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Sonir

n°1077
Blandine
SoleilNoir
Posté le 26-03-2008 à 21:03:43  profilanswer
 

Voilà... Ca fait un moment que je me balade sur des forums de SF ou de Fantastique, et que j'essaye de retenir les recommandation, mais je ne comprend pas toujours le vocabulaire...  
    Je lis essentiellement du Fantastique ou de la SF, d'abords rayon enfants (et oui...) pour finalement passer rayon adulte (avec notamment Bernard Werber, Robin Hobb). Cela fait un moment que j'essaye de mettre par écrit mon propre monde, mais c'est la première fois, et je n'ai pas beaucoup de temps libre... Cependant, j'aimerais bien avoir des critiques, des conseils, pour m'améliorer et pouvoir progresser. Je me doute (!!) que je fais énormément de fautes d'orthographe, mais je tenterais de me relire pour que ce soit...mieux. Comme mon univers n'est pas encore bien définis et qu'il évolu un peu au grès de ses caprices, je reviens souvent en arrière pour modifier des détails, ce qui prend trop de temps. C'est en partie pour ces raisons que je mettrais passage par passsage et assez lentement...
Voilà...
Merçi d'avance.      
 
Suit l'intro => (très courte !...)
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       Là-bas. Loin. Très loin. Il existe une autre planète. Peuplée de créatures autant fantastiques que cauchemardesques. Des créatures surprenantes, défiant l'imagination. Des plantes exceptionnelles pouvant guérir, mais aussi tuer. Et des hommes, bien que peu nombreux.  
     Là-bas, dans une ville appelée Sonir, la population avait décidé de s'isoler. Pendant vingt ans, les scientifiques cherchèrent une solution pour éradiquer une partie pourtant intégrante de leur environnement : la magie. Les versions officielles disent qu'ils finirent par trouver. Ils bâtirent le Cercle, un immense dôme vert, un mur de vapeur et de fumée vertes. Personne ne connaissait exactement son fonctionnement. On le disait à lui seul une révolution des technologies. Cette frontière sépara définitivement Sonir des autres villes, personnes ne pouvant traverser le Cercle dans ce sens. Comme prévu, les animaux fantastiques que les habitants de la vallée chassèrent de leur terre ne revinrent plus, les herbes magique qu'ils arrachaient ne repoussaient plus. Mais les humains ? Car certaines personnes vivant dans la ville pouvait maîtriser les Eléments. Ils chassèrent ceux qu'ils réussir à repérer bien que quelque uns leur échappèrent. Au fil du temps, années après années, ces personnes perpétuèrent leur tradition, tout en refusant de partir. Les Autorités commencèrent des arrestations. Toujours discrètes, toujours fulgurantes, peu de gens savaient qu'elles avaient lieu. Un orphelinat ouvrit ses portes, pour accueillir les enfants des adultes arrêtées. Puis, les raids se firent plus rares, les personnes maîtrisant des Eléments encore plus discrètes. Finalement, la population oublia, et crut que l'air extérieur était pollué, que le Cercle les protégeait, et ne songeait même plus que la magie puisse exister.  

 
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La sagesse, c'est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit.  
n°1078
Blandine
SoleilNoir
Posté le 27-03-2008 à 22:01:12  profilanswer
 


  I                
    L'homme était grand, vêtu d'une cape noire qui claquait sur ses talons. Il se tenait droit et avançait d'une démarche assurée que seul les personnes de son rang pouvait se permettre. Son crâne, dont les cheveux avaient été rasés, était gravé d'un tatouage ne laissant aucun doute sur son identité. Celui-ci représentait une étoile noir, à huit branches, au dessus de laquelle on avait inscrit avec la finesse de la calligraphie un mot, irrévocable : mort.
      Il s'avança vers la salle du conseil et poussa la porte. La pièce était pleine. Des hommes occupaient les gradins en bois qui faisait face à une estrade dépourvue de chaleur. Les bruits de discussions résonnaient contre les murs de pierre, se heurtait aux tapisseries à la gloire du Cercle et des Autorités, rebondissaient sur la vitre sans teint donnant une vue imprenable sur Sonir, pour finalement, affaiblis, s’éclipser devant un son plus fort. Certains hommes s’étaient levés pour se faire comprendre au-dessus du brouhaha ambiant. La plupart des adultes présents étaient des gaillards confirmés dans l’art subtil de la bagarre, mais d’autres semblaient plus endurant que baraqués. Deux personnes ayant un rang particulièrement haut comparé à leurs « collègues » s’entretenait vivement. Le premier, barbu et relativement musclés, se laissait porté par son enthousiasme : il criait presque.
- On arrive, on ravage tout, on les enfourne et on se barre ! C’est quand même pas compliqué !  
- Présenté comme ça, non, répondit son interlocuteur, lui-même si fin qu’on aurait put croire le briser d’une pichenette. Croire seulement, car il aurait contraint son agresseur de rendre visite à Perséphone et Hadès avant qu’il n’eut la moindre pensée négative.  
- Par contre, repris t’il, en sachant qu’il nous faut un solide prétexte pour rentrer dans cette maison, qu’on ne doit en aucun cas commettre de dégâts matériels, que l’on doit éviter un affrontement tout en ayant conscience que nos adversaires seront…redoutable, la mission peut paraître plus complexe. De plus ce contact n’est pas obligatoirement fiable, il se peut que se soit une erreur.  
- Peut être, mais il faut agir ! Le maître va encore nous mettre la press…
     C’est à ce moment qu’ils entendirent les pas du dirigeant claquer sur les dalles froides. Sans hésiter, il se dirigeait vers le siège disposé à son attention sur l’estrade et ne fit broncha pas devant les hommes qui se taisaient subitement en se précipitant jusqu’à leur propre siège. Il lissa soigneusement sa cape, puis, enfin installé, s’adressa à un petit individu accroupis à sa gauche :  
- An Frinx'Tan à ses exécuteurs, lança t’il distraitement en direction du scripte qui de nota frénétiquement. Il fixa intensément les hommes assis dans les gradins, totalement silencieux. Il essaya de calmer sa fureur. Depuis plusieurs nuits déjà, quelqu’un pénétrait dans le bâtiment, impunément, alors que les rares personnes l’ayant aperçue ne pouvait signaler qu’une silhouette noire et insaisissable. Devant ces fait, il avait déjà ordonné de renforcer la surveillance. Le malfrat avait continué ses excursions. Le mystère était qu’il n’emporta jamais rien. Il se promenait seulement. Puis, un jour, il déroba au nez et à la barbe d’un exécuteur son médaillon en forme de losange, prouvant sa qualité ! Cela ne pouvait plus durer. Quand le silence devînt insoutenable, au soulagement de tous, il repris la parole.  
- Messieurs, je ne vous félicite pas, conclua t’il d’une voix presque aussi chaude que la glace. Venant de lui, cette phrase relevait pratiquement d’une condamnation à mort.  
     Un frisson parcouru l’assistance.  
- Vous avez pitoyablement échoué. Serais-ce de la provocation ? Voulez-vous me voir… en colère ?
      Le dirigeant connaissait parfaitement la réponse de cette question, mais il ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain plaisir en voyant tous ces visages hantés par la peur le fixer.  
- Voulez vous que je prenne des décisions particulières à votre sujet ? Il fit une pause.  Personne ne répond ? Alors qu’il ne puisse plus faire un seul pas dans ce bâtiment sans se heurter à une dizaine d’entre vous ! Qu’il ne puisse plus nous insulter, jamais ! Qu’il ne puisse plus jamais comparer ses intrusions à  des balades nocturnes un peu particulières ! Plus que ça, j’exige que vous le retrouviez, ainsi que le médaillon dont il s’est emparé !        
     Il se leva gracieusement.  
- Alors surtout, termina t'il, surtout, ne me provoquez plus. Si je surprends l’un de vos chefs ici présents à me décevoir, il fera lui-même une petite balade dans les profondeurs de nos sous-sol.    
     Avant de sortir, il lança un dernier regard dans la salle, et ses yeux croisèrent de nombreux regards apeurés, même venant des plus courageux, ce qui lui arracha un sourire. Ils croisèrent aussi ceux d'une jeune femme d’un trentaine d’année qui portait une élégante robe noire, avec des bottes à haut talons. Le court instant où l’Homme croisa son regard suffit pour qu'il comprenne. Elle le haïssait, et pire, n'avait absolument pas peur de lui. Mine de rien, tout sourire, elle passa une main dans ses cheveux blonds qui tombait magnifiquement en cascade sur ses épaules avant de lui faire un petit signe de la main et de disparaître dans la foule.    
                                              Que faisait t'elle ici ?
    Dès qu’il passa l’immense porte, An Frinx'Tan, agacé, interpella un secrétaire, affairé à transporté une pile de document dans ses bras.  
- Une femme blonde va sortir par cette porte, lui apprit t’il. Arrêter là. Après, venez me dire dans quelle cellule vous l'avez mise.  
     Le secrétaire appela lui-même un subordonné pour lui confier ses documents, tout en lui ordonnant de les déposer dans son bureau.
       Pendant ce temps, la jeune femme resta assise sur les tribunes, attendant que la salle se vide. Elle sortit au dernier moment, alors que le secrétaire s'apprêtait à s'en retourner, penaud et confus. Elle ouvrit l’immense porte.  
- Eh ! Vous, mademoiselle ! s'exclama t'il en l'apercevant, soulagé que son attente n'ai pas été vaine.  
- Oui ? demanda t'elle en souriant, dévoilant une dentition parfaite. Que puis-je pour vous ?
    Le secrétaire hésita. Que diable le maître avait t'il comme prétexte pour arrêter une jeune femme ? Encore, elle aurait été agressive…  
      Ces deux secondes de doute furent fatal au fonctionnaire et lui prouvèrent que la femme en question était tout sauf innocente.  
      Souplement, elle s'approcha de lui et son sourire disparut. Son corps pivota, alors qu'elle lui envoyait son talon aiguille, sans pitié, dans l'estomac. Aveuglé, plié en deux par la douleur, le secrétaire ne vit pas la main s'abattre sur sa nuque. Il s'effondra en silence avant d'avoir compris ce qu'il lui arrivait. La jeune femme, profitant de la surprise générale, se faufila dans la cour, sortit de l'enceinte, disparut dans la foule.
                                                   
                                                                         
 
      A des kilomètres de là, un adolescent se réveilla en sursaut. Aussitôt assailli par la souffrance, il se redressa sur son lit et prit sa tête entre les mains, priant pour qu’elle n’explose pas. La douleur pénétrait dans son cerveau, irrésistible, tellement intense qu’il aurait presque pouvait presque l'imaginer passant d'un neurone à un autre, embrasant au passage ses pensées. « Ne pas crier…Ne... surtout… » Il tenta de se maîtriser, de contrôler sa respiration comme on lui avait appris, mais la douleur était trop forte. Soudain, aussi rapidement qu'elle était apparut, la douleur reflua. Jérôme s'allongea de nouveau, tremblant comme une feuille. Il essaya de se rappeler…Oui, une jeune femme… Il se secoua, et une esquisse de sourire apparut sur ses lèvres : « au moins, elle n'avait pas besoin d'aide ! » Il s'agita encore un peu dans son lit avant de retrouver le sommeil.  


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n°1079
Ink
Répondeur
Posté le 28-03-2008 à 10:33:56  profilanswer
 

Bonjour Blandine,
 
Bienvenue chez les Parrains.
 
Ca faisait longtemps qu'on avait pas eu de nouveau post dans les Histoires longues.
 
Tu as dû remarquer que le forum n'était plus très fréquenté et il va sans doute te falloir être patiente pour recevoir des avis et critiques. La vie nous occupe tous sur d'autres sujets que l'écriture depuis quelques temps et, si les parrains ont vocation à exister sur le long terme, au rythme des écrivains amateurs, il ne s'est pas passé grand-chose ici récemment.
 
Peut-être seras tu un élément redynamisant :-)
 
En tout cas, tu es ici chez toi.
 
NB. Pour l'orthographe, ton texte a l'air plutôt propre (j'ai juste survolé, pas le temps de plus). Ne t'en fais pas trop à ce sujet.
 
 :hello:


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n°1080
Blandine
SoleilNoir
Posté le 29-03-2008 à 14:29:47  profilanswer
 

Merçi beaucoup... Ce n'est pas grave si le forum n'est pas trop frequenté, je patienterais. Je ne suis pas trop pressée, je cherche juste des conseils.  :)


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n°1081
Ink
Répondeur
Posté le 30-03-2008 à 09:55:58  profilanswer
 

Hello,
 
Finalement, j'ai mis le nez dans ton texte pour voir ce que ça donnait et je suis allé au bout de ce que tu as posté.
Effectivement, ce n'est pas si propre que ça au niveau orthographe, mais ça n'est pas une catastrophe.
 
Tu sembles avoir de l'imagination et ton texte fait ressortir ton envie de raconter cette histoire. Ca donne quelque chose d'intéressant. Le résultat de ces premières lignes me parait assez bien équilibré et rythmé (mais il faut beaucoup plus de matière pour se faire une meilleure idée) et tu sembles avoir le talent d'éveiller la curiosité.
On sent toutefois également un certain manque de maturité dans certaines transitions et la gestion de tes dialogues et de tes personnages manque de relief.
 
Ce texte est très court pour se faire une idée précise et je n'ai pas le temps d'aller plus loin dans mes commentaires, mais tu sembles avoir une bonne plume, avec le truc qu'il faut pour accrocher le lecteur. Il faut que tout ceci murisse mais c'est prometteur. Continue et n'hésite pas à venir poster la suite ici, ce site est fait pour les gens comme toi.
 
Il me semble que ce que tu écris est un peu dans le même esprit qu'une autre histoire présente dans ce forum "Elfe noire, démon rouge",  de Neryelle. Ce n'est pas la même histoire, mais il y a des similitudes dans votre expression me semble t-il. Peut-être que tu devrais y jeter un coup d'oeil, voir si tu te sens proche du texte, et voir comment Neryelle procède pour sa construction, ses transitions et la gestion de ses personnages/dialogues. Il est possible que ça te parle et que ça t'aide beaucoup.
 
Amicalement
Ink


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n°1082
Blandine
SoleilNoir
Posté le 30-03-2008 à 17:39:46  profilanswer
 

Merci beaucoup, je vais immédiatement aller voir cette histoire...  
 
"et ton texte fait ressortir ton envie de raconter cette histoire." , en effet je suis motivé, mais j'ai bien peur de faire de la bouillie...  :whistle:  
 
On sent toutefois également un certain manque de maturité dans certaines transitions et la gestion de tes dialogues et de tes personnages manque de relief. , ah oui, je me suis rendu compte que le caractère des personnages était si évident pour moi que je n'insistais pas assez... Pareil pour les descriptions ! En me relisant et en me rappelant ce que je connaissait dans d'autres livres, j'ai constaté que je n'utilisais jamais qu'un seul sens : la vue... Donc il y avait toujours quelque chose qui clochait...  :)  
 
 En fait, le I permet surtout de mettre un peu d'action et de présenter An Frinx'Tan. La suite montrera (enfin !...) les autres personnages principaux, entrecoupée de passage avec la "blonde en noir". Pour tout avouer, avant de les mettre sur ce site, je relis longuement mes textes et la suite ne me plaît pas trop alors je vais la refaire... et ça risque de tarder un peu, si je met chapitre par chapitre ! J'aviserais...  
Merci encore.  
 
 


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n°1088
Blandine
SoleilNoir
Posté le 21-04-2008 à 17:27:26  profilanswer
 

On m'a donnée, sur un autre forum, une réponse qui ma beaucoup apporté... Ci dessous le message :  
_____________________________________________
 
Bonjour Blandine  
 
Pour éviter les fautes de verbes, passe tes phrases au futur, tu entendras les terminaisons, à l'oreille.  
 
Tu utilises aussi beaucoup d'adverbe en "-ment" (mon péché mignon, je connais bien), supprime-les tous...  
Est-ce qu'ils manquent vraiment dans le texte ?  
Oups ! (vraiment en est un)  
Est-ce que leur absence crée un trou, un abysse dans le texte ?  
Ou bien la phrase est-elle identique.  
 
Si le trou est énorme, tu peux le remettre en place. Sinon, oublie-le, la phrase sera plus courte, plus dynamique.  
 
 
Tu as aussi le problème de l'inversion du sujet verbe.  
Il aura, devient aura-t-il  (avec des tirets, pour que le sujet ne se perde pas en route, le -t- se rajoute pour éviter aura-il, le choc entre deux voyelles = un hiatus malvenu.)  
 
 
Au niveau de ton histoire.  
Tu utilises beaucoup le mot homme  (classique chez les jeunes auteurs, moi-même, n'est-ce pas, en mon temps  ), cela vient du point suivant : tu n'as pas nommé au bon endroit.  
 
Exemple :  
 
L'homme était grand, vêtu d'une cape noire qui claquait sur ses talons.  
 
Changeons avec un nom.  
 
Kathrix était grand, vêtu d'une cape noire qui claquait sur ses talons.  
 
Maintenant, tu as là une description dite statique.  
Les objets bougent, pas le personnage. Or, ce qui nous intéresse, en premier lieu, c'est le personnage : Qui il est, ce qu'il fait...  
Si la cape claque sur ses talons, c'est involontaire ou c'est volontaire... si c'est involontaire, il faut dire pourquoi.  
 
Kathrix était grand, vêtu d'une cape noire qui claquait sur ses talons à chacun de ses pas.  
 
Si c'est volontaire... ça commence à raconter quelque chose sur le personnage.  
 
 
Kathrix était grand, vêtu d'une cape noire qu'il faisait claquer sur ses talons.  
 
Kathrix était grand, vêtu d'une cape noire qu'il faisait claquer sur ses talons, avec l'impudence d'un homme sûr de lui.  
 
Revoilà le mot "homme". Changeons.  
 
Kathrix était grand, vêtu d'une cape noire qu'il faisait claquer sur ses talons, avec l'impudence du maître assassin.  
 
Kathrix était grand, vêtu d'une cape noire qu'il faisait claquer sur ses talons, avec un malin plaisir.  
 
Kathrix était grand, vêtu d'une cape noire qu'il faisait claquer sur ses talons, avec toute la malice du maître assassin.  
 
(Tu as utilisé plus bas dans ton texte : An Frinx'Tan. A toi de remplacer. J'utilise Kathrix à titre de démonstration)  
 
 
Tu remarqueras ici, que je pourrais m'asseoir face à toi dans une taverne et te dire  
Tu sais... Kathrix était grand, vêtu d'une cape noire qu'il faisait claquer sur ses talons, avec toute la malice du maître assassin.  
 
Ton oeil s'étirerait, et je continuerai à me curer les ongles avec mon poignard nacré.  
 
C'est un autre problème de l'auteur débutant : oublier qu'il s'adresse à quelqu'un d'autre, assis devant lui à la taverne, devant un pichet de bonne bière.  
 
Ce qui lui permet d'écrire d'une petite voix fluette :  
Tu sais... L'homme était grand, vêtu d'une cape noire qui claquait sur ses talons.  
 
Ou  
Deux personnes ayant un rang particulièrement haut comparé à leurs « collègues » s’entretenait vivement. Le premier, barbu et relativement musclé, se laissait porté par son enthousiasme : il criait presque.  
 
Face face à la taverne, tu serais obligé de me dire :  
Grande gueule et la Belette, les lieutenants de Kathrix s'entretenaient vivement.  
Voilà un -ment. Chassons-le  
 
Grande gueule et la Belette, les lieutenants de Kathrix s'entretenaient comme à l'accoutumée. Le premier, emporté par son enthousiasme, gueulait dans sa barbe, en remuant les muscles pour préciser ses propos :  
- Punaise ! On arrive, on ravage tout, on les enfourne et on se barre ! C’est quand même pas compliqué !  
L'autre, plus fluet, plus prudent, couturé de partout, répondit entre ses dents ébréchées :  
- Présenté comme ça, non !  
Il se gratta le menton et reprit :  
- Par contre, [...]  
 
 
Mets-toi face à moi dans la taverne.  
Et raconte.  
 
Tu élimineras  90 % des problèmes de nom absent, descriptions faibles, etc.


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n°1089
Prospero
pauca sed matura
Posté le 21-04-2008 à 18:11:58  profilanswer
 

Merci Blandine ! Très intéressante réponse effectivement. J'ai compris certains travers de mes textes.
 
Oups ! effectivement est de trop. ;-)


Message édité par Prospero le 21-04-2008 à 18:19:20

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Prospero
n°1090
Ink
Répondeur
Posté le 22-04-2008 à 08:59:18  profilanswer
 

Oui, merci de nous faire partager ça, ça sera utile à tout le monde à un degré ou un autre.
 :)


Message édité par Ink le 22-04-2008 à 11:14:36

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n°1091
Blandine
SoleilNoir
Posté le 22-04-2008 à 10:29:39  profilanswer
 

   Oui...^^ Il y avait d'autres conseils utiles, je vais essayer de résumé ce que j'ai retenu :

  • Pour les descriptions :

FFOMEC BOT
 
Fond  
Forme  
Ombre  
Mouvement  
Eclat  
Couleur  
Bruit  
Odeur  
Trace  
 
NVA
 
Nature  
Volume  
Attitude  
 
QQOQCCP  
 
Qui  
Quoi  
Où  
Quand  
Comment  
Combien  
Pourquoi

  • Pour les retour dans le passé : On peut essayer de les lier avec le texte en évoquant des souvenirs ou en les séparant carrément (oups -ement ;) ). C'est assez subtil, en fait. Je pense que ça dépend des textes, mais pour trouver la méthode adaptée... Lire, relire et relire... :)  
  • Pour les personnages, j'ai compris qu'il fallait se mettre à la place d'un inconnu en face d'eux. Et toutes les questions qui vont avec.  

    D'abords l'apparence, vue de loin.
     Puis zoom, les détails.  
     L'interieur de la tête
     Caractères ?
     Sentiments ?
     D'ou viens-je où suis-je où vais-je ?  :)  
     Et toutes les questions qu'un(e) inconnu(e) intéressé(e) se poserait. (métier, situation...)  

  • Et l'art de la ponctuation.  

              - Pas trop de virgule (1) ça casse le rythme  
                                           (2) ça coupe le souffle du lecteur
                                           (3) ça empêche les longues et descriptives  
               - Mais des virgules   :) pour les situations d' halètements, atmosphères particulières...          
     (lire à voix haute sans ponctuations => regarder où sont les pauses.)
               - retour à la ligne pour les changements de situation, de personnage,      de lieu, de sujet...  
 
Voilà, voilà ! :D  
 


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n°1092
Blandine
SoleilNoir
Posté le 25-04-2008 à 17:37:25  profilanswer
 

    :hello:  
Voilà la suite le début et l'élément déclencheur... Si, si tout ça à la fois  :) .  
Et si par hasard vous lisez le texte sans vouloir particulièrement mettre de commentaires, pouvez vous me dire dire si ça va ou si vous lâchez le texte tout de suite ? J'ai peur que ma narration soit un peu trop lourde :s ...  
Pour les fautes d'orhographes j'ai fait mon possible, mais... :)  
 
 
  II
 
    Anna marchait allégrement dans la rue, ses boucles brunes battant contre la nuque au rythme de ses pas. Un sourire illuminait son visage fin et ses yeux pétillaient de mille couleurs. Son anniversaire, ses récents résultats… Elle avait même fini les cours en avance : il n’était que quatre heures ! Et puis,  elle avait été prise d’un fou rire incontrôlable avec son amie, Héloïse, pendant la récréé : un bon moment passé de plus avec elle ! Anna adorait sa façon loufoque de dédramatiser, de rire de tout sans rien mépriser et son habitude de relativiser… Quand elle la voyait approcher - camouflant sa maigreur sous une épaisse doudoune bleu alors que ses cheveux hirsutes rayonnaient sous le soleil - elle ne pouvait s’empêcher de rire... Pourtant, cela ne les empêchait pas d’être sérieuses et de réfléchir. Elles adoraient essayer de deviner les réactions des autres et songer à laquelle ils s’attendraient de leur part. Cela amusait beaucoup Anna que les gens prennent son amie pour quelqu’un d’autre et Héloïse tenta de le lui enseigner ; mais elle se révélait piètre élève, malgré sa capacité d’observation : la brunette savait être attentive aux détails.  
     Elle accéléra un peu, traversant sans y faire attention les rues anonymes de Sonir. Les maisons étaient toutes différentes, et pourtant, avec l’habitude, les briques défilaient interminablement autour d’elle, l’entouraient, harcelaient ses yeux jusqu’à ce qu’ils n’aient plus que le ciel comme refuge. Alors elle se perdait dans les nuages, virevoltait avec la lune et essayait de ne plus penser ni aux pavés mal ajustés ni aux portails clos - pour mieux retenir les chiens affamés - et surtout, apogée du dégoût,  aux résidus de gourmandises plus ou moins périmées jonchant le sol. Il n’y avait pas traces ni d’herbes ni d’arbres dans la ville et les voitures électriques roulaient tranquillement sur la route dans un bruissement rassurant. Quelques pigeons voletaient ici et là, s’envolant difficilement à l’arrivée des voitures où picorant sur les trottoirs en ignorants tellement les passants que l’on aurait dit qu’il le faisait exprès. Anna n’aimait pas son quartier, ni les autres d’ailleurs, bien que plus accueillant. En fait, l’adolescente n’aimait pas Sonir et ne s’y était jamais sentit à l’aise, depuis les treize ans où elle y vivait.  Mais elle savait qu’elle n’aurait jamais le choix. La vallée était encerclée par le Dôme.  
- Personne ne peut le traverser sous peine de mourir dans d’atroces souffrances dut à l’air pollué par des guerres bactériologiques, avait affirmé le professeur d’histoire d’un ton neutre, le matin même, avant d’ajouter que seule les Autorités avait eut le bon sens de s’isoler. Anna, curieuse et passionné par cette matière l’avait questionné :  
- Mais alors, pourquoi les arbres peuvent t’ils pousser à l’extérieur du Dôme ? Et les animaux vivre ? J’ai entendu dire il y a peu de temps qu’on avait aperçu une biche et son faon en train de brouter…  
     Car Sonir était entourée d’une forêt touffue qui était encore plus sauvage depuis l’installation du Cercle : les bûcherons était partis et les usines avaient été réorganisé pour fabriquer des aliments à partir d’eau et de légumes en poudre. Cela ferait bientôt trois cent ans. Anna le savait car l’année précédente, toute la population de Sonir avait rappelé l’inauguration du Dôme avec fêtes et bruits. Depuis trois cent ans, la ville était isolée. Trois cent ans de supposition quant à ce que devenait l’extérieur. Trois cent ans de régulation des naissances. Trois cent ans gouvernés par les Autorités.  
     Le professeur était resté très évasif sur sa réponse, et Anna savait bien pourquoi. Fasciné par le passé de Sonir, elle avait fait des recherches très poussées, mais en secret, si bien que même Héloïse n’avait pas été au courant. Et ce qu’elle avait découvert lui avait donné la chair de poule : trois cent ans de mensonges.  
     D’abords, elle n’avait pu le croire. Puis, un livre avait tout changé : "L'heure de la Chute, le temps du Cercle"  de George Melk, tiré du fond d’une brocante. Anna se souvenait parfaitement.      
      L’homme qui tenait le stand était avachit sur une vielle chaise usée, les mains sur son ventre bedonnant et semblait exaspéré par le mauvais temps qui s’éternisait. Il portait une vieille veste noire coupée dans du velours usée et un pantalon de toile souple. L’eau de pluie gouttait avec bruit sec et régulier sur un sac, posé sur le sol a porté de sa main. Il avait un peu intrigué Anna car la barbe sombre, hirsute et fourni, ainsi que le chapeau en peau qui grignotait son visage ne lui avait pas caché que sa peau était…étrange. Noire, comme d’autre personnes de Sonir, mais surtout, lisse. Trop peut-être, pour un homme de cet âge. Anna avait farfouillé dans les vieux bouquins, comme à son habitude, bien qu’elle ne trouva que rarement des objets intéressant. C’est à ce moment qu’un titre l’avait intrigué. Elle avait feuilleté le livre, puis s’étant aperçue de ce qu’elle tenait entre les mains, avait prudemment demandé son prix.
- Deux pièces sonnantes et trébuchantes ! avait grogné l’homme d’une voix rauque.
      Son argent de poche de la semaine… Anna paya rapidement le vendeur avant de s’éclipser sans même essayer de marchander. Apparemment, cela le surpris car il la rappela.
- Dis donc, ça t’intéresse tant qu’ ça, la ville ?
- Et bien… C’est important de connaître l’histoire, prétendit Anna.  
- Tu sais c’ que c’est, c’ bouquin, n’est ce pas. Non, c’était pas une question ! ajouta t’il en la voyant ouvrir la bouche. Prends en soin, si tu vois c’ que j’ veux dire. C’est pt’ être bien le dernier. Moi, j’ m’en vais crever et j’ veux pas que mes enfants tombe la d’ sus. C’est pas que j’ les aime pas, mais ils n’ont pas les mêmes opinions qu’ moi, si tu vois c‘ que j’ veux dire.  
      Il s’était un peu redressé, mais une quinte de toux le renvoya aussitôt contre le dossier. La chaise protesta mais tînt bon.  
- Prend en soin, répéta t’il en crachotant. Mais cache le.  
      Il s’éclaircis la gorge, ferma les yeux et se mit soudain à ronfler.
- Ne vous inquiétez pas. Il est entre de bonnes mains, chuchota Anna.
     L’homme hocha la tête sans relever ses paupières, et elle s’écarta, le livre serré contre sa poitrine. Elle avança et s’empressa de le ranger dans son sac, au milieu de ses notes de cours.  
     Anna se pétrifia. Un klaxon déchira le silence. La voiture s’immobilisa brutalement dans un crissement de pneus et le conducteur, récupérant ses esprits, donna un furieux coup de poing au volant tout en jurant abondamment. La jeune fille finit de traverser le passage piéton et se fondit de nouveau dans la foule. Elle se secoua, regrettant de se perdre si souvent dans ses pensées et reprit sa route.
    Elle marchait d’un pas vif le long des murs quand une voiture la dépassa et se gara un peu plus loin. Ses roues étaient neuves et sa carrosserie noire, propre. Pourtant la voiture elle-même lui apparue vieille et cabossé, des bosses et la peinture écaillé faisaient un étrange contraste.  Cela ne collait pas. Anna allait la dépasser mine de rien mais une de ses fenêtres s’ouvrit et le conducteur se pencha vers elle. Quand il lui adressa la parole, elle put l’apercevoir mieux et eut du mal à contenir un mouvement de recul. Ses dents ébréchées et les cicatrices qui barraient son menton juraient horriblement avec ses cheveux bruns coiffés à l’aide d’un gel – histoire d’améliorer son apparence, songea Anna. De plus, une odeur putride montait du véhicule, renforçant l’étrange sentiment qu’elle avait depuis que la voiture avait attiré son attention.  
- Pourriez vous m’indiquez la direction du… euh… de l’école Lamard ? demanda l’individu.
- Je crois qu’elle est par là…  
     Après avoir vaguement désigné une direction, Anna repartit vivement. Qui que soit cette personne, elle ne lui inspirait pas du tout confiance. Mais la jeune fille n’avait pas fait cinq pas qu’un bruit de portière la figea. Elle jeta un coup d’œil derrière son épaule et son cœur rata un battement. Un géant ! Un géant venait de sortir du véhicule ! Mais il s’agissait bien d’un être humain. Il mesurait plus de deux mètre. Ses cheveux  étaient attachés en queue de cheval et un immonde dragon noir encerclait son bras gauche, se perdant si bien sous son T-shirt que seule la tête ressortait au niveau du cou. Une langue fourchue dont on ne pouvait voir l’extrémité dardait de la gueule du fauve. Comment un titan pareil avait il put tenir dans la voiture ? se demanda bêtement Anna. Pourquoi ne l’avait t’elle pas remarquer ?  
     La montagne se dirigea vers elle avec un sourire niai. La brunette n’en attendait pas plus et prit ses jambes à son cou. Mais que voulaient t’ils ? Le livre ? Impossible, personne ne savait qu’elle l’avait, personne ne pouvait savoir où il était. La kidnapper, alors ? En pleine rue, à quatre heures ? Dans la foule ? Aïe, la foule ! En essayant de passer, elle bouscula un passant, qui la retînt.  
- Dites donc ! Ça vous arracherait la langue de dire pardon ? cracha l’homme.  
- Ne vous inquiétez pas, je m’en occupe. (Le géant n’avait pas mit longtemps à la rattraper…) Ma nièce est un peu… dérangée, précisa la brute avec un sourire qu’il voulait complice – mais qui aurait eut pour résultat de faire fuir les personnes les mieux attentionnées. Il posa une main calleuse sur l’épaule d’Anna qui ne savait plus si elle devait éclater en sanglots où crier. Elle opta pour un compromis.  
- Monsieur, dit elle d’une voix tremblante en essayant de se calmer, monsieur, ce n’est pas mon oncle !  Aidez moi…
- Et bien, tout s’explique, répondit t’il avec un sourire. Donc mademoiselle, adieu, et monsieur…  
Il s’inclina brièvement devant le géant, à son grand plaisir, et s’éclipsa. Anna comprit. Personne ne défierait le titan. Ils feraient semblant de ne rien voir. Se mentiraient à eux même. Anna se sentit trahie. Le monde lui tournait le dos. Mais pas la montagne, qui se pencha à son oreille pour chuchoter.  
- Dans dix mètre. La petite rue à droite. Si tu essayes de partir, je t’assomme, pas compliqué.  
     C’était bien le genre de mission qu’il n’aimait pas. Sans bagarre, et en plus, pour une gamine ! Un jeu d’enfant…  
    Anna commença à avancer, son ennemi juste derrière elle. Que faire ? Elle connaissait la rue en question, on ne pouvait qu’à peine la qualifier de ruelle. Et encore. Aucune circulation. L’endroit rêver pour un meurtre rapide et discret, sans témoin… Si elle devait s’échapper, s’était avant de s’y engager. Elle regarda autour d’elle. Anonyme, la population de Sonir la frôlait presque, sans se douter de rien. Ignorante.  
     Soudain, un homme bouscula volontairement Anna. Celle-ci failli se récrier quand elle le reconnu. Il semblait complètement saoul, et attrapa la jeune fille par le col.
- Oh, tu me cherches ?  
    Cela faisait deux fois en dix minutes qu’Anna se faisait menacer.  
- Non… Bien sûr que non… S’il vous plait…  
      Il ne la reconnaissait donc pas ?
- Pas touche ! Veuillez passer votre chemin, intervint la brute.  
- Ah mais ça, pas question ! (Il lâcha Anna.) J’la connais c’ te gamine, si tu vois c’ que j’ veux dire. Et j’ lui est promis d’ lui payer un café c’ te jour. Ou quequ’ chose d’ plus fort, si tu vois c’ que j’ veux dire. J’lui avais prêté une tiote affaire za moi, et pis j’ devais lui en parler. Aller, viens l’ gamine, finit t’il, vacillant sur ses jambes.
      Anna n’en revenait pas.  
-  Vous vous croyez où ? répliqua sèchement la montagne. La fille est avec moi. Vous n’avez qu’à l’inviter demain.  
- Mais c’est qu’ demain l’Léon il n’est pas libre !
     Bizarrement, il se redressa sur ses jambes et ne trembla plus.  
- Trèves de plaisanterie l’ coco. Tu m’ fait point peur et viens t’ frotter a moi si l’envie t’ prend mais tu viendra kidnapper cel’ la un aut’ jour si tu vois c’ que j’ veux dire.  
- Monsieur, veuillez me suivre et nous régleront notre petit différent.  
- Pas d’ problèmes p’ tit gars. Surtout qu’ j’aime bien c’ te ruelle là-bas à droite. Vous connaissez ?  
     Elle était vraiment sinistre. Anna avait suivit les deux hommes, et elle contemplait le lieu. En plus d’être isolée, les bâtiments très serrés empêchaient la lumière de passer : elle était très sombre. La jeune fille avait peur. Quel était le plan du marchand, Léon ? Pourquoi prendre tout ses risques ?
     Le géant fit face à son adversaire. Cela le répugnait un peu de combattre un être pareil, mais un peu d’action ne lui ferait pas de mal. Et puis, cela découragerait la môme à vouloir se faire la belle.  
     Il se mit en position de combat et fonça directement sur le vieil homme. Celui ci esquiva souplement. Surpris qu’il ait put échapper à son traitement de choc, la brute refit face.
- Vous pouvez m’accorder deux secondes ? La voix du marchand était dépourvue de toute maladie.  
     Il se retourna et se débarrassa de sa vieille veste en velours. Ensuite, il secoua son tee-shirt d’où des coussins tombèrent en tas. Il avait subitement perdu une vingtaine de kilos. Puis il détacha sa fausse barbe, la jetant plus loin au près de ses affaires.  
- Je suis près !  
   La montagne faisait maintenant face à un homme ayant presque la trentaine, dans la meilleure forme possible. Un sourire ironique tirait les traits noirs du jeune qui ne put s’empêcher de rire.  
- C’est plus équitable, non ?  
   Il n’obtînt pour réponses qu’une charge furieuse de son adversaire, qu’il évita avec une facilité déconcertante. Que se passait t‘il ? Le géant avait mit du temps à comprendre. Le vieillard s’était transformé en jeune. La chenille en chrysalide. L’avantage ne lui appartenait plus. Il le vit se camper sur ses jambes, prêt à se défendre. Le jeune homme s’était maintenant transformé en expert, la chrysalide en papillon.
    Pour la première fois depuis qu’il était dans cette rue miteuse, la brute songea qu’il allait enfin pouvoir s’amuser.  
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Voilà... Je sais que c'est dur de lire sur l'ordi alors toutes mes félicitations  :D  
En espérant que cela vous a plu et que mes fautes d'orthographes ne vous ont pas rendu aveugles,
Blandine


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La sagesse, c'est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit.  
n°1101
Blandine
SoleilNoir
Posté le 19-05-2008 à 19:10:33  profilanswer
 

III                  
 
Et le vrai combat commença.
    Ils se faisaient face dans une position équilibrer, prompte à réagir, impassible. Ils se testaient des yeux, se jaugeaient, sans toutefois bouger d’un iota. L’air s’alourdit et le silence sembla les envelopper dans une sphère qu’ils étaient seuls à percevoir – les seuls à pouvoir percer. Une bulle hors du temps que la brute respectait autant que Léon.  
     Une sueur glacée perla au niveau de la nuque du jeune homme et dégoulina le long de sa colonne. Il attendait, tendu, s’efforçant de rester lucide et de garder son sang froid. Les conseils de Sereine – sa formatrice – revenait à son esprit comme autant de phrases rabâchées des dizaines et des dizaines de fois. « N’attaques jamais en premier, jamais ! » Elle lui avait expliqué qu’à ce moment,  le combattant laissait entrevoir une partie de sa personnalité, et donc des méthodes qu’il pourrait utiliser par la suite. « Agile, malin, brute ? Aucun de ces exemples n’auront la même réaction. »  Chaque secondes valaient de l’or, et l’homme lui faisant face semblait connaître cette règle. Ils n’allaient tout de même pas rester là des heures !  
     La brute avait dut raisonner de la même façon que lui car il s’avança prudemment et se jeta soudainement au sol. Léon bondit sur le côté évitant de peu la grosse chaussure qui rafla le sol à une vitesse stupéfiante. Profitant que son adversaire soit a terre il propulsa son propre pied en avant, visant la nuque que l’homme lui avait présenté. Le jeune noir ne trouva que le vide. Pire, les mains du géant se refermèrent sur sa cheville et, sans effort apparent, l’envoyèrent valser dans les airs. Déséquilibrer et abruti par la brutalité de sa chute, Léon regarda sans pouvoir rien faire le poing se diriger vers son estomac. La douleur enflamma son ventre et il ne put retenir un petit cri.  
- Pov’ gosse. Retourne vite voir papa maman ! lança son adversaire avec mépris.
- Sombre idiot… souffla t’il en réponse tout en reprenant son souffle. Vous les avez tué…
- Qu’est ce tu dis ?
- Vous les avez tué ! Le jeune se releva tant bien que mal et redressa fièrement la tête.  
     La brute s’immobilisa.
- A parce qu’en plus… Tu mériterais que je t’embarque avec la gamine. Vraiment pas d’ cerveau celle la ! (Il secoua la tête) Rien trouvé d’ mieux à faire que s’ planter là pour voir te massacrer…
     Surpris, Léon se tourna vers le trottoir. C’était vrai ! Elle était encore là ! Debout, inquiète… Bizarrement Anna semblait plus  se faire de soucis pour lui que pour elle. Il se massa le ventre : la douleur refluait.  
- Attends ! cria t’il.
    La brute – qui s’éloignait de nouveau – se retourna.  
- Pas si vite, je ne suis pas encore KO ! repris le jeune avec un soupçon d’insolence.
     Il croisa les yeux d’Anna. Maintenant, l’espoir avait repris sa place. Ainsi que de l’admiration. Non, il ne pouvait pas abandonner, pas maintenant. Il aurait voulut la voir sourire. Elle aurait put être sa soeur. Si elle approchait de la quinzaine, il n’avait pas six années de plus qu’elle !  
- J’aime bien me battre, fit le géant, déstabilisé, mais de là à me suicider comme toi… Fou ou ambitieux ? demanda t’il avec une moue de dégoût.  
- Les deux !  
      Et, désobéissant à une quinzaine des règles d’or de Sereine, il bondit vers son adversaire. Il évita avec difficultés les attaques du titan sans réussir à relâcher assez ses défenses pour le menacer. A de nombreuses reprises, les mains du géant faillirent briser ses doigts mais il réussissait tant bien que mal à se dégager. Il remonta ses genoux dans les tibias du titan et l’autre accusa le choc. Léon ne perdit pas un instant : il envoya son poing dans le visage du géant - mais fit la moue quand un bruit écœurant traduit ce dont il se doutait : le nez avait cassé. Du sang gicla. Le mastodonte, malgré sa blessure qui le gênait, tenta de reprendre l’avantage dans une charge furieuse, obligeant le jeune homme à reculer, pas à pas. Finalement, il sentit qu’il approchait du mur. Comment faire ? Il devait surprendre le géant, faire quelque chose auquel il ne s’attendait pas… Une bouffée de désespoir le submergea, il était trop fort ! Fort… Trop fort… Soudain, alors que son adversaire menait une énième charge, il bondit en arrière et se plaqua contre le bâtiment. Le géant se tenait maintenant à deux mètre de lui. Dominé par la colère, il se jeta sur Léon le poing en avant. Mais le jeune homme avait un coup d’avance. Alors que le titan commençait son geste, il se baissa et la main s’écrasa sur les briques. Le poing en sang, le géant trouva quand même le courage de s’écarter du jeune pour s’accroupir et extraire minutieusement les éclats de briques de sa blessure. Léon resta sur ses gardes et fit signe à Anna de filer. La jeune fille eut d’abords l’air stupéfaite puis croisa les bras avec une moue significative : soit elle serait emmenée avec lui, soit libre avec lui. Il souffla mais n’insista pas, ce qui arrangea beaucoup la brunette. Elle avait peur, bien sûr, mais ne voulait pas partir. Malgré des capacités indéniables, elle était consciente que son protecteur était en mauvaise posture - par sa faute. Son agilité et ses ruses comblaient avec  peine l’expérience et la force brutale de son adversaire, Exécuteur surentraîné. Car Anna n’avait plus douté qu’il en soit un, depuis qu’elle avait aperçu l’étrange collier en forme de losange.  
- NON ! Anna ne put retenir un cri et recula d’un pas. Les yeux écarquillés, elle vit le sbire des Autorités plonger sa main indemne – la gauche - dans une botte. Il en sortit un long poignard, fin et acéré. Il était aussi habile des deux mains. Anna sentait qu’il n’avait jamais raté une cible. Pourquoi ne respectait t’il pas le combat loyal ? Il ne pouvait peut être pas se permettre que la fille lui échappe. La fille. Elle. Anna vacilla sur ses jambes. Le bras du titan recula, amorçant la courbe mortelle. Le temps sembla se suspendre. Aucun détail n’échappa aux yeux de la jeune fille. Elle vit l’expression concentrée de l’exécuteur et la panique qu’elle déclenchait chez Léon. Il ne pourrait éviter la lame d’un tireur aussi habile. Les doigts du géant se resserrèrent sur le manche noir, en bois d’ébène. En bois d’ébène. En bois. En bois. En…
     Le couteau siffla dans les airs. Anna ne réfléchit plus et se laissa envahir par son Don. Le manche fit un arc de cercle. Entraîna sa lame. Un bruit sec. Le poignard s’enfonça dans la chair, déchirant le tee-shirt et laissant apparaître un dragon noir. Un ruisselet de sang coula.
     La montagne s’effondra, son poignard taché de sang planter dans l’épaule.    
     Anna le fixait, immobile.  
 
     Léon s’avança.
- Merci, chuchota t’il.  
- Je l’ai…tué. Je l’ai tué.  
     Son regard se tourna vers l’homme auquel elle venait de sauver la vie. Mais pas de la façon qu’elle aurait voulue.
- Je l’ai…
- Non. Je ne crois pas. (Il s’approcha du corps et tata le pouls.). Non, tu l’as salement amoché mais il s’en tirera. A mon grand regret.  
     Anna le foudroya des yeux.  
- Eh ! protesta t’il. Ne crois pas que je suis sans cœur ! Mais lui…  
- Mais lui, c’est un Exécuteur.  
- Voilà (Il eut l’air surpris qu’elle ait deviné). Au fait, appelle moi Léo.  
- Et vous vous appelez comment ? demanda poliment la brunette.  
     La question surpris le jeune homme, mais Anna n’était pas dupe. Il avait utilisé le prénom « Léon » la dernière fois, maintenant, Léo… C’était sûrement des fausses identités.  
- Je vois que tu as l’esprit vif ! (Il lui fit un clin d’œil) Mais pour l’instant… Ce n’est pas que je ne te fais pas confiance, mais…
- Un peu, quand même.  
      Anna sourit.  
- Ce n’est pas grave, Léo. Ou Léon.  
- Exact, Léon, c’est le marchand.  
      Il ramassa ses affaires et les rangèrent dans le sac.
- Par contre, il va falloir qu’on se dépêche. Le copain de notre homme,  il a sans doute vu son collègue rentrer dans une ruelle avec un vieux marchand saoul et une jeune fille …
- Et si on part par là, il verra un jeune homme et la gamine en sortir. On fait comment ? Vous croyez qu’il va venir ? demanda Anna en se tournant vers la rue principale.  
- Pas tout de suite. Il fait confiance à son « collègue ». Il va lui laisser le temps de faire le sale boulot, puis, il va s’engager dans l’impasse – avec la voiture.  
- Et nous ne serons plus là.
- Exactement.  
     Ils se regardèrent et ne purent s’empêcher de rire. Plus facile à dire qu’à faire. Ils étaient dans une impasse avec deux solutions : soit il partaient mine de rien et l’Exécuteur les suivaient, soit ils attendaient sagement qu’il vienne les cueillir.      
- Et si vous assommiez l’autre ?
- Ne rêve pas, il est sûrement armé. Pour le vaincre, il faudrait qu’on ait des pistolet ou un truc du genre. Tu connais ?
- Bien sûre ! J’adore les mythologies terriennes, j’ai fait plein d’exposer là-dessus. Vous n’avez même pas un couteau ? Sinon, prenez l’arme de… Non. Je n’ai rien dit.    
     L’image du manche noir ressortant de l’épaule du Titan était encore présente dans son esprit.  
- Je ne pense pas que je pourrais l’enlever de son nid, dit gentiment Léon. Tu as vu ce que tu as fait, n’est ce pas ? Tu savais déjà que…
- Oui, je… elle s’interrompis. Oui. Donc, on fait comment ?
      Il eut la délicatesse de ne pas insister.  
- On va sur le toit, pourquoi ?
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dsl pr le delai... Je n'ai pas bcp de tps en ce moment. Et je n'ai pas vérifier un dernière fois, cela fait longtemps que je l'ai lu pr la derniere fois... J'espere que ca allait,
Merci
Blandine


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La sagesse, c'est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit.  

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