surhomme, en tant que sauveur au sein d'un univers sans espoir est aussi ce qui m'intéresse quand j'écris, mais j'ai eu l'impression que tu n'allais pas jusqu'au bout de l'idée (meme si l'histoire continue sur ta page cachée). On a bien du mal à voir dans ce Léo un élu, il n'a pas la carrure. Et là attention, parce que ça risque d'être blessant si tu t'es inspiré de quelqu'un pour tes perso, mais je t'ai dit que je serai honnête (ne lis pas ce qui suit si tu as peur pour la suite :-) ) :


 
Là aussi, c'est délicat d'en parler maintenant.
Si ce n'est que le sentiment qu'il n'a pas la carrure est normal à ce stade.
 

Citation :

- Ces personnages, j'ai eu du mal à partager leurs émotions car je les trouve fades, voire "gnan gnan" (cela dit il faut relativiser : dans MORT OU VIF ? mon narrateur se rase le crâne avant de partir à la chasse aux zombies...). J'aime les personnages durs, et ceux-là, outre leurs petites histoires d'amour contrariés, outre le fait de fumer des pétards, outre le fait de passer leur week end déguisés dans des grottes, et bien ils passent leur temps à pleurer sur leur sort. Et quand ils se ressaisissent, ça ne m'impressionne pas une seconde. Ca devrait être "Rambo retourne au Vietnam se venger" et c'est un peu "Oui-oui est très en colère". Mais j'ai une approche sans doute trop hard de la littérature...


 
Je n'ai pas envie de raconter une histoire avec des personnages durs, des héros. Il y en a un qui se rapproche de ce profil dans l'histoire, mais je ne cherche pas à le rendre évident.
Là aussi, on pourra en reparler, mais dès la fin de ce tome là. Il va quand même se passer des choses dans le final.
Rambo, ça n'est pas le but, mais il faudrait que ça n'ait pas l'air de oui-oui non plus  :D  
 

Citation :

- Léo fait tout ce qu'il ne faut pas faire et adopte l'attitude d'un ado en période de rebellion face à l'apocalypse et aux conseils d'un mage qui, manifestement, sait ce qu'il a à faire... Il vole l'indien, refuse de donner le grimoire, tient tête aux militaires... Je l'ai plus vu comme une tête à claques que comme un élu.


 
Dans le fond, c'est le but à ce stade de l'histoire. Dans le dosage, il ne faut pas non plus qu'il devienne antipathique. je vais surveiller cet aspect.
 

Citation :


- Le combat contre les spectres s'éternise. De plus, il n'est pas toujours clair.


 
Coupable.
 

Citation :

- Il y a bcp de maladresses de style, je trouve :


 
Coupable aussi. ca fait partie des choses dont je dois m'occuper. Les relevés précis sont très précieux. merci.
 

Citation :

Personnellement, ces maladresses sont ce qui me gêne le plus pour rentrer dans une histoire, car le texte ne "coule pas". On doit relire les phrases pour comprendre ce qui se passe, et donc on ne peut pas se concentrer sur le cours de l'histoire. Il y a un gros travail d'épuration, de fluidification à faire sur la forme.


 
On me fait la remarque depuis toujours. Les phrases trop longues et parfois tarabiscotées.
Pourtant je me soigne !  :D  
Mais j'ai conscience qu'il y en a encore beaucoup.
 

Citation :

DONC :
 
J'ai le sentiment que c'est une histoire réservé à un public spécifique, habitué des GN qui pourrait se retrouver dans ce fantasme de devenir le héros joué tous les week-ends. Perso, ça ne me parle pas sur ce plan. J'ai écrit le même genre d'histoire où le candidat d'un jeu télé se retrouve dans une ville factice dans une sorte de jeu vidéo en live, et ça me permet de comparer le développement des 2 thèmes assez proches (car lui aussi se trouve être une sorte d'élu au sein d'un monde illusoire qui devient "réel" ).
Les mages, les guerriers et tout ça dans le cadre d'un GN avec un groupe de jeunes de 20 ans, ça ne me parle pas, mais si tu avais comme dans mon histoire pris un personnage unique d'une trentaine d'années, un dur, dans le cadre d'un jeu télé face à des gangs comme dans VIGILANTE, j'aurais été plus impliqué car l'adéquation avec mon univers aurait été plus grande.
 
Ce que je veux dire, c'est que c'est une question de goûts. La clé d'une histoire c'est l'identification, ce qui n'a pas été mon cas car le public est trop ciblé, pour parler marketing.


 
Je ne pense pas que le public soit si ciblé que ça, mais je suis d'accord avec toi quand tu dis que ça n'est pas une histoire pour toi, compte tenu de "Mort ou Vif" ou de "L'abîme". Il y a un peu de cet esprit dans Roleplay, mais il est clairement au second plan.
 
Ben désolé que ça n'ait pas été un voyage sympa pour toi, mais merci beaucoup pour toutes les remarques.
 
 :hello:


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°504
Florent
Posté le 31-01-2006 à 20:27:45  profilanswer
 

Ah mais c'était un voyage sympa, seulement moi je suis un lecteur maso, donc je ne recherche pas le sympa  :D  Je suis l'exact inverse de Eridan en tant que lecteur. J'aime descendre avec Alice au fond du trou si tu veux une image (tiens d'ailleurs l'Abime commence par cette citation :)
 
Chute, chute, chute. La chute ne prendrait-elle jamais fin ? « Je me demande de combien de kilomètres j’ai pu tomber maintenant ?, dit-elle tout haut. Je dois approcher du centre de la terre. Voyons : ça doit être à une profondeur d’environ six mille cinq cent kilomètres, je pense… »
 
Pour parler de Lovecraft qu'il a cité ailleurs, justement, il ne cherchait pas à écrire du sympa, il emmène le lecteur dans sa folie, qui lui permet de franchir toutes les limites et de retranscrire l'indicible.
 
Ca n'est pas une question de qualité mais d'approche. Je regarde ma bibliothèque et je ne vois rien de léger ; la seule oeuvre d'héroïc-fantasy que j'adore c'est Conan, une série où on voit le héros crucifié en plein désert sous les vautours...
 
En fait j'ai le sentiment qu'il faut toujours aller plus loin, mais pas gratuitement. Le fond, les thèmes doivent, pour moi, emmener le lecteur dans une mise en abîme. Il y a tellement de gens qui écrivent et qui veulent en faire le métier qu'il me paraît essentiel de ne pas seulement divertir, mais encore une fois aller plus loin que les autres.
 
Mais ton histoire n'est qu'une intro, je comprends à ton message que ton ambition sur la trilogie est d'explorer quelque chose qui te tient peut-être à coeur. Je ne peux que t'encourager sur cette voie : à mon sens, plus un auteur développe des thématiques qui lui sont chères, des messages qui lui tiennent à coeur, et plus son histoire gagne en profondeur. Et ca n'est pas incompatible avec un divertissement, bien au contraire : ces temps-ci c'est ce qui manque cruellement au cinéma, par exemple.

n°505
Seb
tapissier-magicien
Posté le 31-01-2006 à 20:30:33  profilanswer
 

Eridan, ravi de te voir mettre le nez dans cette histoire  :)
 
"Aventure fantastique" colle bien oui  :).
Everso me disait qu'il y avait trouvé un petit côté "Indiana Jones". La comparaison est flatteuse, mais je ne nierai pas ce "petit côté" au niveau de l'esprit.
Ca ne m'étonne pas que ta première impression soit plutôt positive. Pour avoir lu "Sandra", je crois que nos approches sont cousines :)  
 
Pour la gestion des personnages, mets toi dans la file d'attente  :D  
 
Je me demande si une partie de la solution ne serait pas de faire la scène de jeu "autour de la table" plutôt que "dans le jeu".
Plus généralement, je crois que la gestion des noms des personnages joueurs en plus des noms des personnages réels est un boulet pour la clarté de ma présentation.
Même pour ceux qui ont les réflexes rôlistes c'est pas évident...
 
Je ne réponds pas au reste. Détails (pratiquement tous intéressants) et manque de recul sur l'histoire à ce stade.
Juste ça :
 

Citation :

- "Châteaux et Cracheurs de feu" Mort de rire. Mais après tu utilises de vrais noms du jeu. Pourquoi les une et pas les autres ?


 
J'utilisais D&D jusqu'à il y a peu et Deidril m'a fait la remarque sur les risques. Alors j'ai changé  :D  
Le but est d'enlever toute référence sensible. Il faudra que je vérifie si tu me dis qu'il en reste.
 


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°507
Seb
tapissier-magicien
Posté le 31-01-2006 à 20:52:21  profilanswer
 


 
Je ne déteste pas suivre Alice de temps en temps, mais c'est vrai que c'est très minoritaire dans mes goûts.
 
Moi, je n'ai pas du tout ce besoin d'aller plus loin. Je le comprends parfaitement pour le vivre dans d'autres aspects de ma vie, mais là non  :D .
Côté plaisir, ce qui existe permet déjà une infinité de choses. J'ai déjà utilisé la métaphore de la cuisine, mais elle me parait tellement adaptée que je la ressers ici : avec les mêmes ingrédients, tu peux arriver à des résultats très différents mais tous intéressants.
 
C'est vraiment dans cet esprit que je suis  :) .


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°508
Eridan
Mage noir
Posté le 01-02-2006 à 17:40:56  profilanswer
 

Seb a écrit :

J'utilisais D&D jusqu'à il y a peu et Deidril m'a fait la remarque sur les risques. Alors j'ai changé  :D  
Le but est d'enlever toute référence sensible. Il faudra que je vérifie si tu me dis qu'il en reste.


Oui "la côte des épées" et "Eauprofonde" je pense qu'ils ont mis leur TM dessus.
 

Citation :

Je me demande si une partie de la solution ne serait pas de faire la scène de jeu "autour de la table" plutôt que "dans le jeu".  
Plus généralement, je crois que la gestion des noms des personnages joueurs en plus des noms des personnages réels est un boulet pour la clarté de ma présentation.  
Même pour ceux qui ont les réflexes rôlistes c'est pas évident...


Tu as parfaitement raison.
 

n°513
Eridan
Mage noir
Posté le 03-02-2006 à 15:31:59  profilanswer
 

Avis chapitres 3 et 4.
 
L'introduction e nouveaux personnage surprend d'abord, surtout des aussi jeunes, surtout à ce moment-ci de l'action principale. Puis on comprend que l'aventure va prendre un nouveau tour. Je jugerai donc l'utilité de cette première partie de chapitre par la suite.
Puis l'histoire principale reprend et là, je proteste énergiquement. Tu as complètement déstructuré l'histoire. Pourquoi ? Et tu fais découvrir le récit en mode "retour en arrière". Je te rappelle que normalement dans ce mode, comme tu le fais pour ton premier verbe ("Dès que le troll avait quitté la grotte…" ) c'est l'ensemble du texte que tu dois laisser au plus que parfait. Quelque chose de difficile à écrire et de peu agréable à lire. Plus étrange encore, ce retour en arrière s'étend sur le chapitre suivant. A la limite, si tu veux vraiment montrer la conclusion de la nuit avant de la raconter, tu peux effectivement le faire, terminer par quelque chose du style : "…les souvenir de Léo ressurgirent avec force…"  et reprendre la fil sur le chapitre suivant et au passé simple. Mais est-ce judicieux ? Du moment que je connais le bilan de la nuit, l'aventure en forêt n'a forcément plus le même goût. Je dirais même n'a plus aucun goût.
Bref, le passé simple est le temps du récit, ce n'est pas moi qui le dis. Donc à mon sens toute l'histoire et toute l'action doit au maximum être au passé simple. Avec les changement de narrateurs, tu forces à plusieurs reprises l'Imparfait et le plus que parfais, tu frises l'erreur de concordance des temps et surtout tu génères de graves problème de rythme. Au final, les changements ne seraient pas considérables, il faut juste re-conjuguer tous les verbes.
 
Le texte :
Chapitre 3
- "Etait-ce par respect ou par superstition ? Il ne savaient pas…" J'aurais dis "Il ne le savaient pas…"
- Milieu du gros paragraphe suivant : "Elle sentait que l'endroit n'était pas un endroit mort…"
- Dans le paragraphe commençant par "Dans l'après-midi, sa mère avait reçu Mr Porter (Mister Porter)" On a "ce soir" Impropre dans un texte au passé. "Ce soir là"
- Paragraphe suivant : "On ne devient pas la numéro un des macs d'une ville si on ne sait pas se sortir des embrouilles. Crack savait s'en sortir…" Répétition de "sortir" et j'en profite pour signaler "macs".
- Un peu plus loin : " … Peter s'était tenu à carreau." Je n'ai pas vérifié mais ça me semble familier.
- Deux petits paragraphes plus loin "Ses sandales de corde ne faisaient pas de bruit…" Je ne vois pas trop des sandales en corde. La semelle, à la limite, comme pour des espadrilles.
- Paragraphe suivant 3 fois sentir et 2 fois présence en trois lignes.
- Plus loin : "D'un geste, il enleva sa capuche…" un "capuche" juste avant. D'ailleurs "repousser sa capuche" est plus approprié.
- Beaucoup plus loin : "Plus tard, Peter leur raconta comment… débusqué par les trucs invisibles…" "trucs"  
- Retour avec Léo, tu dis "rentrer chez lui", moi je le voyais à Paris. "La nuit avait été abominable" Là, il faut lâcher les superlatifs, Léo était en enfer, sa vie est bouleversée à jamais.
- J'ai bien aimé la réaction entre Damian et les autres.
- Début de paragraphe : "Ils étaient rentrés chez Damian où…" Puis après on à "Cahin-caha, aux aguets comme ils ne l'avaient jamais été, il rallièrent le chalet" Sachant qu'entre temps on a un retour du passé simple. Puis après on repart avec les forces de l'ordre.
- Bonne présence d'esprit de la part des jeunes de prendre le bras du Troll. Je pense qu'ils auraient pu en avoir assez pour simplement déclarer un homicide avec un tueur en liberté et parler seulement du Troll une fois les policiers devant la preuve.
- Arrivée à la grotte : "… L'énorme tâche de sang qui gisait à l'endroit qu'occupait Stephen." Le corps à été pris, non ? "à l'endroit qu'avait occupé (le corps de) Stephen." Et puis gésir veut littéralement dire "être couché" je pense que c'est impropre de l'appliquer à une tache de sang. Et puis "tache de sang"
Chapitre 4.
- Début : "allaient avoir besoin de soins dans un avenir très proche." Au début, je me suis demandé si elle était secouriste. Puis après j'ai eu confirmation qu'elle se trouvait aux frontières de la schizophrénie. Va-t-elle vraiment gagner des pouvoirs ? Si oui, c'est bien introduit. Si non, il serait peut être bon de rapprocher cette phrase de "C'était stupide. Elle était Clarisse, pas Iriéna", question de laisser l'idée groupée.
- Dans le coin : "Comme les autres, elle s'était changée…" tu as une apostrophe inversée après ton S (je ne sais même pas comment on fait ça au clavier) Il y en a eu d'autres qui traînaient, je signale juste celui là au passage, ça doit pouvoir se retrouver en "recherche"
- Plus loin, toujours avec Clarisse : "Elle voyait le sang de Stephen gicler en travers de la grotte." "…a travers le grotte…"
- J'aime bien les différentes réactions des jeunes, notamment l'introspection de Patrick. Il faudrait les garder tout en essayant de remettre l'histoire linéaire. Intercaler cette partie entre la grotte et la chasse au troll reste toutefois correct.
- La forme de cette introspection me gêne. Tu entres dans la tête de Patrick et assez naturellement, tu couches un langage oral. Pourtant cela reste de l'écrit où des mots comme appart, zapping, gars, une maman, sont malvenus. A toi de voir. Pour la partie "Ben lui, maintenant, il pouvait" tu pourrais par exemple passer au "je" et en italiques "Ben moi, maintenant, je peux. Je sais comment je…" ce serait encore plus fort. A voir si tu peux appliquer la technique à ce qui précède.
- La section du policier Geoffrey Daniels. Avoir tous ces détails pour un personnage qui va ressortir aussi sec de l'histoire n'est, je dirais, "pas rentable" en terme de longueur de lecture par rapport à l'utilité de ces informations. Si tu veux avoir un point de vue des policiers, assez utile pour expliquer leurs choix, fais le avec quelqu'un qui reste en vie. Et je te conseillerai de la faire depuis le coups de fil, avec le réaction devant le bras, le tout en vision plus "embarquée" et tout d'un tenant du coup de fil à la grotte. Là on a le droit en plus à un nouveau retour en arrière. Je pense que tu as fais cette entrée dans la vie du policier pour l'immersion, c'est une méthode valable, mais d'un autre côté tu utilises ici encore la narration à l'imparfait qui donne un ton de résumé ce qui est nuisible à l'immersion.
- Dans le vie de Daniels, justement : "Ca avait des avantages… Mais ça avait aussi… Ca mettait la pression. Ca lui avait…et ça semblait… faut pour ça"
- Quand le vibreur "sonne" toujours ce problème d'imparfait qui revient sans nécessité.
- Le troll tue Daniels "Ses pupilles injectées de sang…" Le blanc de ses yeux ? La pupille c'est le trou au milieu de l'iris, je vois mal du sang là dedans.  
- On passe à Luke : "Naturellement, il avait relevé le canon de la winchester, mais celui-ci ne lui servit dans un premier temps qu'à écarter Léo de sa ligne de mire." Phrase lourde pour de l'action.  
- "… les pires tourments dans les secondes à venir." "à venir" impropre dans un texte au passé.
- On passe à Léo "Léo s'était approché à distance de jet" Tu as deux autres "approcher" après.
- Plus tard, tu as un "stoppa" un "valdinguer"
- Le troll brûle : "Léo avait répandu en l'essence…"
- "Chanal s'était précipité sur Akerman et lui adressait les premiers secours." "adresser" ?
- Léo dans sa chambre "Les yeux zébrés de stries rouges" Non
- Le bras du troll qui se vaporise. Je dois comprendre que le monstre étant mort, le sortilège d'invocation a cessé et toute matière amenée sur Terre est repartie. Ca m'a fait bizarre au début, mais bon, ça se tient.    
- Retour avec Léo après la séquence de la prison. Ici, les retours en arrière, les scènes intercalées, sont valables, elles permettent de faire passer facilement (en sorte de demi résumé) les scènes sans intérêt vital, ce qui n'est pas le cas pour la partie action avec le troll.
"les spams ventant les mérites de l'allongement du pénis" LOL. Tellement vrais. Dans une ambiance lourde, des traits d'humour de ce genre sont des diamants. C'est quelque chose que je n'arrive pas du tout faire. J'en profite pour faire un autre commentaire : je suis plutôt pour "spams" et autres mots nouveaux en absence d'équivalents français convainquant "messages indésirables" non, merci, trop long, trop mou, sans caractère. A mort le grotesque "cédérom" !
 
Pour conclure et ne pas faire "le vilain mage noir qui fusille le texte" : il n'y a pas de problème majeur dans cette histoire. Elle reste bonne et intéressante. Je note simplement une lourdeur qui casse le rythme avec l'histoire du policier. Néanmoins, tout ce qui est action, peut être largement (et facilement) améliorable. (c'était déjà le problème avec "la solitaire" )

n°514
Seb
tapissier-magicien
Posté le 03-02-2006 à 17:30:38  profilanswer
 

:)
 
Sur la gestion des temps du "retour en arrière", je me pencherai sur la question. Tu es le premier à me faire la remarque, mais elle ne me surprend guerre  :D
 

Citation :

Puis l'histoire principale reprend et là, je proteste énergiquement. Tu as complètement déstructuré l'histoire. Pourquoi ?


 
Pourquoi pas ?  :D
Le côté linéaire manque de piment.
C'est un contrepied par rapport à l'attente du lecteur et j'adore les contrepieds. Tu vas en trouver d'autres  :).
Je crois que c'est le côté chez moi qui aime la fin de "La solitaire" qui me fait aimer cette façon de faire. Mais cette fois,le lecteur n'est pas laissé en plan. Il va savoir ce qui s'est passé et son attention est attirée ailleurs, à un autre niveau de considération, une autre échelle. L'intérêt de la chasse au troll n'est plus seulement la chasse au troll, mais comment les protagonistes du départ vont passer de cette chasse au troll aux autres niveaux de considération.
Si je devais trouver un comparatif, je dirais que c'est un peu comme un mix de DJ.
 
Je te redemanderai ton avis sur ce point avec un peu de recul.
 
Pour toutes les remarques que tu me fais sur l'utilisation de termes familiers, c'est que la narration se fait du point de vue des héros, donc souvent avec leur langage.
On m'a fait remarquer que ça ne passait pas toujours bien et il faut que je me penche sur la question, mais j'adore faire ça. Il va falloir que je trouve un équilibre.
 

Citation :

- J'aime bien les différentes réactions des jeunes, notamment l'introspection de Patrick. Il faudrait les garder tout en essayant de remettre l'histoire linéaire. Intercaler cette partie entre la grotte et la chasse au troll reste toutefois correct.


 
ce retour en arrière, même si on connaît l'issue avec le troll est loin d'être vide. Elle permet justement de mieux faire connaissance avec chacun d'entre eux et de commencer à les faire "basculer" dans la nouvelle réalité.
 
La partie avec Georffrey Daniels, je m'en explique dans un autre post. J'en ai parfaitement conscience mais c'est quelque chose qui m'amuse beaucoup (tu es amateur d'Austin Powers ?). Je vais raconter l'histoire comme je la sens dans un premier temps et j'en garderai une version avec tous les trucs qui n'amusent que moi  :D.
Et dans la version finale, ce passage sur Daniels sera probalement beaucoup plus court.
 

Citation :

"les spams ventant les mérites de l'allongement du pénis" LOL. Tellement vrais. Dans une ambiance lourde, des traits d'humour de ce genre sont des diamants. C'est quelque chose que je n'arrive pas du tout faire.


 
Ca aussi, c'est comme les contreprieds, j'adore ça et pas forcément dans les moments lourds. Il y en a d'autres, tu me diras s'ils t'ont plu aussi.  
 
Pour le reste de tes remarques, elles sont là et je m'en servirai. la plupart sont pertinentes. C'est super.
 
Question : toutes les remarques de détails que tu fais, j'ai pris le parti de les transmettre par mail aux auteurs directement dans le texte. Ca me parait beaucoup moins contraignant.
Pourquoi ne fais-tu pas comme ça ? Préférence personnelle ? Souci du débat ?
J'ai mis un fichier rtf dans le premier post, tu peux également faire des copier-coller si tu préfères continuer à détailler dans le forum.
 
Merci  :)


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°516
Eridan
Mage noir
Posté le 04-02-2006 à 22:44:32  profilanswer
 

La non linéarité, le langage oral dans le texte, tu en fais ton style, ok, je ne reviendrai pas dessus.
 
Austin Powers... Je ne suis pas fan, mais je suppose que tu fais référence au passage où, pour une fois, on s'intéresse à la vie des petits gars que les héros tuent à la pelle. J'avais pensé à ça en voyant l'histoire de Daniels, je ne pensais pas que c'était exactement ton but. C'est louable de montrer que celui qu'on sacrifie était un vrai personnage, mais, tu le sais, mon critère, c'est l'action, et ici elle est trop saucissonnée.
 
Pour la critique, tu as raison je t'enverrai désormais les points de textes de que je relève par mail, ce sera plus léger et commode. Je laisserai juste l'avis général dans des posts, pour, effectivement, en discuter avec d'autres par la suite.
 

n°517
Eridan
Mage noir
Posté le 05-02-2006 à 10:16:53  profilanswer
 

Avis chapitre 5
 
Pas grand-chose à signaler. On aurait aimé suivre la discussion entre Phoenix et Léo. Comme précédemment, j'aimerais plus rentrer dans l'histoire, mais la narration donne toujours l'impression de la suivre à distance.
Avec l'explication de la fondation de l'Ordre, puis-je déduire que le pacte inclut la participation financière des gouvernements ?
J'aime vraiement bien Phoenix.
A la fin, le "Qu'est ce qu'on fait ?" promet une suite très intéressante.
J'espère que je n'aurais pas de contre-pied sur le coup là...
 

n°518
Seb
tapissier-magicien
Posté le 05-02-2006 à 11:03:54  profilanswer
 

Hello,
 

Citation :

La non linéarité, le langage oral dans le texte, tu en fais ton style, ok, je ne reviendrai pas dessus.


C'est mon souhait de fonctionner comme ça, mais je ne suis pas figé. Si c'est indigeste, n'hésite pas à me le signaler de nouveau.
 
Pour le coup de Daniels, c'est pratiquement de la private joke  :D et en tout cas, c'est complètement inutile pour le récit.
 

Citation :

Avec l'explication de la fondation de l'Ordre, puis-je déduire que le pacte inclut la participation financière des gouvernements ?


 
Non, l'Ordre se finance en vendant ses services au plus riches mais ça n'est pas clairement précisé dans le texte je crois. Il faudra que je précise ça.
 

Citation :

J'aime vraiement bien Phoenix.


Personnage très délicat à gérer... à suivre  :)  
 

Citation :

A la fin, le "Qu'est ce qu'on fait ?" promet une suite très intéressante.
J'espère que je n'aurais pas de contre-pied sur le coup là...


 :D Les contre-pieds ne sont pas utilisés pour contourner les difficultés, juste pour les présenter de façon différente de l'attente présumée. Mon but est quand même bien de ne laisser aucune question sans réponse  :)
Enfin, il y en a quand même qui ne viendront que sur les deux prochains tomes, mais chacun a une histoire propre qui doit pouvoir se lire indépendamment. La fin de Roleplay laissera sur une attente, mais normalement, pas sur une frustration  :)
 
 
En tout cas, tu m'as l'air circonspect sur les choix de narration, mais loin d'être insensible à l'histoire. Ca correspond à ce que je veux faire passer. Intéressant de voir comment tu vas prendre la suite  :)


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°521
Eridan
Mage noir
Posté le 06-02-2006 à 15:32:01  profilanswer
 

Seb a écrit :


Si c'est indigeste, n'hésite pas à me le signaler de nouveau.


Non non, on aurait juste pu avoir une chasse au troll plus vivante. Je reviendrai là dessus avec les chapitres 6 et 7

Seb a écrit :


En tout cas, tu m'as l'air circonspect sur les choix de narration, mais loin d'être insensible à l'histoire. Ca correspond à ce que je veux faire passer. Intéressant de voir comment tu vas prendre la suite


Oui, l'histoire me plaît. Circonspect sur les choix de narration ? Ca ne va même pas jusque là. Je n'aurais pas fait comme ça, c'est tout. Et je dis pourquoi.
 
Avis sue le chapitre 6.
- Pour la partie attaque de la ville. Cette narration à rebours et à l'imparfait me gêne toujours. L'action aurait gagné avec une vision linéaire au passé simple. Toutefois, de type "résumé" est normal ici, dans la mesure où l'action de l'armée n'est pas l'histoire principale. (par opposition à la chasse au troll qui l'était ; oui, je sais, je te harcèle. C'est que je suis certain que ça serait mieux. Au moins pour le troll, je te laisse le reste. Comment ? C'est ton histoire ? Ha oui, c'est vrai.)
 - Pour la partie "retour avec les jeunes". J'aurais aimé avoir le dialogue entre eux dans l'appartement de Mark.
Mais enfin, chez l'oncle Joe, j'ai le droit un dialogue. (celui avec Luke était d'un intérêt moindre) Et je sais que tu sais bien les mener, c'est pour cela que j'aimerai en avoir plus souvent. Rien à redire. On voit Phoenix en diplomate moyen, c'est normal puisqu'il n'avait déjà pas réussi à apaiser Léo.
Et bien sûr la conclusion m'enchante.
J'en profite pour remettre sur le tapis le contre-pied. Ici, c'est tout l'inverse, tu fais ce que le lecteur attend et ça fait plaisir. C'est vraiment l'histoire que voudrait vivre tout rôliste. Et bien sûr, le soin apporté aux personnages fait que leurs réactions sont crédibles. (ce n'est pas du "Oh ! De la magie ! – Chouette, on en profite !" )  

n°527
Eridan
Mage noir
Posté le 09-02-2006 à 16:52:25  profilanswer
 

Avis chapitre 7
- Pour la partie avec Léo. Je vais encore reparler de non linéarité et de retour en arrière. Mais cette fois c'est pour dire que cette forme est tout à fait approprié à ce qui est arrivé à Léo. En effet, la linéarité aurait été assez ennuyeuse. En plus tu amènes les choses par étapes avec des sauts entre "présent" et "passé" et c'est bien mené. Alors pourquoi ici et pas ailleurs ? Parce qu'ici tu n'enlèves pas la linéarité d'une scène d'action, mais de plusieurs étapes du récit.
Je trouve l'emprise du grimoire bien menée. D'ailleurs tout est bien dans cette partie.
- Pour la partie "avec l'armée". Là, la rupture de linéarité atteint des sommets, si bien que je ne saurais pas dire dans quel ordre les jeunes ont fait quoi, discuté avec qui etc… Cela dit le point que j'évoque est absolument sans intérêt pour l'histoire. Non, ton approche est justifiée là aussi. Ce qui me gène un peu c'est le détachement par rapport à l'histoire que génère la narration à l'imparfait / plus que parfait. Pour recoller avec les personnages, pour ressentir l'ambiance dans le camp, rendre le tout plus vivant donc, je verrai bien un ou deux petits dialogue, avec un militaire qui délivre aux jeunes des renseignements, par exemple. Les informations sont tellement plus agréables à lire quand elles sont délivrées par l'intermédiaire d'un dialogue.
   

n°528
Seb
tapissier-magicien
Posté le 09-02-2006 à 18:06:58  profilanswer
 

Citation :

Je trouve l'emprise du grimoire bien menée. D'ailleurs tout est bien dans cette partie.


Elle me plait beaucoup aussi. je crois qu'elle illustre ce que je peux faire de mieux.
 

Citation :

- Pour la partie "avec l'armée". Là, la rupture de linéarité atteint des sommets, si bien que je ne saurais pas dire dans quel ordre les jeunes ont fait quoi, discuté avec qui etc… Cela dit le point que j'évoque est absolument sans intérêt pour l'histoire. Non, ton approche est justifiée là aussi. Ce qui me gène un peu c'est le détachement par rapport à l'histoire que génère la narration à l'imparfait / plus que parfait. Pour recoller avec les personnages, pour ressentir l'ambiance dans le camp, rendre le tout plus vivant donc, je verrai bien un ou deux petits dialogue, avec un militaire qui délivre aux jeunes des renseignements, par exemple. Les informations sont tellement plus agréables à lire quand elles sont délivrées par l'intermédiaire d'un dialogue.


 
Tout à fait d'accord. Ca fait partie des parties à refondre.
A priori, je vais la refaire avec pour base un dialogue entre les jeunes dans la tente où on les fait attendre.
Le contexte d'écriture de cette partie et des suivantes (entre les pages 75 et 95, ça flotte au niveau du plaisir de lecture) est un peu particulier. C'est une partie dans laquelle j'ai des infos importantes à transmettre et, comme je n'ai pas eu la bonne inspiration tout de suite, je me suis un peu englué dans de l'explicatif peu vivant.
Mais je m'en suis rendu compte et après, à contrario, je me suis laissé aller au plaisir de la description longue d'un combat et je suis tombé dans l'excès inverse  :D.
Ne te casse pas trop sur les commentaires entre ces pages 75-95. Il y a 15 pages sur 20 qui devraient être réécrites.
Elles contiennent bien ce que je veux dire, à peu près dans le bon ordre, mais le rendu ne me satisfait pas du tout. C'est soit insipide, soit brouillon, soit lourd.
C'est du brut et il y a encore quelques dérives  :D  
Mais il y a quand même quelques bons passages et le fil est repris à la 95.


Message édité par Seb le 09-02-2006 à 18:08:36

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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°529
Eridan
Mage noir
Posté le 11-02-2006 à 12:33:44  profilanswer
 

Seb a écrit :

A priori, je vais la refaire avec pour base un dialogue entre les jeunes dans la tente où on les fait attendre.


Hé ! Hé ! Ca sera tip top.
 

Seb a écrit :

Ne te casse pas trop sur les commentaires entre ces pages 75-95. Il y a 15 pages sur 20 qui devraient être réécrites.
 
Mais il y a quand même quelques bons passages et le fil est repris à la 95.


Je ne sais pas, on n'a pas la même pagination  :p
De toute façon, quand j'ai lu ce post, j'avais déjà fais ma critique du chapitre 8
 
Voici donc, avis sur chapitre 8 :
Bon, pas grand-chose à redire. J'aime bien les retrouvailles. La maladresse de Phoenix avec Léo est récurrente, ce qui est dans la continuité des personnages.
Je pense qu'il est possible d'améliorer facilement le rythme de l'action.
 
 

n°532
Eridan
Mage noir
Posté le 12-02-2006 à 15:28:18  profilanswer
 

Voilà, j'ai fini !
 
Avis final.
Plutôt d'un premier tome d'une trilogie, vu sa taille, je dirais que "Rôleplay" est plutôt la première partie d'un roman. Je remarque une rupture à la fin : Les jeunes reçoivent un peu facilement leur accréditation de mission, avec les armes magiques. Tout au long de l'histoire, les étapes menant à cette conclusion que l'on attend tous (les joueurs deviennent de vrais aventuriers) sont très détaillées, le cheminement psychologique et évènementiel est précis et crédible, "adulte" (par opposition à une histoire pour gosse). Et là, le passage est plus abrupt. Les jeunes ne sont absolument pas les meilleurs candidats pour manipuler de précieuses armes blanches magiques.
Ce qui serait plus logique : que les jeunes s'emparent des armes lors d'une nouvelle situation de crise.
On suppose également un développement d'un pouvoir chez Clarisse, on aimerait le voir. (Si elle avait un réel pouvoir, elle aurait d'avantage sa place à Hollyville). Quid des autres ? Je verrais bien Léo faire une nouvelle invocation avec son livre, pourquoi par lors de l'attaque des spectres. Son lien avec le livre pourrait lui permettre de trouver le bon sort (un esprit protecteur) de lui faire lire un langage inconnu jusqu'alors (vu d'un autre point de vue, le livre lui aurait dicté ce qu'il voulait) Ce sort aurait pu développer des pouvoirs chez les autres. Peut être un peu radicale comme méthode ? Un peu extrême ? Il faut voir qu'en face tu mets les manifestations maléfiques vraiment très puissantes, il faut donc rehausser les héros d'autant, sinon, ils font vraiment "boy scouts".
 Sinon, comme la fillette ne semble pas revenir dans l'histoire, je dirais que sa partie est trop longue (un "à côté" de l'histoire un peu long par rapport à ce qu'il apporte)
 
Vis-à-vis du titre, tel quel, je pense que "Le Livre des Invocations" serait plus approprié que "Rôleplay". Reste à savoir où tu te positionnes par rapport aux jeux de rôles et aux rôlistes. D'après ta présentation du texte, tu ne veux pas que l'histoire soit associée à un jeu de rôles, et c'est normal, ce n'est pas le cas. Mais on peut se poser cette question : existe-t-il des amateurs de fantastique qui soient allergiques au jeux de rôles ? Sinon, tu peux laisser le titre "Rôleplay" pour appâter les rôlistes et leur faire plaisir en présentant les personnages dans les "à côtés" d'une partie, ce dont nous avions parlé.
 
En tout cas, pour un texte issu de l'écriture-plaisir (comme tu le présentes) il est déjà bien abouti.

n°533
Seb
tapissier-magicien
Posté le 13-02-2006 à 20:41:35  profilanswer
 

:jap:
 
Merci pour tes remarques et suggestions.
Le final est déjà prêt dans ma tête et répondra à une partie de tes questions.
On refera le point à ce moment là.
 
Pour le titre, j'ai envie de garder celui-là. Sans le côté chez moi qui aime les contrepieds  ;)
Mais il faudra voir.
 
Encore merci.
 
 :hello:


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°537
Eridan
Mage noir
Posté le 14-02-2006 à 16:57:44  profilanswer
 

Ce fut un plaisir.  :)  
A tantôt pour la suite.  :sol:

n°584
dom
Posté le 03-03-2006 à 20:47:12  profilanswer
 

Comme quoi tous les goûts sont dans la nature...
 

Florent a écrit :


- Ces personnages, j'ai eu du mal à partager leurs émotions car je les trouve fades, voire "gnan gnan" (cela dit il faut relativiser : dans MORT OU VIF ? mon narrateur se rase le crâne avant de partir à la chasse aux zombies...). J'aime les personnages durs, et ceux-là, outre leurs petites histoires d'amour contrariés, outre le fait de fumer des pétards, outre le fait de passer leur week end déguisés dans des grottes, et bien ils passent leur temps à pleurer sur leur sort. Et quand ils se ressaisissent, ça ne m'impressionne pas une seconde. Ca devrait être "Rambo retourne au Vietnam se venger" et c'est un peu "Oui-oui est très en colère". Mais j'ai une approche sans doute trop hard de la littérature...


 
 
Moi je trouve au contraire les personnages de Roleplay bien faits, précis (quoi qu'archétypaux, c'est évident), pas le moins du monde gnan-gnan, au contraire proches de nous, contrairement à Mort ou Vif où il est quasiment impossible non seulement de s'identifier au personnage (dans la première partie) mais aussi de le comprendre. Pour moi le personnage de mort ou vif est plus terne, plus "étroit" que ceux de Roleplay.  
(alors que le roman mort ou vif? est, oui,  bien plus profond)
 
Mais je vais mettre tout le monde exaeco : ce n'est ni la faute de l'un ni la faute de l'autre des écriveurs si on ressent plus ou moins mal. Parce que ce n'est pas l'auteur qui fait les personnages (bien qu'il les fasse en partie, c'est évident), c'est l'imagination du lecteur.  
Si j'ai ressenti la complexité des personnages de Roleplay, c'est qu'ils m'ont plu, touché, intéressé, et c'est moi qui ai fourni l'effort d'habillage dont ils manquaient, tandis que Florent, malgré toute sa bonne foi (dont je ne doute pas), n'a fait que les réduire aux mots qui les composent, sans leur donner la dimension qu'il aurait donné à de mêmes mots dans un récit qui lui aurait plu/qu'il aurait pris implicitement pour bon (parce qu'acheté dans le commerce)/pour lequel il ne se serait pas posé en correcteur.
 
En effet, très souvent l'imagination du lecteur s'affranchit de détails, pour en hypertrophier d'autres, et parvient à une vision qui diverge complètement de l'intention initiale - ou sans diverger, trouve des échos plus ou moins négatifs dans son vécu personnel, qu'il ne trouvait pas chez l'auteur, et ne trouverait pas chez d'autres lecteurs.
 
C'est pour ça qu'une fois de plus sous couvert d'une honnêteté à la con et d'une émotion pompeusement déguisée en certitude, vous persistez à tomber dans des travers d'interprétation.
Je prédis que ça durera, longtemps, très longtemps, car nous ne sommes pas à un niveau d'écriture suffisant :
- ni pour être capable de décrire "tyraniquement" des choses en les rendant entendables de la même façon par tout le monde (à supposer que ce soit souhaitable)
- ni pour résoudre les problèmes de cet ordre (la description de la complexité de l'âme humaine est quelque chose d'extrêmement pointu)
- ni même pour comprendre que la complexité de l'écriture dépasse de très loin les critiques de cet acabit, que pour vraiment progresser il faudrait comprendre ce qu'est de décrire, à quoi ça sert, pourquoi le faire, et finalement chercher des outils pour s'améliorer.


Message édité par dom le 03-03-2006 à 20:51:51
n°586
Florent
Posté le 03-03-2006 à 22:30:12  profilanswer
 

Avant de donner mes impressions sur les personnages, j'ai bien entouré la remarque de toutes les précisions nécessaires. C'était donc MON impression en fonction de ma propre personnalité et de mon vécu. J'ai une approche de la littérature assez hard, je cherche l'extrême, le héros qui se dévoile au coeur de l'enfer, et à ce titre les personnages de Seb m'ont paru plus timides que mes  héros et mes enfers à moi et ceux que j'affectionne. Mais c'est mon univers, et mon univers est déséquilibré : tout y est radical, quand Seb a un univers plus posé et équilibré. C'est pour cela que je lui ai dit que je trouvais qu'il n'allait pas jusqu'au bout de son idée, mais quelqu'un avec une sensibilité différente pourrait lui dire qu'il va trop loin avec le massacre du troll.
 
Ce que tu dis sur la manière d'appréhender les personnages, c'est entièrement (encore une fois) une question de sensibilité. Il y a des personnages littéraires, à peine esquissés, auxquels je comprends tout (par exemple le Rambo de David Morrell), d'autres très développés qui ne me parlent pas (les personnages du Seigneur des Anneaux).
 
Les personnages de Seb sont très éloignés de ma propre expérience de la vie (par ex, je me vois mal me déguiser pour aller faire un GN la nuit dans un bois), leurs histoires sentimentales ne me parlent pas, donc à mes yeux ils me paraissent plus ou moins "gnan-gnan", car la situation est extrême et leurs réactions semblent "amateurs", là où j'aurais aimé l'émergence d'un héros qui agisse comme un "pro". Parce que j'aime les héros, et ses personnages n'adoptent pas l'attitude de héros quand la réalité prend le pas sur le jeu.
 
Reprenons MORT OU VIF ? : le personnage suit une évolution entre 2 extrêmes, des ténèbres vers la lumière à travers un questionnement personnel. Le lecteur peut s'identifier à travers son questionnement, ses doutes, son errance. Il est évident qu'il ne pense pas vraiment ce qu'il écrit au début, qu'il se trompe, qu'il cherche un bouc émissaire à son désespoir. Le tout est métaphorique. Je pense au contraire que beaucoup de gens peuvent comprendre son désarroi, en acceptant bien sûr l'idée de la métaphore et en passant outre son aspect psychopathe (car ce personnage N'EST PAS une ordure. Le dialogue avec Tom, qui lui dit "tu crois être le Diable mais en fait t'es le plus pur d'entre nous" est à ce titre capital). Je dirais même que François Mervine n'a pas de visage car il a le visage du lecteur : ce que tu as dit est très juste, dans un livre le lecteur apporte autant qu'il prend. Les lecteurs sensibles aux thèmes de MORT OU VIF ? sauront parfaitement, crois-moi, qui est François Mervine et pourquoi il pense ainsi.
 
Je n'ai pas très bien compris la dernière partie de ton post, mais en tout cas encore une fois -et Seb le sait- mes remarques étaient purement subjectives et franches, comme les siennes le furent pour MORT OU VIF ?


Message édité par Florent le 03-03-2006 à 22:32:27
n°596
Seb
tapissier-magicien
Posté le 04-03-2006 à 10:21:18  profilanswer
 

Hello tous les deux,
 

Citation :

Mais je vais mettre tout le monde exaeco : ce n'est ni la faute de l'un ni la faute de l'autre des écriveurs si on ressent plus ou moins mal. Parce que ce n'est pas l'auteur qui fait les personnages (bien qu'il les fasse en partie, c'est évident), c'est l'imagination du lecteur.


 
C'est gentil de ta part, mais c'est inutile. Nous n'étions pas dans une compétition et il ne s'agissait pas de savoir qui avait raison et qui avait tort.
Il s'agissait juste pour Florent d'exprimer son ressenti sur mon texte, aussi franchement que possible (comme je lui avais demandé).
Il ne faut pas prendre ce qu'il dit au pied de la lettre et les images comme Oui-oui ou Rambo sont exagérées pour me faire comprendre le sens qu'il voulait donner à ses remarques.
Ce qui est très bien passé d'ailleurs. Florent précise sa pensée dans son dernier post et c'est bien comme ça que je l'avais pris.
 

Citation :

C'est pour ça qu'une fois de plus sous couvert d'une honnêteté à la con et d'une émotion pompeusement déguisée en certitude...


Pense à tempérer tes propos. Ceux-ci sont à la limite.
 

Citation :

vous persistez à tomber dans des travers d'interprétation


Ce que tu ne fais pas en l'occurence ?
 
Il ne s'agit pas de travers d'interprétation, mais d'un échange de points de vues et de ressentis bruts, exprimés aussi franchement et clairement que possible, entre personnes consentantes.
Je ne vois pas où est le problème.
 
Ou plutôt si, je le vois. Ca rejoint les questions de recherche de précision, de cohérence et d'amélioration d'un texte en vue d'élargir son lectorat, considération auxquelles tu n'adhères pas considérant que c'est au lecteur de s'adapter à un texte et non à l'auteur de rendre son texte accessible au plus grand nombre.
Tu dénonces le formatage de l'édition et une recherche de cohérence que tu crois omnipotente alors que tout dépend du contexte.
J'ai l'impression que tu crois qu'on va faire pareil ici alors que tout dépend du texte. Le processus de validation sur l'histoire de Florent en est d'ailleurs un parfait exemple. Eridan, Sheratan et moi avons du mal à évaluer correctement "Mort ou Vif ?" car justement, ses qualités sont plus dans une psychologie torturée des héros, les ambiances, les impressions induites. Il y a une forme de flou poétique dans ce texte qui est difficile à appréhender pour des gens qui préfèrent les choses plus "léchées".
On ne lui a pas dit que c'était mauvais et que tout était à refaire. Il y a eu beaucoup de remarques critiques, dures, mais personne ne prétend avoir la vérité. Eridan et Sheratan ne sont pas allés jusqu'au bout de l'histoire par goût, mais aucun des deux n'a dit que ce texte ne devait pas être validé. On est dans l'expectative et on attend (cherche) des lecteurs plus amateurs du genre pour donner d'autres avis.
Ceci dit, me concernant, j'ai beaucoup apprécié "Mort ou Vif" et sous réserve de quelques adaptations de détail, je suis prêt à valider.
Les choses sont complexes, d'autant qu'on évolue sans réel repère. Mais entre gens de bonne volonté, il est possible d'avancer.
Et il ne s'agit pas d'imposer quoi que ce soit quand on lit le texte d'un autre de façon critique, mais de lui fournir un maximum d'informations sur ce que la lecture provoque. l'objectif est de donner à l'auteur le maximum d'atouts pour qu'il puisse arriver au rendu qu'il ambitionne.
Pour ce qui est de la validation à proprement parler, il faut, effectivement définir un niveau minimum pour qu'une relation commerciale puisse être envisagée avec les lecteurs. Ce niveau est très délicat à définir car il doit être consensuel.
S'il ne peut l'être, alors la barre sera fixée plus haute que basse car l'adhésion au système des auteurs présentant les textes les plus aboutis est indispensable si l'on veut être crédibles à l'extérieur. Ce qui n'est pas le cas des auteurs présentant les textes les moins aboutis.
 
Je sais que tu crois que je voulais t'imposer un carcan sur Les Enfants de Norphos alors que ça n'est pas le cas. Pour le vérifier, il aurait fallu qu'on aille au bout de la démarche.
Mais Florent présente un texte très particulier, très critiqué, et je crois qu'il peut témoigner que le souci qui entoure "Mort ou Vif ?" n'est pas de nature dictatoriale mais bien constructive.
Et que dire du d'Eclats d'amour de Mouysset ? Qu'un formatage inopportun lui a été imposé ?
 
L'objectif que nous poursuivons est de mettre en place un rapport économique entre l'auteur et le lecteur et il est dangereux de se précipiter. Laisser passer des textes qui présentent trop de manques risque de desservir l'auteur et Les Parrains de la Plume.
C'est donc délicat.
Mais si le temps est pris de ne pas faire les choses dans la précipitation, cela ne veut pas dire qu'on refuse de les faire ou qu'on y renonce.
Et puis de telles histoires sont des projets qui s'évaluent à l'échelle d'une vie. Consacrer quelques semaines ou quelques mois de plus à la réflexion, l'échange, le travail pour améliorer un texte ne sont jamais inutiles ou insatisfaisants.
 
L'utilité de remarques critiques dures et franches ? On en a déjà parlé.
Pour moi, c'est un mal pour un bien tenant compte du fait que tout texte est vivant et peut être amélioré. Mettre le doigt sur quelque chose qui ne passe pas, ou passe mal est pour moi extrêmement précieux. Et il ne s'agit bien sûr pas de baisser la tête et de demander pardon à chaque fois qu'on n'a pas résussi à faire passer quelque chose. Il faut tempérer les remarques du niveau du lecteur, de ses goûts et de plein d'autres choses. Certaines sont bonnes à prendre et à utiliser, d'autres sont juste bonnes à connaître, pour avoir conscience que telle ou telle partie du lectorat ne va pas être sensible à ce qui est fait.
De la synthèse entre tous les avis sort une appréciation générale du texte.
A l'auteur de voir ensuite s'il souhaite améliorer son histoire ou la laisser telle quelle.
 
Certes, on peut considérer que certains textes dépouillés sont excellents car ils stimulent l'imagination du lecteur et lui permettent de s'approprier l'histoire. J'en conviens.
Mais il y a aussi un nombre non négligeable de lecteurs qui apprécient les textes plus aboutis, les histoires où c'est l'auteur qui emmène le lecteur dans un voyage parfaitement maîtrisé.
 

Citation :

Je prédis que ça durera, longtemps, très longtemps, car nous ne sommes pas à un niveau d'écriture suffisant :
- ni pour être capable de décrire "tyraniquement" des choses en les rendant entendables de la même façon par tout le monde (à supposer que ce soit souhaitable)
- ni pour résoudre les problèmes de cet ordre (la description de la complexité de l'âme humaine est quelque chose d'extrêmement pointu)
- ni même pour comprendre que la complexité de l'écriture dépasse de très loin les critiques de cet acabit, que pour vraiment progresser il faudrait comprendre ce qu'est de décrire, à quoi ça sert, pourquoi le faire, et finalement chercher des outils pour s'améliorer.


 
Ca va même durer toujours car il y aura toujours des auteurs qui auront le souci de raconter des histoires pour le plus grand nombre et qui chercheront toujours à mieux faire.
Je crois que c'est dans la nature humaine et que ça n'a rien de répréhensible.
Et il ne s'agit pas d'arriver à cerner toutes les règles. Ca n'est pas possible et en plus, elles changent d'un récit à l'autre.
Même si le talent ou plus généralement ce qui nous pousse à écrire ne nous permet pas d'atteindre un niveau remarquable, peu importe... la recherche de l'amélioration est une voie courageuse, respectable et hautement intéressante en elle même.
 

Citation :

Je n'ai pas très bien compris la dernière partie de ton post, mais en tout cas encore une fois -et Seb le sait- mes remarques étaient purement subjectives et franches, comme les siennes le furent pour MORT OU VIF ?


Bien sûr et il n'y a aucun malaise.
Nous sommes dans un processus constructif et dans ce cadre, nous considérons tous deux qu'il ne faut pas refuser d'affronter les difficultés, au contraire.
Je ne me sens nullement descendu, jugé ou dénigré par Florent suite à ses remarques. Le ton et le choix des termes relève de la confiance et du respect réciproque.
Et c'est à tempérer avec les autres avis. Florent n'a pas plongé dans mon histoire et n'y a pas pris tout le plaisir qu'il prend avec d'autres types de récits, mais il n'a pas passé un mauvais moment.
Ca pourrait être beaucoup mieux à son goût. C'est un fait.
A moi de savoir si je veux adapter mon texte à son goût et si je le fais, de savoir quel type de lectorat je vais perdre. C'est une démarche positive. A moi de faire mes choix.
Je vais rester sur ce ton car je préfère ne pas séduire Florent pour rester accessible à plus de monde. C'est mon choix, il est fait en connaissance de cause et compte tenu de l'avis de Florent. Il n'a rien à dire là-dessus et ne m'en voudra nullement si je n'abonde pas dans son sens.
Et vice-versa sur "Mort ou Vif ?".
 
 
Pour finir, je dirais que je respecte ta façon de voir les choses même si je ne la partage pas.
Ca ne me pose aucun problème que tu écrives comme tu le fais et que tu revendiques un niveau de finition qui, selon toi, permet une certaine forme de relation avec le lecteur.
Mais il est évident que d'autres pensent différemment et qu'ils ont, tout autant que toi, le droit de suivre leur voie.
 
Outre ces divergences générales, je te sais intelligent et pertinent sur beaucoup d'aspects analytiques. Je considère ton avis comme utile voire précieux pour les textes présentés ici, mais quand tu interviens sur ce type de considération très subjectif, je t'invite à considérer que tes interlocuteurs sont, eux aussi, intelligents, à adopter un ton un peu moins catégorique et à ne pas voir des problèmes là où il n'y en a pas.
 
Nous cherchons tous à raconter des histoires ou à en lire. Concentrons-nous sur cette notion qui nous rassemble et tenons compte du fait, comme tu le disais en intro de ton message, que tous les goûts sont dans la nature.
 
 :)


Message édité par Seb le 04-03-2006 à 10:32:12
n°597
dom
Posté le 04-03-2006 à 14:11:29  profilanswer
 

Seb a écrit :


Il ne s'agit pas de travers d'interprétation, mais d'un échange de points de vues et de ressentis bruts, exprimés aussi franchement et clairement que possible, entre personnes consentantes.
Je ne vois pas où est le problème.
 
Ou plutôt si, je le vois. Ca rejoint les questions de recherche de précision, de cohérence et d'amélioration d'un texte en vue d'élargir son lectorat, considération auxquelles tu n'adhères pas considérant que c'est au lecteur de s'adapter à un texte et non à l'auteur de rendre son texte accessible au plus grand nombre.
 
Tu dénonces le formatage de l'édition et une recherche de cohérence que tu crois omnipotente alors que tout dépend du contexte.


 
C'est pas faux : je suis en désaccord sur votre façon de "corriger", et je trouve effectivement que c'est un problème plus qu'une amélioration.
 
Simplement par souci d'efficacité :
1 - les corrections telles qu'elles sont faites n'apportent quasiment rien (une couche de vernis seulement)
2 - les avis des personnes (et j'ai précisé dans mon message que je ne mettais pas en doute leur bonne foi) ne servent pas à grand chose, parce que non représentatives, statistiquement parlant (l'échantillonnage est trop faible)
 
Donc en résumé, pour moi, ces échanges que tu appelles constructifs (et qui malgré tout, je n'ai aucun doute là-dessus, se font entre personnes intelligentes - c'est d'ailleurs le gros du problème : les pires conneries de ce monde se font entre personnes intelligentes), c'est de la poudre aux yeux : ils ne servent à rien, la valeur de l'avis d'un auteur est non représentative, j'en ai donné les raisons ailleurs. De la même façon que les débats "constructifs" à la TV ne font jamais rien avancer, par exemple.  
 
Au contraire,  non seulement les interprétations (les miennes les premières) n'ont qu'une valeur de fait-divers, mais en plus, elles portent préjudice ! Car tout ce qui est pris négativement déssert la dynamique d'écriture, d'un point de vue pédagogique.
 La plupart des gens qui ont fait des grandes choses, par exemple, ont fait également beaucoup de choses mauvaises : privilégier la dynamique d'écriture, c'est tout le contraire que de cadrer sur l'amélioration de dispositifs obsoletes et castrateurs, c'est tout au contraire privilégier la production.
 
Mais effectivement, ce n'est pas l'esprit de ce site, et je sais que je ne suis pas du tout en phase avec vous, donc je vais arrêter de faire ce genre de remarques et de casser votre propre dynamique. Après tout, mieux vaut une dynamique "que je n'aime pas" que pas du tout de dynamique.
 Et puis il est évident que chacun doit faire comme il le sent, c'est juste dommage que l'opinion générale soit trop destructrice à mon goût.
 


 
Merci pour ce smiley d'apparat, qui montre bien que le maître du site est toujours gentil même quand il dit des choses méchantes. Très en vogue...


Message édité par dom le 04-03-2006 à 18:05:41
n°598
Florent
Posté le 04-03-2006 à 14:30:41  profilanswer
 

Les commentaires sur MORT OU VIF ? m'ont permis :
 
- d'alléger la "prise de tête" du héros, je pensais qu'il était nécessaire de la décliner sous toutes les formes pour bien faire passer la lourdeur de son état d'esprit, et en relisant je me suis rendu compte que c'était tout simplement redondant, répétitif, et qu'en réduisant ses idées noires ça leur donnait d'autant plus d'impact.
 
- j'ai pu revoir entièrement la gestion géographique de certaines scènes incompréhensibles, comme la conclusion de la course-poursuite du héros dans le métro.
 
- j'ai pu renforcer la crédibilité de mon univers en réduisant ce qui pouvait passer pour des incohérences.
 
Et plein de détails. Ce "vernis" me suffit, car le vernis c'est ce qu'on passe sur un produit fini, et je considère mon roman comme fini. Tout ça j'ai pu le corriger avec les avis de 2 personnes. Représentatif ou pas de la majorité des avis, peu importe car il n'appartient qu'à l'auteur de discerner les remarques constructives des autres (ce que j'ai fait avec les remarques d'Eridan).
 
Que une seule personne ou cent te fasse une remarque sur ton texte, de toute façon au final tu es seul décideur de la pertinence de cette remarque. Le nombre n'y fait rien. De toute façon, l'écrivain restera toujours seul devant son texte.

n°599
dom
Posté le 04-03-2006 à 14:33:06  profilanswer
 

Florent a écrit :

Les commentaires sur MORT OU VIF ? m'ont permis :
 
- d'alléger la "prise de tête" du héros, je pensais qu'il était nécessaire de la décliner sous toutes les formes pour bien faire passer la lourdeur de son état d'esprit, et en relisant je me suis rendu compte que c'était tout simplement redondant, répétitif, et qu'en réduisant ses idées noires ça leur donnait d'autant plus d'impact.
 
- j'ai pu revoir entièrement la gestion géographique de certaines scènes incompréhensibles, comme la conclusion de la course-poursuite du héros dans le métro.
 
- j'ai pu renforcer la crédibilité de mon univers en réduisant ce qui pouvait passer pour des incohérences.
 
Et plein de détails. Ce "vernis" me suffit, car le vernis c'est ce qu'on passe sur un produit fini, et je considère mon roman comme fini. Tout ça j'ai pu le corriger avec les avis de 2 personnes. Représentatif ou pas de la majorité des avis, peu importe car il n'appartient qu'à l'auteur de discerner les remarques constructives des autres (ce que j'ai fait avec les remarques d'Eridan).
 
Que une seule personne ou cent te fasse une remarque sur ton texte, de toute façon au final tu es seul décideur de la pertinence de cette remarque. Le nombre n'y fait rien. De toute façon, l'écrivain restera toujours seul devant son texte.


 
Je suis content pour toi que ça te satisfasse (parce que ça ne suffira pas aux détracteurs, et ça sera inutile aux yeux de ceux qui avaient adoré au début).  
Moi j'ai jeté à la poubelle les Enfants de Norphos et ses corrections.
Gros taux d'échec.
 
Mais je me fais l'effet du type qui intervient au milieu d'une scène de ménage, c'est finalement lui qui prend les assiettes... J'aurai eu au moins le mérite de vous distraire. Allez, je me tais, promis.


Message édité par dom le 04-03-2006 à 16:06:34
n°602
Florent
Posté le 04-03-2006 à 16:45:20  profilanswer