Merci beaucoup, j'ai poster sur plusieurs forum et c'est celui là qui en un jour m'apporte le plus.
J'ai beaucoup de mal avec le français, on m'aide en ce moment mais c'est vraiment dur pourtant je lis beaucoup mais je ne désespère pas, surtout quand je vois un tel accueil.
Donc tout d'abord MERCI !!!
Je ferais les corrections demain soir car là je vais dormir mais pour répondre a Ink j'en suis à trois chapitres en comptant le prologue et je viens de commencé récemment le chapitre trois.
D'avance je m'excuse pour les fautes d'orthographe mais je ferais un maximum pour ne pas en faire.
Là, je poste le chapitre 1 et 2.
Journal de bord, An 0, jour 0.
Notre monde n’est plus, décimé par son ambition, consumé de l’intérieur, par un égaux démesuré. Plus aucune forme de vie, cette guerre des Quatre les a rendus fous. Grâce au recherche de Feistpug j’ai pus sauver 12 fils d’Aaval, la faille entre les monde m’a permit de passer outre les restriction universel.
Mani
CHAPITRE 1
DEUX FRÈRES
L’homme vociféra des menaces.
Ça faisait quinze minutes qu’ils couraient, et leur poursuivant ne semblait pas fatigué.
Ils s’étaient décidé à fuguer quelques jours auparavant quand l’un des frères surprit une conversation « au détour d’un couloir », ce sont les termes qu’il utilisa quand il raconta l’histoire à André, le sexagénaire qui s’occupait du ménage à l’orphelinat en plus d‘être leur confident et sage conseiller.
En réalité, ce soit là c’était au tour d’Abel de faire le mur.
Les orphelins s’étaient organisés de façon à ce que chaque soir un enfant puisse s’il le désire, passer sa nuit dans les rues de la ville. Le fait qu’il y ait un roulement et, plus important, un à la fois, permettait aux autres de couvrir aisément celui qui manquait à l’appel et aucun ne voulait risquer de perdre leur stratagème en envoyant plus d’enfant, car plus difficile à couvrir.
Les enfants n’avaient pas toujours d’idées dès qu’advenait leur tour, ils ne faisaient souvent rien que déambuler dans les rues mais cela leur suffisait amplement. Tous ressentaient ce besoin de sortir des murs de l’orphelinat, ce rare moment de répit ou ils n’étaient plus juste des orphelins mais des étrangers dans la rue. Mis à part pour aller à l’école, les enfants ne se promenaient qu’en de rare occasion dans la ville et étaient cloîtrés le reste du temps dans ce lieu dans l‘attente de parents potentiels.
Abel c’était gardé de raconter tout cela à André. Malgré toute l’affection qu’il avait pour cet homme, que tous considéraient comme leur « Papi André », leur entreprise ne tenait qu’à un fil, un minimum de personne devait être mis au courant.
Donc, après une nuit à vagabonder dans les rues, Abel aperçut le directeur Monsieur Higgins - entre eux ils disaient Higgins - en vive discussion avec une dame d‘un certain âge. La curiosité l’emportant, il s’approcha à pas de loup tout en restant caché à la vue du couple.
Quelle ne fut pas sa surprise quand il entendit le prénom de son frère, cette dame voulait adopter Kain. Il continua à écouter la conversation dans l’espoir d’entendre son prénom, malheureusement pour lui elle ne désirait adopter que son frère. Pour conclure cette discutions, elle sortit de son sac à main une forte somme d’argent et la tendit au directeur qui accepta sans nul gêne. Au moment du départ, il lança à cette femme « à dans une semaine », une expression vénale peinte sur le visage.
Le directeur, un homme d‘une cinquantaine d‘années, était prêt à séparer deux frères sans aucun scrupules dans l’espoir de diminuer les effectifs de l’orphelinat en se gardant au passage un petit extra. Cet homme gentil en apparence cachait très bien son jeu, il n’aurait jamais cru voir celui qui représentait l’autorité, la droiture les traiter aussi vilement.
Quand André entendit toute l’histoire, il ne donna qu’un conseil à Abel, celui de tout raconter à son frère car quoi qu’il fasse, il devait prendre une décision à deux.
C’était le conseil qu’il appréhendait le plus, il savait qu’il devait raconter l’échange entre la dame et Higgins à son frère mais cela lui faisait peur. Nullement que son frère le quitte pour aller avec la dame mais qu’il se sente obligé de rester avec lui. Il craignait de gâcher la vie de son frère en l’empêchant d’avoir une famille, ce que tous les enfants ici espéraient, et pas seulement un frère qui se révèle être plus un boulet qu’une béquille sur laquelle on pouvait se reposer quand le besoin s‘en faisait sentir.
De plus, Kain était particulièrement brillant en quelques domaines que ce soit, il lui suffisait d’entreprendre quelque chose pour y exceller rapidement cependant il sentait que son frère était bridé ici. C’était probablement la dernière chance qu’avait son frère d’avoir une véritable famille, car peu de personne adoptait des adolescents de quinze ans. Ils leur préféraient les bébés ou les petits en bas âges, cinq ans tout au plus. Adopter un enfant directement dans sa période de doutes, de quête d’identité, ne devait pas être facile à gérer pour la majorité des parents.
Ce soir là, juste avant le repas, il décida de tout dire à son frère. En moins de temps qu’il ne fallut pour le dire, Kain solutionna le problème tout en rassurant son frère. Malgré qu’ils aient le même âge, Kain jouait le rôle du grand frère. Il avait une assurance qu’Abel n’avait pas et avait dans son regard un quelque chose qui, quand il parlait le rendait très sérieux. Il avait toujours réponse à tout et à plusieurs reprises, il sauva Abel en prise avec les plus grands. Autant Kain était exempt de défaut autant lui enchaînait les tares dont celle de ne pas savoir se taire quand le besoin s’en faisait sentir.
Kain alla voir Georges et lui expliqua le problème. Georges était le plus vieil enfant, il allait avoir dix huit ans dans quatre mois donc s’apprêtait bientôt à quitter l’orphelinat et comme le voulait la coutume, le plus âgé des enfants dirigeait les orphelins.
Georges avait toujours été juste avec eux, il n’avait jamais abusé de son statut pour les tyranniser. Bien au contraire, il prenait son rôle très à cœur et cela lui occasionnait beaucoup de travail. Il devait gérer les conflits et les attentes dans la mesure du possible tout en restant impartial.
Son prédécesseur avait adopté une toute autre politique ce qui lui valut la colère des enfants, du jour au lendemain il disparut sans laisser de trace. Certains disent qu’il s’est fait pendre mais en toute vraisemblance, il fugua quand la haine de ses sujets était palpable.
Kain, avec l’accord de Georges, récupéra les trois soirs suivants pour faire le mur.
Il n’y avait jamais eu de précédent mais tous savaient que Georges n’était pas homme à abuser de sa position pour favoriser arbitrairement ses amis, de plus Kain, mis à part son frère, n’avait que peu d’amis et Georges n’en faisait pas parti, pas parce qu’il ne l’appréciait pas, seulement qu’il allait rarement vers les gens. De ce fait, il disposa des trois soirs sans qu’on ne vienne l’enquiquiner. Tout ce qu’Abel savait c’est que son frère avait un contact à l’extérieur qui devait leur vendre quelque chose.
Kain, durant trois jours, prépara son plan sans en dire plus.
Le quatrième jour, contre toute attente, Kain lança son gâteau sur Higgins sous les yeux interloqués des enfants et du personnel, ce qui lui valut de sévères remontrances dans le bureau du su nommé. Quelques minutes plus tard, un rixe entre deux enfants obligea le directeur à revenir précipitamment, laissant Kain seul.
Le cinquième jour, il recommença et eut en guise de réponse la même punition.
Abel avait foi en son frère, cependant, en quoi le fait qu’il se fasse punir pouvait les aider ? Il eu bien une hypothèse mais il l’éjecta aussi vite qu’elle était venu, l’hypothèse était que son frère voulait être insupportable pour que personne ne veuille l’adopter, en y repensant, il la trouva stupide.
Le sixième jour, au matin, Kain demanda à son frère d’inverser leurs pulls - sur les pulls était brodés leurs prénoms . Kain voulait vraisemblablement se faire passer pour Abel. Il lui demanda aussi de se faire punir tout comme lui les derniers jours.
Pendant la pause, Abel renversa délibérément son plateau près de la table réservée au directeur, au lieu de le punir, il lui demanda de nettoyer illico presto sa maladresse, pensant sûrement qu’il n’avait pas fait exprès. Il était gêné quand il sentit son frère poser son regard sur lui, il n’arrivait même pas à se faire punir. Aussi petit que fut son rôle dans cette entreprise, il la compromettait. Une des dames de services lui tendit un balai. Il commença à balayer, puis prit son courage à deux mains. Il utilisa le balai comme un club de golf et expédia ses choux de Bruxelles au loin, en moins de trente secondes, il avait contenté son frère et réaliser l’un de ses rêves, renvoyait cette infâme nourriture loin de sa bouche.
Le directeur s’énerva et alla lui faire la morale dans son bureau. Au bout de cinq minutes, un petit garçon frappa à la porte et prévint le directeur que deux enfants se battaient dans le réfectoire. Abel le regarda bien pour se rappeler du visage de cette fouine délatrice, subrepticement l’enfant lui fit un clin d’œil, ce qui le surprit. Le directeur, agacé par cette succession de méfaits sortit de son bureau en trombe laissant le punit seul enfermé dans cette petite geôle.
Le bureau était relativement spacieux, quelques tableaux - majoritairement des corbeilles de fruits - décoraient la pièce d’un très mauvais goût. Près de la fenêtre un bureau était disposé de façon à être éclairé par les rayons du soleil. Rien dans cette pièce n’attirait le regard.
Un cliquetis se fit entendre derrière la porte, les remontrances allaient reprendre de plus belle. La porte s‘ouvrit. Kain entra dans le bureau sans dire un mot à son frère stupéfait. Il ouvrit un tiroir et y sortit une liasse de billet qu‘il tendit au punit. Pendant qu’Abel rangeait les billets dans une poche, l’autre regarda sa montre attendant le bon moment. Puis, il releva sa manche droite, révélant sur son avant bras une succession de lignes et de chiffres dessinés. Kain s’était dessiné l’itinéraire qu’ils devaient prendre pour esquiver le personnel dans la cour. Cela avait beau être à moins de vingt mètres, la cour qui les séparait de leur sortie était une barrière difficile à franchir en plein jour.
Il expliqua brièvement qu’il avait utilisé ses trois derniers jours pour préparer leur fuite. Il avait découvert l’argent le premier jour des ses investigations pendant que deux complices ce battaient. Encore une fois Abel fut frappé par le génie de son frère, tout avait était manigancé pour faciliter leur évasion.
Ils passèrent par la fenêtre au moment où le jardinier s’allongea près du saule pleureur solitaire de la cour, puis se plaquèrent contre le mur quand la cuisinière jeta son mégot de cigarette par la fenêtre. Il avait préparé leur fuite jusque dans les moindres détails, avec minutie. Il lui expliqua que les gens répétaient inconsciemment les mêmes actions, qu’en étudiant le passé on pouvait préparer son futur.
Abel réfléchissait à cette dernière phrase quand Higgins atterrit à coté de lui. Kain asséna un coup à l’homme qui atterrit dans les gardénias du jardinier et attrapa son frère pour fuir. Ils passèrent le portail et se mirent à courir, suivi par un directeur enragé.
Paniqué, Abel lança :
— Dans quoi est-ce que tu nous as fourré ?
— Cour et tais toi, lui donna-t-il comme seul réponse.
— Je te jure que si on s’en sort, je te réduirai en charpie.
— Si on s’en sort, on pourra dire adieu à l‘orphelinat et au manigance d’Higgins.
Les deux enfants prenaient de l’avance. Mais l’homme tint bon, probablement pour récupérer son argent. Ils tournèrent précipitamment dans une ruelle. Kain sauta dans une benne à ordure qui les attendait grande ouverte, suivi par son frère. Ils la refermèrent aussi sec.
Sans s’annoncer une voix féminine, de l’intérieur de la benne, lança :
— Vous en avait mis du temps les frérots.
Une fille, de quelques années leur aînée, les attendait dans la benne, elle alluma une lampe torche.
— Tu m’as fait peur ! s’écria Abel.
Kain plaqua sa main sur la bouche de son frère.
— Baisse d’un ton ou tu vas nous faire repérer.
— Désolé.
Tout en retirant sa main il dit à l‘adolescente :
— On fait quoi maintenant Jude?
Elle se déplaça légèrement et enleva la planche de bois sur laquelle elle était précédemment posée, sous le regard surprit des deux frères, un trou béant donnait sur une plaque d’égout.
Elle leur montra la plaque du doigt et sur un ton très sérieux leur dit :
— Vous êtes sur de vouloir fuguer, au moins à l’orphelinat vous avez un toit et de quoi manger. La vie n’est pas rose les gars, c’est dur d’être seul là dehors.
L’air d’un chien battu, Abel dit :
— Peut être qu’elle a raison, peux être que tu …
Coupant cour à toute hésitation Kain lança :
— Écoute ! Je sais que tu as peur mais nous n’avons plus le choix, il faut que nous allions jusqu’au bout
— D’accord ! lui dit son frère.
Kain se tourna vers l‘adolescente.
— On se doute que la vie n’est pas rose mais tu te trompes sur un point Jude., nous ne sommes pas seuls, se tournant vers son frère mais s’adressant toujours à elle, on reste ensemble pour le meilleur et pour le pire.
En moins de temps qu’il le fallut, les paroles de son frère le réconfortèrent. Il était prêt à dire quelque chose quand elle les pria d’enlever la plaque et de descendre rapidement. Ils eurent du mal à l’ouvrir mais au bout d‘un moment elle céda. Ils passèrent dans l’embouchure de fortune et descendirent une échelle.
De chaque coté se trouvait deux petits trottoir séparés par une eau nauséabonde.
Durant leur marche Kain trébucha à plusieurs reprises, maudissant ses chaussures d’être trop lisses.
Ils suivirent la fille depuis trente minutes quand Kain chuchota à son frère :
— On tourne en rond, on passe par les mêmes endroits depuis qu’on est là. Elle n’a aucun intérêt à nous faire tourner en rond plus longtemps si elle veut l’argent.
Kain sortit un marqueur de sa poche et le montra à son frère.
Étonné.
— Tu as raison, je l’agrippe par derrière et toi tu lui dessines sur le visage.
— Imbécile ! lança-t-il blasé, quand je me suis aperçu de la situation, j’ai marqué n’autre chemin. Si je vois que ça tourne au vinaigre on s’enfuira en suivant les repères mais surtout ne suit les flèches que s’il n’y a pas de rond au sol. Suit les ronds au sol quand tu as les deux possibilités.
Une expression d’ignorance se dessina sur son visage.
— Les ronds ? demanda-t-il.
— Tu comprendras, enfin j’espère. Prions qu’on en arrive pas jusque là. Jude, s’écria-t-il, on est encore loin ? Mes chaussures me font mal.
L’adolescente lui montra un tunnel.
— Après ce tunnel.
Ils reprirent leur marche et Kain lança à son frère:
— On va arriver.
— Comment le sais-tu ? lui demanda-t-il les sourcils froncés.
— On ne tourne plus en rond, si cela tourne au vinaigre, cours aussi vite que tu peux.
— Ne te fait pas de bile, je crois que cette fille est amoureuse de moi, lui dit il avec un grand sourire.
Les deux frères se mirent à rire.
— Nous sommes arrivés les frérots, je vous demanderai de ne surtout pas lui manquer de respect si vous tenez à la vie.
Elle frappa. Une voix rauque retentit derrière la porte, leur demandant d’entrer.
La pièce était exiguë, ce qui ne l’empêcha pas de contenir trois gaillards d’au moins deux mètres.
Derrières eux, la même voix qui les pria d’entrer leur dit:
— Vous avez l’argent ?
Les trois géants s’écartèrent pour laisser place à un homme qui semblait être le chef. Comparer à ses sbires, il était ridiculement petit. Il portait un costume cravate de couleur blanche et arboré un chapeau de la même couleur.
Kain prit la parole.
— Vous avez les papiers ?
— Écoutes mon garçon, je ne doute pas de ton intelligence mais ici c’est moi qui commande, alors ne soit pas bête. Quand je pose une question, tu y réponds et c‘est tout.
Un des hommes de mains s’avança vers Kain, une expression vicieuse sur le visage.
— C’est bon, c’est bon ! s’écria Abel. Rappelez votre gorille, on ne cherche pas les ennuis.
Le petit homme rappela le géant et s’approcha d’Abel.
— Sage décision. Un conseil d’ami, si vous voulez survivre dehors apprenez à vous taire car on ne tue pas les muets. Maintenant je veux mon argent.
Abel sortit de sa poche arrière la liasse de billets. Kain le regarda l’air de dire « ne sort que le nécessaire imbécile ». Il lui tendit la somme convenue.
— Maintenant nos papiers, après un silence dans la pièce il rajouta, s’il vous plait.
L’homme semblait agacé.
— Rassurez-vous, j’ai vos papiers mais je viens de me rendre compte de quelque chose qui pose problème
Ils le regardèrent étonnés.
— Comment ça ! Crièrent-t-il d’une même voix.
— Je viens de m’apercevoir que vous êtes jumeaux et le tarif « jumeaux » est plus… après une petite pause, onéreux.
Abel en colère.
— Sale menteur ! Il n’existe aucun tarif de la sorte.
Les yeux grands ouverts, il répondit :
— Moi un menteur ? T u me vexes. Il est clair que je me suis trompé, tu es moins sage que ton frère. Tuez-les.
Kain arracha la liasse des mains de son frère et la lança au petit homme.
— Prenez tout, on ne cherche pas les ennuis.
— Sage décision. Jude, donne-leur les papiers.
Elle sortit les cartes qu’elle avait dans sa poche depuis le début et en tendit un à chaque frère.
— Lee, Abdul, vos cartes d’identités, elle se mit à rire.
Les deux frères regardèrent leurs cartes avec attentions.
Kain protesta.
— C‘est la photo d‘un asiatique.
L’Homme amusé.
— Tu n’auras qu’a dire que tu tes fait déridé les yeux. Il parait que c’est à la mode.
Abel présenta sa carte dans la direction de l’escroc, on y voyait un homme de couleur.
— Et moi je dirai que j’ai pris la photo pendant mes vacances, au meilleur de mon bronzage.
Jude voyant l’homme s’énerver par ces remarques dit aux garçons.
— Vous feriez mieux de partir maintenant que vous avez eu ce que vous voulez.
— Ce qu’on voulait. On en est loin bande de menteur, s’écria Abel. On aurait pu faire un beau couple, s’exprimant à l’adolescente qui le regarda étonnée.
Kain lança un regard à son frère.
— Tu te rappelles des flèches et des ronds.
Sans attendre de réponse, il bondi sur le petit homme, lui prit la liasse tout en esquivant les bras des sbires, essayant de l’attraper. Ils traversèrent la porte et coururent comme des dératés. Les sbires les prirent en chasse, en dépit de leur stature ils couraient très vite.
Abel dit :
— C‘est moi ou c’est devenu notre lot quotidien de fuir.
— Tais toi et écoute, j’ai un plan.
Il lui exposa son plan pendant leur course. Cela n’enchantait pas Abel.
— Je refuse, c’est bien trop dangereux.
— C’est notre seul espoir, on ne pourra pas tourner en rond indéfiniment. Tiens prend ça, on se retrouve en haut.
— Non! Cria Abel
Kain se retourna et s’élança sur les trois brutes, il cria :
— N’oubli pas de prévenir les secours.
A moins d’un mètre de ses assaillants, il s’élança sur l’un des murs, y prit appui et avec l’autre jambe asséna un violent coup de pied sur la tempe de l’un des hommes. L’homme s’affala par terre, sonné. Les sbires, surpris par cette attaque, aussi violente qu’inattendu, il en profita pour s’échapper dans la direction opposée à son frère. Les deux hommes encore debout laissèrent leur compagnon sur le sol et se séparèrent chacun à la poursuite d’un des garçons.
Son plan avait marché mieux que ce qu’il avait cru, il espérait maintenant que son frère ait eu autant de chance que lui.
Abel courrait à en perdre haleine, il entendait les pas d’un homme le suivre mais à une distance suffisante pour le semer. Pour l’instant le plus dur c’était de ne pas se perdre dans ce labyrinthe de tunnel. Il regardait régulièrement sur le sol, il ne voyait pas de cercles alors que les flèches étaient visibles plus que de raison. Arrivé à une intersection, il s’aperçu qu’une croix était dessinée sur l’un des murs et dans l’autre direction un petit cercle sur le sol, à peine perceptible. Il emprunta le chemin du cercle, escalada l’un des tuyaux qui longeait le plafond et se cacha dans le coin le plus sombre, il ne pouvait pas laisser son frère seul dans les égouts.
Il entendit l’homme se rapprochait de l’intersection, maintenant qu’il leur voulait du mal, le sbire paraissait encore plus terrifiant. L’homme regarda le mur et y vit la flèche, il sourit et choisit cette direction.
Il était étonné de la clairvoyance de son frère, ils avaient beau être jumeaux, Kain était toujours le plus rusé. Depuis leur enfance, Kain montrait des capacités extraordinaires pour le combat et il était plus intelligent que la normal, alors que lui bien que pas chétif n’était qu’un orphelin bien banal. Malgré cela il n’avait jalousé son frère.
Il laissa les cartes et l’argent dans sa cachette et reprit le chemin en sens inverse. Il entreprit d’aider son frère malgré les risques qu’il encourrait.
L’homme le poursuivait toujours, il avait réussi à en arrêter un mais il savait que cette attaque ne fonctionnerait pas deux fois. Il se mit à réfléchir et aperçu une échelle à une dizaine de mètres. Il lui était impossible d’ouvrir l’écoutille tout seul mais cela lui donna une idée.
Il ralentit légèrement pour diminuer la distance. Il monta l’échelle suivit de près par le sbire. Monté à environ trois mètres, l’homme lui agrippa le pied. Kain le frappa au visage avec son autre pied. Après ce coup, l’homme le lâcha mais au lieu de poursuivre sa fuite vers le haut Kain lâcha les barreaux de l’échelle et se laissa tomber de tout son poids sur le sbire. L’homme lâcha l’échelle et chuta, Kain retomba sur l’homme qui amorti sa chute.
Le second homme neutralisé, il décida de repartir dans la direction de son frère.
— Arrêtez-vous ! cria une voix derrière lui.
— C’était le petit homme, qui pointait un pistolet sur lui.
Kain s’avança vers lui :
— Nous ne sommes pas obligés d‘en arriver là.
— Suit moi ! ordonna-t-il.
L’homme le ramena dans la petite pièce. Jude les y attendait avec l’un des hommes de main qui semblait très en colère, une vilaine rougeur ornée sa tempe droite.
— Quel âge as-tu ?
— 15 ans.
L’homme était très surprit, mais n’en laissa rien paraître.
— Où as-tu appris à te battre de la sorte ?
Ne lui laissant pas le temps de répondre, un homme d’une trentaine d’années, vêtu d’une drôle de manière entra dans la pièce. On pouvait apercevoir ce genre d’accoutrement lors de rencontres bien précises, tel un carnaval ou lors d’une représentation théâtrale, mais dans les égouts en plein milieu de l’après midi c’était plus qu’étrange. Il portait une tunique beige recouverte de sa capuche, au niveau de la ceinture, il arborait un fourreau ou une épée logeait paisiblement.
— Bonjour Kain.
Tout le monde était surprit, cet homme comme si de rien n’était s’adressait à Kain, ignorant jusqu’à l’arme a feu.
L’escroc visiblement énervé demanda :
— Qu’est-ce que vous faites là, et quel est cette affreuse tenue ?
Ignorant la remarque, il demanda à Kain de le suivre, ce qui irrita encore plus le petit homme.
— Biggie attaque !
L’homme de main s’élança sur le nouvel arrivant qui n’eut pas de mal à esquiver, l’étranger répondit par un croche pied. Le sbire à la renverse, l’étranger lui asséna un coup de coude dans le nuque. Il s’était débarrassé de Biggie avec une facilité déconcertante.
Une détonation retenti, le petit homme pointait son arme, fumante, sur l‘étranger.
En un éclair, l’homme sortit son épée du fourreau et renvoya la bal qui se logea sur un mur, à trente centimètres haut dessus de la tête du tireur.
L’étranger s‘approcha du malfrat. Tremblant comme une feuille, le petit homme se mit à pleurer. Cette scène quelques minutes plus tôt aurait enchantait Kain mais l’habilité que l’étrange personnage avait eu en repoussant la balle avec son épée, ne le rassurait pas.
L’étranger prit l’arme des mains du petit homme.
— Vous allez vous faire mal avec ça.
L’homme implorant :
— Par pitié, j’ai beaucoup d’argent.
N’ayant cure de ses propos, il frappa l’homme et la fille sans remords.
Il sortit de sa poche une boussole et lança:
— Tu viens avec moi et tout de suite élue.
Abel remarqua, sous une échelle, le corps d’un des assaillants. Il le passa sans faire de bruit, rassuré de voir que son frère ait réussi à s’en débarrasser.
Il continua sa route prudemment jusqu’à la petite pièce. En entrant, il vit tout les malfrats évanouis, Kain n‘était pas là. Il était stupéfait de la force de son frère.
Une main puissante l’agrippa par derrière. Ne pouvant se retourner complètement, il leva le visage et vit l’homme qu’il avait semé plus tôt. ’homme le souleva et le lança sur le mur comme s‘il ne pesait rien. Il s’approcha d’Abel et vit dans les yeux de l’enfant la terreur absolue.
— Je te fais peur petit ? dit-il, un sourire sur son visage.
— Vous un peu, répondit-il, puis montra du doigt quelque chose derrière le sbire, lui beaucoup.
L’homme se retourna et vit un homme mesurant deux tête de plus que lui, ce qu‘il n‘avait jamais vu avant, en raison de sa grande taille.
— On dirait que j’arrive à temps petit élu.
Il prit le sbire et le lança comme lui-même l’avait fait plus tôt avec le garçon.
Terrifiait, Abel gémit :
— Je ne suis pas Kain mais Abel.
— Peux m’importe petit comment tu veux te faire appeler, sur ma liste j’ai un Kain avec ton portrait.
L’homme sortit de sa besace une lampe rouge-brun et la frotta, une gerbe de couleur sortit et enveloppa Abel. Cinq secondes plus tard, ils disparurent, ne laissant que les malfrats évanouis.
Journal de bord, An 0, jour 1.
Ce nouveau monde est similaire à Aaval, du moins, il assouvi nos besoins vitales. Le ciel bleue et l’eau clair montre qu’ils en sont à un stade de l ‘évolution très bas, du moins inférieure à nous.
Mani
Chapitre 2
L’INCONNU
L‘écho lui rendit son hurlement.
Abel s’était réveillé quelques minutes plus tôt dans un long couloir totalement cuivré. Deux chemins s’ouvraient à lui; dans un sens, une montée particulièrement raide avec en son sommet un trou faiblement éclairé et dans l‘autre, un long couloir sombre. Après plusieurs essais infructueux pour monter le toboggan cuivré, il cria de toutes ses forces dans l‘espoir d‘être secouru. Aucune réponse à tous ses cris, si ce n’est l’écho d’une voix cassée par tant de hurlements.
La seule lumière venait de ce trou en surface, il n’avait aucune certitude d’être éclairé dans sa marche, ce qui ne le rassura pas. L’obscurité, depuis qu’il était petit, l’effrayait au plus haut point. Il en conclut à son grand regret que la seule issue possible était ce couloir abyssal ou il s‘aventura.
Quand il avait huit ans, un enfant malade lui transmit la rougeole ainsi qu’au reste de la classe. A l’orphelinat, Kain et lui furent placés sous quarantaine le temps d’être guéri, dans une des chambres de l‘infirmerie, à l‘écart des lieux de vie de l’orphelinat. La seule distraction de l’infirmerie, c’était Kitti, le chat errant qui se faufilait à l’insu de l’infirmière pour se faire caresser par les enfants.
Alors que Kain se rétablissait rapidement, lui était encore très malade - en y repensant, c’était la seule fois ou il vit son frère malade. Son frère réintégra la chambre plusieurs jours avant lui, le laissant seul en pleine convalescence.
Un soir qu’il mangeait avec le chat au pied du lit, une coupure d’électricité paralysa la ville entière. Il appela l’infirmière mais se rappela qu’elle partait tous les soirs à dix neuf heures précises. Seul avec Kitti dans le noir, chaque bruits paraissaient suspects. Le craquement d’une branche, les hurlements des chats vagabonds, l’effrayaient. Les poils hérissés, chacun de ses sens étaient en éveil, dans l’incapacité de fermer un œil de peur de se faire happer par ses démons.
Régulièrement, il passait la main hors du lit pour caresser le chat, le regard tourné vers l‘armoire, attendant qu‘un monstre y surgisse. Quelques minutes plus tard, un bruit faible se fit entendre dans la minuscule salle de bain à coté de la chambre. Il hésita longuement avant de se lever pour voir quelle était ce bruit. Dans la salle de bain, le robinet de la baignoire gouttait. Sans tirer le rideau de douche - de peur d‘y voir un monstre -, il passa sa main et tourna le robinet pour éteindre l’arrivée d’eau et retourna dans la chambre faiblement éclairée par les étoiles.
Dans le lit, il attendit le soleil salutaire ou une reprise du courant avec une Kitty au pied du lit toujours aussi gourmande de caresse et l‘armoire du monstre. Alors que la fatigue prenait le dessus sur la peur, le faible bruit retentit encore une fois dans la salle de bain. Il se leva et sans surprise entendit les gouttes chutées dans la baignoire. Il passa la main, toujours sans retirer le rideau et ferma le robinet en serrant très fort.
Il se replaça dans le lit. Le robinet l’ayant sorti de sa torpeur, il décida de jouer avec Kitti. Il passa sa main hors du lit comme pour la caresser et essaya de la saisir ce qui entraîna une vive attaque du chat. Elle l’avait griffé jusqu’à la chair lui offrant une jolie cicatrice, c’était la première fois qu’elle se montrait agressive. Pendant qu’il regardait sa plaie, du bruit se fit entendre bien plus fort qu‘à l‘accoutumé. Le malade bondit hors du lit et s’avança vers la petite salle de bain tout en cherchant du regard l’animal qui venait de lui entailler la main. Dans la pièce, l’eau coulait abondamment du robinet. Au lieu de simplement passer une main pour l’éteindre, il décida d’ouvrir le rideau de douche, espérant qu’un des orphelins lui ferait une mauvaise plaisanterie. Il prit son courage à deux mains et tira le rideau, dévoilant sur un fond d’eau une Kitty étendue morte. Il s’agenouilla dans un coin jusqu’au matin en catalepsie, impossible de bouger sans pleurer.
Le lendemain, l’infirmière le découvrant ainsi, alerta le directeur. Après un long moment de silence, il leur raconta sa nuit. A la fin de l’histoire, le directeur s’approcha de la baignoire. Il revint vers Abel et lui dit qu’il n’y avait rien. Il se releva étonné et découvrit un fond d’eau, aucune trace de Kitty.
Cinq jours plus tard, rétabli, il raconta toute l’histoire à son frère. Kain ne le jugea pas mais le rassura en lui disant que ce devait être un simple cauchemar. Abel acquiesça, cependant il restait persuadé que tout cela s’était bien déroulé. La griffure était visible sur sa main droite et depuis l’incident, personne n’avait jamais revu le chat. Toutefois, une chose durant cette nuit le terrorisait plus que le souvenir du chat gisant dans la baignoire. Encore aujourd’hui, il se demandait qui il avait caressait quand il passait la main hors du lit ? Ne voulant pas passer pour un fou, il n’en reparla jamais plus.
Un miaulement se fit entendre, le sortant de sa rêverie.
Il continua à avancer dans le noir pensant que le son était dû à son imagination. Le miaulement retentit de plus belle. Paniqué, il détala comme un lapin.
Quinze minutes plus tard, toujours en train de courir, il vit une lumière au loin. L’embouchure donnait sur un précipice de vingt mètres de haut. Plus bas, une centaine de personne discutaient. A ses pieds, une succession de vêtements étaient attachés pour créer une corde de fortune.
Dans la cavité qu’il venait de quitter, une voix le héla.
— Excuse moi !
Une fille sortit du couloir, suivi de près par un chat. Elle devait avoir le même âge que lui. Petite, elle était brune avec des yeux d’un noir pénétrant, son teint légèrement basané faisait ressortir ses yeux. Elle portait une robe noire avec un petit gilet de la même couleur et portait un petit sac à dos. Le chat qu’elle portait dorénavant, était de la même couleur que la robe. Il espérait que ça ne lui porterait malheur.
Il demanda :
— Qu’est-ce que nous faisons là ?
— Aucune idée, répondit elle.
Ils échangèrent quelques banalités et s’aperçurent que c’était le même homme qui les avait enlevé. Elle s’appelait Minerve et avait seize ans. Il lui montra les vêtements qui faisaient office de corde et les gens en bas.
— Tu penses qu’il faut descendre ?
— Ça semble être le seul chemin, dit elle en regardant tout autour.
— Je l’ai remarqué moi aussi, menti-t-il, mais à ton avis, c’est dangereux en bas ?
Elle s’approcha du bord et cria :
— Voulez-vous nous faire du mal ?
Plusieurs voix en même temps répondirent par la négative. Elle sourit et fit un signe de la tête à Abel puis s’approcha des vêtements.
— T’es folle ! s‘écria-t-il, et s’il ne disait pas la vérité.
— Fais moi confiance.
— Tu as raison on se connaît depuis tellement longtemps. (Prête à descendre) Ne descends pas ! ordonna-t-il.
Malgré l’injonction, elle descendit et il la suivit.
A une dizaine de mètres, il s’aperçut qu’il y avait seulement des adolescents.
Certains semblaient paniqués pendant que d’autres scrutés chaque mur de cuivre dans l’espoir d’y trouver un passage.
Arrivés en bas, lui et Minerve examinèrent le lieu. Il y avait une centaine de jeunes, il ne parlait pas tous la même langue se qui créa des groupes. Chaque groupe crée se distinguer par la ressemblance de ses membres, les blancs avec les blancs, les asiatiques avec les asiatiques…
Minerve demanda si on pouvait lui expliquer tout ce que cela signifiait mais personne ne se déplaça pour leur expliquer, probablement terrorisé par ce qui se passait.
Au loin un cri s’éleva dans les airs. Deux garçons se battait. Surprit par tout ce remue ménage, les jeunes se rassemblèrent en cercle autour de deux garçons. Après un échange de coup entre les deux individus, un grand gaillard brisa le cercle formé par les voyeurs, suivit par un garçon.
Le colosse mesurait près de deux mètres. Un visage enfantin, il avait de grands yeux noirs, un gros nez aplatit , probablement par les coups, et le teint très pâle. Une tignasse grasse et noirs dépassait de sous un béret vert montrait qu‘il ne les entretenait pas.
L’autre contrastait littéralement avec le géant. A peine plus grand qu’Abel, il portait un catogan sur ses longs cheveux blonds. Son regard bleu lui conférait un grand respect, dans sa façon d’être, il lui rappela Kain.
Le colosse les sépara et son acolyte prit la parole.
— Que nous vaut ce remue-ménage ?
Les deux jeunes le regardaient enragés. L’un deux lança :
— Ce sale noir m’a volé…
Le blond s’avança et gifla le raciste. Calmement, il lui dit :
— Modère tes propos ou la prochaine c’est Sangath qui te la met.
Le colosse sourit et dévoila des dents jaunes ce qui l’enlaidissait encore plus.
Le jeune noir se mit à parler une langue inconnue pour Abel. Contre toute attente, le blond lui répondit dans la même langue. Après un échange calme, il récupéra quelque chose et se tourna vers le raciste lui tendant l‘objet du conflit.
— Oui, c’est mon canif. Sale voleur ! s’écriât il.
— J’aimerais que tu ouvres la plus grande lame et que tu lises à haute voix ce qu’il y a de marquer, lui demanda le blond.
Étonné, il sortit la lame et essaya de lire l’inscription mais n’y parvint pas.
— Je ne comprend pas, dit il agacé.
— Bien sur que tu ne comprends pas, c’est du swahili. C’est toi qui a voulu voler ce canif. Maintenant circule, avant que je ne change d‘avis.
Il l’avait réduit le raciste à quia. Résigné mais toujours plein de colère, il partit laissant son adversaire récupérer le canif.
Minerve s’approcha du garçon et lui demanda :
— Tu sais ce qu’il se passe ici ?
Contrit.
— Non je n’en ai aucune idée, bon je dois vous laisser si vous avez un soucis venez me voir. Je m’appelle Moriarty.
Il coupa court à la discutions sans laisser le temps à Minerve de dire quoi que ce soit et partit avec Sangath. Cependant, elle sourit et regarda Abel.
— Qu’est-ce qu’il y à ? lui demanda-t-il.
— Je t’en parlerais plus tard.
Plus le temps passer et plus d’enfants s’entassaient dans cette geôle cuivrée, ils étaient âgés d’au moins treize ans et au maximum dix sept ans. Toute les demis heures, un ou deux enfants apparaissaient en hauteur. Au bout d’un moment on ne vit plus personne apparaître.
Un choc retenti et une douleur lancinante frappa tout le monde. Quand elle passa, quelqu’un remarqua qu’il comprenait ce que disait un de ses voisins alors que précédemment, tout ce qu’il sortait de sa bouche n‘était que du charabia. Au bout d’un moment, tous comprirent que dorénavant, ils parlaient la même langue. Le fait de se comprendre au lieu de les rassurer, les paniqua encore plus. Quelle magie était à l’œuvre se demandait certains à haute voix.
Dans un souci d’organisation, Moriarty demanda à tous les jeunes de ne plus bouger pour les compter. Au bout de cinq minutes, il compta exactement trois cents personnes.
Depuis l’incident, Moriarty c’était attribué le rôle de chef. Il discutait avec le plus de monde possible et rassurer ce qui en avait besoin. La majorité des adolescent l’appréciés cependant certain montrait clairement leur dédain. Minerve quand à elle le trouvait sympathique et qu’il avait beaucoup de sang-froid.
Depuis qu’il s’étaient rencontrés plus haut, il ne s’était pas lâcher. Il s’était aperçu qu’elle était très bavarde et posait toujours des tas de questions.
— Tu n’as pas faim ? demanda-t-elle.
— Non, pas trop, mentit il.
Elle se mit à rire.
— Si tu le dis.
— J’ai une idée ! cria-t-il, ce qui fit se retourner les gens proche de lui.
— Ne crie pas, lui dit elle plein de malice, raconte c’est quoi ?
— Tu te rappelles en haut ?
— Oui mais je ne vois…
— On pourrai passer par le toboggan si on était assez nombreux, la coupant.
— Tu as raisons et…
La coupant encore.
— Je vais voir Moriarty, c’est je pense le plus capable pour nous aider, Agacée, elle cria :
— Coupe moi encore une fois et je te coupe la langue ! plus de monde se retourna cette fois ci, surprit par le vacarme que faisaient ces deux seules personnes. Le ton sur lequel elle l’avait dit ne laissait transparaître aucune forme d’humour, ce qui fit peur à son chat blottit dans le sac partiellement ouvert.
Il la suivait partout où elle allait. Elle lui raconta qu’un jour ou elle se baladait, il se mit à la suivre, depuis ils étaient devenus inséparable. Quand il lui demanda comment s’appelait le chat elle répondit, comme si cela coulait de source, « le chat ».
Quand Moriarty entendit l’idée, il ne cilla pas, ce qui agaça Abel.
— Bon, d’après mon souvenir, elle devait mesurait six mètres. Sangath va me chercher Law et Bocar.
Le colosse s’exécuta sans commentaire. Il revint avec le garçon du canif et un petit asiatique.
Ils échangèrent des regards quand Moriarty lança :
— Suivez moi.
Il les emmena à la corde et les somma de monter. Sous le regard étonnés des autres, ils escaladèrent jusqu’en haut et prirent le chemins en sens inverse. Après dix minutes, Moriarty chuchota quelque chose à Sangath qui fit demi tour à la surprise de tous, cependant, aucun ne fit de commentaire.
En dépit qu’il ne soit plus seul, Abel était toujours terrifié dans l’obscurité mais sa peur lui paru durer moins longtemps accompagner par ce petit monde.
— Bon ! Nous sommes arrivés, attendons Sangath.
Près à s’asseoir pour patienter, Sangath revint avec la corde de vêtements. Depuis qu’ils l’avaient rencontrés, Minerve et lui n’avaient jamais entendus sa voix.
Moriarty examina chaque personne et les plaça en file indienne. Sangath devant Bocar suivit d’Abel ensuite de Law et pour finir de Minerve.
— Gardez cet ordre ! ordonna-t-il, et faite comme moi. Toi tu porteras la corde, à l’intention de Minerve qui hocha la tête.
Abel commencé à être de plus en plus irrité par Moriarty, il se trouvait reléguer au second plan alors que c’était son idée. Comme si elle avait lue dans ses pensées Minerve lui chuchotis :
— Sans toi, nous serions encore en bas à broyer du noir.
Ces quelques mots le réconfortèrent. Mais il n’apprécier plus trop ce garçon trop dirigiste. Moriarty monta sur les épaules de Sangath puis Bocar escalada Sangath et se mit debout sur Moriarty appuyé sur les parois.
Le plan était ingénieux, il n’appréciait pas Moriarty mais il était clair qu’il avait besoin de lui pour s’en sortir.
— Qu’est-ce que tu attends ? Monte vite, on ne tiendra pas indéfiniment lança Moriarty.
Abel s’exécuta suivit de Law et de Minerve qui lança, debout sur les épaules du petit asiatique :
— Je ne peux pas atteindre la sortie, on est trop cours de quelques centimètres.
Abel se surprit à être content de la faille du plan.
— On aurait dut prendre une personne de plus lança-t-il.
Sans répondre, Moriarty baissa la tête et regarda Sangath qui lui répondit par un sourire et releva la tête vers Minerve.
— Es tu prête ? demanda-t-il.
— Prête pour…
Sans attendre la fin de sa phrase, Sangath s’élança, propulsant cette échelle humaine à quelque centimètre de hauteur. Il faisait preuve d’une force herculéenne.
Minerve s’agrippa à la paroi et tira de façon à se retrouver à l’extérieur. Elle s’assit et s’aperçu qu’elle était sur un disque, elle regarda plus haut et vit l’être le plus grands qu’elle n’avait jamais vue, il devait mesurer cent mètres.
Une voix lui héla :
— Lance la corde et tire Law.
Elle mit ses peurs de cotées et tira Law hors du trou. Elle n’était pas très forte mais comme il était déjà très haut, elle y parvint. De cette manière, ils réussissent tous à sortir. Dès que l’un deux sortait, le suivant était plus facile à extraire puisque plus de bras pour tirer. Le plan était simple mais efficace.
A l’extérieur, tous furent surpris par le géant mais se retinrent de paniquer. Le géant se déplaçait sur un énorme cheval.
— Je crois savoir ce qui nous aient arrivés, lança Minerve. Je vous le dirais dès que je vous aurais mis en sécurité.
Elle dit cette dernière phrase d’un ton tellement désinvolte que personne ne trouva rien à en redire.
Elle sauta sur le cheval.
— Alors vous attendez quoi ?
Ils n’eurent pas de mal s’agripper à la bête et poursuivre leur ascension vers les fesses du géant cheval.
— Écoutez ! cria-t-elle, on va descendre par la queue et…
— Regardez ! s’écriât Bocar.
La main droite de Minerve avait doublé de taille.
— Nous n’avons plus de temps à perdre, je comprends ce qui se passe.
Elle sauta sur la queue suivit par ses compagnons. Arrivés au bout de la queue la bande sauta durement sur le sol.
Law hurla de douleur. Il venait de se tordre la cheville.
— Sangath porte le ! ordonna Moriarty.
Sangath s‘exécuta et la bande se mit à courir vers un arbre immense.
Alors que le géant disparaissait dans l’horizon, ils s’assirent en cercle et Abel demanda :
— Maintenant que nous sommes sain et sauf, dis nous ce qui nous arrives
— Je présume que votre dernier souvenir et celui d’un homme pointant une lampe sur vous. (Abel hocha la tête) Ensuite, vous vous être réveillés dans ce conduit en cuivre. (Ils acquiescèrent.)
— Ma théorie, c’est que nous avons étaient rétrécis, et qu’on nous a placés dans cette lampe en attendant de nous emmener quelque part.
Elle sourit, visiblement fière de sa théorie.
Aucuns ne voulaient la croire car il n’y avait rien de rationnel dans son idée, cependant, les événements des dernières heures n’étaient en rien rationnels. Ils en conclurent qu’elle avait probablement raison.
Abel lança :
— Moi je te crois mais pourquoi nous ?
Il se rappela que ce n’était pas lui qui était visé mais son frère. Il n’avait pas eu le temps de beaucoup pensé à Kain ses dernières heures mais il était content que ce soit lui qui fut enlevé. Il espérait simplement qu’il allait bien.
Moriarty prit la parole :
— Aucun de nous n’a de réponse à cette question. Et jusqu’à demain ce ne doit pas être notre priorité. Je pense que nous devrions établir un camp ici, le temps de recouvraient notre taille et de reprendre des forces.
Personne n’en trouva rien à redire. Sangath rapporta des bais et Bocar fit un feu pendant qu‘aléatoirement des partie de leur corps s‘élargissaient.
Ils mangèrent autour du feu qui crépitait, et s’allongèrent sans se parlaient. Ils sentaient qu’ils grandissaient petit à petit mais cela ne les empêcha pas de s’endormir.
La pièce, circulaire, contenait en son centre une poutre métallique qui devait faire la moitié de la salle. Le plafond quand à lui s’emblait être en verre mais il était difficile pour Kain de voir ce qu’il y avait au dessus.
Il en avait fait le tour plusieurs fois et aucune issue ne lui permettrait de la quitter. Par conséquent, il c’était résigné à s’enfuir par ses propres moyens.
Alors que la faim et les interrogations concernant son frère commencé à le tirailler, un choc retenti et une douleur lancinante le cloua sur place, quelque chose venait de se passer mais tant qu’il resterai là, il ne le saurai pas quoi.
Journal de bord, An 0, jour 1.
J’ai cru que notre plan ne fonctionnerai plus. Minerve est morte lors du voyage. Cependant.
J’ai découvert une peuplade autochtones, je pense les utilisé pour notre plan car sans femmes notre objectif n’est plus.
Mani
Message édité par tekuni le 08-07-2008 à 20:02:55