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  Modern Fantasy - Les Enfants de Norphos (roman intégral)

 



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Auteur Sujet :

Modern Fantasy - Les Enfants de Norphos (roman intégral)

n°179
dom
Posté le 12-12-2005 à 20:43:41  profilanswer
 

Bonjour,
 
Après lui avoir passé un dernier lifting, je vous présente un de mes récits : les Enfants de Norphos (taille : à peu près 300 pages format "poche" ).
Il est ici :
http://perso.wanadoo.fr/dom666/edn/edn1a.htm
 
Les Enfants de Norphos est un peu bâtard puisque, bien que basé sur une ambiance Fantasy, il se passe en grande partie dans notre monde contemporain, et contient également pas mal de références au polar.
J'ai appelé ce sous-genre "Modern Fantasy", en attendant de trouver mieux... On peut dire que le genre a été ouvert par les "Princes d'Ambre", que la plupart des récits tirés des jeux de rôle multi-univers incluant la fantasy en font partie. Ainsi que "Roleplay", par exemple.
 


Message édité par dom le 05-01-2006 à 23:17:02
n°192
Ink
Répondeur
Posté le 13-12-2005 à 17:56:05  profilanswer
 

Salut Dom,
 
Je viens d'annoncer ton souhait d'utiliser le système de diffusion d'histoires finies du site dans la partie Bureau.
 
Les discussions sont donc ouvertes quant à ce processus de même que la phase de choix de tes parrains-correcteurs.
 
 :)


---------------
Si vous souhaitez aider ce site, aidez les auteurs.
n°194
dom
Posté le 13-12-2005 à 19:03:11  profilanswer
 

Hello
 

Ink a écrit :

Salut Dom,
Je viens d'annoncer ton souhait d'utiliser le système de diffusion d'histoires finies du site dans la partie Bureau.
Les discussions sont donc ouvertes quant à ce processus de même que la phase de choix de tes parrains-correcteurs.
 :)


 
OK.
C'est bien.  :)  
 
Non, sérieusement, en pratique j'ai compris, mais il faut être quoi pour être parrain correcteur ?  
Un investisseur ? (c'est son temps qui est investi)
Un futur lecteur de maison d'édition ? (pour s'entraîner)
Un pote ? (qui veut faire plaisir)
Un fan ? (qui a bien aimé l'histoire)
 
Il faut déjà l'avoir lue avant ?
(Si c'est le cas, je risque de pas avoir grand monde, étant donné la masse du truc... moi ça me ferait peur)
En plus si c'est le cas, ça risque de prendre un sacré temps...
 
Ou alors si tu demandes à te lancer là-dedans sans l'avoir lue, tu prends des risques, parce que tu peux découvrir que c'est nul, trop lourd à corriger, ou difficile à appréhender...)
 
Franchement, j'aimerais pas être à la place du parrain correcteur !
 :lol:  
 
A part ça, j'en ai déjà trouvé un, je pense qu'il ne tardera pas à venir s'inscrire sur le forum (j'essaie de le pousser à mettre ses propres textes, mais il rechigne)

n°197
Ink
Répondeur
Posté le 13-12-2005 à 20:15:19  profilanswer
 

:)  
 

Citation :

Non, sérieusement, en pratique j'ai compris, mais il faut être quoi pour être parrain correcteur ?  
Un investisseur ? (c'est son temps qui est investi)
Un futur lecteur de maison d'édition ? (pour s'entraîner)
Un pote ? (qui veut faire plaisir)
Un fan ? (qui a bien aimé l'histoire)
 
Il faut déjà l'avoir lue avant ?
(Si c'est le cas, je risque de pas avoir grand monde, étant donné la masse du truc... moi ça me ferait peur)
En plus si c'est le cas, ça risque de prendre un sacré temps...
 
Ou alors si tu demandes à te lancer là-dedans sans l'avoir lue, tu prends des risques, parce que tu peux découvrir que c'est nul, trop lourd à corriger, ou difficile à appréhender...)


 
N'importe qui peut être parrain correcteur mais évidemment, mieux vaut faire appel à des personnes qui ont un bagage littéraire et qui vont pouvoir t'apporter quelque chose.
 
C'est un vrai boulot et c'est vrai que ça peut prendre du temps. Mais je suis certain, pour en connaître déjà parmi les membres inscrits, que certains sont prêts à le faire pour rien, pour le plaisir de l'aventure et par souci d'aider.
Attention, il ne s'agit pas non plus de reformater le texte selon sa propre conception de l'écriture ou de le faire rentrer dans des limites standardisées.
Par exemple, le texte de Florent : "Mort ou vif". Si on devait le réécrire à notre façon, tout serait à changer. Maintenant, ce texte existe en tant que tel, dans un style particulier, certes, mais de façon indiscutable. Pour moi, son texte mérite d'être corrigé de quelques coquilles, d'être reformulé sur certains passages un peu lourds ou manquant de clarté, mais il n'y en a pas pour cent sept ans pour l'estimé "fini".
C'est quelque chose qu'on arrive difficilement à faire quand on est seul parce qu'on le voit de l'intérieur, mais comme tu le disais, une personne extérieure permet d'avancer considérablement. A trois, ça devrait donner de bons résultats.
 
Si on découvre que c'est nul, ça se voit vite et l'histoire ne rentre pas dans le processus. Il s'agit de valider des travaux qui ont déjà de la qualité et qui sont préalablement passées par le forum.
Et puis s'il n'y a pas d'engagement de l'auteur vis à vis des parrains-correcteurs, l'inverse est aussi vrai et un correcteur qui commence un chantier peut très bien le lâcher s'il le juge trop important.
 
Un auteur qui ne trouvera pas de parrains-correcteurs pour valider une histoire pourra considérer qu'elle n'est pas prête et qu'il doit l'améliorer.
 
 
La personne dont tu parles est la même que tu évoques dans ta présentation ? Elle est la bienvenue bien sûr, et elle correspond parfaitement au rôle du parrain-correcteur.
 


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n°206
dom
Posté le 13-12-2005 à 22:20:14  profilanswer
 

Ink a écrit :


Attention, il ne s'agit pas non plus de reformater le texte selon sa propre conception de l'écriture ou de le faire rentrer dans des limites standardisées.


 
Sans quoi on retomberait sur les travers qu'on veut justement éviter : celles des maisons d'édition.
 

Ink a écrit :

Un auteur qui ne trouvera pas de parrains-correcteurs pour valider une histoire pourra considérer qu'elle n'est pas prête et qu'il doit l'améliorer.


 
Je n'en suis pas si sûr. Il y a aussi tous ceux qui n'ont pas le temps, ou n'ont rien à dire.
 
 

Ink a écrit :

La personne dont tu parles est la même que tu évoques dans ta présentation ? Elle est la bienvenue bien sûr, et elle correspond parfaitement au rôle du parrain-correcteur.


 
Elle viendra, un jour. Je le sens...
 
 

n°210
Ink
Répondeur
Posté le 14-12-2005 à 17:00:59  profilanswer
 

:hello:  
 

Citation :

Sans quoi on retomberait sur les travers qu'on veut justement éviter : celles des maisons d'édition.


 
Ce sont des travers dictés par les lois du commerce.
Je ne veux pas jeter la pierre aux maisons d'édition. Elles sont dans une logique économique et, pour être moi-même à la tête de ma petite société après des études d'économie, je peux te dire que les contraintes sont multiples.
 
Par contre, je regrette qu'il n'y ait pas plus de place, plus de solutions, pour ceux qui ne rentrent pas dans les sélections annuelles.
Ici, on peut se permettre de valider des textes qui ne rentrent pas dans le moule. Mais il ne s'agit pas non plus de faire n'importe quoi ou de "tout" se permettre.
Je pense que certains auteurs vont apprécier de pouvoir utiliser cette marge de manoeuvre, mais j'espère aussi que certains auteurs se fixeront des objectifs du niveau de l'édition... et qu'ils arriveront à se faire éditer après avoir amélioré leurs textes ici  :).
 
 
Je vois que ton travail avec la personne dont tu nous parles donne un résultat probant sur les premières pages. C'est propre et intéressant  :).
Il y a juste "gratte-ciel" qui m'a choqué. Je n'ai pas pris le temps de vérifier. Tu es sûr qu'il n'y a pas un "s" qui doit être mis quelque part quand c'est au pluriel ?


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n°212
dom
Posté le 14-12-2005 à 17:58:44  profilanswer
 

Ink a écrit :

:hello:  
 
 
Je vois que ton travail avec la personne dont tu nous parles donne un résultat probant sur les premières pages. C'est propre et intéressant  :).
Il y a juste "gratte-ciel" qui m'a choqué. Je n'ai pas pris le temps de vérifier. Tu es sûr qu'il n'y a pas un "s" qui doit être mis quelque part quand c'est au pluriel ?


 
 
En fait ça me gêne aussi de le voir écrit comme ça et je suis toujours tenté de mettre un s, mais normalement c'est ça :
 
gratte-ciel  : gratte c'est gratter donc pas de s, et ciel c'est pas les cieux mais le ciel, donc je crois que c'est bon.


Message édité par dom le 17-12-2005 à 19:41:05
n°224
Eridan
Mage noir
Posté le 17-12-2005 à 17:27:21  profilanswer
 

Heureusement que tes livres ne sont pas aussi lourds que la présentation que tu en fais. (Je plaisante ! et encore, j'ai zappé le mode d'emploi )
Avis des chapitres 1-2-3.
C'est superbe.
Déjà avec "la fille du Néromant", j'avais trouvé une écriture très pro, là, c'est encore mieux (il y a tout de même des écarts curieux, j'y reviendrai). Je salue surtout l'entrée en matière. Sur trois chapitres, tu introduits tout doucement et naturellement l'univers. (Certains, pour introduire un univers complexe et atypique utilisent l'amnésie du héros (cf: le cycle d'Ambre), c'est d'un manque d'imagination !
Je n'ai rien vu de ton style d'écriture particulier d'écriveur, c'est un bouquin que j'aurais pu acheter dans le commerce.
J'ai trouvé la réaction des invités très puérile à l'arrivée d'Ambre (c'est un homage à Ambre, justement ?). Quand on a un siècle d'existence on devrait être plus blasés, même devant la plus belle fille du monde. A l'inverse, la course de voiture est fort juste : plus on a vécu de distractions, plus on a besoin d'émotions fortes.
Un plus pour les amis qui font chacun leur tour des propositions d'aventure à Val, pour voir s'il a vraiment changé.
Tout à la fin, la théorie de Val semble correcte, si ce n'est sur un point : pourquoi le message sur le bras ? Si l'ennemi veut être discret, c'est raté, il avance son jeu et pousse Val à agir. Tu expliqueras peut-être la raison après, mais Val pourrait évoquer le sujet, poser la question.  
 
 
Le texte :
Chapitre 1
- Au début de la fête : "Juan de la Motte paraissait à éviter au premier abord…" Manque quelque chose comme "une personne".
- Quand Thoran raconte son histoire avec la sorcière : "…il y a des types qui prétendent avoir échappé aux appels de sirènes…" ça peut aller, mais l'expression est "des sirènes".
- Lors de la couse de voiture, après que l'autre se soit fait touché par balle : "Le char de mes deux amis…" Serais-tu Québécois ? D'ailleurs dans une scène d'action, évite d'intercaler avec des virgules, ça ralentit.
- Juste après : "… enfonçai la pédale de l'accélérateur jusqu'à presque traverser le plancher. " Bof.
Chapitre 2
- A la rencontre avec Ambre. "- Moi non plus, répondis-je pour me débarrasser." Manque quelque chose.
- Peu après, quand Ambre s'énerve. "Vous êtes maléfiques, tous autant que vous êtes." "Maléfique", c'est maladroit d'autant que tu le répètes. "Malfaisant", serait déjà mieux. Je pourrais te suggérer de lui faire dire "Vous êtes des monstres…", comme ça tu peux fondre l'histoire des "monstres" qui suit dans la même série de répliques. Car l'histoire la réplique des "monstres" fait un peu légère. En revanche j'aime bien la réplique des "gardiens de la Terre."
- A celle-ci justement : "- Il y a une façon de nous considérer plus reposante, dis-je" Le bon ordre est : "- Il y a une façon plus reposante de nous considérer, dis-je" Et puis "reposante" est impropre.
Chapitre 3
- Quand Anathar explique : "Je suppose que c'est pour la même raison qui fait que le vide séparant les…" Des mots de trop ici. "qui fait"
- Après la ballade : "Je ne les laissais effleurer aucun des événements de cette journée" Essaye sans le "les" et le "des".
- Juste après : "Au détour d'un couloir, je finis par trouver la personne que je cherchais. Je savais pourquoi je le cherchais." Déjà, grosse répétition de "chercher" ensuite, c'est "pourquoi je la cherchais" ça va avec "personne"
- Un peu plus loin : "Le message ensanglanté "C'est ta dernière vie" me revint à l'esprit". Je doute que ça ait quitté son esprit.  
- Quand Val explique son problème avec les créatures : "Une fois, je m'arrête dans un motel..." A mon sens, l'utilisation du présent n'est pas fausse, mais le passé ferait plus naturel, non?
- Plus loin : "-Non, je pense que je ne trouverai jamais l'Espadon…" tu as un alinéa dans la réplique.
- Vers le fin : "S'il prend tant de tact pour m'avoir…" tu as une répétition avec "tact" et "desseins"

n°226
dom
Posté le 17-12-2005 à 20:06:59  profilanswer
 

En tout cas, pour quelqu'un qui ne veut pas s'investir dans du parrainage, c'est un sacré boulot que tu as fait là : très précis en plus.
Je t'en remercie.
Par contre je sais pas comment tu fais pour t'intéresser à l'histoire et noter les corrections en même temps. Moi ça me sortirait à chaque fois...
Si tu y arrives tant mieux, mais à choisir...  je préfère que tu lises sans chercher à m'aider et que tu prennes du plaisir. Enfin, de toute façon, c'est toi qui voit.
 

Eridan a écrit :

Heureusement que tes livres ne sont pas aussi lourds que la présentation que tu en fais. (Je plaisante ! et encore, j'ai zappé le mode d'emploi )


 
Tu as bien fait, de toute façon faut jamais lire mes messages. Je suis rébarbatif, c'est comme ça.
 

Eridan a écrit :

Avis des chapitres 1-2-3.
C'est superbe.


 
C'est imprévisible, mais merci.
 
 

Eridan a écrit :

Déjà avec "la fille du Néromant",


 
C'est quoi ?
 

Eridan a écrit :

Sur trois chapitres, tu introduits tout doucement et naturellement l'univers.


 
En fait je prends le parti d'utiliser à fond la première personne : j'ai un narrateur qui connait tout. Il s'adresse quand même à quelqu'un, donc il donne des explications ; mais il essaie d'en donner le moins possible, pour faire parler les actions un maximum (tout de même beaucoup trop de dialogues explicatifs dans le chapitre 3 ! D'un autre côté, l'univers est complexe et sans ces explications je crois qu'il serait difficile d'y adhérer, j'ai préféré la lourdeur à la perdition...)
 

Eridan a écrit :

J'ai trouvé la réaction des invités très puérile à l'arrivée d'Ambre (c'est un homage à Ambre, justement ?). Quand on a un siècle d'existence on devrait être plus blasés, même devant la plus belle fille du monde. A l'inverse, la course de voiture est fort juste : plus on a vécu de distractions, plus on a besoin d'émotions fortes.


 
Pourtant c'est la même puérilité. J'ai voulu justement mettre de la "puérilité", pour plusieurs raisons :
- d'abord s'écarter un peu de leur statut "comparable à un dieu", -- ensuite (et j'utilise ce filon aux chapts 8, 10 et 11 notamment) pour montrer que ce sont juste des "hommes dotés de pouvoirs particuliers" mais qui n'en possèdent pas moins les faiblesses des hommes  
- finalement parce que (c'est un point de vue) l'âge n'a pas forcément grand chose à voir avec la maturité. Je connais des vieillards gamins et moi j'étais déjà un vieux con très jeune... :)
 

Eridan a écrit :

Un plus pour les amis qui font chacun leur tour des propositions d'aventure à Val, pour voir s'il a vraiment changé.


 
J'y tenais, mais j'ai failli le sabrer au cours de mes corrections successives.
 

Eridan a écrit :

Tout à la fin, la théorie de Val semble correcte, si ce n'est sur un point : pourquoi le message sur le bras ? Si l'ennemi veut être discret, c'est raté, il avance son jeu et pousse Val à agir. Tu expliqueras peut-être la raison après, mais Val pourrait évoquer le sujet, poser la question.


 
Secret défense, je dirai rien sur le sujet. On en reparlera à la fin en messages privés si tu as encore besoin de réponses.
 

Eridan a écrit :

- A la rencontre avec Ambre. "- Moi non plus, répondis-je pour me débarrasser." Manque quelque chose.


 
je vois vraiment pas.
 

Eridan a écrit :

- Peu après, quand Ambre s'énerve. "Vous êtes maléfiques, tous autant que vous êtes." "Maléfique", c'est maladroit d'autant que tu le répètes. "Malfaisant", serait déjà mieux. Je pourrais te suggérer de lui faire dire "Vous êtes des monstres…", comme ça tu peux fondre l'histoire des "monstres" qui suit dans la même série de répliques. Car l'histoire la réplique des "monstres" fait un peu légère. En revanche j'aime bien la réplique des "gardiens de la Terre."


 
Très bonne idée.
Il y en a sûrement des tas comme ça que j'ai loupé dans mon lifting. Et pourtant, c'est pas faute de les avoir traqués ! Si tu voyais la quantité de trucs que j'ai ôté...
 

Eridan a écrit :

Et puis "reposante" est impropre.


 
Je trouve pourtant que ça va pas si mal. Tu mettrais quoi ?
 

Eridan a écrit :

- Juste après : "Au détour d'un couloir, je finis par trouver la personne que je cherchais. Je savais pourquoi je le cherchais."


 
C'était voulu, on évolue graduellement vers la compréhension de qui il s'agit, comme si la caméra faisait une succession de zooms. Mais c'est peut-être pas génial à lire.
 

Eridan a écrit :

- Quand Val explique son problème avec les créatures : "Une fois, je m'arrête dans un motel..." A mon sens, l'utilisation du présent n'est pas fausse, mais le passé ferait plus naturel, non?


 
C'est pas flagrant. Je me suis posé la question. Disons que c'est un effet de style inutile donc je l'ôterai sûrement. Et à ce sujet, mes passages passé composé/passé simple ne t'ont pas gêné ?(notamment dans la course de stock-car) Je trouvais l'alternance intéressante, mais je savais pas trop si c'était lisible.
 

Eridan a écrit :

- Plus loin : "-Non, je pense que je ne trouverai jamais l'Espadon…" tu as un alinéa dans la réplique.


 
Comprends pas.
 

Eridan a écrit :

Amber (c'est un homage à Ambre, justement ?).


 
On peut difficilement faire plus clair.
Et Loraine aussi (les fusils d'Avalon)
 
Encore merci.
Et si tu ne sais pas quoi faire de ton avenir, je te conseillerais de bosser dans une maison d'édition... :) très pro.


Message édité par dom le 18-12-2005 à 00:08:54
n°232
Eridan
Mage noir
Posté le 18-12-2005 à 12:00:57  profilanswer
 

J'aimerai surtout bosser dans une maison d'Edition comme auteur  :lol: .
Ce que je fais n'est pas pro, je relève ce que je remarque en lisant, je passe sûrement à côté de bien d'autres choses et non, cela ne gène pas ma lecture, je met juste un coup de bic.
 

Citation :

ça t'a pas fait chier toutes les explications ?  
Et les dialogues à répétition, pas toujours très utiles ?  
Et le temps qu'il faut avant d'aborder les choses sérieuses ?  
 
Moi j'aurais pas lu plus de quinze pages avant de le jeter à la poubelle.  
Cela dit, j'aime autant me tromper...  
Personnellement, "j'aime pas" le début (c'est pas que j'aime pas, je l'ai voulu : c'est qu'il est chiant !), mais plus ça avance plus j'aime, et pour la fin je suis "en transe"...  
 
Peut-être que toi ça sera le contraire, qui sait.


Dans beaucoup de romans, il faut attendre la moitié du livre pour que l'histoire commence. Là, en deux chapitres on est déjà dedans. Pas de dialogues innutile. J'espère que je n'apprécierai pas à l'inverse de toi.

Citation :

ERIDAN a écrit :
Déjà avec "la fille du Néromant",  
 
C'est quoi ?


Tu le liras, c'est un roman d'un collègue.
 

Citation :

- finalement parce que (c'est un point de vue) l'âge n'a pas forcément grand chose à voir avec la maturité.


Ton point de vue se défend.
 

Citation :

ERIDAN a écrit :
Et puis "reposante" est impropre.
 
Je trouve pourtant que ça va pas si mal. Tu mettrais quoi ?


"positive"
 

Citation :

ERIDAN a écrit :
- Juste après : "Au détour d'un couloir, je finis par trouver la personne que je cherchais. Je savais pourquoi je le cherchais."  
 
C'était voulu, on évolue graduellement vers la compréhension de qui il s'agit, comme si la caméra faisait une succession de zooms. Mais c'est peut-être pas génial à lire.


C'est surtout que c'est une erreur de français.
 

Citation :

mes passages passé composé/passé simple ne t'ont pas gêné ?


Je n'ai rien remarqué.
 

Citation :

ERIDAN a écrit :
- Plus loin : "-Non, je pense que je ne trouverai jamais l'Espadon…" tu as un alinéa dans la réplique.  
 
Comprends pas.


Non, rien, désolé, un mauvais tour de ma pagination. (et j'ai lu de travers)
 
 

n°243
Seb
tapissier-magicien
Posté le 18-12-2005 à 18:02:19  profilanswer
 

Bon,
 
Lu ce premier chapitre et rien à dire.
Il y a peut-être quelques éléments de ponctuation à rajouter, une ou deux tournures de phrase qui peuvent se discuter, mais c'est du sperficiel insignifiant.
 
Pour moi, c'est montrable en l'état.
 
Et c'est très prenant  :)  
 
Bravo Dom


---------------
"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°251
dom
Posté le 18-12-2005 à 21:06:38  profilanswer
 

[quotemsg=232,10,11]

Citation :

ERIDAN a écrit :
- Juste après : "Au détour d'un couloir, je finis par trouver la personne que je cherchais. Je savais pourquoi je le cherchais."  
 
C'était voulu, on évolue graduellement vers la compréhension de qui il s'agit, comme si la caméra faisait une succession de zooms. Mais c'est peut-être pas génial à lire.


C'est surtout que c'est une erreur de français.
 
[/quote]
 
Non, présenté comme une erreur, je ne suis pas d'accord. Présenté comme une imperfection, ou un raté, un problème, OK. Mais pas une erreur de français.
Le "le" ne fais pas référence à la "personne", mais à Thoran,  on le découvre la ligne d'après.
D'ailleurs, pour moi il n'y a pas d'erreurs de français, juste des variations. La littérature montre que l'on peut tout s'autoriser, la seule limite c'est l'effet produit (et là en l'occurrence il est négatif dans mon récit, je suis de ton avis sur ce point).
 
C'est étrange cette façon que tu as de présenter les choses comme étant "justes" ou "fausses", en décrivant ton avis subjectif comme étant objectivement juste : en fait c'est le genre de paroles que l'on peut attendre d'un maître envers son élève... sauf que sur ce site on a pas ce genre de relations, me semble-t-il... ça me dépasse un peu j'avoue.


Message édité par dom le 18-12-2005 à 21:16:29
n°252
dom
Posté le 18-12-2005 à 21:27:11  profilanswer
 

Seb a écrit :

Bon,
 
Lu ce premier chapitre et rien à dire.
Il y a peut-être quelques éléments de ponctuation à rajouter, une ou deux tournures de phrase qui peuvent se discuter, mais c'est du sperficiel insignifiant.
 
Pour moi, c'est montrable en l'état.
 
Et c'est très prenant  :)  
 
Bravo Dom


 
 
Merci.
Tant mieux.
 
Pour les tournures qui déconnent, c'est plutôt logique d'en trouver. Il y a entre trente et cinquante phrases par page, mille par chapitre...
En outre, les problèmes, on les trouve surtout sur écran d'ordinateur.  Reprends un roman de ta bibliothèque (avec des feuilles, tu sais, le truc qu'on trouve dans les librairies, parce qu'ils ne vendent pas encore de disquettes-roman), examine-le avec autant d'attention que tu examines les textes sur les forum... je te garantis que tu vas trouver pas mal de tournures qui mériteraient mieux. Sauf à être un auteur complètement normé comme Higgins Clark par exemple, où rien ne dépasse, en bien comme en mal ; mais alors l'intérêt existe-t-il encore ?
 
Par exemple, dans les princes d'ambre ou d'ailleurs d'autres bouquins de Zelazny (Seigneur de Lumière, que j'adore), je sais pas si la traduction déconne ou si c'est lui, mais une phrase
sur cinq est merdique. Et pourtant c'est génial. Comme quoi tout est relatif et à prendre avec des pincettes. Si j'ai pas trop de phrases qui déconnent tant mieux, mais le fait d'en avoir ne gêne pas forcément, d'excellents romans sont truffés de lourdeurs. Pour reparler toujours du même, "Le seigneur des anneaux" par exemple est une lourdeur à lui tout seul, un modèle de ce qu'il ne faut pas faire... sauf à créer son style.
Ce qui cela dit n'est pas ma prétention : je me contenterai d'un "c'est pas mal" ou d'un "c'est lisible".
A+

n°286
Eridan
Mage noir
Posté le 19-12-2005 à 18:01:31  profilanswer
 

Citation :

C'est étrange cette façon que tu as de présenter les choses comme étant "justes" ou "fausses", en décrivant ton avis subjectif comme étant objectivement juste


Sur le style, je fais toujours des suggestions. Là c'est différent : un "le", "la", "l'", se rapporte à ce qui est avant. Tu utilises le style que tu veux, on est d'accord, là, je parle de règle de lecture. Je suis presque certain de ne pas me tromper.  
Et pour commenter ta réponse à Seb, évidement, ça peut être pire ailleurs, même chez les pros, on remarque juste ce que l'on voit et on l'exprime comme on le ressent.

n°292
Vieroli
Posté le 19-12-2005 à 20:54:12  profilanswer
 


Citation :

Là c'est différent : un "le", "la", "l'", se rapporte à ce qui est avant. Tu utilises le style que tu veux, on est d'accord, là, je parle de règle de lecture. Je suis presque certain de ne pas me tromper.

 
 
Alors tu as à la fois tort et raison je pense. Je vois ce que tu veux dire avec ce "le" qui semble te poser problème.
Pour toi le "le" devrait être un "la" parce qu'avant Dom parle d'une personne donc féminin.
Mais tout n'est jamais ni tout blanc ni tout noir et Dom à aussi raison parce qu'en l'occurrence dans sa deuxième phrase, il veut nous signaler que la personne qu'il recherche est un homme ! Et moi c'est comme ça que je l'ai ressenti.
Alors ça te gêne sûrement à la lecture mais il n'y a aucune faute de français.
Comme dit Obi Wan Kenobi, ce que tu dis est juste mais d'un certain point de vue ...
 
Vier  

n°302
Eridan
Mage noir
Posté le 20-12-2005 à 16:55:46  profilanswer
 

Mais j'ai bien compris ce que Dom voulait dire. Le truc c'est que pour lui, c'est une question de style, et pour moi c'est une règle. Mais bon, ce n'est pas bien important.

n°309
Eridan
Mage noir
Posté le 21-12-2005 à 13:51:34  profilanswer
 

Avis des chapitres 4 à 6.
Moi qui n'aime pas les descriptions, les longueurs et qui aime l'action et les dialogues, avec toi je suis servi. C'est très bon.
Dans l'ensemble, la seule chose que je pourrai signaler c'est lors de l'intrusion dans le grande salle : les patrouilles font un peu jeu vidéo, elles donnent l'impression d'une trop grande régularité. Les rendre plus vivantes avec une relève ou des gardes qui font des pauses serait, je pense, une amélioration. Mais cela reste dans le domaine du détail.
 
Le texte :
Chapitre 4.
- Alors que les garous couvrent la retraite de leur maître : "Un tourbillon de poils et de grondements." A priori, les phrases sans verbe sont à proscrire pour une forme littéraire correcte. Mais bon… c'est de moins en moins rare, surtout chez les traducteurs, alors…
- Juste après : "J'atteignis les plus proches…" Il n'y a que deux fuyards, alors atteindre les plus proche ça fait bizarre.
- Après la bataille : "Si tu désires en interroger unà tout hasard" Manque un espace entre "un" "à".
Chapitre 5.
- Quand il arrive avec sa jeep : " C'est là que je l'avais vaincu, au cœur de son antre, en des temps où j'étais il fallait l'avouer plus affûté " met "il fallait l'avouer" entre virgules.
- Un peu plus loin : "Bien que cette hypothèse fût énigmatique et peu reposante, nous nous y étions rangés." Toujours ce "reposante" que je trouve bizarre. Il faudrait voir si c'est juste mon cas. Qu'en penses-tu si nous demandions l'avis des autres ?  
- Quand il arriva dans la grande grotte : "La pyramide, c'est là que vivait autrefois Le Garo" je dirais plutôt "c'était". Pourtant j'ai déjà entendu ce genre de phrases. Peut-être une tournure orale… Bon, je ne sais plus.
- Juste après : "J'étais sur la face sud de la grande salle…"  Une salle, c'est du vide entouré de quelque chose. Un bâtiment à une face, pas une salle.
- Quand Val sort du piège : "… mais ma psyché en sortait victorieuse." Répétition avec "sortis mes revolvers".
- Paragraphe d'après : "Une femme-panthère était étendue là…" Plus loin tu dis : "Il s'agissait d'une femelle"
- Lors de la fuite de val : "L'haleine des plus rapides m'avait rattrapé." Je connais l'image "Je sentait l'haleine de mon poursuivant dans ma nuque" mais là je crois que tu pousse un peu loin le cliché.
- Deux paragraphes plus loin : "… que je découvris une sortie." Pourtant un peu plus loin Val est "dans une immense salle au plafond bas" Je comprends pas trop de quoi il est sorti s'il est toujours en intérieur.
Chapitre 6
- Quand Amber rejoint le duo : "… dans un élan de tendresse inceste" incestueux, non ?
- Un peu plus loin : "Puis brusquement, elle retira le poing, une lueur…" Je ne comprends pas le geste. Quel poing ? On n'en entend par parler auparavant. Retirer d'où ? Plus tôt, Lou la repousse brutalement, donc elle n'est plus supposée être au contact.
- Lors de l'attaque : "… son bras dressé… fondit sur le coup." Un corps humain ne peut pas fondre.
- Un peu plus loin : "Les membres de Lou s'étaient épaissi…" Tu gagneras en impact visuel en mettrant cette phrase et les suivantes au passé simple.
- A la fin : "Je fourrai les potions de Lou… dans un grad sac…", "grand"

n°311
dom
Posté le 21-12-2005 à 19:44:31  profilanswer
 

Salut Eridan
 
 

Eridan a écrit :

"Un tourbillon de poils et de grondements." A priori, les phrases sans verbe sont à proscrire pour une forme littéraire correcte.


 
Comme tu l'as compris, moi et les formes littéraires correctes...
Je mets les choses selon l'effet que je veux obtenir (parfois ils n'obtiennent pas l'effet escompté et je les supprime), et qu'elles soient fausses ou incorrectes est le dernier de mes soucis.
 
C'est valable aussi pour celle-là :
 

Eridan a écrit :

- Quand il arrive avec sa jeep : " C'est là que je l'avais vaincu, au cœur de son antre, en des temps où j'étais il fallait l'avouer plus affûté " met "il fallait l'avouer" entre virgules.


 
Le virgules sont normalement nécessaires, mais ça me gêne à la lecture. Faute ou pas, c'est comme ça.
 

Eridan a écrit :

- Un peu plus loin : "Bien que cette hypothèse fût énigmatique et peu reposante, nous nous y étions rangés." Toujours ce "reposante" que je trouve bizarre. Il faudrait voir si c'est juste mon cas. Qu'en penses-tu si nous demandions l'avis des autres ?


 
Comme tu veux. Apparemment, ce mot "reposant" a une signification pour moi qui n'existe pas chez toi (je saurais même pas le définir : c'est une sorte de contraire de "perturbant" ). Je ne sais pas si j'ai inventé ce sens ou non.
 

Eridan a écrit :

- Deux paragraphes plus loin : "… que je découvris une sortie." Pourtant un peu plus loin Val est "dans une immense salle au plafond bas" Je comprends pas trop de quoi il est sorti s'il est toujours en intérieur.  


 
Ils sortaient de la bibliothèque pour arriver dans une autre salle. Mais c'est brouillon, j'ai préféré reprendre ton idée de "l'extérieur" : maintenant la fin du combat se fait dehors, comme ça c'est plus parlant visuellement, et ça montre combien Val était près du but...
 

Eridan a écrit :

- Quand il arriva dans la grande grotte : "La pyramide, c'est là que vivait autrefois Le Garo" je dirais plutôt "c'était". Pourtant j'ai déjà entendu ce genre de phrases. Peut-être une tournure orale… Bon, je ne sais plus.


 
Normalement, quand le texte est au passé, ça devrait être "c'était".  
Mais (a) s'il y a un autre imparfait proche ça fait un peu trop de sonorités en "ait", c'est indigeste, donc des fois je me permets de le faire sauter (de la même façon que je n'utilise pas toujours le subjonctif à bon escient, quand il me casse les pieds)
Et (b) quand le personnage décrit des choses, des fois il arrive de passer au présent même dans un texte passé/passé simple, peut-être que c'est le cas ici, il faudrait que je revoie l'ensemble pour décider.
 

Eridan a écrit :

- Juste après : "J'étais sur la face sud de la grande salle…"  Une salle, c'est du vide entouré de quelque chose. Un bâtiment à une face, pas une salle.


 
Une salle a quand même des faces intérieures, non ? Sinon elle ne se terminerait jamais.
 

Eridan a écrit :

- Lors de la fuite de val : "L'haleine des plus rapides m'avait rattrapé." Je connais l'image "Je sentait l'haleine de mon poursuivant dans ma nuque" mais là je crois que tu pousse un peu loin le cliché.


 
Raccourci pratique, un peu comme la pastèque de Florent. Pas inspiré, mais on comprend : au second degré s'entend.  
 

Eridan a écrit :

- Un peu plus loin : "Puis brusquement, elle retira le poing, une lueur…" Je ne comprends pas le geste. Quel poing ? On n'en entend par parler auparavant. Retirer d'où ? Plus tôt, Lou la repousse brutalement, donc elle n'est plus supposée être au contact.


 
Je vais voir : c'est les méfaits du sabrage, ça. Il se passait d'autres choses que j'ai supprimées, et je n'ai pas réadapté les phrases suivantes après la transformation.
 
 
Merci pour ces commentaires


Message édité par dom le 21-12-2005 à 22:00:39
n°313
Eridan
Mage noir
Posté le 22-12-2005 à 16:50:37  profilanswer
 

J'oubliais une remarque de fond sur le chapitre 4. Quand ils se soignent des blessures dues aux garous. J'aurais bien vu un sortilège, ou une potion spéciale. Le pouvoir de lycanthropie à l'air fort puisqu'il touche même l'âme, et là, on a l'impression qu'un coup d'alcool et un point de surture suffisent.
Mais bon, c'est toi qui voit.

n°316
dom
Posté le 25-12-2005 à 23:42:06  profilanswer
 

Eridan a écrit :

J'oubliais une remarque de fond sur le chapitre 4. Quand ils se soignent des blessures dues aux garous. J'aurais bien vu un sortilège, ou une potion spéciale. Le pouvoir de lycanthropie à l'air fort puisqu'il touche même l'âme, et là, on a l'impression qu'un coup d'alcool et un point de surture suffisent.
Mais bon, c'est toi qui voit.


 
 
Je me rappelle plus trop ce que j'ai laissé et ôté dans ce passage, dans la version précédente j'écrivais que la lycanthropie se transmettait par morsure et qu'ils n'avaient ici subi que des griffures ou des petites choses... ça c'est pour expliquer pourquoi ils n'avaient effectivement pas besoin de grand chose... mais il va falloir que je revérifie la dernière version, et ma foi, une potion ou un truc, pourquoi pas... je pourrais en profiter pour présenter en deux mots "l'infirmerie" et ainsi accroître la description de l'environnement de l'ile...

n°317
Eridan
Mage noir
Posté le 26-12-2005 à 10:58:42  profilanswer
 

dom a écrit :

Je pourrais en profiter pour présenter en deux mots "l'infirmerie" et ainsi accroître la description de l'environnement de l'ile...


Bonne idée. Franchement, vu le très bon rythme de l'histoire, tu peux sans problème te permettre d'étoffer un peu.

n°318
Eridan
Mage noir
Posté le 27-12-2005 à 17:25:11  profilanswer
 

Avis des chapitres 7 à 9.
Pas de problème en général. L'action roule très bien.
 
Sinon, toujours la même chose, on sent que tu es emballé par l'action et tu deviens approximatif.
Chapitre 7.
- Quand ils entrent dans la boîte. Tu désignes Lou par le mot "comparse". A ne pas confondre avec "complice". Un comparse est un personnage insignifiant, ce qui ne peut convenir à Lou. Tu refais l'erreur à un autre endroit.
- Un peu plus loin, tu parles d'une "grenade à carreaux". Je suppose qu'il s'agit d'une grenade à fragmentation, appelée aussi grenage shrapnel ou grenade quadrillée. "à carreaux" je ne pense pas que ça se dise, non.
- Un peu plus loin : "Je repoussai le gorille qui se trouvait à terre sans avoir compris si j'étais un bulldozer ou une overdose." ; "si j'étais une overdose" je ne vois pas trop l'image.
- Un peu plus loin : "…capté le fuyard…" capté ne s'applique pas aux choses matérielles.
- Plus loin : " Le fusil de mon ami émit un craquement menaçant." On voit bien l'image et justement, je me rends compte à ce moment qu'un fusil à pompe n'est pas l'arme idéale pour un manchot. Et puis ce clicher de cinéma ! Quand on arme un fusil ou un automatique pour préciser la menace, ça veut dire qu'auparavant il n'y avait pas de balle engagée dans le chargeur et donc qu'on ne pouvait tirer. (En revanche armer un revolver en correct, on peut supposer que le cinéma a recopié bêtement un geste né dans les westerns)
- A le fin de l'épisode de la boîte : "Lou est moi nous dévisageâmes en chœur" Evidemment, on comprend, mais cela reste un non-sens.
- Il arrivent à Genève, font plein plein de choses et Val va le soir à son hôtel. Tout à été fait le même jour ? J'aurais vu un peu plus de temps.
- Justement à ce moment : "C'est en réclamant le clef de me suiteque…" manque un espace.
- A l'hospice : "Amber avait bel et bien pris la précaution de prendre un second faux nom." Pourquoi second ?
- De retour à l'hôtel : "Je ne voulais pas le décourager au reste." Mal dit.
Chapitre 8.
- Lors de l'attaque du Yacht. Tu as de nouveau le "comparse" dans le coin. "Un troisième se tenait près de l'ouverture…" ouverture de quoi ? Si c'est en rapport avec le poste de navigation, où se situeraient trois gras, "entrée" est tout de même mieux.
- Lors de la petite réunion : "Mais son conscient peut se rebiffer…" familier. Dans du langage oral, ça eut évidemment se mettre. Toutefois je vois mal un psychiatre chevronné utiliser ce terme alors qu'il en a tant d'autre à sa disposition.
Chapitre 9.
- Début : passage au présent. Là, c'est clairement du style. Pour l'occasion ça passe bien. Peut-être même y en a-t-il plein d'autres que je n'ai pas relevé. Bon, peu importe, je signale juste au passage qu'à priori ça ne se fait pas.
- Lors de la bataille : "…sous les rafales tonitruantes." Robert me dit que c'est familier, ce dont je ne me doutais pas. En revanche, moi je n'i jamais vu cette acception pour désigner le bruit d'un objet, cependant je n'ai pas de preuve que cela n'aille pas.
- Je crois que j'ai déjà signalé qui vaut mieux éviter les "stops" et leurs dérivés.
- Vers la fin de la bataille : "Il se rua sur le monstre – une ruade désespérée…"  
- Même endroit. Lou se fait abattre par une centaine de balle, mais quand Akim arrive au même endroit, plus une trace des tireurs.
- Anacros. J'aurai aimé une petite description de lui. Sauf si j'ai loupé quelque chose, on sait juste que c'est un monstre de pierre et qu'il a des crocs.
- A l'intervention d'Amber: "Elle tenait un objet couvert de tissu dans la main droite…" en fait, si j'ai bien compris, il s'agit de deux récipient contenant cœur et cerveau. C'est gros pour une seule main.
- Même endroit : "Soudain, les pans de tissu qu'elle tenait dégringolèrent…" Je pensais que ce dernier mot était familier, mais Robert me dit que non. De toute façon, ça ne va pas. Dégringoler, c'est descendre quelque chose. Et puis, Amber tient le tissu. Je ne le vois pas tomber tout seul.
 
Voilà. Si l'histoire se finissait là, ça ferait une bien belle grosse nouvelle. Et on en aurait redemandé car cet univers est bien prometteur.  

n°319
dom
Posté le 28-12-2005 à 11:53:25  profilanswer
 

Eridan a écrit :

Avis des chapitres 7 à 9.
Pas de problème en général. L'action roule très bien.
 
Sinon, toujours la même chose, on sent que tu es emballé par l'action et tu deviens approximatif.


 
 
Hello,
merci pour les remarques
plus précisément, que veux-tu dire par "approximatif" ?
Est-ce que tu parles du vocabulaire ?
 
En tout cas je sais que le vocabulaire est mon gros problème... il est effectivement très approximatif, par exemple dans mes premiers récits je n'utilisais que les verbes être avoir et faire en gros... mon enfance inculte me poursuit et j'ai bien peur que ce soit irrattrapable, même avec tous les efforts du monde.
 
Bref, souvent je me fiche complètement de cet aspect, d'autant plus que je ne suis pas très doué pour trouver la bonne formule. Ensuite, c'est un autre de mes travers cinéphiliques : l'approximation. Peu importe la formule, c'est l'évocation qui compte - et je sais bien que ce genre de pratiques gênent les gens comme toi, stricts, qui prennent les mots au pied de la lettre. Même si en même temps je me dis que les gens comme toi feraient mieux de lire des choses plus intéressantes, à leur niveau, donc ça ne me dérange pas tant que cela... ;)
 
Sinon, pour ma part, je trouve cette "demi-fin" beaucoup plus originale et intéressante que le début. Je mets en place des procédés de narration qui sortent un peu de l'ordinaire, des éclatements qui me plaisent.
Finalement c'est intéressant pour moi de voir que l'inverse que ce que je prévoyais se passe : quand j'en arrive aux choses qui m'apparaissent sérieuses, ça devient moins intéressant pour le lecteur (jusqu'à maintenant, les remarques que j'avais eues étaient toujours globales, donc ne faisaient pas état d'une évolution ; et le copain qui m'a aidé à décortiquer ne faisait pas de différence entre les passages, pour lui le rythme semblait égal et continu).
Je suppose que c'est la densité de l'action qui fait cet effet. La surcharge n'est pas loin...
 
Le même schéma devrait se reproduire sur la seconde partie, qui possède le même format : un gros premier tiers de calme, découverte, qui sert à la construction de la suite, puis deux tiers qui en découlent sous forme de réaction en chaine...


Message édité par dom le 28-12-2005 à 12:35:08
n°320
Eridan
Mage noir
Posté le 28-12-2005 à 15:25:34  profilanswer
 

Oui, approximatif, c'est effectivement tes "raccourcis" et compagnie.
Je ne trouve pas souvent plus intéressant "à mon niveau" dans le commerce, bien au contraire (Eddings de je lis en ce moment est d'un ennui !).
Je ne vois toujours pas de procédés de narration sortant de l'ordinaire.
Ton copain a raison : le rythme est égal et continu ; a part le début, mais on a le droit à une mise en place tranquille tout de même !  
C'est bien la densité de l'action, il n'y a pas de problème de surcharge, il faudrait juste un peu d'attention.
La deuxième partie s'annonce donc sous de bons auspices.

n°322
dom
Posté le 28-12-2005 à 18:33:37  profilanswer
 

Tu n'as jamais pensé à lire des vrais écrivains ? (cad à part une ou deux exceptions, pas de fantastique, et surtout pas de fantasy).
 
Stephan Zweig, Steinbeck, Henry James... (j'en passe évidemment), ou dans un registre plus "de genre" Umberto Eco, etc... de vrais écrivains, quoi.
 
 
Sinon au niveau des procédés narratifs, je ne prétends pas sortir de l'ordinaire au sens "extraordinaire", j'utilise seulement une palette de ficelles élargie (en tout cas par rapport à celles que je maîtrisais au départ).  
Je peux en citer quelques unes : l'incursion dans le ton du polar du chapt 7 (boite de nuit), dans l'espionnage au chapt 8 (yacht), le décompte du compte-à-rebours final façon cinéma (au-dessus de la cuve), l'utilisation du procédé d'interrogatoire sur mémoire effacée pour présenter un secret de manière un peu moins grossière que les dialogues (dialogues que j'utilise beaucoup trop par ailleurs).
Il y en a des tas d'autres, et ils sont peut-être plus visibles dans la seconde partie. Je peux en faire une liste sans problème... mais je crois que ça n'intéresse pas grand monde par ici de s'intéresser aux vrais détails (autres que de vocabulaire, ce dont on se fout royalement : c'est le boulot des éditeurs de décider si telle formule est acceptable ou non...)  
 
Et c'est pourtant ça "écrire", du moins pour tous ceux qui n'ont pas de talent particulier (auquel cas ils ne seraient pas ici, ils seraeint déjà édités avec leurs chefs-d'oeuvre) : c'est étudier les processus de narration. Tous les moyens sont bons pour évoluer.  
 
Bref. Evidemment, ces "tentatives de narration" sont de toutes petites choses, des expérimentations à mon échelle,  que je ne prétends pas avoir inventé, sûrement que je les ai assimilées chez d'autres et recyclées pour moi.  
Mais tu ne peux pas seulement les balayer comme ça, par mépris : c'est une chose de dire que c'est du connu, c'est autre chose de l'écrire. Je pense qu'en tant qu'auteur tu peux ressentir ce gouffre entre les goûts et le talent.  
Lire et comprendre c'est facile, réemployer pour son compte divers procédés c'est dur, même sur des procédés tout simples, parce que ça sous-entend de sortir de ses habitudes et de ses façons de faire. De prendre du recul. De se remettre en question.
 
Ce genre de tout petits pas pour le lecteur sont de très grands pas pour l'écriveur que je suis. D'ailleurs, dans Eléanor tu utilises toi aussi quelques procédés intéressants (plus que dans le linéaire sandra), peut-être n'y es-tu pas sensible, mais ils participent à la réussite du récit. Par exemple ta façon de propager le suspense, sans être révolutionnaire on est bien d'accord, est déjà difficile à maîtriser pour un jeune auteur.  
 
Enfin, je sais bien que tu considères tout cela comme négligeable, mais pas moi, et pour ma part je crois que c'est comme cela qu'on progresse.
(De la même façon qu'au cinéma ce qui m'intéresse à histoire égale, c'est la manière dont le cinéaste a filmé la scène, placé sa caméra, interrogé et remanié le genre, incité des croisements ou des émotions qui "sortent de l'ordinaire" sans du tout être extraordinaires. La plupart des gens pourraient le faire... seulement très peu le font. Et à la fin seuls ceux-là évoluent réellement.)
 
Et c'est ça qui m'a intéressé dans ce que j'ai lu dernièrement, y compris dans Eléanor.


Message édité par dom le 28-12-2005 à 18:48:59
n°327
Eridan
Mage noir
Posté le 29-12-2005 à 12:00:43  profilanswer
 

Ah d'accord ! Effectivement, je vois maintenant ces "procédés narratifs". Je ne décortique pas du tout le texte comme toi et donc je ne les vois pas, j'ai déjà parlé de mes trois façons d'évaluer un texte. Je n'imaginais pas qu'il faille réfléchir pour les mettre en place.
 
Les vrais auteurs, c'était dans ma jeunesse, quand il fallait les lire. J'ai essayé de l'Orséna, pour justement trouver des références d'écriture. Leurs histoires ne me touchent pas. Je n'aime pas ce monde et tout ce qui s'y rapporte. (J'ai essayé Eco... trop ennuyant son démarrage; je ne connais pas les autres que tu sites)

n°329
dom
Posté le 29-12-2005 à 13:12:54  profilanswer
 

Eridan a écrit :

Ah d'accord ! Effectivement, je vois maintenant ces "procédés narratifs". Je ne décortique pas du tout le texte comme toi et donc je ne les vois pas, j'ai déjà parlé de mes trois façons d'évaluer un texte. Je n'imaginais pas qu'il faille réfléchir pour les mettre en place.


 
En tant que lecteur je ne décortique pas, sauf si je suis en mode "j'essaie de trouver des astuces à reprendre à mon compte". En tant qu'écriveur, je décortique, oui, bien que pas depuis très longtemps.
 
Quand au fait qu'il faille réfléchir ou non pour les mettre en place, c'est absurde comme remarque. Est-ce que tu dirais "je savais pas qu'il fallait ouvrir les yeux pour sculpter" ? Bien sûr que tu peux sculpter les yeux fermés, mais tu occultes une énorme partie de ton potentiel !
 
Evidemment il y a beaucoup d'instinct dans l'écriture (l'instinct en outre porte la motivation), mais réduire l'écriture à l'instinct, sans utiliser la réflexion, c'est utiliser seulement une infime partie de son potentiel.  
 
Quand tu prévois un récit, tu prévois la fin, les étapes. Dans ces étapes, tu prévois des scènes. Pour chaque scène, tu te définis un ou des objectifs : celle-là est faite seulement pour présenter un personnage, celle-là pour magnifier le héros, etc, etc... La construction permet de trouver le chemin le plus adapté, élégant, ou rapide, pour aboutir à l'objectif visé. Tout simplement.
 
Donc, raisonner, c'est juste prévoir sous quelle forme tu vas raconter ce que tu as prévu. La réflexion fait partie intégrante, et je trouve que c'est du pur snobisme de n'apprécier que le talent des artistes, en critiquant leurs réflexions sous prétexte d'intellectuosité.  
C'est oublier que toutes les plus grandes créations, sauf rares exceptions, ont bénéficié d'une importante construction. Les génies sont rares, et c'est hors de portée de gens comme nous, qui n'ont pas eu la chance d'être très doués. Mais les bons artisans peuvent surgir plus facilement, et ça c'est à notre portée.
 
D'ailleurs, quand on sait que les écrivains actuels écrivent si vite (contraintes d'argent et d'édition) qu'ils ne construisent pas grand chose et fonctionnent quasiment seulement à l'instinct, on est moins étonné de constater la médiocrité de la production...
 
Mis à part quelques génies instinctifs (ex : Céline), tous les plus grands chefs d'oeuvre objectifs ont été bâtis sur la réflexion...
 
(au cinéma, en vrac : Citizen Kane, le parrain, la Rivière rouge, Le Cuirassé potemkine, le voleur de bicyclette, Le Mépris, Edward aux mains d'argent, Sur la route de madison, Mulholland drive, 2001, Cris et chuchotements, La griffe du passé, l'homme qui tua liberty valance, les temps modernes) et même des productions plus humbles mais de qualité comme Spiderman, virgin suicide, Ghost dog, la mort aux trousses... sont des oeuvres hyper réfléchies.
 
Enfin, on s'éloigne des Enfants de Norphos, qui lui par contre n'est pas tellement pensé, plutôt ressenti.


Message édité par dom le 29-12-2005 à 14:02:34
n°330
Eridan
Mage noir
Posté le 29-12-2005 à 18:08:33  profilanswer
 

Je disais : "réfléchir pour les mettre en place" en parlant des "procédés narratifs".
Evidemment qu'on réfléchit (normalement) avant d'écrire.
Et je suis certains qu'ils sont nombreux à ne pas refléchir aux "procédés narratifs" mais à l'instinct (exemple : Menolly que je viens de lire)

n°369
Seb
tapissier-magicien
Posté le 01-01-2006 à 17:25:39  profilanswer
 

Salut Dom,
 
Premiers commentaires après la lecture de 5 chapitres  :).
 
Je trouve ça super jusqu'au milieu du chapitre 4 et puis de gros décrochages surviennent, sur les déductions du héros, sur l'approche du repaire de Lou, sur sa sortie.
Il y a quelques transitions à améliorer avec, je crois, un peu plus de profondeur dans l'analyse du héros et un peu moins de facilité pour trouver certaines solutions.
 
Sur le fond, c'est captivant. L'univers me paraît cohérent et soulève beaucoup de questions auxquelles tu réponds partiellement tout au fil du texte. L'intrigue arrive petit à petit, avec des implications qu'on soupçonne énormes. L'entrée dans l'enquête a quelques râtés de forme, mais qui ne remettent pas en question la mécanique de fond qui prend très bien.
 
Globalement, je trouve, comme Eridan, que les héros ont des réactions un peu puériles après tant d'années d'existence. Je trouve qu'il y a un niveau de qualité à franchir en rajoutant de la capacité de recul à tes personnages. Introduire une forme d'intérêt pour la situation de la part de Val pourrait, par exemple, y contribuer. Quand on peut mourrir, la vie est plus savoureuse.
 
Je pense aussi que le texte gagnerait en saveur avec quelques descriptions supplémentaires.
 
Voilà  :)
A bientôt pour les prochains chapitres.
Si tu as des questions sur les remarques de détail envoyées par mail...


---------------
"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°370
dom
Posté le 01-01-2006 à 17:46:29  profilanswer
 

Seb a écrit :

Salut Dom,
 
Premiers commentaires après la lecture de 5 chapitres.


 
 
OK.
 
En fait, j'ai une requête.  
Je ne veux plus de commentaires "incomplets" sur EdN. Qu'on  attende d'avoir terminé pour en faire, parce que des tas de remarques trouvent des réponses dans l'ambiance, les références implicites (n'oublions pas qu'on est immergé dans la tête d'un personnage, donc qu'il n'a pas à tout expliquer, il dit les choses à l'insctinct, comme il les ressent) et dans les explications fournies dans la suite/fin.  
Par exemple, pour ma part, je vous l'avais dit, je trouve les 3 premiers chapitres nuls. C'est pas le cas de tout le monde apparemment, mais s'arrêter au 5 pour faire les remarques, ou même au 9 (la fin de la première partie) donne une vision complètement tronquée du truc. C'est seulement de la globalité que je suis satisfait. Elle trouve une manière de s'auto-justifier ; et si ce n'est pas le cas pour le lecteur, alors il sera assez tôt de le dire.
 
Bref, ça me fatigue d'avoir des remarques sur le "pied de la chaise" avant même de l'avoir essayée. Si c'est ça, je préfère qu'on ne le lise pas du tout, et retirer mes billes du jeu. Après tout, je ne tiens pas plus que ça à l'éditer.
 
 
Petite question avec Spoiler.
Est-ce que tu as compris que la scène sur les flots d'argent est "occulte" ?
Descriptif de la scène réel :  
- Val arrive vers l'étang
- les flots d'argent ont un certain pouvoir (qu'on ne peut pas désigner simplement, mais d'apaisement et limite de clairvoyance) que je ne décris pas, je préfère le laisser supposer
- il se calme et lui remonte l'air joué dans l'après-midi par Lou
- il comprend le lien avec la comptine "australienne" et le thème du loup-garou
=> il en déduit que c'était un avertissement
 
Dernière remarque : ça me sera difficile de renoncer au côté "puéril" de mes héros. Simplement parce que j'y vois autre chose que de la puérilité, moi :
- une forme de vie différente (puisqu'on est pas dans leur peau, comment savez-vous qu'ils devraient être autrement que je les ai décrits ?)
- une évolution dans le long-terme des sentiments (pourquoi extrapoler ce qui se passe après la durée de vie humaine comme une continuité ?), une différence entre les temps passés et la modernité (anciens "sombres", aînés "sincères et moraux", nouveaux "complexes et moins sûrs" )
Cette façon d'être me permet en outre une évolution des caractères au fur et à mesure du récit (le Val du début n'a rien à voir avec celui du premier tiers, puis du deuxième, etc), ainsi qu'un rapport au réel un peu schyzophrène, expliquée par la nature différente des personnages.


Message édité par dom le 01-01-2006 à 18:22:13
n°371
Seb
tapissier-magicien
Posté le 01-01-2006 à 19:58:01  profilanswer
 

Aïe, moi qui te pensais demandeur de retours.
Je n'en ferai plus avant d'avoir fini.
 
Il n'empêche que des analyses partielles ont aussi leur intérêt.
 
Mais tu l'as un peu mal pris on dirait :).
 
Je ne suis pas là pour faire dans la dentelle Dom.
Je m'implique dans ton texte dans un esprit de parrain-correcteur. J'y mets toute la rigueur et toute l'exigence que je peux.
Je ne veux pas participer à un concours de compliments, je veux t'aider  :)
Il me semble que c'est quand on ose dire les choses et qu'on ne pardonne rien qu'on est le plus efficace.
 
J'ai fait ça avec Florent aussi et je peux te dire que j'ai le plus grand respect pour l'auteur et le texte.
On a eu quelques échanges sur les remarques et il me demandait un peu d'indulgence.
Je lui ai dit non  :D.
Je suis là pour le plaisir... mais de bosser quand même.
Tu employais le terme d'artisan dans ta conversation avec Eridan pour évoquer ce qui était à notre portée. Je suis d'accord sur le choix de l'exemple, mais pas forcément sur son sens. La plupart des artisans sont très professionnels.
Et quant à la comparaison avec certains textes édités, j'avoue m'en préoccuper comme de ma première chaussette. Chacun fait comme il veut.
J'adore qu'on me raconte des histoires. Le mieux elles sont finies, réfléchies, critiquées, le mieux elles sont quand on les découvre.
Quitte à participer à la finition d'histoires, autant le faire du mieux qu'on peut. C'est ce que je fais.
Ensuite, tu feras tes choix sur le niveau que tu souhaites atteindre.
Moi, je te fais des remarques, à mon niveau de compétences évidemment, sur le niveau auquel je vous évalue, toi et ton histoire.
Tu montres des pics de qualité à un niveau élevé en matière de style, d'imaginaire et de narration, ce sont mes repères.
Et sur ces repères-là, il y a quelques endroits ou ça flotte  :D
 
Tu ne veux pas rendre cette histoire au max de tes possibilités ?
Parce que moi, c'est mon objectif sur le coup quand même.  :)
 
Les remarques que je t'ai faites t'ont paru injustifiées ?
Il peut y avoir incompréhension de ma part ou mauvaise lecture aussi, je ne suis pas infaillible  :)  
 

Citation :

Petite question avec Spoiler.
Est-ce que tu as compris que la scène sur les flots d'argent est "occulte" ?
Descriptif de la scène réel :  
- Val arrive vers l'étang
- les flots d'argent ont un certain pouvoir (qu'on ne peut pas désigner simplement, mais d'apaisement et limite de clairvoyance) que je ne décris pas, je préfère le laisser supposer
- il se calme et lui remonte l'air joué dans l'après-midi par Lou
- il comprend le lien avec la comptine "australienne" et le thème du loup-garou
=> il en déduit que c'était un avertissement


 
Non, je n'ai pas du tout ressenti le caractère occulte de la scène.
Effectivement, sur cette base, la transition se comprend mieux. Mais même en relisant, ça ne passe pas du tout.
 

Citation :

Dernière remarque : ça me sera difficile de renoncer au côté "puéril" de mes héros. Simplement parce que j'y vois autre chose que de la puérilité, moi :
- une forme de vie différente (puisqu'on est pas dans leur peau, comment savez-vous qu'ils devraient être autrement que je les ai décrits ?)
- une évolution dans le long-terme des sentiments (pourquoi extrapoler ce qui se passe après la durée de vie humaine comme une continuité ?), une différence entre les temps passés et la modernité (anciens "sombres", aînés "sincères et moraux", nouveaux "complexes et moins sûrs" )
Cette façon d'être me permet en outre une évolution des caractères au fur et à mesure du récit (le Val du début n'a rien à voir avec celui du premier tiers, puis du deuxième, etc), ainsi qu'un rapport au réel un peu schyzophrène, expliquée par la nature différente des personnages.


 
Ce n'est pas tant leur façon de vivre à laquelle je trouve un côté puéril, à ce niveau là, ça passe très bien. C'est plutôt dans leurs réactions spontanées. Je trouve aussi que Val manque un peu de calme.
Mais soit, voyons sur l'ensemble  :)
Et puis ce côté là, comme le déficit de descriptions, c'est pour moi une question de goût. Ca ne me choquera pas outre-mesure que tu préfères le conserver.
 

Citation :

Bref, ça me fatigue d'avoir des remarques sur le "pied de la chaise" avant même de l'avoir essayée. Si c'est ça, je préfère qu'on ne le lise pas du tout, et retirer mes billes du jeu. Après tout, je ne tiens pas plus que ça à l'éditer.


 
Tu dis ça sous le coup de la déception :D  
Le jeu est difficile, mais tu es déjà à un niveau où ça n'a plus d'intérêt de jouer à des jeux faciles.
 
Alors, tu veux de nouvelles cartes ?  :D  
 
 


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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°372
dom
Posté le 01-01-2006 à 21:18:58  profilanswer
 

Seb a écrit :

Le jeu est difficile, mais tu es déjà à un niveau où ça n'a plus d'intérêt de jouer à des jeux faciles.
 
Alors, tu veux de nouvelles cartes ?  :D


 
On s'est mal compris. J'aime mes défauts, je ne veux pas être un grand auteur (surtout s'il faut passer par ce système de  formatage que tu appelles amélioration), et je me plais dans ma situation . Je reste un écriveur médiocre qui fait précisément ce qu'il aime et qui a des raisons de le faire sous cette forme. Edn est du passé, il restera du passé.
 
Ce qui m'intéresse maintenant, c'est de construire le futur, ce qui signifie laisser tomber les vieux récits poussiéreux (qui n'en valent pas la peine) et discuter de ce qui est bon, pour pouvoir en faire de meilleurs dans les mois/années qui viennent.
Donc effectivement grosse divergence de philosophie.


Message édité par dom le 01-01-2006 à 21:22:44
n°373
Seb
tapissier-magicien
Posté le 02-01-2006 à 08:49:32  profilanswer
 

Bon,
 
Je suis navré de t'avoir heurté.  :(  
Je lirai la fin des Enfants de Norphos sur un registre moins critique et je te donnerai un avis plus général.
Je trouve que c'est dommage. Je ne pense pas que tu sois médiocre, très loin de là, et je trouve que cette histoire avait tout à fait sa place dans le processus.
 
Si tu changes d'avis, je suis à ta disposition.
 
As-tu une histoire, pour laquelle tu aurais une autre ambition et que tu apprécierais te voir passer au crible ?


Message édité par Seb le 02-01-2006 à 08:52:11

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"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°409
dom
Posté le 05-01-2006 à 22:55:02  profilanswer
 

Seb a écrit :

Bon,
 
Je suis navré de t'avoir heurté.  :(  
Je lirai la fin des Enfants de Norphos sur un registre moins critique et je te donnerai un avis plus général.
 
As-tu une histoire, pour laquelle tu aurais une autre ambition et que tu apprécierais te voir passer au crible ?


 
Définitivement, non. Pour moi ce crible n'a pas de raison d'être.  
 
Quant à la fin d'EdN, c'est inutile de la lire. Tu ne connais peut-être pas, pour ta part, la prépondérance des humeurs sur la raison, mais moi oui. Une histoire cassée est une histoire foutue. Poubelle.  
 
Et non content de la gâcher pour toi, ce dont à la limite je me fous, puisque je ne reconnais aucun de tes arguments qui sont seulement ceux d'un correcteur et non d'un lecteur (le second s'intéresse au récit et ne fouille pas dans les poubelles, une trentaine ont déjà lu EdN sans faire ce genre de remarques), tu l'as gâchée aussi pour les lecteurs suivants, qui auront suivi ces messages.
 
Un conseil : la prochaine fois, lis l'histoire avant de la corriger. Je ne souhaite à personne de subir la même injustice que moi.


Message édité par dom le 05-01-2006 à 23:13:25
n°413
Seb
tapissier-magicien
Posté le 06-01-2006 à 13:00:34