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Fantastique - Le Royaume d'Esiah - 100%

n°1102
Suzanne La​ne
Posté le 25-05-2008 à 00:41:32  profilanswer
 

Bonjour à tous!
 
J'écris depuis deux ans une trilogie dont je vous présente le premier tome, sous-titré "la stèle du destin".
Je mettrai en ligne les différents chapitres au fur et à mesure, en éditant ce message. Le manuscrit fait 409 pages au total dans le format que vous trouverez sur le document en pdf. Vous pourrez voir en page 2 la carte du royaume, et je joins aussi la couverture que j'ai faite avec les moyens du bord, n'étant pas une très bonne dessinatrice. Je signale cependant que c'est un roman jeunesse, destiné aux plus de douze ans. Tous les commentaires sont les bienvenus, même mauvais! Ils me permettront d'améliorer le tout. Je suis en train d'écrire le second tome, je suis d'ailleurs à la page 260.
voilà voilà!
 
 
Prologue
 
Couverture avant
 
Couverture arrière
 
 
 

n°1104
Suzanne La​ne
Posté le 25-05-2008 à 20:32:35  profilanswer
 

Vous pouvez lire les 80% de mon roman à l'adresse ci-dessous:
 
Le Royaume d'Esiah, la stèle du destin
 
Vous trouverez aussi la table des matières qui vous permettra de retrouver le début des chapitres ici:
 
Table des matières
 
Et j'en profite pour mettre le court résumé du livre, qui figure sur la couverture arrière, ci-dessous:
 
Le Royaume d’Esiah n’avait jamais connu une telle épidémie. Beaucoup de Siahnnas sont morts et le jeune Milo se retrouve seul avec pour unique souvenir de ses parents une pierre rouge incrustée dans une pièce d’argent. Quelle étrange gemme ! Elle semble investie de pouvoirs mystérieux. Sa rencontre avec Almandin, le dirigeant de l’Astreia aux secrets bien gardés, va l’entraîner en plein cœur des intrigues de palais et réveiller la stèle du destin.
 
Le second tome a pour sous-titre "La Confrérie des Morts" et le troisième "La dernière pierre sacrée"
 
J'espère que vous prendrez plaisir à lire le premier roman, même s'il existe sûrement des imperfections, des mauvaises tournures, des fautes d'orthographe (à force de se relire, on ne les voit pas). Il s'agit en effet de mon premier roman.  
 
Merci!

n°1105
mouysset
Quand il a bu il n'a plus soif
Posté le 26-05-2008 à 13:00:43  profilanswer
 

Bonjour Suzanne.
Même si je ne suis pas du tout fana de ce type de roman ( piètre lecteur par ailleurs de toute façon et en tous cas piètre lecteur de fictions) je puis dire que je suis favorablement impressionné par ta présentation et notamment la couverture de ton roman. C'est flamboyant et surement très adapté à ce style de roman.
Aucune faute ne m'a sauté aux yeux dans ta présentation, ce qui est déjà - aujourd'hui - largement positif.
A l'occasion - là, en ce moment précis , je n'ai pas le temps - j'irai lire quelques passages de ton oeuvre...et je te dirai ...
Bienvenue sur ce site cool...
Le papy.


---------------
 
Si le travail de cet auteur vous plait, vous pouvez l'encourager en cliquant ici
n°1107
Suzanne La​ne
Posté le 27-05-2008 à 20:20:30  profilanswer
 

Je faisais beaucoup de fautes auparavant, j'en fait moins aujourd'hui, heureusement lol.
Je suis contente que la présentation plaise, c'est déjà un bon début. Je me demandais si la couverture était assez bien, je vois qu'elle passe pour le genre, c'est encore mieux. Et j'espère que le livre sera prenant, c'est tout ce que je souhaite. Quand certains l'auront lu (s'ils ne sont pas découragés par la longueur), je donnerai le lien de la suite.
 
A part ça, je suis aussi une piètre lectrice. Je ne lis vraiment pas beaucoup. Je préfère écrire, ce qui étonne la plupart des gens, car on pense souvent que ceux qui aiment écrire lisent. Mais ça n'est pas mon cas. Malgré cela, je vais faire un effort sur ce forum pour lire ce que j'aurai le temps de lire, histoire de faire quelques commentaires. Je sais que c'est assez difficile d'obtenir des avis constructifs qui aident à améliorer son style et sa "technique", alors la moindre des choses que je puisse faire, c'est d'aider ceux qui m'aident. Alors je remercie d'avance ceux qui le feront.

n°1108
Deidril
Posté le 28-05-2008 à 10:37:23  profilanswer
 

Bonjour Suzanne.
 
J'ai lu ton prologue et le début de ton premier chapitre. Je dois dire que l'intérêt de la lecture a très vite disparu au profit du sentiment d'un texte qui n'est pas naturel.  
 
Je n'ai pas relevé de fautes notoires, mais j'ai trouvé la construction des phrases parfois inadéquates et le choix des mots mal pensé. Tu essaye de faire des phrases longues et tu uses de compléments descriptifs qui ne sont pas souvent nécéssaire, mais qui embrouille la lecture.
 
Ce qui, au final, donne un texte dont la construction est plus compliquée qu'elle n'aurait du l'être.
 
Il y a aussi pas mal de répétitions.
 
Tu essaye d'utiliser des figures de styles pour rendre le texte plus littéraire mais c'est souvent mal employé.
 
Tu dis que tu aime écrire et non pas lire. Je pense que cela te dessert horriblement et que cela se ressent impitoyablement.
 
Cependant, l'imagination est là. Je pense donc que tu as besoin de faire mûrir ton texte et de te trouver un style d'écriture qui te permette d'aller au delà des petits problèmes relevés.
 
Laisse reposer tes écrits et attaque toi à une explication de texte comme tu le ferais sur un devoir de français. Cela te permettrait de relever pas mal des petits problèmes.
 
Voici mon explication de texte pour le début de ton roman :
 

Citation :


Il créa deux mondes bien distincts qu’il confia à deux âmes mortelles.  


Répétitions de 'deux'.  
Je ne vois pas l'intérêt de 'bien distincts'.  
Pourquoi une âme ? S'agit -il d'une entité désincarné.
pourquoi pas 'Il créa deux mondes et confia chacun à un mortel.'  
 

Citation :


Par ce fin stratagème, il se libéra habilement de sa mission, celle de veiller sur le libre arbitre des humains et il put se reposer un peu.


Si c'est un fin stratagème, habilement est superflu, on a compris le message.  
humains ? Pourquoi pas hommes ?  
et il put se reposer un peu => Une entité divine qui a besoin de repos ? Ca fait bizarre. Pourquoi pas plutôt il  put se consacrer à d'autres projets. Et j'aurai mit un point plutôt qu'un 'et'.
 

Citation :


Il fonda les Royaume d’Odéon et d’Esiah, les gardiens des âmes pures et des âmes déchues. Et pour pimenter ce jeu, aussi divin que sa personne, Elohim, le créateur, leur offrit certains de ses pouvoirs.


Il fonda ainsi les RoyaumeS
Tu peux enlever aussi divin que sa personne => Puisqu'il est le créateur, on comprend que c'est une divinité.
Pourquoi offrit ? Un pouvoir n'est pas un cadeau. Utiliser plutôt investir, confier, etc ...
 

Citation :


Depuis des siècles déjà, ces deux royaumes envoient leurs émissaires dans le Monde des Mortels pour établir les listes des âmes qui entrent dans leur domaine après leur mort.


déjà => superflu
envoient => envoyaient
le Monde des Mortels => majuscules superflues
les listes => la liste
qui entrent dans leur domaine après la mort => très maladroit : destinée à l'un ou à l'autre + qq chose d'autre que 'apres la mort'
 

Citation :


Ils sont leurs protecteurs et veillent à leur renaissance dans le Royaume des Hommes.


j'ai trouvé la phrase maladroite et je ne comprend pas l'utilisation de 'renaissance'. Il manque une sérieuse explication ici.
 

Citation :


S’ils venaient à manquer à leur devoir, une guerre sans merci les opposerait, au milieu de laquelle se
placeraient les êtres humains, soumis à l’équilibre des mondes.


venaient à => Maladroit, il faut éviter les aller faire, les venir à etc ...  
se placeraient => maladroit, se trouveraient, se situeraient.  
J'aurai plutot dit.
Mais qu'ils manquent à leur devoir et une guerre impitoyable les opposerait. Soumis à l'équilibre des mondes, les êtres humains se retrouveraient alors piégés entre les deux camps.
 
 
Conclusion du prologue :  
 
Il est de coutume de dire qu'on n'écrit plus ce genre d'introduction 'Comment le monde a commencé' pour les romans de fantasy. On m'a aussi fait la remarque. Mais je crois que ce n'est pas une règle à suivre.  
 
Cependant, ici,  
 
   1) j'ai vraiment du mal à comprendre le texte.  
   2) C'est très confus et sans aucun doute trop court pour développer correctement l'ambiance
 
On passe au premier paragraphe  du premier chapitre  
 

Citation :


La voûte s’embrasa au son des cloches, comme chaque matin, faisant
pénétrer des rayons de lumière par la petite ouverture de la chambre de Milo.
Le jeune garçon de neuf ans se réveilla et balança ses bras au-dessus de lui en
ouvrant grand sa bouche pour expirer un long souffle de fatigue. Ses cheveux
châtains étaient en bataille et ses yeux légèrement bleutés à peine ouverts,
juste de quoi épier, comme à son habitude, les mouvements des uns et des
autres dans la ruelle sur laquelle donnait sa chambre. S’avançant jusqu’à la
fenêtre, il contempla les petites maisons percées dans la roche noire. Puis il
leva les yeux vers la voûte au-dessus de la cité d’Esiah qui réchauffait de ses
flammes adentes le visage à peine réveillé des Siahnnas. Il imaginait le ciel et
le Soleil, là où il n’y avait qu’une énorme voûte qui s’illuminait toujours au
moment où au-dessus d’eux, dans le Monde des Mortels, il commençait à faire
jour.


comme chaque matin => Le passer en début de phrase, et sans virgule
faisant pénétrer => maladroit, il faut éviter les formes passives de ce genre
et balança ses bras au dessus de lui => étira ses bras
en ouvrant grand sa bouche bla bla bla fatigue => bailla.
les mouvements des uns et des autres dans la ruelle sur laquelle donnait sa chambre => Long et Maladroit.
Tu devrais plutot faire une petite phrase du genre . Sa chambre donnait sur une ruelle, certes petite mais étonnement fréquentée, et Milo, lorsqu'il se réveillait, appréciait d'en épier les passants jusqu'à ce que les dernières brumes du sommeil se soit évaporées ... ( ou qq chose comme ça ).
 
S’avançant jusqu’à la fenêtre, il contempla les petites maisons percées dans la roche noire.
=> oula, moi je pensais qu'il pouvoir voir directement de son lit. Comment peut il, une phrase plus tôt, épier des gens, et devoir aller à la fenetre pour voir les maisons en face ?! Il y a un problème ici
 
Puis il leva les yeux vers la voûte au-dessus de la cité d’Esiah qui réchauffait de ses flammes adentes le visage à peine réveillé des Siahnnas. => Long et maladroit encore.
Coupe la poire en deux :
La voûte au dessus de la cité d'Esiah réchauffait des ses flammes ardentes ( avec un R ) XXXXX
Pourquoi réchauffer visage à peine réveillé : ils dorment tous à la belle étoile ? non, ils sont dans leurs chambres, donc tu as un problème ici ? 2eme point: Si les nuits sont si glaciale que le réchauffement est un élement de ton background, tu ne t'en ai pas expliqué jusqu'ici.
 
Il imaginait le ciel et le Soleil, là où il n’y avait qu’une énorme voûte qui s’illuminait toujours au
moment où au-dessus d’eux, dans le Monde des Mortels, il commençait à faire jour.
=> voûte. C'est la troisième répétition dans se paragraphe. Pense à des synonymes comme dôme, etc ...
=> construction maladroite encore. Tu peux carrément supprimer , là où il n’y avait qu’une énorme voûte qui s’illuminait toujours au-dessus d’eux, => On sais très bien ou doit se trouver une voûte.
moment où au-dessus d’eux,  
=> Pourquoi une majuscule à Soleil ?
 
Voilà pour te  souhaiter la bienvenue sur les parrains...Et au travail :)


Message édité par Deidril le 28-05-2008 à 10:41:45
n°1109
Suzanne La​ne
Posté le 28-05-2008 à 20:04:04  profilanswer
 

Je te remercie d'avoir lu le début, et je vais donc répondre à ta critique:
 
Je pense que tu n'aimes tout simplement pas mon style. J'ai déjà fait lire mon roman à une personne qui a déjà été publiée, et ça ne lui a pas posé de problèmes. Ce n'est pas une question de construction, c'est plutôt une question de goût. Tout comme je trouve ton expression "les dernières brumes du sommeil " un peu trop compliquée et pas du tout dans mon style. Cependant, je vais répondre à toutes tes interrogations:
 
- Pourquoi humains et pas hommes? Parce que les Siahnnas sont aussi des hommes, physiquement parlant. Pour faire la disctinction, j'utilise donc le mot humain. C'est un roman jeunesse, pas pour adulte. Tu dois tout expliquer, et revenir sur certains points n'a jamais fait de mal.
 
- Monde des Mortels et Soleil prennent une majuscule, pour la simple raison qu'on dit aussi la planète Mars ou Vénus.  
 
- Quand je dis "S’avançant jusqu’à la fenêtre, il contempla les petites maisons percées dans la roche noire.", ça ne veut pas du tout dire qu'il a besoin d'aller à la fenêtre pour les voir. Enfin, je crois, si mon français est toujours bon. De même lorsque je dis que les flammes de la voûte réchauffent la visage des Siahnnas, c'est parce que comme je l'avais dit, il y a des gens, dehors, et que si tu avais une voûte enflammée à quelques mètres au-dessus de ta tête, tu en sentirais la chaleur. Il suffit juste de se mettre dans le contexte pour le comprendre. Je crois que ça sert à ça, de lire un roman.
 
-En parlant de lecture, j'ai lu la Croisée des Mondes (parmi d'autres lectures comme celles-ci, même si je n'aime pas lire), et je pourrais citer une multitude de passages où il y a énormément de répétitions, et plus que moi. Les miennes ne sont pas là pour rien, en tous cas, pour celle de la voûte. Je retiens ta remarque pour le mot "deux".
 
-Sinon, je ne vois pas pourquoi je n'ai pas le droit de banlancer mes bras, il faudrait me l'expliquer. C'est un enfant de neuf ans, ce n'est pas un adulte, comme toi et moi. Il peut renifler, taper des mains, frapper des pieds, secouer ses membres, et le français a quelques chose de sympathique: c'est qu'il existe plusieurs façons de dire la même chose, sinon, tout le monde aurait le même style, ce serait bien triste ^^
 
-Concernant un pouvoir, Elohim leur a "offert" ce pouvoir, c'est un cadeau, un présent, et je ne comprends pas du tout pourquoi il ne pourrait pas l'avoir fait.
 
Après, pour les explications, c'est simple. Quand tu écris un roman, tu vas laisser des blancs, et au début, le lecteur ne va pas tout comprendre. Tu dis que ça manque d'explications, mais je peux t'assurer que d'y mettre plus détails submergerait le lecteur. A mon avis, ce n'est pas très bon.  
 
Que dire d'autre? J'attends de lire tes prochaines critiques, qui, aux vues de ce que tu as pu dire, seront certainement très longues à lire, à moins que tu ne sois découragé par mon style peu mûr et trop artificiel à ton goût, ce que je comprendrai très bien. On aime ou on n'aime pas. C'est la vie^^

n°1111
Deidril
Posté le 29-05-2008 à 10:59:18  profilanswer
 

J'ai vu que tu étais inscrite sur Cocyclics. Je vais donc laisser la main à d'autres beta lecteurs. Deux avis valent mieux qu'un...

n°1114
Suzanne La​ne
Posté le 29-05-2008 à 18:45:55  profilanswer
 

Je ne l'ai pas encore mis sur Cocylics car je n'ai pas le temps d'aller lire ce qu'ils écrivent pour l'instant. Je me suis juste présentée et j'ai donné le lien. Et tu peux très bien donné ton avis, ça ne me dérange pas. Je ne faisais que répondre à tes remarques. Et d'ailleurs, la dernière que j'ai oublié de mettre:
 

Citation :

Il imaginait le ciel et le Soleil, là où il n’y avait qu’une énorme voûte qui s’illuminait toujours au  
moment où au-dessus d’eux, dans le Monde des Mortels, il commençait à faire jour.  
=> construction maladroite encore. Tu peux carrément supprimer , là où il n’y avait qu’une énorme voûte qui s’illuminait toujours au-dessus d’eux, => On sais très bien ou doit se trouver une voûte.


 
Je n'ai pas dit dans cette phrase que la voûte était au-dessus d'eux. J'ai dit que la voûte s'embrasait toujours, lorsqu'au-dessus d'eux, dans le Royaume des Mortels, il faisait jour. Le monde que j'ai voulu créé est souterrain. Voilà pourquoi il n'y a pas de ciel et pas de soleil. Je pensais qu'on le comprenait à la lecture, d'ailleurs, les détails de la voûte sont faits pour ça, dans l'intention que le lecteur se demande "qu'est-ce que c'est?". Le Monde des Mortels est au-dessus d'eux, et à chaque fois que la voûte s'allume à Esiah, c'est que juste au-dessus de leur tête, il commence à faire jour dans le Monde des Mortels. Voilà la petite explication.
 
Je pense que de trop se perdre dans une explication de texte te fait perdre l'objectif essentiel: lire un roman et essayer de le comprendre. Tu as fait beaucoup d'interprétations, alors qu'il n'y a pas lieu d'être. Lire la phrase dans son intégralité ne t'aurait pas fait perdre son sens. Les phrases que je construis ne sont ni longues, ni courtes. Elles font deux ou trois lignes maximum, et sont bien moins longues que dans certains romans déjà publiés. Mais si tu penses que j'ai tort, n'hésite pas à le dire. On est là pour ça, pour se dire les choses. Je suis ouverte à tout, comme tu dois l'être aussi. C'est ainsi qu'on réussit à s'améliorer, en disant son opinion, et en expliquant pourquoi on l'a eue. Je te remercie d'ailleurs d'avoir eu autant de franchise car ce n'est souvent pas le cas. Et j'en aurai tout autant pour toi.

n°1115
Deidril
Posté le 31-05-2008 à 18:05:28  profilanswer
 

Citation :

Il imaginait le ciel et le Soleil, là où il n’y avait qu’une énorme voûte qui s’illuminait toujours au moment où au-dessus d’eux, dans le Monde des Mortels, il commençait à faire jour.  


 

Citation :

Lorsque l'énorme voûte s'illuminait, il commençait à faire jour dans le Monde des Mortels. XX le savait. Il imaginait alors ce ciel et ce Soleil etc ...


 
Tu dis que tu écrit un roman jeunesse, mais je doute réellement qu'un adolescent, et encore plus en 2008, ne se perde pas dans la lecture de tes tournures, dont je ne suis pas sûr d'ailleurs de la justesse. Si tu décortique un roman de jeunesse, tu verrais justement combien le style est clair, rapide, et les phrases courtes, et allant à l'essentiel.
 
Second point, La croisee des mondes est une traduction. D'ailleurs, le titre original est 'Northern Lights', soit Lumière du nord ou Lumiere nordique. C'est dire combien la traduction est fidèle...  
 
Il faut différencier un texte jeunesse écrit en français comme Les mondes d'Ewilan par exemple, de la traduction d'un roman étranger. Les répétitions que tu as pu observer sont elles présentes dans le texte original ou bien le traducteur a-t-il fait preuve de fainéantise ? Si tu prends d'autres traductions, comme par exemple, La Roue du Temps : Des termes comme 'Channeler' qui sont intraduisibles, n'ont jamais été traduit directement. Les traducteurs usant alors d'astuces pour ne pas traduire l'intraduisible. Les traductions ne sont surement pas une bonne base de référence pour rédiger un roman dans notre langue, même si les traducteurs sont souvent des auteurs tout à fait capable...Si tu veux prendre une référence, prend un roman français.  
 
Enfin, être édité ne veux pas dire être une référence. Je ne connais pas les circonstances ni la personne, mais je serais toi, je ne tiendrai pas pour acquis la qualité du texte. C'est pourquoi je t'ai invité à poster sur cocyclics pour avoir d'autres avis, car je pense que tu fais fausse route sur pas mal de points et qu'avoir d'autres avis t'amènera peut être à reconsidérer tes arguments.
 
Bien sûr, peut être que je me plante totalement.  
 
Dans les deux cas, prends d'autres avis.


Message édité par Deidril le 31-05-2008 à 18:06:56
n°1116
Suzanne La​ne
Posté le 31-05-2008 à 20:06:29  profilanswer
 

Ne t'inquiète pas, je prendrai d'autres avis. Je ne prends pas la qualité du texte pour acquise. Je sais pertinnement que j'utilise des expressions qui ne sont pas toujours bonnes, et d'ailleurs, je l'ai dit à Ink. Mais de là à changer radicalement tous les termes d'une phrase, il y a un gouffre. Tu me proposes seulement des tournures plus longues et plus compliquées que les miennes. Soit un style qui est le tien.
 
ex:
 
Ses cheveux châtains étaient en bataille et ses yeux légèrement bleutés à peine ouverts, juste de quoi épier, comme à son habitude, les mouvements des uns et des autres dans la ruelle sur laquelle donnait sa chambre.
 
devient:
 
Sa chambre donnait sur une ruelle, certes petite mais étonnement fréquentée, et Milo, lorsqu'il se réveillait, appréciait d'en épier les passants jusqu'à ce que les dernières brumes du sommeil se soit évaporées ...  
 
En sachant que tu donnes ainsi moins de détails. Où sont passés ses yeux bleus? et ses cheveux en bataille? De plus, il est plus facile pour un enfant de comprendre "des yeux à peine ouverts" que "les dernières brumes du sommeil se soient évaporées". Mais dis-le moi si je me trompe.
 
Voilà pourquoi je te réponds tout simplement que de faire une expliquation de texte ne suffit pas, surtout lorsque je vois que tu prends toutes mes phrases à contre sens, et même les plus courtes comme "En s'avançant vers la fenêtre, il contempla les petites maisons de roche noire". Pour en arriver à penser que Milo a absolument besoin d'être à la fenêtre pour les voir, il faut vraiment avoir lu rapidement le texte. En outre, s'il n'y avait que ça, je ne dirai rien, mais en plus de ces remarques faites à la va-vite, tu sais pertinnement que Milo regarde les gens dehors, puis après tu ne comprends pas comment ça se fait qu'il y a des gens dehors, en croyant qu'ils sont tous couchés. Je me demande alors, et à juste titre, si tu n'as pas lu un peu trop vite. Tu aurais aussi pu remarquer que ce que tu dis être le premier chapitre est en fait le prologue. C'est écrit en gros. Je pensais que ça sautait aux yeux. De plus, quand on prend la peine de répondre sur le forum, on essaie de relire ses posts. Les tiens sont blindés de faute, et toutes ces choses me font dire que tu manques totalement de rigueur.  
 
Par contre, tu m'as donné la bonne idée d'aller voir la version anglaise de la Croisée des Mondes. J'irai donc repérer le passage dans lequel il y a énormément de répétitions dans les deux versions, et lorsque ce sera fait, je te dirai si la répétition n'existe que dans la version anglaise.
 
Maintenant, si ce que j'ai dit sur tes remarques est non fondé, je t'invite moi aussi à argumenter sur cette page. Nous sommes là justement pour s'échanger des opinions, et je suis tout à fait ouverte au débat.
 
D'ailleurs, j'édite. J'ai eu l'idée de changer simplement quelques petites choses dans le paragraphe que tu as décortiqué. Et tu me diras ce que tu en penses^^
 

Citation :

La voûte s’embrasa au son des cloches, faisant pénétrer des rayons de lumière par la petite ouverture de la chambre de Milo. Le jeune garçon de neuf ans se réveilla et balança ses bras au-dessus de lui en ouvrant grand sa bouche. Ses yeux légèrement bleutés étaient à peine ouverts, juste de quoi épier, comme à son habitude, les mouvements des uns et des autres dans la ruelle sur laquelle donnait sa chambre. S’avançant jusqu’à la fenêtre, il contempla les petites maisons percées dans la roche noire. Puis il leva les yeux vers la voûte, au-dessus de la cité d’Esiah, qui réchauffait de ses flammes le visage des Siahnnas. Il imaginait le ciel et le Soleil, là où il n’y avait qu’un énorme dôme qui s’illuminait toujours au moment où il commençait à faire jour dans le Monde des Mortels.


 
Je t'ai même fait le plaisir de supprimer la répétition^^ En somme, j'ai enlevé, comme tu l'as fait, des détails. On a l'impression que c'est le même texte, mais comme il y a moins de détails, il devient moins compliqué. En somme, c'est le fond qui change, et non le style. Mon père m'en a donné l'idée. Je lui ai soumis les deux versions de la phrase que tu as reprise, celle sur la voûte, sans lui dire qui l'avait écrite. Il m'a dit pour la tienne qu'il n'y avait pas du tout à réfléchir. Il a comparé ça à un style Harry Potter. Quant à la mienne, il l'a trouvée plus détaillée, mais il m'a dit qu'au fond, la simplicité enlevait du détail. Les deux phrases ne veulent pas dire la même chose. Le fond en est changé. Pourtant, nos deux phrases sont aussi longues l'une que l'autre. Alors le débat est simple: faut-il faire moins compliqué et donc bannir les styles qui veulent imposer un peu plus de détails, ou est-ce possible de rajouter dans une phrase, qui n'a pas de problème de construction, des adjectifs et des compléments de trois mots qui ajoutent un peu plus de description?


Message édité par Suzanne Lane le 01-06-2008 à 09:19:45
n°1117
Seb
tapissier-magicien
Posté le 01-06-2008 à 12:11:05  profilanswer
 

Hello,
 
 
Ca faisait longtemps qu'on avait pas eu un débat un peu animé sur ce forum. Ca fait plaisir  :) .
 
J'ai lu l'intro et le premier chapitre et je suis globalement de l'avis de Deidril. Ceci dit, je pense qu'il est utile de préciser, comme il l'a fait, que ce ne sont que des petits problèmes, probablement dus à un manque de recul et de maturité dans le style.
 
Ces petits problèmes m'ont, moi aussi, fait sortir du texte, mais c'est une question de forme. Le fond me parait prometteur. J'aime la mise en situation et ça me donne envie de lire la suite. Je pense aussi que l'imaginaire est là, la construction me parait bonne sur ces premières pages, mais la forme me semble inaboutie.
 
Si tu veux bien me faire passer un fichier word ou rtf, je reprendrai depuis le début en allant plus loin et en te mettant le détail de mes remarques dans le texte. Il y a autre chose qui m'a gêné dans la façon dont tu donnes des informations dans le dialogue entre le père et le fils, et d'autres détails.
 
Sur le côté longueur des phrases, je pense aussi que Deidril est de bon conseil. Je suis particulièrement sensible à ça parce que je j'ai tendance à faire la même chose et c'est un point que je dois corriger dans Roleplay. Il n'y a pas de vérité sur ce point, comme sur d'autres d'ailleurs, mais le confort est toujours meilleur pour le lecteur quand il n'a pas à revenir sur une phrase pour être sûr qu'il l'a bien comprise. Ceci dit, c'est toujours quelque chose qu'on peut corriger en redécoupant le propos, sans en changer le sens ou le niveau de détail. Si la contre-proposition de Deidril ne convient pas sur un point, il suffit d'en trouver une autre  :)
C'est, je pense, une bonne habitude à prendre quand on s'adresse à un public adulte, mais si tu te positionnes en lecture jeunesse, ça me parait encore plus important.
Mais bon, il n'y en a pas beaucoup non plus, des phrases trop longues.
 
En fait, je crois que l'ensemble des petits problèmes relevés ne vient que d'un dernier palier à franchir dans la perception globale du texte. Il est d'ailleurs tout à fait possible que tu aies franchi ce palier au fil de l'écriture de ce premier tome, qu'on le ressente par la suite, et que tu ne voies pas les retouches que mériteraient ce début d'histoire parce que tu y est affectivement liée. A voir. Je pense qu'au stade ou il est, et en me limitant à ce que j'ai lu, le texte demande un effort d'adaptation au lecteur, alors que c'est toi qui devrais faire cet effort pour le rendre plus accessible.
 
Si je devais me positionner pour valider ce texte chez les parrains, je dirais qu'il est un candidat naturel et intéressant, mais qu'il a besoin d'une couche de finition.
J'irai plus loin dans le texte dans la semaine pour te donner un avis plus général. Si tu me fais parvenir un fichier sur lequel je puisse intervenir, j'annoterai au fil de ma lecture.
 
 
Sinon, sur le côté littérature jeunesse, je suis un peu surpris. Je trouve l'ambiance de ce début d'histoire plutôt adulte, un brin inquiétante. Il me séduit alors que j'ai la trentaine bien sonnée, et je me demande si tu es sur le bon créneau en te positionnant "jeunesse".
En fait, je trouve l'esprit assez proche de ce que fait Deidril d'ailleurs.
Là aussi, c'est à confirmer sur la suite du texte, mais je te sens un peu entre deux chaises à ce niveau.
Ceci dit, je ne suis pas un expert de la littérature jeunesse, loin de là   :D .
 
Pour finir, je rejoindrais à nouveau Deidril sur le fait que ne pas lire nuit très probablement à la qualité de ton écriture. Il y a des choses qu'on intègre instinctivement quand on lit beaucoup de textes de qualité. On acquiert une forme d'instinct naturel de ce qu'est un bon équilibre et c'est très utile. Je te parle d'expérience, car je me considère moi-même dans ce processus, même si j'ai déjà beaucoup lu. Je sens que je ne suis pas encore totalement mûr, et c'est probablement pour ça que Je passe plus de temps sur le travail des autres que dans le mien depuis trois ans  :). On voit des choses chez les autres qu'on ne voit pas dans ses propres textes. Et que ce soit en lisant des œuvres abouties et publiées ou des écrits amateurs à différents stades de maturation, je crois qu'on arrive toujours à la même conclusion : un texte est bon quand il n'y a plus rien à dire. Il y a toujours des choses qui peuvent se discuter, ça peut ne pas plaire, les niveaux de qualité peuvent être différents et on peut arriver au même résultat de bien des façons, mais quand un texte a trouvé son bon équilibre, ça se sent et il n'y a plus rien à dire.
Lire est indispensable quand on écrit, ne serait-ce que pour se mettre dans la peau d'un lecteur, de celui qui reçoit l'histoire. Si tu manques d'expérience à ce niveau, tu passes forcément à côté de quelque chose.
 
Si tu soumets ton texte chez Cocyclics, prépare-toi toi à avoir ce genre de remarques et probablement d'autres. Florent a proposé "Mort ou Vif" chez eux après validation ici. Ils ont jugé qu'il y avait encore beaucoup de choses à redire, et à juste titre selon les standards de l'édition.
 
Ceci dit, ton thème est très intéressant et ce que j'ai lu est prometteur. Si tu as envie de te poser quelque part sur la toile pour finir ta trilogie, ce forum est fait pour toi. Et cela n'empêche pas, bien au contraire, d'aller prendre d'autres avis ailleurs  :)
 
A bientôt
Seb
 


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°1118
Suzanne La​ne
Posté le 01-06-2008 à 12:40:58  profilanswer
 

Je te fais parvenir le lien du texte en .doc par mp. Pour l'histoire de la classification du roman, pour ma part, je pensais plutôt qu'il était réservé aux adultes. Mais tous ceux qui l'ont lu, amateurs de romans jeunesse (Eragon, Harry Potter, La croisée du Monde, l'Oeil du golem etc) m'ont dit qu'il s'agissait là d'un roman jeunesse. Peut-être est-ce alors le prologue qui pose problème plus que la suite? J'attends de voir ce que vous me direz au fur et à mesure de la lecture.  
 
Et sinon, je répondrai simplement que ce n'est pas parce que je n'aime pas particulièremlent lire que je ne lis rien. Sur ce point, j'aurais peut-être dû m'abstenir de dire quoi que ce soit. Justement, c'est en lisant d'autres romans que j'ai récupéré quelques expressions auxquelles j'étais assez sensible. Après, comme je le disais, j'attends de voir pour la suite. Mon père a lu l'intégralité du roman, et même la suite, et il a trouvé qu'il était bien moins compliqué que l'ouvrage que je n'arrête pas de citer, c'est à dire la Croisée des Mondes. Alors j'ai l'habitude de dire qu'il ne faut pas juger aux premières apparences. Il faut aussi savoir être curieux et regarder un peu plus loin. Et comme je le disais, avoir des remarques ne me dérange pas, du moment où j'ai l'impression qu'on ne juge pas à la manière de Lucky Luke :p
 

n°1119
Deidril
Posté le 01-06-2008 à 15:05:31  profilanswer
 

Suzanne Lane a écrit :

Et comme je le disais, avoir des remarques ne me dérange pas, du moment où j'ai l'impression qu'on ne juge pas à la manière de Lucky Luke :p


Si c'est ma maniere de te présenter les choses qui t'a interpellé négativement, tu m'en vois désolé. Pour moi, la correction au pas par pas permet de soulever les problèmes. Lorsqu'un problème se répète, c'est qu'il y en a un autre, de fond, donc plus important. Peut être que l'esprit de synthèse de Seb te permettra plus de remises en question que ce qui te semblait un jugement à la Lucky Luke.
 

Citation :


Je t'ai même fait le plaisir de supprimer la répétition^^ En somme, j'ai enlevé, comme tu l'as fait, des détails. On a l'impression que c'est le même texte, mais comme il y a moins de détails, il devient moins compliqué.


Libre à toi d'incorporer les détails que tu veux, mais pourquoi pas sur 2,3 ou 5 phrases au lieu de une ? Il faut trouver le juste milieu qui te convient. J'ose espérer que tu as supprimé la répétition parce que tu as convenu que c'était nécessaire, et non pas pour me faire plaisir...Il ne faut prendre dans les remarques que celles qui te semblent justifiées. Tous les avis que tu recevras auront, d'une manière ou d'une autre, tendance à tirer le fil dans la direction du style de l'auteur en herbe.  
 
A+

n°1121
Seb
tapissier-magicien
Posté le 01-06-2008 à 16:25:45  profilanswer
 

:)  
 
J'ai d'autres choses à lire avant mais je vais mettre le nez dans le reste de ton texte assez rapidement.
Je suis synthétique dans mes messages sur le forum, mais j'avance aussi au pas à pas quand j'annote à la relecture. Enfin, tu verras :)
 
Pour la classification, je te donnerai aussi un avis plus précis plus tard mais si c'est de l'acabit de ce que tu cites, c'est plutôt du "tout public". Mais je me fais sans doute une fausse idée de ce que l'on appelle littérature jeunesse.
En tout cas, ça doit être cool d'avoir un papa qui lit du fantastique  :)


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°1122
Suzanne La​ne
Posté le 01-06-2008 à 18:16:01  profilanswer
 

Prends ton temps, je ne suis pas pressée^^ Avoir un père qui aime le fantastique aide beaucoup en effet. Il est amateur de fantasy, fantastique et science fiction, du genre les romans de Feist, ou ceux de Tolkien.
 
Et Deidrill (l'homme qui tire plus vite que son ombre), je ne t'en veux pas non plus. C'est que j'ai tendance à répondre, surtout lorsque je ne comprends pas le pourquoi du comment. Pour les répétitions, je les ai supprimées parce qu'il le faut bien, et non pas pour te faire plaisir, je te rassure.
Sinon, je pense que le problème que tu dis être répétitif et de fond ne l'est pas vraiment, enfin, je l'espère. Je n'utilise pas tout le temps le genre de phrases que j'ai utilisées au début du prologue. Si tu poursuis la lecture, tu verras qu'elles ne sont pas très longues et qu'elles ne sont pas compliquées. J'ai aussi tendance à essayer de donner un effet de longueur ou un effet précipité à l'action en jouant sur la longueur des phrases:
 

Citation :

Ex:
Face à l’impassibilité de Gamerron, Almandin prit les commandes et tapa les codes nécessaires à la désactivation du cœur. Sans hésiter comme son père l’aurait fait, il appuya sur la dernière touche. Le cœur cessa de battre. L’énergie se stabilisa. Les circuits se bloquèrent. Les écrans vacillèrent. Leur image s’estompa. Les hommes furent pris de vertiges. La terre cessa de trembler. Le dos du roi se fléchit. Il pressa rapidement le bouton qui réactiva l’alimentation. Le cœur palpita de nouveau.


 
Je ne sais pas si l'effet est bon ou non, à voir. Mais je pense qu'il faut savoir jouer sur la longueur des phrases pour donner du rythme aussi. Pour ma part, je n'ai jamais réussi à faire de bons prologues. C'est toujours le plus dur à écrire.  
 
Par contre, pour tes remarques sur les dieux qui n'ont pas besoin de repos etc, en effet, traditionnellement, ils n'ont pas besoin de repos. Tu apprendras simplement que je ne fais pas dans le traditionnel :p
 
A part ça, voici un essai de début de prologue avec des phrases plus courtes. Je dirai simplement que je n'aime pas vraiment cette version, mais je voudrais savoir si pour vous, c'est mieux:
 

Citation :

La voûte s’embrasa au son des cloches et des rayons de lumière pénétrèrent par la petite ouverture de la chambre de Milo. Le jeune garçon de neuf ans se réveilla et s’étira en expiant un long souffle de fatigue. Ses cheveux châtains étaient en bataille et ses yeux légèrement bleutés à peine ouverts. Il épiait les passants qui marchaient dans la ruelle devant chez lui, comme à son habitude. S’avançant jusqu’à la fenêtre, il contempla les petites maisons percées dans la roche noire. Puis il leva les yeux vers la voûte qui illuminait la cité d’Esiah et réchauffait de ses flammes adentes le visage à peine réveillé des Siahnnas. Il imaginait le ciel et le soleil, là où il n’y avait qu’un énorme dôme. La gigantesque coupole s’enflammait toujours au moment où il commençait à faire jour dans le Monde des Mortels, situé bien au-dessus de leurs têtes.
Une grande tour, qui semblait presque toucher ce ciel orangé, émettait des bruits étranges ponctués de hurlements lointains. On la nommait la Tour des Supplices. Elle enfermait les âmes les plus cruelles du royaume pour les châtier. Elle avait été construite dans une roche blanche semblable à de la craie qui tranchait avec la pierre noire rugueuse des habitations. Milo la trouvait très belle mais un peu trop encombrante. Chaque matin, son regard se portait sur ce vaste cône.  


 
Voilà^^

n°1123
Hellesine
Posté le 02-06-2008 à 17:54:01  profilanswer
 

J'ai lu simplement le prologue et le premier paragraphe que tu as réécrit, donc je ne peux donner mon avis que sur ces courts extraits.
 
Pour ce qui est du prologue, j'ai effectivement eu du mal à accrocher. Déjà le ton des premières phrases, avec le "Mythe ou réalité?", fait beaucoup plus exposé que roman. Je pense que tu as voulu adopter un style de chronique ou de texte légendaire, mais là c'est vraiment très aride. Même ce genre de textes font traditionnellement appel à des figures de style, souvent poétiques, qui renforcent la solennité de l'écriture. Ici, j'ai trouvé que ça manquait un peu de relief, j'ai eu une impression de "notice".
 
Le début du premier chapitre est déjà meilleur. Comme toi, si j'ai bien compris, je préfère la première version, avec les phrases "longues" dont la longueur ne m'a pas du tout gênée. J'ai tout de même des remarques: la phrase qui décrit la posture et l'attitude de Milo, "balançant ses bras au-dessus de lui en ouvrant grand la bouche pour expirer un long souffle de fatigue" est franchement lourde. Trop d'adjectifs, et trop de compléments circonstantiels pour exprimer quelque chose qui n'a pas vraiment un intérêt vital. Donc autant alléger, comme tu l'as fait.
 
Un peu plus loin, il y a un défaut de construction: "la tour des supplices: celle qui enfermait [...]". Les deux points appellent une nouvelle proposition indépendante. Mais cela aussi, tu l'as corrigé. Cependant, je trouve que le point est une rupture un peu trop sèche, étant donné qu'il y a un rapport d'explicitation d'une phrase à l'autre. J'aurais mis quelque chose du genre: "On la nommait la tour des supplices: c'était elle qui enfermait les âmes les plus cruelles, afin de les châtier". (Je ne dis pas du tout que c'est ce qu'il faudrait mettre, car effectivement tu as ton propre style à chercher, mais c'est un exemple de formulation qui passe un peu mieux, d'après moi. Il y en aurait plein d'autres)
 
Sinon, de manière un peu plus générale, je pense que tu devrais faire attention à l'accumulation de détails secondaires. Par exemple, le portrait physique de Milo pourrait attendre un peu, être plus "dilué". Tu n'as pas besoin de caser sa teinte de cheveux et la couleur de ses yeux dans les deux premières phrases. Ca fait un peu comme si tu t'étais dit: j'introduis un personnage, donc il faut que je le présente, donc je fais son portrait. Théoriquement, c'est peut-être vrai, mais ce n'est pas forcément à appliquer de manière schématique. Laisse ses yeux bleus et case ses cheveux en bataille à un autre moment. Ce n'est pas pressé :)
 
A part ça, Dieu s'est reposé le septième jour, si mes souvenirs sont bons^^
 
Bon courage

n°1124
Suzanne La​ne
Posté le 02-06-2008 à 21:03:40  profilanswer
 

Je vais me passer l'arme à gauche :p (dommage, il n'y a pas de pistolet dans les smiley)
 
C'est là qu'on remarque à quel point les goûts sont différents dans la nature lol. Pour te répondre, Hellesine, je trouve aussi que le rupture du point est un peu trop sèche. Et pour ma part, j'ai toujours préféré les phrases plus longues que 10 phrases qui se suivent, ce que je trouve plus lourd. Mais j'ai essayé de prendre en compte un peu toutes vos remarques et de faire une autre version qui me plairait mieux. J'ai tout d'abord décidé d'enlever complètement la première partie avec la création des mondes, qui n'est pas un prologue, je le rappelle, mais un petit texte que j'avais placé là parce que je pensais qu'il était nécessaire. Mais en fin de compte, j'ai l'impression qu'il pose plus de problèmes qu'autre chose. Alors vous découvrirez qui est réellement Elohim plus tard (si vous poursuivez la lecture). Je vous direz simplement que je ne me suis pas basée sur une quelconque croyance. J'ai complètement imaginé le monde. Elohim n'est pas "dieu". Il est juste un créateur, à mon sens, c'est à dire comme un homme qui fabrique un objet. Alors pour éviter de tergiverser, je supprime complètement le passage, en ne conservant que ma dernière phrase écrite dans la langue que j'ai voulu imaginée.
 
Ce qui donne ça:
 
 

Citation :

Prologue
 
« Kerui ayamp ma kres fela eru. Ir lejmela ful ma maifamk ma fie ep ma nolp. Ir boi em komaipl ref tuzoil kal feur ir faula em sail ufaj tul lepadril ma taiw rolfhu mef lieu ep ma pel aslompelon tul jajmel Eden. »
 
« Celui qui détiendra la clef sera l’Elu. Celui qui la possèdera règnera sur la naissance, la vie et la mort. Que celui qui la tient entre ses mains en connaisse les pouvoirs, car seul celui qui saura en faire usage pourra rétablir la paix lorsque les cieux et la terre s’affronteront pour gagner l’Eden. »
 
 
Inscription portée sur le livre sacré d’Esiah, sanctuaire des anciens.

 
Des rayons de lumière pénétrèrent par la petite ouverture de la chambre de Milo, au son des cloches. (j'ai supprimé le "faisant" ) Le jeune garçon de neuf ans se réveilla et s’étira en expiant un long souffle de fatigue (étirer, et pas balancer). Ses yeux légèrement bleutés étaient à peine ouverts (j'ai enlevé cheveux en bataille); juste de quoi épier, comme à son habitude, les voisins qui sortaient dans la ruelle devant chez lui (en espérant que ce soit mieux, même si je ne suis pas convaincue). Il s’avança vers la fenêtre, contempla les petites maisons percées dans la roche noire et leva les yeux vers la grande voûte de feu qui venait de s’embraser (Tu comprends mieux, Deidrill?). Elle se trouvait à une centaine de mètres au-dessus de leur tête et couvrait l’intégralité de la cité d’Esiah. Chaque matin, Milo sentait la chaleur de ses flammes lui réchauffer la peau. Il imaginait le ciel et le soleil, là où il n’y avait qu’un gigantesque toit de feu. Il savait seulement qu’au moment de son réveil, il commençait à faire jour dans le Monde des Mortels.
Une grande tour, qui semblait presque toucher ce ciel orangé, émettait des bruits étranges ponctués de hurlements lointains. On la nommait la Tour des Supplices, construite dans une roche blanche semblable à de la craie qui tranchait avec la pierre noire rugueuse des habitations. Milo la trouvait très belle mais un peu trop encombrante. Son père lui avait dit que sa couleur était symbole de pureté. Pourtant, elle enfermait les âmes les plus cruelles pour les châtier. Ceux qui avaient osé s’attaquer à la loi la plus importante du Royaume d’Esiah, celle qui interdisait de tuer, y étaient emprisonnés puis torturés par les âmes de l’Haoma. Cette tour dominait la cité et seules quelques petites brèches, qui la flanquaient, laissaient parfois deviner l’horreur qui l’animait. Même si sa beauté n’avait pas d’équivalent, le cri des êtres tourmentés la rendait effroyable. Milo en avait toujours la chair de poule. Ses yeux se détournèrent rapidement d’elle pour ignorer les terribles souffrances qui la hantaient.

n°1125
Deidril
Posté le 03-06-2008 à 09:23:31  profilanswer
 

Je ferai un commentaire plus détaillé si je trouve le temps. J'ai juste relevé deux petites choses : expiant => expirant ( expier c'est pour les pêchés ), et venait de s'embraser=> vilaine forme passive
 

n°1129
Suzanne La​ne
Posté le 03-06-2008 à 15:32:33  profilanswer
 

Question Deidrill:
 
Venir de (suivi d'un infinitif): se dit d'une chose faite depuis peu de temps. C'est l'expression d'un passé récent. (trouvé dans un dico^^)
Comment dis-tu alors: "il vient de partir" si cette forme est vilaine?
 
(et expiant et expirant, je te l'accorde, une grosse faute de ma part)

n°1130
Deidril
Posté le 03-06-2008 à 15:43:02  profilanswer
 

Je ne dis pas que c'est absolument à proscrire, mais que dans les descriptions les formes ainsi composées alourdissent la phrase et sont déconseillés.
Ce que je te dis là est simplement ce qu'on m'a corrigé et répété un peu partout.
Dans ton cas précis, s'embrasa au participe passé devrait suffir. Après tout, s'embraser c'est l'action de s'enflammer, ce n'est pas un verbe qui décrit une action qui dure. Son emploi devrait donc suffire à suggérer une action instantanée.

 

De plus ce n'est pas parce que c'est dans le dictionnaire que tu dois l'utiliser :)


Message édité par Deidril le 03-06-2008 à 15:46:37
n°1131
Suzanne La​ne
Posté le 03-06-2008 à 17:47:08  profilanswer
 

Ca, je le sais :p
 
Je dis simplement que pour ma part, je ne trouve pas l'expression vilaine. C'est bien la première fois qu'on me le dit. Je trouve ça plus lourd de rajouter un auxiliaire. On m'a toujours conseillé d'éviter les auxiliaires plus que cette forme de passé récent. Maintenant, je ne dis pas que j'ai raison. Je pense qu'il s'agit là d'une question de choix.(au fond, ça donnera donc "qui s'était embrasée". Quoi que je n'utilise pas beaucoup d'auxilaires dans cette partie là. Ca pourrait donc aller)

n°1154
Suzanne La​ne
Posté le 06-08-2008 à 12:06:16  profilanswer
 

Je fais un double post pour demander un avis sur une autre version du prologue. J'ai essayé de le retravailler et j'en ai supprimé une bonne partie. Il faudrait me dire si c'est plus clair et plus attrayant.
 
Merci d'avance!
 

Citation :

Des hommes tout de noir vêtus quittèrent leurs maison lorsque la grande voûte d’Esiah prit l’apparence d’un plafond étoilé. Le reste des habitants partit se coucher. Le lendemain, le dôme s’embrasa, les flambeaux s’éteignirent et les Siahnnas se réveillèrent au son des cloches de la Tour des Supplices. L’immense donjon de plus de deux cent mètres de haut, construit dans une pierre blanche semblable à de la craie, émettait des bruits étranges ponctués de hurlements lointains. Les habitants d’Esiah ne les entendaient plus, à force de les ignorer. Mais ce matin-là, les cris avaient cessé, comme si les âmes qui en hantaient les murs avaient senti l’arrivée de leurs bourreaux.
Perchés sur les rebords escarpés de l’édifice, des oiseaux de feu balayaient du regard l’intégralité de la cité. A l’ouest, les habitants sortaient de chez eux et les enfants courraient dans les allées bordées de blocs noirs, jaillissant du sol comme des champignons de pierre. Mais à l’est, dans le quartier des Arcantes, les rideaux étaient tirés et les femmes observaient par la fenêtre les rues désertées.  
Soudain, un phœnix déploya ses longues ailes de feu et se mit à gémir. La dizaine d’oiseaux suivit le mouvement et leur cri macabre paralysa la cité toute entière. Les hommes en noir n’étaient pas rentrés, mais un autre groupe, armé de lances de bois incrustées de lignes enchevêtrées, arriva en formation. La cinquantaine de soldats s’éparpilla dans le quartier des Arcantes et deux d’entre eux envoyèrent claquer sur le sol un disque, au milieu de la place principale. Un carré lumineux apparut, comme un voile jaune d’une dizaine de mètres sur chaque côté, suspendu dans l’air par des liens invisibles.  
Dans l’une des maisons située sur la place, Milo rejoignit sa mère, l’expression effrayée et le cœur battant à vivre allure. La jeune femme posa une main sur les épaules de son fils en regardant avec angoisse la horde d’hommes.  
Elle s’agenouilla devant lui.
— Ton père n’est pas rentré. Nous allons devoir partir avec eux, Milo, dit-elle en lui relevant un peu le menton. Tu ne peux pas prendre tes affaires. Nous verrons certainement papa là où nous allons. Nous serons peut-être séparés, je ne sais pas. Je veux seulement que tu restes courageux, que tu écoutes bien ce qu’on te dira, et que tu gardes toujours espoir, quoi qu’il arrive.
— Qui ils sont ?  
— Des hommes envoyés par le roi pour nous mettre en isolement.
— Mais pourquoi ?
— Parce qu’il arrive parfois que les Arcantes reviennent malades du Monde des Mortels.  
Un garde s’approcha de la maison et s’annonça à leur porte :
— Dame, sur ordre du roi Adel, second du nom, selon l’article cent vingt-neuf du code du livre sacré, nous sommes dans l’obligation de vous emmener vous et votre enfant en cellule d’isolement.
D’autres hommes allèrent frapper dans les maisons voisines et le même discours leur fut prononcé.
La mère de Milo quitta son fils et courut dans la pièce d’à côté. Elle ouvrit une petite boîte et en sortit un collier muni d’une pierre rouge incrustée dans une pièce d’argent. Elle le passa au cou de Milo tandis que dehors, les frappes et la voix du garde se faisaient plus insistants.
— Ce pendentif est à toi, dit-elle en enveloppant le visage de son fils avec ses mains. Garde-le précieusement. Elle te portera chance. Il y a des choses que nous ne t’avons pas dites parce que tu n’es pas en âge de les connaître. Je ne pourrais peut-être pas t’en parler, ni ton père. Si tel est le cas, quelqu’un d’autre le fera à ma place, en temps voulu.  
Le garde donna un cou de lance dans la porte lumineuse de leur maison et réussit à y entrer. Il frappa le bout de son arme à terre et se mit au garde-à-vous.
— Dame, nous devons y aller, prévint-il.
La mère de Milo l’embrassa sur le front et partit à l’extérieur pour rejoindre les autres appelés. Elle invita d’un regard douloureux son fils à faire de même. Dehors, des femmes et des enfants disparaissaient à travers la grande porte de lumière. Des phœnix dessinaient de larges cercles au-dessus de leur tête.
Le garçon n’avait pas tout compris. Il posa ses yeux bleus sur la magnifique pierre rouge de son collier. Elle avait quelque chose de plus que les autres, mais il ne savait pas trop quoi. Il se retourna vers sa mère, voulut la suivre, mais le soldat l’attrapa par la taille. Milo sentit deux doigts se poser sur son front. Il ferma instantanément les yeux et abandonna son corps entre les mains de l’homme au costume noir.
 
Quelques jours plus tard, le roi Adel fit le déplacement. Il était fort beau : les yeux noirs, le teint pâle. Ses cheveux tombaient au creux de ses reins, bruns, aux reflets violets et bouclés à leur extrémité. Ses traits fins pouvaient laisser croire qu’il était jeune, et pourtant, le monarque était né plus de quatre cent ans auparavant. Réfugié dans une pièce voisine des isolés, Adel les observait avec douleur à travers un écran hologramme.  
Un jeune homme, au visage intégralement caché par un masque, fit son entrée dans la salle et se posta près du roi. Il était vêtu d’un ensemble de fils de platine et d’argent et portait des gants blancs au-dessus desquels il avait glissé une chevalière identique à celle d’Adel. Ses cheveux châtains, légèrement ondulés, retombaient dans son dos à hauteur de ses omoplates.  
— Tu crois qu’un jour nous trouverons le moyen de soigner tous ces gens ?
Ému, Adel ne détourna pas son regard de ceux qui souffraient en silence.
— Tu ne dis même pas bonjour à ton père ?
Le jeune homme émit un petit « humm » et posa ses mains sur ses hanches.
— J’ai passé l’âge d’embrasser mon père. Je veux bien le faire, mais ce n’est pas le moment idéal. Et avec ce masque, ce serait assez délicat, à moins que tu n’aimes le contact avec la porcelaine. Je suis venu pour prendre quelques nouvelles et savoir comment évoluait la situation. Je rentre à peine à Esiah et voilà déjà qu’une épidémie sévit. Je dois avoir le don d’attirer les catastrophes. Pour cette raison, et si tu le souhaites, je peux dès à présent laisser le trône à Michael. Il en serait ravi. Je me contenterai de faire mon travail et j’essaierai d’aider ces gens que tu vois à trouver un moyen de sauver leur corps, ce qui n’a toujours pas été fait.
— J’ai toujours beaucoup aimé ta façon de parler mon fils, répondit Adel, les yeux fixés sur l’écran, l’air songeur. Mais tu feras comme moi. Tu vas te trouver une femme, elle te donnera un héritier et tu essaieras de régler tous les problèmes que tu rencontreras avec les moyens mis à ta disposition.
— Père, je vais vous rappeler les moyens dont vous êtes en train de parler. Nous avons tout ce qui est issu du Monde Humain, des méthodes traditionnelles aux plus poussées. Nous pouvons les récupérer grâce à nos pouvoirs psychiques en nous rendant invisibles aux yeux des mortels. Nous copions tout simplement leur technologie. Seulement, nous ne les mettons pas à la disposition de notre peuple. Les Siahnnas ne savent même pas ce qu’il peut bien se passer en haut. Ils croient à tout ce que racontent les Arcantes, et ils ne disent pas toujours la vérité. Je pense qu’il faut savoir évoluer. Les médicaments humains n’ont aucun effet sur nous, mais c’est à nous de découvrir pourquoi, soupira le prince. Même si j’admets qu’il existe peut-être une question de destinée, de fatalité, ou je ne sais comment on pourrait appeler ça… Le futur peut être changé, et ce qui a été fait peut être défait. Je le sais. Tu le sais autant que moi, finit-il par dire, d’un ton grave.
— Toi qui ne veux pas devenir roi, tu parles comme si tu l’étais déjà, constata Adel en examinant à présent son fils. Si tu veux changer les choses, il te faudra parler à quelqu’un d’autre que moi, et je te souhaite bien du courage pour le trouver. Au lieu d’essayer de chercher une personne que tu ne verras probablement jamais, ne crois-tu pas qu’il serait mieux de t’intéresser à ceux qui auront perdu un de leur proche, si ce n’est pas tous ?
Le prince fixa les malades. Beaucoup trop étaient déjà morts. Une nouvelle fois, la maladie n’avait pas épargné le royaume.
— J’ai vécu la même tristesse à la mort de ma mère. Je n’ai pas besoin d’observer pour savoir ce qu’il se passe quand on perd un être cher. Je l’ai vécu, tout comme toi, à cause de l’incompétence des chanceliers. Sache une chose. Il est impossible qu’il n’y ait aucun moyen de les sauver. Et sais-tu pourquoi ? Simplement parce qu’Elohim n’aurait jamais décidé qu’une maladie puisse exterminer toute une population. A moins qu’il ait voulu nous prouver que le temps du chaos était une meilleure solution que celle proposée par nos pères et Eliad. Dans ces conditions, nous ne serions que des pions et il ne tiendrait qu’à nous d’inverser les rôles.
— Avant de mourir, je te dirai tout Lucifel. Nous t’avons appelé ainsi parce que tu étais destiné à régner sur ce que les humains appellent l’Enfer. D’après eux, il y eut un grand roi des Enfers appelé Lucifer. Il ne tient qu’à toi de rendre ce nom aussi grand ici que chez les humains.
— Je ne tiens pas à devenir comme lui. Je tiens à rester tel que je suis. Et de toute façon, qui te dit que je ne sais pas déjà tout ? rétorqua Lucifel en haussant les épaules. Après tout, tu ne sais pas si je t’ai parlé de tous les pouvoirs spéciaux dont je suis pourvu en tant qu’aîné de la couronne. Tu as les tiens, mais jusqu’à preuve du contraire, ils sont différents des miens.
— Dans ce cas, tu as toutes les cartes en main, chuchota le roi à l’oreille de son fils. J’attends tes premiers rapports, n’oublie pas. Je tiens à ce que tu aides ces familles. Veille sur eux.
Le jeune prince se courba devant son père.
— Bien, votre majesté. Une fois l’épidémie passée, je viendrai vous voir, répondit-il en relevant la tête. J’ai une partie à gagner.
— Alors entraîne-toi bien, car ça ne sera pas si facile !
La réflexion fit sourire Lucifel. Le prince sortit de la pièce, après une nouvelle courbette et un geste rapide de la main.  
Adel secoua la tête avec désarroi puis se saisit de la liste des Arcantes morts. Il la parcourut avant de s’arrêter sur un nom, celui du père de Milo, Idriss.


Message édité par Suzanne Lane le 06-08-2008 à 17:40:13

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