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Auteur Sujet :

[Heroic Fantasy] La Fille du Nécromant (24%)

n°362
Eridan
Mage noir
Posté le 31-12-2005 à 12:43:48  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Ho là ! Je t'ai relancé trop fort là !  :lol:  
 
***retrousse ses manches ***

n°366
Eridan
Mage noir
Posté le 31-12-2005 à 17:45:46  profilanswer
 

Chapitres 8 et 9
L'histoire continue à me plaire, pas de problème de ce côté.
Tu as moins relu ces chapitres non ? La forme se dégrade.
- Je trouve toutefois que tu vas un peu vite en besogne avec les sentiments des personnes. Que Lysandre s'en veuille pour la mort de Kalith, d'accord. Qu'elle en veuille aux organisateurs, d'accord toujours. Mais là elle passe un peu vite de l'un à l'autre. De "souffrir dans ma chair" à "haine démentielle" en deux secondes. Je ne dis pas que ça ne va pas, c'est peut-être un peu trop extrême. Il faudrait demander à ceux qui t'on lu de se replonger précisément dans ce passage et donner leur avis.
- Pareil avec Tyor qui passe de la déprime avec "laisse-moi" à "tu vas m'aider à réaliser tout ça". Ca colle, mais je disais que ça raccroche un peu, c'est trop rapide comme volte face.
- Toujours d'un point de vue général. Je me pose des questions sur les époques. Si j'ai bien suivi, le dieu a tout détruit avec ses douze, corrompt la nature etc…. Les douze se dévorent entre eux (Zaar les aide un peu visiblement) et les forces du bien bannissent le dieu. Puis les héritiers des douze arrivent et veulent reconquérir le monde. Combien de temps s'est-il passé entre la chute du dieu et le moment présent ? Je compte en générations, parce qu'avec tous ces morts et toute ces destructions, je m'étonne qu'il puisse encore y avoir une grande ville (et peut-être même plusieurs, je ne sais pas à ce niveau là) Il en faut des campagnes pour nourrir une ville comme Sombreden.
- Finalement, on n'aura pas vu les pouvoirs des jumeaux.
 
Le texte :
Chapitre 8:
- début : "…Je ne vis pas l'incube abattit sa lame sur moi…"
- Juste après : "L'épée de l'incube…" Tu as deux fois épée et surtout trois fois incube en cinq lignes.
- Un peu plus loin, l'action de Doolkhan "envoyant bouler" c'est du familier et ça veut surtout dire "aller se faire voire". Au passage j'ai bien aimé que Lysandre tue cet allié comme ses ennemis.
- Le vampire résiste : " Le vampire roula alors sur le coté, esquivant le coup meurtrier que Rayn, lequel s’était matérialisé dans un angle mort, lui destinait." Refais le en plusieurs phrases courtes et dans un ordre chronologique. Se matérialise. Frappe. Esquive.
- Juste après. Le vampire est peut-être un spadassin mais utilise de nom pour désigner un mort-vivant, c'est curieux.
- Paragraphe d'après : trois fois vampire.
- Paragraphe d'après : "Rayn bondit sur lui et enfonça sa dague dans la tête du vampire…" "dans sa tête" suffira, on comprend bien qu'il ne se trucide pas.
- Fin du combat : "J'accompagnai docilement … vers la sortie, empruntant une sortie qui n'apparut dans un mur qu'une fois…" répétition de sorite et on à ici l'exemple type d'un "ne que" qui surcharge sans rien apporter "Une issue qui apparut une fois le combat terminé.
- Plus loin : "Tyor nous rejoignit, tout sourire, tellement fier d'avoir…" Je ne suis pas sûr, demande éventuellement à Menolly, mais "tellement" demande une contrepartie "tellement fier… qu'il arriva tout sourire."
Chapitre 9 :
- Tout début : deux fois titanesque.
- Début : "tranchant comme le fil d'une épée"; "arêtes tranchantes", "tranchantes comme des épée". Ca fait un peu beaucoup, surtout qu'à mon sens une épée médiévale n'est pas tranchante.
- Dans le même coin : "harnaché de plate et de maille" Ce n'est pas moi qui le dis, mais un de mes correctrices : on parle toujours de "cotte de mailles" donc maille doit toujours être au pluriel. Ca c'est moi qui le suppose : puisqu'il s'agit "d'armure de plates", on devrait faire pareil avec plate. D'ailleurs "plate" est un type d'armure anglaise qui, je le suppose est venu dans le langage fantasy par le jeu de rôles. Donc, si tu veux éviter les termes jeu de rôles, dis "armures de plaques", je crois que l'image est claire.
- Dans le même coin : "… nous déboulâmes au cœur même de Sombreden"  Familier et je ne les vois pas au pas de course.
- Dans le même coin : Là je chipote, mais puisque je suis sur ma lancée : "…tirées par des bêtes à écailles gigantesques…" J'avais bien compris que ce ne sont pas les écailles qui sont gigantesques mais "tirés par de gigantesques bêtes à écailles" c'est mieux.
- Ah oui, j'oubliait celui là, juste au dessus : "Un squelette gisait encore empalé sur l'une d'elle." En parlant d'une épine d'un gros lézard monté. J'imagine que cette bestiole est élevée depuis la sortie de l'œuf pour être dressée. Je sais que les guerriers de Sombreden sont des "vrais" mais tu imagines la patrouille se coltiner l'odeur d'un cadavre en décomposition durant des semaines jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un squelette. (qui en plus ne tombe pas en morceau) A moins qu'ils n'aient de l'humour et qu'ils aient trouvé un vieux squelette, qu'ils aient liés ses os pour préserver l'intégrité de l'ensemble et qu'ils l'aient mis sur la bête comme on fait du "Tuning" voiture.
- Heureusement cette débauche descriptive que j'imagine enthousiaste mais pas assez relue s'arrête et je n'ai plus relevé qu'une chose, après le réveil de Lysandre : "La pièce était copieusement fournit…" fournie.

n°374
Deidril
Posté le 02-01-2006 à 10:51:27  profilanswer
 

Eridan a écrit :

Chapitres 8 et 9
L'histoire continue à me plaire, pas de problème de ce côté.
Tu as moins relu ces chapitres non ? La forme se dégrade.


 
Effectivement, ces chapitres sont parmi les plus récents. A comparer aux premiers qui ont été écrit il y a plus d'un an et on été corrigés maintes fois.
 

Citation :


- Je trouve toutefois que tu vas un peu vite en besogne avec les sentiments des personnes. Que Lysandre s'en veuille pour la mort de Kalith, d'accord. Qu'elle en veuille aux organisateurs, d'accord toujours. Mais là elle passe un peu vite de l'un à l'autre. De "souffrir dans ma chair" à "haine démentielle" en deux secondes. Je ne dis pas que ça ne va pas, c'est peut-être un peu trop extrême. Il faudrait demander à ceux qui t'on lu de se replonger précisément dans ce passage et donner leur avis.
- Pareil avec Tyor qui passe de la déprime avec "laisse-moi" à "tu vas m'aider à réaliser tout ça". Ca colle, mais je disais que ça raccroche un peu, c'est trop rapide comme volte face.


Tyor n'est pas en déprime, mais en colère. Le ton du laisse moi est plus apparenté à un "dégage de ma vue!" . A corriger peut etre.
Ca ne me semble pas si incohérent. Combien de film on un passage du genre instant 1 : Ouinnn , instant 2 : c'est de la faute de bob , instant 3 : Je vais tuer bob. C'est vrai que ce n'est pas forcément réaliste du point de vue psychologique, mais 'La fille du..' doit rester un roman d'aventure, pas un clone de tenebreuse ou le perso se morfond 90% du livre sur sa condition de pauvre femme.
 

Citation :


- Toujours d'un point de vue général. Je me pose des questions sur les époques. Si j'ai bien suivi, le dieu a tout détruit avec ses douze, corrompt la nature etc…. Les douze se dévorent entre eux (Zaar les aide un peu visiblement) et les forces du bien bannissent le dieu. Puis les héritiers des douze arrivent et veulent reconquérir le monde. Combien de temps s'est-il passé entre la chute du dieu et le moment présent ? Je compte en générations, parce qu'avec tous ces morts et toute ces destructions, je m'étonne qu'il puisse encore y avoir une grande ville (et peut-être même plusieurs, je ne sais pas à ce niveau là) Il en faut des campagnes pour nourrir une ville comme Sombreden.


Moi ca ne me semble pas si incohérent. Je ne l'ai pas expliqué mais Sombreden n'a pas été détruite à la fin de la guerre. Elle a juste été abandonnée un moment  
 

Citation :


- Finalement, on n'aura pas vu les pouvoirs des jumeaux.


Vu non, expliqué oui. En outre il n'existe que 6 Dons. Donc on fait vite le tour...
 
 
Merci pour les corrections du chapitre 8 et 9. La majorité de la 2eme du roman devrait être moins pourvu de fautes puisque assez vieille également, bien que moins corrigée.


Message édité par Deidril le 02-01-2006 à 10:51:43
n°378
Eridan
Mage noir
Posté le 02-01-2006 à 17:14:00  profilanswer
 

- S'il y a bien une chose à ne pas prendre en référence, ce sont les films. Là on est sûr de ne rien faire de bon.
J'adore ta remarque sur Ténébreuse.  :lol:  
Je ne dis pas qu'elle ne peut pas passer d'un sentiment à l'autre, disons que tu exprimes un peu trop fortement son envie d'autodestruction. Passe un coup d'estompe ou articule plus le changement. (Une pensée aux organisateurs déclenchant la haine) Mais si tu laisses en l'état ça va tout de même, je suggère juste du "fignolage" là.
 

n°379
Deidril
Posté le 02-01-2006 à 18:09:38  profilanswer
 

Hum... je relirais le passage plus tard quand j'aurais un peu oublié, histoire d'etre plus objectif.
 
J'attend les remarques sur la partie 2 :)
 
Et j'espere que d'autres lecteurs liront 'la fille du ...'

n°396
Eridan
Mage noir
Posté le 04-01-2006 à 14:59:54  profilanswer
 

Moi aussi, question d'échanger nos avis. :gun:

n°405
Seb
tapissier-magicien
Posté le 05-01-2006 à 18:32:48  profilanswer
 

:)  
 
Aïe, ça y est, j'ai du retard ici aussi.
 
Je vois qu'Eridan est devenu fan malgré un premier avis mitigé.
C'est prenant hein !?
 :D


---------------
"J'ai enchanté mon papier-peint"
n°414
Eridan
Mage noir
Posté le 06-01-2006 à 16:15:49  profilanswer
 

C'est juste les deux premiers chapitres qui ne collent pas avec mon type de lecture (surtout le 2) dès le 3, c'est bien, et après c'est effectivement de plus en plus prenant.  :sol:

n°421
Eridan
Mage noir
Posté le 07-01-2006 à 18:15:09  profilanswer
 

Avis sur les chapitres 10 à 15.
 
J'ai hurlé à la catastrophe. L'explication de texte que tu as posté m'a à peine rasséréné.
J'idée n'est pas mauvaise, mettre en place un comparatif entre la légende est le vécu. Mais après 9 chapitres, après même bien imprégné de l'ambiance entourant Lysandre, devoir recommencer une histoire, c'est lourd. Et c'est vraiment une nouvelle histoire qui commence, avec trois chapitres d'introduction (c'est peu pour un roman, mais là on avait déjà donné) et avec une tonne de détails d'un quotidien banal, alors qu'on s'était habitué aux puissances apocalyptiques.
Autre point alors que tu nous donnais le chapitre 2 pour expliquer ce qui n'est plus (et qui donc n'est pas vital puisque ça n'apporte pas d'élément à la situation présente) tu n'expliques rien de ce qui à été crée en mille. Ce n'est pas que je suis demandeur de ce genre de détails, on comprend l'histoire sans ça, c'est juste pour continuer à tirer à boulet rouges sur ce foutu chapitre 2.
Mais bon, l'idée est bonne, si c'est bien un parallèle que tu fais entre ces deux histoires.
Afin d'éviter cette grosse frustration que j'ai ressenti (celle d'avoir lu une histoire sans dénouement), j'oserais te conseiller de donner tout de suite au lecteur les clefs de l'histoire. C'est-à-dire en intercalant un chapitre sur deux (par exemple) des deux histoires, en précisant bien à quelle date on se trouve.
Sinon, ça va, la nouvelle histoire est bien amenée.
 
Le texte :
Chapitre 10
- "covenant" : Robert me dit qu'il s'agit d'un pacte, d'une convention.
- Quand Armantin donne le paquet. Justement, répétition de "paquet"
- Après le dialogue : "qu'elle s'était morfond sur sa condition"
- Dans le hall du souvenir (au passage hall est un anglicisme), répétition de "quelque notoriété" avec "quelque renommée"  
- Le magicien fait entrer Korie : "Calme et patient, Il…"
- Juste après : "…lui rappelant ainsi les mots prononcés il y a maintes années lorsqu'il…" Ca m'a fait bizarre à la première lecture, j'ai cru que c'étaient les mots "Assied toi je te prie." qui lui rappellent la scène.
- Juste après "distiller des filtres" "philtres" plutôt.
- Phrases suivante "composantes" terme de jeux de rôles. Robert me confirme que cela ne s'applique qu'à une force ou à des choses abstraites (idées).
Chapitre 11
- Deuxième paragraphe : "Le quartier entourant le covenant était dédicacé…" "dédié", plutôt non? Robert me dit qu'on peut effectivement dédicacer un bâtiment, mais c'est à Dieu, un saint ou une personne.
- Square est un bel anglicisme, mais si Rainbault l'utilise…  
- Après : "…buvant et rigolant." "rigolant" : familier.
- Paragraphe suivant : trois fois "Korigwene", quatre vu qu'il y en a une juste avant dans le paragraphe précédant.
- Bien plus loin, dans la discussion : "Korigwene fixa son amie alors qu'elle lui parla…" je trouve que "alors qu'elle lui parlait" serait mieux.
- Même phrase "…lui prenant les mains avec les siennes." A priori c'est prendre les main avec les siennes.
- Un peu plus loin : "La Compagnie des Epées Cramoisies" Bon, ils se donnent le nom qu'il veulent les gars, mais "cramoisies" je… je me foutrais bien de leur g… en tout cas. "écarlates" était déjà choisi, je suppose, pour qu'ils se rabattent sur cramoisies. Sinon "vermillon", "sanglantes". "Bordeaux" serait amusant pour les chevaliers de la chopine. (pardon, je craque).
- Quand elle est dans sa chambre : "…un bureau de travail qui était déjà la…" "là".
- Avec Skem : "Skem s'approcha et lui vola un baiser. Elle l'attrapa par la chemise pour le lui rendre." Le mouvement est paradoxal. Ce serait plus logiquement "…pour le lui reprendre"
- Quand Skem tombe dans le fleuve : "…puisque notre relation est, comme ainsi dire, …" normalement c'est "pour ainsi dire, non ?  
- La lettre devrait être en italique ou entre guillemets. Oui, je sais l'italique ne passe pas sur les posts.
Chapitre 12
- Premier paragraphe : deux fois "objet" très proches.
- La prière de vision. Je suppose que l'italique a disparu au postage.
- Quand elle quitte le fonctionnaire : "Ces documents révèlent peut-être le destin de notre temps" Ca à l'air d'être une pensée, donc à mettre aussi en italique ou entre guillemets.
- Encore une prière après.
- Un peu plus loin : "de grands cerisiers eldryns dont les feuilles roses pâles tombaient…" je suppose que c'est "fleurs" surtout qu'au elles forment un tapis de pétales. Quoi qu'il en soit, les couleurs composées "rose pâle" sont toujours au singulier.
- Bon, un tunnel qui traverse une fortification ça reste une porte. En revanche l'image est bonne "une entrée comme un tunnel traversait le fortification.
- Phrase suivante : "… Une dizaine de garde en armure et cotte de maille…" "gardes" au pluriel. "mailles" au pluriel, j'avais expliqué pourquoi. Et la cotte de maille est une armure en soit (un haubert). Je suppose que ces gardes sont vêtus d'armures lourdes composées de cotte(s) de mailles et de plaques d'acier.
- Un peu plus loin elle "poussa la porte de la Couronne des Rois" Répétition d'auberge avant et après.
- Un Siegnar "stop" la conversation.
- La conversation en fin de chapitre. On perd un peu le fil de qui parle mais d'après mon pointage c'est Ranka qui dit "- Je n'ai jamais douté de la ferveur…" donc plus loin c'est "surprise"
Chapitre 13
- J'ai un saut de ligne, par erreur je suppose, lors du premier dialogue, avant la réplique "- Je ne suis pas surprise de vos…."
- Peu après, une pensée qui manque d'italiques "Le nouveau monde !…"
- Plus loin : " Pour conclure ce récit, Thibaut confronta Lysandre…" ça me faisait bizarre. Ce n'est pas faux, Robert me dit "emploi critiqué" (avec qqn, à qqn).
Chapitre 14
- La lettre : En italique bien sûr. C'était une excellente idée pour raconter une histoire sans développer tous les détails de la narration. Or, tu ne l'utilises pas puisque tu fais cette narration. Donc cette lettre n'apporte rien. Cela dit, on n'a jamais dit que chaque partie d'un roman devait être utile.
- Quand le carrosse arrive en haut : "…aux trois voyageurs s'il désirait…" pluriel.
- Juste après Ranka répond "messire cocher" Je veux bien qu'elle soit courtoise, mais donner du "messire" à un cocher…
- Plus loin, description des marchandises venant du nouveau monde "tout cela étaient étendus" singulier.
- Pareil plus loin "un flot ininterrompu de biens venaient" "venait", c'est le flot.
- Après l'achat du livre : "…la joie qu'elle avait eue…" il y a moyen de faire plus beau "qui l'avait illuminée"
- Trois répliques plus loin : "…quels parts du roman furent inspirés…" ées.
- Ils quittent le marché : "Sur les côtés se dressaient de magnifiques demeurent en…" es.
- Deux répliques plus loin : "- Ca alors, intervint Siegnar." ; "- Ca alors ! intervint Siegnar."
Chapitre 15
- La dédicace en italique ou entre guillemets.
- Juste après : "Sans oublie que l'écriture…"
- L'alerte nocturne : "Le chevalier entra… dans ses vêtement d'hier…" "de la veille"
- Fenêtre et volet explosent : "Les rayons de la lune … qu'occupait la fenêtre" "qu'avait occupé"
- Juste après : "L'homme fixa les deux…" à ce moment, on sait juste que l'intrus est une silhouette féline, le seul homme présent est Siegnar et on pense alors à lui.
- Après : "…une grosse pierre qu'il lança de toutes ses forces sur la prêtresse. Celle-ci la toucha…" Celle-ci se rapporte à "prêtresse" et non à "pierre".
- Plus loin : "La moitié gauche de son visage se décomposait, tombant en cendres" C'est un détail, mais la décomposition ne donne pas des cendres. Je dirais "consumer"
- Encore un "stoppa"
- Un autre "confronter"  
- Ranka est seule valide : "…et ne se sentait pas d'affronter" je ne crois pas que ce soit correct. Peut être que si. Je ne sais, dans le doute je supprime toujours les tournures dont je ne suis pas certain.
- Le monstre en défonçant le chambranle tellement il est gros, or, juste après Ranka claque la porte. Il n'y a plus de porte normalement.
- Un "stoppé" que je signale au cas où.
- Juste après "une douleur saur le côté" je dirais "au côté"
- Le sort de guérison : "Ranka ferma le flot" On ferme un passage, pas ce qui y circule.  
- Je dirais que dans ce passage, il faudrait rappeler la présence du vampire, ou plutôt son absence, question de laisser la pression, même si on apprend après que celui-ci à décide de laisser faire ses congénères.
 
Ouf ! Tu m'excuseras s'il y a des fautes, je ne relirai pas mes critiques.  

n°422
Deidril
Posté le 09-01-2006 à 09:53:45  profilanswer
 

Eridan a écrit :

Avis sur les chapitres 10 à 15.
J'ai hurlé à la catastrophe. ... Afin d'éviter cette grosse frustration que j'ai ressenti (celle d'avoir lu une histoire sans dénouement), j'oserais te conseiller de donner tout de suite au lecteur les clefs de l'histoire. C'est-à-dire en intercalant un chapitre sur deux (par exemple) des deux histoires, en précisant bien à quelle date on se trouve.


 
J'avais eu aussi cette idée, et j'ai essayé. Les 2 premiers essai de 'reconstruction' ne m'ont pas convaincu pour l'instant. Peut etre aussi que je n'y ai pas encore assez travaillé.
 
Pour les sections qui devraient etre en italique : elle le sont déjà dans mon doc word, mais la copie sur le forum les remet 'normal'. Peut etre devrais je directement proposer un pdf ... :(
 
Mega merci pour toute les erreurs relevées .
 
Pour covenant : c'est bien au sens 'pacte' qu'il faut le prendre. Il faudrais que j'explique p e pourquoi j'utilise ce terme :)

n°425
Deidril
Posté le 09-01-2006 à 18:23:48  profilanswer
 

Eridan a écrit :

Chapitres 8 et 9


 
Merci pour ces corrections. J'ai updaté les chapitres 8 et 9 avec les versions corrigées.
 

Eridan a écrit :


- Ah oui, j'oubliait celui là, juste au dessus : "Un squelette gisait encore empalé sur l'une d'elle." En parlant d'une épine d'un gros lézard monté. J'imagine que cette bestiole est élevée depuis la sortie de l'œuf pour être dressée. Je sais que les guerriers de Sombreden sont des "vrais" mais tu imagines la patrouille se coltiner l'odeur d'un cadavre en décomposition durant des semaines jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un squelette. (qui en plus ne tombe pas en morceau) A moins qu'ils n'aient de l'humour et qu'ils aient trouvé un vieux squelette, qu'ils aient liés ses os pour préserver l'intégrité de l'ensemble et qu'ils l'aient mis sur la bête comme on fait du "Tuning" voiture.


Je pense que les guerriers de Sombreden sont accrocs à l'odeur de la mort et qu'un cadavre en putréfaction est pour eux un ravissement :)


Message édité par Deidril le 09-01-2006 à 18:24:42
n°426
Deidril
Posté le 09-01-2006 à 18:57:13  profilanswer
 

J'ai commencé les corrections par rapport à tes remarques :
 

Eridan a écrit :

Avis sur les chapitres 10 à 15.
J'ai hurlé à la catastrophe. L'explication de texte que tu as posté m'a à peine rasséréné.
J'idée n'est pas mauvaise, mettre en place un comparatif entre la légende est le vécu. Mais après 9 chapitres, après même bien imprégné de l'ambiance entourant Lysandre, devoir recommencer une histoire, c'est lourd. Et c'est vraiment une nouvelle histoire qui commence, avec trois chapitres d'introduction (c'est peu pour un roman, mais là on avait déjà donné) et avec une tonne de détails d'un quotidien banal, alors qu'on s'était habitué aux puissances apocalyptiques.
 
Autre point alors que tu nous donnais le chapitre 2 pour expliquer ce qui n'est plus (et qui donc n'est pas vital puisque ça n'apporte pas d'élément à la situation présente) tu n'expliques rien de ce qui à été crée en mille. Ce n'est pas que je suis demandeur de ce genre de détails, on comprend l'histoire sans ça, c'est juste pour continuer à tirer à boulet rouges sur ce foutu chapitre 2.
Mais bon, l'idée est bonne, si c'est bien un parallèle que tu fais entre ces deux histoires.
Afin d'éviter cette grosse frustration que j'ai ressenti (celle d'avoir lu une histoire sans dénouement), j'oserais te conseiller de donner tout de suite au lecteur les clefs de l'histoire. C'est-à-dire en intercalant un chapitre sur deux (par exemple) des deux histoires, en précisant bien à quelle date on se trouve.


 
Oui, c'est vrai que c'est une nouvelle histoire, un livre dans le roman. J'ai décidé de faire un pari sur cette construction que je pense original afin de démarquer mon roman du reste.  
 
C'est très difficile de construire l'ensemble en intercalant un chapitre sur deux car les 2 histoires ne sont pas construites pareil. Celle de lysandre se fait par 'episode' et celle de korie est assez linéaire. Et deux autres personnages secondaires avec leurs histoires se joindront à ces deux là plus tard. J'ai aussi adopté ce principe pour le roman qui se situe après 'La fille du...'.  
 
Pourtant moi j'aime bien la manière dont sont construit les chapitres, avec des retours en arrière, et des fins de chapitres à la 'a suivre...'. Changer pour intercaler les 2 histoires signifierait modifier la construction du récit vraiment en profondeur. Ca n'est pas que le travail me fait peur, mais pour l'instant, mes essais tuent le rythme des 2 histoires.
 
Je pense que la frustration ne sera pas la une fois l'histoire complete puisque tout sera contenu dans le roman, et qu'au final les histoires n'en formeront plus qu'une seule. Je verrais ce qu'en pense mes autres lecteurs, mais je reste pour l'instant convaincu que mon choix en vaut un autre et que la frustration n'est du qu'au fait que tu/vous lis le livre par épisode, et que tu as donc une impatience qui n'existe pas quand on a le livre complet entre les mains, donc la possibilité de 'tout' lire.
 
Je ne trouve pas la partie de lysandre 'apocalyptique'. Sombre, désespérante parfois. Mais les combats n'ont rien d'apocalyptique. Je pense que ceux qui prennent place dans l'histoire de korigwene n'ont rien à leur envier.


Message édité par Deidril le 09-01-2006 à 18:57:34
n°428
Eridan
Mage noir
Posté le 10-01-2006 à 17:38:37  profilanswer
 

Tu as peut-être raison.

n°430
Deidril
Posté le 10-01-2006 à 17:53:27  profilanswer
 

D'autres avis ? :)

n°432
Eridan
Mage noir
Posté le 12-01-2006 à 16:49:10  profilanswer
 

Deidril a écrit :

Je pense que les guerriers de Sombreden sont accrocs à l'odeur de la mort et qu'un cadavre en putréfaction est pour eux un ravissement :)


Ils sont pas humains alors, pour supporter ça ? Et puis ça n'explique pas comment les os tiennent ensemble. Oui, je sais, je suis chiant de m'intéresser à un détail pareil. Mais pour moi, c'est comme trouver un gribouilage d'un gamin dans une exposition de toile de maîtres.
 
Bon la suite et fin (provisoire), le chapitre 16
 
Rien de spécial à signaler. Bien sûr l'arrivée Thilbault suscite bien des questions qui trouveront sans aucun doute explications plus tard.
Pour en revenir à la présentation générale de l'ouvrage, intercaler un chapitre sur deux ou deux sur deux n'est effectivement peut être pas une méthode qui rendra l'ouvrage plus attractif. Et commencer par l'histoire de Korigwene ? La fin du chapitre 16 se prêterait bien à l'explication du début de l'histoire. Et puis l'introduction de Korigwene fait vraiment très début d'histoire, tandis que celle de Lysandre rentre plus directement (à partir du chapitre 3).
 
Le texte :
- Premier paragraphe : "redoubler d'effort" je verrai bien "efforts"
- Les trois vampire les cernent : "… la fatalité l'avait rattrapée. Elle attrapa…" allitération indélicate.
- L'arme de Thibault : " un fin et long sabre ". Comment vois-tu cette arme ? Moi je vois bien le sabre européen dit "de cavalerie" et s'il s'appelle "de cavalerie" c'est bien qu'on ne peut quasiment rien en faire à pied. A part d'espèce d'aiguille des compétions actuelles, on ne brette par avec un sabre. D'ailleurs après, tu le qualifies d'épéiste et il n'y à pas d'épéisme sans épée.
- Thibault les retrouve les autres au banc : "Le visage du jeune homme était ecchymosé". Même si word accepte ce mot, il est inconnu pour Robert.  
- Ah si, une remarque sur l'histoire. Pas un mot sur la façon dont ils ont pu voler des chevaux. Bien sûr, on se moque de cette action, mais c'est trop facile, on dirait qu'il y en a plein dans des corrals non radés en plein ville.
- Ils sortent de la cité, à cheval justement : trois fois "route" en six lignes.
- Le lendemain : " Korigwene se laissa quelques instants avant d'ouvrir les yeux…" manque quelque chose.
- Korigwene regarde Thibault : "L'aspect hédoniste de son caractère se rappela à Korigwene." Je ne comprends pas bien la phrase. "Son" se rapporte à Korigwene, non ? Dans ce cas mettre le pronom avant Korigwene fait lourd. De plus on croit d'abord qu'il se rapporte à Thibaut.
- "rappela" est réutilisé un peu plus loin.
- Bien plus loin : "…du récit que Thibault semblait près à accoucher." "prêt" Et puis si Robert me dit que "accoucher d'un roman" est une expression correcte, la tournure présente me rappelle l'autre expression très vulgaire "Alors, tu accouches ?"
   
Et j'ai hâte de retrouver Lysandre (et je prie pour que sa romance tienne la route)
 

n°433
Deidril
Posté le 12-01-2006 à 18:58:32  profilanswer
 

Aussi tot dit, aussi tot fait : revoila Lysandre :)
 
 
                  PARTIE III : NEFARIUS
 
    Chapitre XVII
 
 
« _ La nécromancie est l’étude de la vie, de la mort, et de l’âme commença Zaar. C’est une science magique qui touche à la fois le domaine du physique et celui du spirituel. Le nécromant est un voyageur sur la route qui sépare notre monde de l’au-delà. Il passe de l’un à l’autre et exerce les pouvoirs d’un des cotés pour plier l’autre à ses objectifs. La nécromancie met le corps de son pratiquant à rude épreuve car nous ne sommes pas naturellement conçus pour manipuler ces forces étrangères à notre monde. Une bonne santé, un corps fort et un esprit sain sont les trois conditions pour persévérer sur cette voie. A moins que vous ne vouliez devenir comme Theocryss, prisonnier d’une carcasse putréfiée et contraint d’utiliser la majeure partie de son temps et de ses Dons à lutter contre l’appel de la mort pour demeurer en ce plan d’existence. Oubliez donc l’archétype du sorcier répugnant sur son trône d’ossement entouré de squelettes animés et de mort-vivants. Ceux-ci ne vous apporteront qu’une chose : de déplaisantes maladies. N’importe quel imbécile sait redonner un semblant de vie à un corps mort. Mais domestiquer l’âme d’un défunt et obtenir de lui des connaissances perdues, vieillir prématurément un ennemi jusqu’à le transformer en un cadavre rabougri, fortifier son âme et son corps pour s’immuniser à la mort, c’est une tout autre histoire. »
Zaar marqua une pause dans son discours afin que nous prenions la mesure de ses paroles. Comme cadre pour notre première leçon de nécromancie, notre père nous avait conduits à la nécropole d’Asgarroth, la ville cimetière où la plupart des Douze et de leurs serviteurs reposaient, pas tout à fait morts selon les rumeurs.
Construite au beau milieu des plaines de rocailles et de cendres qui composent le paysage de Sombreden, la nécropole d’Asgarroth était une véritable ville fantôme, une mer de stèles parsemée de magnifiques manoirs funéraires qui hébergeaient la caste dominante du temps des Douze. Le cimetière était une gigantesque et morbide collection d’œuvres d’arts et d’architectures. Les défunts reposaient dans de massifs tombeaux de pierre au couvercle sculpté à leur effigie, puis disposés dans les sections réservées à chacune des légions. Les redoutés chevaliers mortelames de la première légion occupaient le centre du cimetière, chacun reposant dans sa crypte personnelle, petits édifices recouverts de roses sanguines et rehaussés d’anges déchus et de gargouilles démoniaques.
Tout au centre, un jardin lugubre de ronces et de fleurs noires, soigneusement entretenu cependant, entourait le mausolée construit à l’attention de Kalaan Dar Athor, le plus puissant des Douze. Personne en ce monde n’ignorait cependant  que celui-ci ne reposait pas avec ses frères, mais avait disparu dans l’apocalyptique et ultime bataille de la Porte d’Andrahyr. Kalaan avait tué Albior, lequel s’était interposé afin de permettre à Astrielle de sceller le portail. Cela tout le monde le savait. Par contre, ce qu’il était advenu du chef des Douze restait un mystère.  
 Les cimetières des autres légions entouraient celui des mortelames comme les quartiers d’une ville autour d’un palais, chacun avec son architecture et ses traditions mortuaires. J’apercevais la petite et massive forteresse construite pour accueillir Ogbar. Sans entrée apparente ni aucune fenêtre, sa silhouette élancée dominait le champ de pierres. A son opposé, une construction pyramidale brillait de milles feux, chacune de ses pierres de taille étant gravée d’un idéogramme magique et lumineux de l’Ansalor. Une traduction rapide me permis de comprendre qu’il s’agissait de la tombe de Savius.  
Des serviteurs en robe noire s’attelaient à entretenir inlassablement Asgarroth, balayant les couches de poussières que jetaient sur elle les pluies de cendres et de braises, résultantes de la présence de nombreux volcans en activité. Je remarquai de petites équipes de sculpteurs remplaçant des statues brisées ou rehaussant la tombe d’un défunt dont la famille descendante avait récemment gagné en influence. Il y avait également des jardiniers s’activant sous les ordres d’un sardryn. Ils s’employaient à modeler des buissons épineux en des guerriers tout de plaques et de pointes vêtus, en de longilignes assassins ou encore en des chefs hyargs légendairement brutaux.  
C’est dans le jardin mortuaire du grand Kalaan que Zaar nous donna notre première leçon de nécromancie appliquée. Nous étions assis en tailleur à même le sol, au pied d’une des multiples statues du chef des Douze. Celle-ci, en bronze noir, le dépeignait comme un jeune homme musclé à la mâchoire carrée et à la courte coupe, un magnifique guerrier dont la stature et le charisme n’était pas sans me rappeler Yslain.  
« _ La première étape de votre apprentissage de la nécromancie, reprit Zaar, consiste à vous éveiller à une nouvelle perception. Superposé à notre univers se trouve le plan astral,  un monde spirituel situé entre la vie et la mort, entre ici et après. Là bas errent les fantômes de ceux qui sont morts plein de regrets, sans avoir accomplit leur destin et qui, pour ces raisons, sont incapable de se détacher de notre monde pour glisser dans l’autre. Pour cela vous devez utiliser la Vision, non pas ainsi que vous procédez habituellement, mais en délaissant complètement l’aspect physique de la réalité et en vous concentrant uniquement sur la perception de la Force d’Ame. Maintenant, concentrez-vous. »
Obéissant à l’injonction, je fermai les yeux et appelai ma Force d’Ame. En rouvrant les paupières, la Vision s’était superposée à ma vue de mortelle. Je voyais les Forces d’Ames de mes frères, brillante, rouge, et flamboyante de colère pour Andrion, bleue claire, froide, et rigide pour Tyor, ainsi que la mienne, d’un carmin confus oscillant entre la révolte et la résignation. Il m’était par contre impossible de déceler la moindre once de celle de Zaar. Malgré le chemin parcourut depuis notre première leçon, notre père restait invisible à toute tentative de détection par la Vision. Je percevais également les milliers de sortilèges dont était investit Asgarroth. Des idéogrammes ansaloriens apparaissaient sur les pierres, renforçant la structure et la dureté des matériaux. D’autres flottaient littéralement dans l’air, délimitant des arches qui étaient les véritables portes du jardin. Quiconque s’y aventurait sans passer par elles essuierait la fureur d’une impressionnante série de maléfices.
L’Asgarroth sombre et froide devenait une ville de lumière et de vie tant elle était bardée de magie. Dans le lointain, les trois grands volcans qui entouraient Sombreden m’apparaissaient comme trois soleils dans la nuit. La cité, elle, se manifestait comme une aurore d’orange et de rouge.
« _ Maintenant que vous êtes concentré, continua Zaar, rejetez de votre Vision tout ce qui n’est pas l’incarnation d’un être vivant. Oubliez la pierre et le jardin, ignorez la magie, et gardez uniquement les manifestations spirituelles d’êtres vivants. »
Selon les instructions de Zaar, je fis disparaître le monde de ma Vision, ne gardant que ce qui était la Force d’Ame de mes frères. Je distinguai alors celles des serviteurs et des jardiniers, lesquelles étaient jusqu’alors dissimulées par l’incroyable énergie que dégageaient la magie du site.  
« _ Concentre-toi davantage Andrion. »
Je me tournais vers mon frère. L’exercice m’avait semblé complètement naturel, mais Andrion semblait peiner à parvenir au même résultat. Son visage était tendu et exprimait une concentration et un effort manifeste.
« _ Comme tu es de la Radiance, reprit Zaar, cette leçon te sera particulièrement difficile car ton Don, complètement instinctif, ne répond pas facilement à un affinement dès lors qu’il ne t’est pas naturel. Par contre, Lysandre, je suis sûr que tu as d’emblée réussit, n’est ce pas ? »
Je hochai la tête.
« _ Je comprends, s’exclama Tyor, je dois ériger des filtres afin d’ignorer certains aspects de la vision et d’en préciser d’autres.  
_ Oui, répondit Zaar, en employant le Don du Façonneur c’est la manière la plus directe d’arriver au but, bien qu’il en existe d’autres, plus subtiles et moins coûteuses pour ta Force d’Ame. Mais tu auras le temps de peaufiner ta technique par la suite. »
Plusieurs heures passèrent.  
Andrion peinait pour parvenir au résultat que demandait Zaar. Finalement, il redressa la tête et fixa Zaar avec concentration, attendant la suite des instructions et signifiant ainsi qu’il était parvenu à accomplir l’exercice.
« _ Parfait, commenta Zaar. En utilisant ainsi la Vision vous pourrez percevoir la présence d’un ennemi à travers un mur, ou par-delà une barrière magique triviale. Rompez votre concentration et recommencez jusqu’à ce que vous puissiez invoquer cette Vision particulière en moins d’un battement de cœur. C’est la condition nécessaire pour pouvoir l’utiliser efficacement en combat. »
Il ne me fallut que quelques instants pour acquérir complètement cette utilisation de la Vision. Tyor y arriva également très vite. Quant à Andrion, ce n’est que la semaine suivante qu’il parvint à un résultat qui satisfit Zaar. Pour conclure cette première leçon, Zaar nous ordonna de traverser les places peuplées de Sombreden les yeux fermés et à reculons, ne devant qu’à la Vision de ne pas heurter un passant. Nous réussîmes le test haut la main.  
Le jour suivant, Zaar nous emmena de nouveau dans le jardin mortuaire de Kalaan.
« _ Pour la suite, vous allez devoir concentrer l’intégralité de votre Force d’Ame dans votre Vision. Vous devez élever votre niveau de perception à son paroxysme. »
Je m’exécutai et concentrai toute mon énergie à percevoir la présence d’autrui. Je n’avais jamais tentée pareille expérience avant. J’eu alors l’impression que des milliers de personnes se trouvaient à coté de moi. Je sentais la moindre fluctuation des auras de mes frères, mais aussi toute la vie reptilienne des plaines de cendres entourant Asgarroth, jusqu’à la lointaine Sombreden et à ses habitants. J’entendais les discussions des gardes sur les remparts, l’un commentant à l’autre sa soirée avec une catin. Je surpris un esclave à poignarder son maître dans son bain. Je parvenais même à entendre les pensées superficielles des esprits les plus faibles. Toutes ces paroles se mêlaient dans mon esprit en une cacophonie insupportable qui ne me permettait même plus d’entendre mes propres pensées, aussi cessai-je la concentration immédiatement.
Il me fallut quelques instants avant d’être capable de penser clairement, ma tête résonnant de centaines de voix et de pensées qui ne m’appartenaient pas. Par contre, l’exercice fut des plus naturels pour Tyor, et celui-ci n’eu aucun problème à compartimenter ce qui était lui et ce qui ne l’était pas, lui permettant de soutenir l’effort demandé par Zaar indéfiniment.
« _ C’est ainsi qu’il faut procéder, commenta le magicien. Ne laissez pas les pensées étrangères se mêler aux vôtres. Prenez le recul suffisant pour pouvoir distinguer ce que vous percevez par la Vision de ce que vous pensez. »
Andrion hocha la tête, signalant qu’il était parvenu à ce résultat. Mon frère semblait très concentré, bougeant sans cesse la tête d’une direction à une autre au fur et à mesure qu’il détectait des paroles susceptibles de l’intéresser. Quand à moi, malgré plusieurs heures d’efforts, je n’obtins que de violents maux de tête.
Alors que mes capacités déclinaient avec la fatigue, Zaar interrompis la leçon.
« _ Nous continuerons un autre jour, Nefarius. »
 C’était fait.
 Jusqu’à cet instant j’avais espéré que le projet fou de mon frère resterait une colère qui passerait avec le temps. Mais, en l’appelant par le nom qu’il souhaitait adopter pour se faire connaître au monde, Zaar lui signifiait qu’il acceptait ses choix.  
« _ Et puis, continua mon père, tu vas avoir besoin de ta Force d’Ame. Je veux mesurer ta volonté, je veux savoir si tu possède la même détermination que Lysandre et Andrion. Et nous allons t’aider à franchir dès maintenant le premier pas sur ce nouveau chemin que tu t’es choisis. »
 Tyor, ou plus exactement Nefarius, ne répondit rien.
 J’ignorai si mon frère avait mentionné ses projets à Zaar, ou si ce dernier avait lu en lui comme il lisait en moi, mais notre père savait.  
 Comme je l’ai appris douloureusement au cours de ma vie, Zaar savait toujours.
 Alors que nous attendions que Zaar nous renvoie à la forteresse de Gorogaar, celui-ci me prit soudainement à partie.  
« _ Jarugaar veut une entrevue. Tu vas m’y accompagner. Habilles-toi comme il convient. »
 


Message édité par Deidril le 21-03-2006 à 22:22:55
n°434
Deidril
Posté le 12-01-2006 à 19:03:52  profilanswer
 

Eridan a écrit :

Ils sont pas humains alors, pour supporter ça ? Et puis ça n'explique pas comment les os tiennent ensemble. Oui, je sais, je suis chiant de m'intéresser à un détail pareil. Mais pour moi, c'est comme trouver un gribouilage d'un gamin dans une exposition de toile de maîtres.


 
Ok, je mettrais des cadavres en decomposition, comme ça les os tiendront encore :)
 

Citation :


Rien de spécial à signaler. Bien sûr l'arrivée Thilbault suscite bien des questions qui trouveront sans aucun doute explications plus tard.
Pour en revenir à la présentation générale de l'ouvrage, intercaler un chapitre sur deux ou deux sur deux n'est effectivement peut être pas une méthode qui rendra l'ouvrage plus attractif. Et commencer par l'histoire de Korigwene ? La fin du chapitre 16 se prêterait bien à l'explication du début de l'histoire. Et puis l'introduction de Korigwene fait vraiment très début d'histoire, tandis que celle de Lysandre rentre plus directement (à partir du chapitre 3).


 
Pas bête, je vais y reflechir. Pour Thibault, patience, nous n'y sommes pas encore :)


Message édité par Deidril le 12-01-2006 à 19:04:14
n°447
Eridan
Mage noir
Posté le 19-01-2006 à 17:37:02  profilanswer
 

Je croyais que tu voulais attendre d'avoir d'autres avis ?
C'est bien, ça m'évitera de perdre le fil.
 
J'aime bien ce chapitre. Je n'aime pas la magie "coup de baguette". J'aime quand elle s'assimile à une science et donc cette partie "didacticiel" m'intéresse. C'est tout pour le fond.
 
Le texte :
- Première ligne : "… de la vie, de la mort, et de l'âme commença Zarr." Enlève la virgule avant le "et" et met là plutôt avant "commença"
- Deuxième paragraphe "la nécropole d'Asgarroth, la ville cimetière…" C'est un pléonasme une nécropole est une ville cimetière.
- Juste après, tu le refais avec "ville fantôme".
- Peu après  : "…les sections réservées à chacune des légions." "légion" répété après.
- Quand Zaar reprend la parole : "…sans avoir accomplit leur destin…" "accompli".
- Avant qu'il ne prenne une troisième fois la parole : "L'Asgarroth sombre et froide devenait…" J'enlèverai le "L' " et je mettrai "sombre et froide" entre virgules.
- Marcher à reculon "Nous réussîmes le test haut la main." A priori, il y a un des élèves qui ne réussira pas ce jour là, non ?
 
C'est tout, bien peu de chose, sommes toutes.  :)  
 

n°624
Eridan
Mage noir
Posté le 07-03-2006 à 18:01:35  profilanswer
 

Deidril tu es où OUUUUUUU!
Finalement ce n'est pas une bonne idée d'attendre un autre avis, c'est trop long.


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n°634
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 11-03-2006 à 21:08:10  profilanswer
 

Hé bien j'attends avecimpatiencve ce chapitre XVII....
 
J'avoue avoir plongé dans le récit tout entier, le lisant d'une traite (j'ai failli en laisser brûler mon repas, pour un lyonnais ça ne se fait pas :D ). Que dire? Je suis un piètre technicien et ne sais pas décortiquer un style, j'accroche, ou pas...J'avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, mais fort des conseils d'Eridan, je ne fus pas déçu.
J'ai trouvéla première partie très noire, très sombre ce qui est sans doute voulu dans l'émergence d'une civilisation post cataclysmique (la grande guerre)...J'ai peiné un peu sous la somme de connaissance à ingérer au début (nom des royaumes, des peuples, leur histoires). Et puis j'avoue (considération totalemen personnelle et subjective) que je n'aime pas quon s'en prenne aux enfants pour leur voler leur innocence...Mais le récit est là, prenant et on le parcourt avec jubilation. Le monde est construit, imbriqué, présent, palpable et j'oserais dire touffu, chapeau.  
La description de la magie est très intéressante et me plait beaucoup. Tout es très construit et tient parfaitement debout (si j'ose dire).  
J'ai relevé ça et là quelquescoquilles, mas rien de bien méchant et qui devraient disparaître à la prochaine relecture...A part une ou deux que j'ai pris la peine de noter.
 

Citation :

je testerais les connaissances que tu auras acquises. Si je suis satisfait, alors ton apprentissage débutera. Dans le cas contraire, il aurait mieux valut que tu meurs aujourd’hui car je n’aurais

(chap I) Je suppose que c'est au furtur qu'il s'adresse à lysandre...donc : testerai et saurai....pas de "S" sinon c'est du conditionnel.
 

Citation :

Mes frères et moi lui emboitèrent le pas.

(Chap IX) mes frères et moi = nous...donc "emboîtâmes"....non?
 

Citation :

Le jeune homme mit pied à terre et, prenant son cheval par les rennes,

Rennes? Amusant! :D  C'est le père Noël ou une ville de Bretagne? Non pardon, je ne me moques pas ça m'arrive aussi..."rênes"
 
Sinon j'ai noté les allusions aux jeux de rôle, à l'univers de Robert E Howard (papa de Conan) et à celui de Dune aussi...avec le Lansraad...Sympa.
Je le redis,j'aime beaucoup et j'attends la suite.
(oups pas vu qu'il y avait une page deux... :na:  Désolé, je reprends ma lecture....)


Message édité par eskael le 15-03-2006 à 11:58:11
n°635
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 11-03-2006 à 21:24:18  profilanswer
 

Bon voilà j'ai lu à mon tour le chapitre XVII...ça m'a fait revenir en mémoire quelque chose que j'avais omis de dire dans mon post précédent...Je suis admiratif de tes descriptions....D'ordinaire je trouve ça ch*** comme la pluie et moi-même je ne sais pas en faire (au bout de deux lignes ça me gave) Mais là je les trouve passionnantes et très bien réussi..Bravo donc.


Message édité par eskael le 15-03-2006 à 11:59:26
n°637
Eridan
Mage noir
Posté le 12-03-2006 à 16:06:39  profilanswer
 

Coucou Eskael  :hello:  
Tu n'es pas un lecteur, tu es une machine à tourner les pages !  :lol:  


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n°639
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 13-03-2006 à 02:00:49  profilanswer
 

Ben pourtant j'ai réellement aimé....sinon je ne l'aurais pas dévoré.. :D

n°640
Florent
Posté le 13-03-2006 à 12:17:44  profilanswer
 

Deidril a écrit :

Bon, je me décide à participer au forum de 'Ink', qui m'a quand même soutenu et a commenté la plupart de mes écrits sur HFR. Alors pour les lecteurs des 'Parrains de la Plume', l'intro de mon roman en cours dans sa version la plus corrigée à ce jour... ( ce qui n'exclut pas la présence de coquille ).
 
________________________________________________________________________________________________________
 
Zaar.
 
Ce nom remonte à l’origine des civilisations.
Il est si craint que seul le fou ou l’idiot le prononce.
Celui qui le porte a contribué à faire de la magie un art.
 
Il a dompté la mort, et l’a mise dans un livre.
La nécromancie, la science qu’il a créée, est ennemie de tout ce qui est juste.
Ses grimoires renferment tant de pouvoir
Que des empereurs ont détruit des pays pour les posséder.
 
Il est désormais en quête de l’ultime élixir.
L’eau de jouvence pour une jeunesse éternelle,
Le philtre insufflant l’absolu pouvoir,
L’ambroisie de la divinité.
 
Voici l’histoire de cette quête,
De la fille qu’il éleva,
De l’homme qui l’aima,
Et du monstre qui les persécuta.
 
-------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
                P R O L O G U E
 
 Le ciel était de cendre et de suie. Les fumées montaient haut dans le ciel pour se joindre aux nuages colériques chargés de foudre et de tonnerre. Les corps carbonisés jonchaient les rues, disparaissant peu à peu sous les scories qui tombaient, telles la neige. Les demeures et les temples s’écroulaient comme de vulgaires châteaux de cartes. Les magnifiques jardins se consumaient comme des feux de paille sous le regard imperturbable des statues de marbre qui en bordaient les allées. Les rivières de lave bouillonnante rongeaient le sol et dévoraient la pierre, ouvrant des failles dans les rues pavées, défigurant les grandes places et les cours au sol dallé. L’une après l’autre, les maisons en un ultime brasier flamboyant.
 
Dans le lointain, le volcan cracha encore sa colère. La terre trembla, et les cieux se chargèrent de braises ardentes et de fumées mortelles.  
 
La petite fille errait dans l’avenue, luttant pour chaque pas dans ce cloaque de cendres et de boues qu’était devenue la magnifique cité de Selystra. Gardant contre elle une poupée de paille et de tissu, l’enfant frotta son visage de son autre main pour chasser les poussières brûlantes qui s’y agglutinaient.  
Ces poussières, elles flottaient dans l’air, profitant de chaque souffle de l’enfant pour s’infiltrer dans ses poumons et l’étouffer. La fillette toussait sans cesse, crachant des caillots de suie et de sang, mais sa respiration devenait de plus en plus pénible, et chaque gorgée d’air se payait par une fulgurante douleur à la poitrine.
 
Sa tendre peau n’était plus que crasse et brûlures (maladroit : la crasse et les brûlures ne remplacent pas la peau, mais la recouvrent). Sa chevelure noire était grisée de cendres. Marionnette (manipulée/guidée par ?) de son instinct de survie, l’enfant avançait méthodiquement, un pas après l’autre. Elle piétina des corps enfouis dans les boues. Elle sentit des chairs pétrifiées (les chairs sont inanimées, c'est le corps qui bouge, une chair ne peut donc pas être pétrifiée dans le sens d'"immobilisée" ) et des os carbonisés se casser sous ses pas. Des charbons ardents lui mordirent (image maladroite) ses chevilles et ses mollets. La fillette aurait voulu hurler sa douleur mais elle avait déjà tant pleuré et tant crié que sa gorge meurtrie ne pouvait donner davantage.
 
La fillette était si fatiguée qu’elle songea à se laisser tomber et à fermer les yeux. Mais quelque chose au fond d’elle l’en empêchait catégoriquement, lui soufflant qu’elle ne s’en réveillerait pas (maladroit). Plus morte que vive, l’enfant continua d’avancer.
 
«_ Pourquoi luttes-tu, petite fille ? »
 
Chassant les larmes qui embrouillaient sa vue, elle chercha l’origine de la voix et releva la tête. L’homme se tenait à quelque pas, juste devant elle. Elle vit qu’il était fort et beau comme les statues des temples (parlé enfantin bienvenu). Une obscurité l’enveloppait comme un manteau sur les épaules, et ses yeux sans pupilles étaient d’un noir absolu, de ce noir (répétition 3 fois) sans reflet qui semble dévorer toutes les lumières. Et de ce même noir, ses courts cheveux étaient colorés.  
 
Détaillant l’inconnu de la tête aux pieds, la fillette releva que ces derniers flottaient au dessus du sol.  
 
Comme l’enfant ne répondit pas, l’homme la questionna de nouveau.
 
«_ Pourquoi luttes-tu donc ? Pourquoi ne t’abandonnes-tu pas à la béatitude de la mort ? Ces quelques instants de vie que tu voles au destin, valent-ils le prix de cette douleur qui te dévore ? Ne comprends-tu pas que ta route s’achève ici, inexorablement ? Mais si tu le souhaites, je mettrais dans l’instant un terme à tes souffrances, et tu retrouveras la paix.
_ Qui êtes-vous, Mmonsieur ? demanda craintivement la fillette.
_ Je suis celui qui a tué tes parents, tes frères, tes voisins et tes amis. Je suis responsable de la mort de chacun des habitants de cette orgueilleuse cité. »
 
Les révélations touchèrent la fillette jusqu’au plus profond de son âme. Faisant fit (fi ?) de ses blessures et de sa fatigue, le regard de l’enfant s’enflamma, brasier nourrit (nourri) de colère et de vengeance.  
 
_  Pourquoi ? cria-t-elle. Pourquoi avez-vous fait cela ? (parlé trop adulte)
_ Parce que je le pouvais. Parce que la mort était la seule alternative à la soumission, et parce que Selystra a bien mal choisi. »
 
La fillette serrait les poings et les dents, ivre de rage, dégoutée de (par) tant d’injustice. Le regard de l’homme était rivé sur elle. Il semblait attentif et concentré. Instinctivement, l’enfant compris qu’il la tuerait au premier geste de colère qu’elle esquisserait envers lui (en trop). Elle se sentait insignifiante et impuissante, mais elle ne voulait pas qu’il ait la satisfaction de la voir capituler, ni lui fournir l’excuse pour l’éliminer. Elle se contenta donc de lui adresser un regard de mépris et de défi.
L’attitude de l’enfant intrigua l’homme.
 
 «_ Ta cité est détruite, ta famille décimée. Tout ce qui était ton univers n’existe plus. Ton esprit est en proie au chagrin et à la peine, et tu me détestes plus que tout au monde. Et pourtant, tu te joues de moi. »
 
L’homme détailla la fillette de bas en haut. Celle-ci frissonna alors que les yeux noirs la fixait, comme s’ils perçaient sa chair pour lire jusqu’au plus profond de son âme.
 
 «_ Il ne sera pas dit que je suis totalement indifférent à ce témoignage de volonté et de courage. »
 
L’homme tendit vers l’enfant une main gantée de velours noir.
 
« _ Si, pour vivre et te venger, tu es prête à renoncer à tout, alors prends ma main. Autrement, passe ton chemin, et continue ta route. La délivrance ne devrait plus tarder, et tu rejoindras tes proches, où qu’ils puissent être. »
 
La fillette considéra la main tendue avec surprise. Soudain, le sol trembla tandis que le volcan gronda de nouveau. Des crevasses déchirèrent le sol, révélant un flot de magma qui montait de l’abîme pour se déverser dans l’avenue. Les cadavres d’habitants pétrifiés par les pluies de cendres furent consumés par des rivières de feu. Les armatures calcinées des chariots d’une caravane s’affaissèrent, achevés par la marée de lave. La fillette comprit qu’elle n’aurait pas d’autre chance en voyant le magma qui déferlait dans sa direction, et elle tendit sa main pour saisir celle du meurtrier de son peuple.
 
 «_ Mais je dois te prévenir, intervint celui-ci. La porte que je t’ouvre donne sur une voie bien plus sombre que celle sur laquelle tu te serais engagée après ton dernier souffle. »
 
L’avertissement fit hésiter l’enfant un court instant. Puis, elle se saisit finalement de la main tendue. Le contact en fut glacial, et elle sentit son bras paralysé par un froid mortel.  
 
«_ Tu as choisi de vivre et de servir. Je forgerais ton esprit pour recevoir la connaissance,  j’entraînerais ton corps à manier le pouvoir, et tu réaliseras mes desseins en ce monde. Puis, quand tout cela sera accomplit, lorsque tu auras payé la dette que tu me dois pour t’avoir sauvée aujourd’hui, peut-être t’accorderais-je une chance de te faire justice. Maintenant, dit-moi ton nom, enfant ?
_ Lysane. Je m’appelle Lysane.
_ Un nom trop tendre pour la fille de Zaar. Désormais, tu t’appelleras Lysandre. (en quoi ce nouveau nom est plus dur ?) »
 
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Et voilà :)  
 
J'espère que cette version remaniée de ce que vous avez éventuellement lu sur HFR vous plaira davantage :)


 
J'ai lu ce prologue pour me faire une idée et donner quelques impressions :
 
-D'abord, excellent style. Pourtant je suis difficile. La scène s'impose à l'esprit d'elle-même, sans effort, et c'est très bien écrit.
-Sur le fond j'aime cette ambiguité. Le personnage maléfique face à l'innocence de la fillette, et pourtant le Bien et le Mal ne sont pas clairement définis.
 
La scène en elle-même est assez classique, mais intéressante et bien traitée. C'est un bon début. Cela dit, on imagine tout de suite que la fille va devenir une super-guerriere, que le méchant va devenir son pere de substitution et que, in fine, elle va le tuer dans un terrible duel. Si ton histoire va dans ce sens, alors c'est que tu as cédé à l'appel des clichés.


Message édité par Florent le 13-03-2006 à 13:00:47
n°641
Eridan
Mage noir
Posté le 14-03-2006 à 15:42:22  profilanswer
 

Alors, en attendant que Deidril repasse par ici, j'aimerai vos avis par rapport aux remarques que je lui avais faites.
 
Florent : Bon, c'est clair le prologue t'a plut. Moi aussi j'avais cru que l'histoire était trop clairement annoncée "que le méchant va devenir son pere de substitution et que, in fine, elle va le tuer dans un terrible duel."
Or, ce n'est pas le cas et tant mieux. Mais si nous avons tant l'impression de connaître la suite, n'y a-t-il pas quelque chose qui ne va pas ?
 
Eskael :  
- Comment trouves-tu le prologue et le premier chapitre par rapport au reste de l'histoire ? J'avais carrément suggéré à Deidril de les supprimer.
- Le test dans l'amphithéâtre en ruine : Qu'il soit en plusieurs parties ne me gène pas en soit, ce qui me pose problème c'est qu'il s'intercale une autre scène d'action, celui du tournoi dans la ville, ce qui nous (me) fait perdre un peu le fil de cette superbe scène.
- Les deux parties : J'ai un peu de mal avec l'histoire de Lysandre qui s'interrompt alors que j'étais bien chaud dedans, pour commencer avec un nouveau début (vraiment fait comme un début de roman). Deidril envisage peut-être de commencer par l'histoire de Korie. Qu'en penses-tu ?
   


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n°642
Deidril
Posté le 14-03-2006 à 19:01:07  profilanswer
 

Un petit mot pour dire que je n'ai pas disparu. Simplement j'ai été confronté à du travail en masse, style travaux d'Hercules.  
 
Je vais voir ce que je peux obtenir en mettant l'histoire de Korie en premier.
 
Le chapitre suivant arrive bientot, avec une réécriture de la fin du dernier livré. J'ai décidé de développer l'évolution de Tyor/Nefarius sur un plus long terme que 3 chapitres, et de développer plus la société de Sombreden.
 
Merci pour toutes les remarques :) Elles m'aident beaucoup à voir quel impact a le texte sur le lecteur et si celui-ci décrypte le texte pour arriver au tableau que j'ai en tete.
 
 
 

n°643
eskael
Le bouffon des mots
Posté le 15-03-2006 à 12:19:39  profilanswer
 

Bonjour Eridan, (désolé Deidril de lui répondre sur ton post mais c'est à propos de ton texte :wahoo: )
 
Le prologue ne me gêne pas...Il sert à expliquer que Zaar va ramener d'autres enfants de temps à autres (ce qu'on découvre ensuite) et prouve ainsi que de ramasser cette fillette n'est pas une sensiblerie de sa part (ce qui décrédibiliserait le personage). Comme toujours, j'ai un peu de mal avec les récits faits à la premièr personne, surtout que là, forcément, les reflexions à postériori de la narratrice, impliquent un raisonnement, une maturité et un machiavélisme latent que n'avait sûrement pas une fillette en plein écroulement de son monde mais baste, admettons. Le fait aussi que Zaar lui avoue qu'il est l'auteur de ce cataclysme, évite d'avoir à faire la preuve de son incommensurable puissance par une énumération d'exemples (les 12 destructions de Zaar? :D )
 
Le chapitre un est plus indigeste... Utile pour entrer dans l'univers mais j'avoue que je n'en ai pas retenu le quart et (par flemme), je ne suis pas retourné le consulter quand on faisait référence à tel ou tel peuple ou cité, donc j'ai pataugé un peu mais rien de dramatique. Le principe de l'énumération alors qu'on était déjà entré de plein pied dans l'histoire de Lysane (lysandre) casse le rythme, c'est une option (moi je ne suis pas fan mais ça n'engage que moi). Supprimer dis-tu? Le prologue peut rester, selon moi, le chapitre un n'est pas foncièrement utile... Pour ma part je préfererais une description politique moins bourrative, d'avantage distillée mais c'est un choix.
 
D'accord sur le fait que les deux scènes d'actions se superposent...Le procédé est cinématographique et surprend à la lecture, mais comme le récit est prenant on s'y accomode vite.
 
Moi au final j'ai préferé l'histoire de Korie à celle de Lysandre (très très sombre à mon goût) Et je suis assez d'accord sur le fait que cela pourrait très bien être inversé puisque c'est finalement Thibault qui raconte....Sauf qu'alors le "Je" narratif va poser un problème.Sauf qu'effectivement, certaines choses bien amenées et insinuées dans l récit vont perdre un rien de saveur. Là, Deidril devra être vigilant.


Message édité par eskael le 15-03-2006 à 12:22:01
n°644
Eridan
Mage noir
Posté le 15-03-2006 à 13:12:50  profilanswer
 

Salut Deidril  :hello:  
 
Je ne te cache pas que mon impatience grandit  :)  
 
Moi j'ai préféré l'histoire de Lysandre, surtout pour le côté "découverte et explications sur la magie". Et puis Lysandre est plus forte !  ;)


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n°647
Deidril
Posté le 18-03-2006 à 16:02:12  profilanswer
 

Florent a écrit :


_ Un nom trop tendre pour la fille de Zaar. Désormais, tu t’appelleras Lysandre. (en quoi ce nouveau nom est plus dur ?)  


 
Bonne question ! C'est parce que Lysandre est un nom de garçon. Dans notre monde, c'est celui d'un général de Sparte dans la grèce antique.
 
 
 

n°648
Eridan
Mage noir
Posté le 19-03-2006 à 16:18:04  profilanswer
 

Le son "D" et le son "r" sont des sons durs.
Maintenant est ce que la grande nécroman "Lysandre" fait plus peur que la grande nécroman "Lysanne" ? Zaar semble le penser.


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n°649
Deidril
Posté le 21-03-2006 à 22:24:45  profilanswer
 

Voici le chapitre XVIII. Mais avant que vous entamiez la lecture, notez que j'ai modifié la fin du chapitre XVII. Le chapitre XVIII n'enchaine donc pas sur l'assaut du manoir familial de Tyor, mais sur tout autre chose.
 
Edit :29 Mars 2006, 2eme version, avec les corrections suites aux incohérences relevées.
   
         c h a p i t r e XVIII
 
    La forteresse de Gorogaar …
    Deux siècles plus tôt, ce lieu avait été le quartier général de la Légion de la Destruction, la plus vaste des troupes d’Andragoras, un grand rassemblement de ce que comptait ce monde de bestial et de stupide. Elle regroupait ainsi l’ensemble des tribus hyargs, ces humanoïdes brutaux pour qui le pillage et les massacres n’étaient pas simplement un mode de vie, mais la base de toute une culture glorifiant la cruauté et la barbarie. A ceux-ci s’ajoutait la lie de l’humanité, des hordes issues de nations de brutes meurtrières, des peuples renégats tournés vers les ténèbres, et des clans de cannibales demeurés. Enfin, pour parachever la formation de son armée, son commandeur, Ogbar, le maître du Feu Obscur, avait réduit en esclavage les fiers ogres du royaume souterrain, et les avait assimilés à la civilisation des Douze afin de former une redoutable section d’élite.
    Lorsqu’Albior et ses compagnons refermèrent les Portes d’Andrahyr, les Douze sombrèrent dans un sommeil sans rêve, ni mort, ni vivant.  
    Mais pas Ogbar.
    Certains disent de lui qu’il avait maîtrisé les Dons ténébreux à un niveau tel qu’il pu se passer de la force d’Andragoras. D’autres qu’il s’était préparé à cette éventualité, et que sa Force d’Ame n’était plus liée à celle du Dieu Noir comme l’était celle des autres rois de ténèbres.  
    Lorsqu’Astrielle s’enfuit au-delà des confins du monde avec la clef d’Andrahyr, Ogbar la poursuivit à la tête d’une partie de la Légion. Et plus personne n’entendit parler de l’un ou de l’autre.
    Le prince Thorven, l’ainé d’Ogbar, s’était endormit avec les Douze. ‘A la place de son père’ disent certains. Giswor-le-Sanglant, le second fils, aurait dû logiquement devenir l’Héritier à la tête de la légion. Mais ce fut finalement le cadet, Jarugaar, qui prit cette place après avoir organisé, ce que l’on appelle à Sombreden, un accident de chasse.
    Zaar nous transporta à l’extérieur de la forteresse, sur une esplanade de pierre construite à cet effet. Comme je l’avais appris durant les deux années passées à étudier la bibliothèque de Père, il était possible de défendre sa demeure ou son château contre une intrusion par la téléportation. Aussi avait-on inventé les esplanades de transport, des espaces magiques dédiés à réceptionner tous ceux qui désiraient se rendre en un lieu magiquement protégé. Un mot de passe devait être murmuré en usant de la Force d’Ame afin que la magie du site opère et dirige le voyageur au bon endroit. Dans le cas contraire, l’incantateur et ses accompagnateurs risquaient fort de se retrouvé dispersés en fragments sanguinolents sur toute la frontière délimitant la zone interdite.  
Bien que nous n’ayons pas encore les connaissances pour utiliser la magie de transport, Zaar avait veillé à ce que nous en ayons assimilé tous les dangers afin qu’aucun de nous ne subissent le sort funeste des explorateurs inconscients.
    Sitôt le vertige dissipé, je vis les quatre sections de soldats assignées à la surveillance du site. Le déséquilibre mental et corporel qui accompagnait tout transport magique rendait impossible une attaque par ce biais, car l’assaillant, pour peu que des défenseurs soit présent, n’avait aucune chance de regagner ses esprits avant d’être en mesure de combattre. Aussi les esplanades de transport étaient-elles étroitement surveillées afin de maîtriser tout indésirable.  
    Tandis que je reprenais pied dans la réalité, je me rendis compte que Zaar n’avait pas été affecté par les vertiges. Mon père semblait imperméable à ces effets qui pourtant, je l’avais lu, touchait même les archimages. Je me rappelai que même en utilisant ma Force d’Ame à son paroxysme, je n’arrivais même pas à percevoir une parcelle de la présence de Zaar. A moins qu’il ne le désire ou qu’il utilise ouvertement son Don.  
Beaucoup de soit-disantes lois de la magie semblaient ne pas s’appliquer à mon père. Avait-il vraiment une telle maîtrise des Dons ? Ou bien possédait-il, à l’instar des Douze, une nature si différente du commun des mortels ? Je rangeais cette réflexion dans mon esprit, me promettant d’y revenir lorsque l’occasion me le permettrait, car pour l’heure, l’entrevue avec Jarugaar prenait le pas sur mes considérations.
    Nous quittâmes l’esplanade, marchant dans une allée formée par les gardes du site. Ceux-ci restèrent imperturbables dans leurs armures noires hérissées de pointes tandis que nous passâmes devant eux. Devant nous, la citadelle de Gorogaar était comme un mur de noirceur.
    Un mur ! C’était exactement ce qu’était cette construction : une falaise qui bordait l’un des douze quartiers de Sombreden, une paroi verticale construite avec le sang de milliers d’esclaves qui s’élevait jusqu’à effleurer les ténébreux nuages dominant perpétuellement la région. Des tours sortaient de la citadelle comme les arbustes parasites d’une falaise. D’innombrables ponts les reliaient, surplombant un vide vertigineux.  
La construction n’avait aucun ornement. Aucune gargouille, aucun bas relief, aucune statue. Il n’y avait pas une once de décoration tandis que la moindre masure de Sombreden affichait toujours les signes de richesses de ses propriétaires. Ainsi Ogbar avait pensé Gorogaar : simple, puissante, brutale, et assez vaste pour héberger un million de soldat.
Nous nous avançâmes vers l’entrée de la citadelle, un trou noir dans la paroi. A une centaine de mètres au-dessus de nous, sur un grand balcon, un homme nous observait. Je le remarquai immédiatement grâce à la formidable Force d’Ame qu’il dégageait et qui faisait de lui un soleil dans la nuit.
    Il était vêtu du Feu Obscur comme seul vêtement. Celui-ci était modelé en une armure de guerrier tout autour de son corps. Ses cheveux étaient de feu et d’ombre, s’élevant et dansant comme des flammes. Ses yeux brillèrent un instant d’un éclat violet tandis qu’il nous salua d’un hochement de tête. Zaar s’arrêta et le fixa un instant avant de pénétrer dans l’immense construction.
    C’était Jarugaar. Forcément. Aucune autre personne n’aurait pu afficher une telle Force d’Ame.
 
    Je me rendis en mes appartements pour me vêtir comme il se devait. Ma servante coiffa mes cheveux en une cascade compliquée tenant grâce à des épingles noires à laquelle j’ajoutai une tiare d’argent scintillante. Une fois dans ma robe d’apparat, un vêtement de soie noire aux bords ornementés de glyphes ansaloriens, je me contemplai dans le grand miroir de ma chambre. Satisfaite, je rejoignis Zaar à l’entrée de la forteresse.
    « _ Suis-moi, » m’ordonna-t-il.  
    Ce auquel j’obéis.
    Des passages interminables. Des escaliers trop abrupts. Les ténèbres. Voilà ce qu’est Gorogaar. Si un million de soldat l’habitait il y a de cela deux siècles, aujourd’hui ce n’est qu’à peine dix mille personnes qui y demeurent, incluant les servants et les esclaves. D’où cette l’incroyable impression de vide que l’on ressent à arpenter ce labyrinthe sans rien trouver que poussière au sol. Les grandes salles d’armes aux râteliers sans doute autrefois surchargés d’équipement n’hébergeaient plus que quelques vestiges puant la rouille. Les cantines et les garnisons étaient à l’abandon. Dans une salle de garde je vis un pichet et une paire de dé sur une table. L’amas de poussière suggérait qu’ils étaient des souvenirs de la grande époque d’Ogbar.
    « _ Du temps où mon frère régnait, m’expliqua Zaar, c’était le chemin le plus commode pour le visiter.  
    _ Pourquoi suis-je ici ? » demandai-je.  
    Je ne possédais pas de capacités ou de connaissances que ne pouvait surpasser Zaar. Aussi ma présence était-elle une interrogation.
    « _ Parce que j’ignore la raison de cette entrevue. Parce que l’identité du responsable de l’attaque qui a détruit ton frère m’est encore inconnu. Aussi je ne veux pas que tu sois sans protection. »
    Devais-je comprendre que Zaar me préférait à Andrion et Tyor ?
    Je n’eu pas le temps d’approfondir cette réflexion car nous arrivâmes dans le grand passage menant à la salle du trône. Ici, la vie reprenait ses droits. Du plafond pendaient de longs oriflammes, un pour chacune des sections de la grande légion d’autrefois. Les blasons que j’aperçus ne me surprirent pas. Ossements, crânes, ruines, armes diverses et poings se déclinaient en centaines de couleurs. Dans les alcôves, des soldats au garde-à-vous nous surveillèrent tandis que nous passions devant eux.  Nous nous arrêtâmes sous l’oriflamme d’Ogbar, la flamme obscure sur fond de sang. Puis Zaar poussa les doubles portes ornées de crânes de la salle du trône.
Nous pénétrâmes dans une salle spacieuse mais de taille humaine. Le sol était recouvert de fourrures, les murs de tentures rouges. Dans les cheminées, une à gauche et une à droite, brûlait un feu étrange aux flammes mi-rouge et mi- noire. Au gré des crépitements la pièce était tantôt nimbée d’une lumière sang, tantôt dans une relative obscurité.
L’Héritier nous attendait, assit sur son trône. Celui-ci était en tout point semblable à celui de Deiraelle, la reine d’ombre, et à celui qui siégeait dans la plus haute salle de la citadelle de Zaar. Lors de notre passage à Sartan, j’avais crû à un hasard, mais de toute évidence ces trônes d’obsidienne noirs et massifs étaient l’apanage des Douze. Pourquoi diable Zaar en possédait-il un ? Ce ne pouvait être celui de son frère puisqu’il était là, devant moi.
Au coté de Jarugaar, négligemment accoudée, se tenait une fillette blonde d’une dizaine d’année vêtue comme une petite princesse des ténèbres avec sa robe noire et satinée. Malgré sa jeunesse, l’enfant collait bien au rôle. Le regard hautain et insolent, un regard sournois, un sourire hypocrite, et une Force d’Ame incroyable, et surtout impossible pour une gamine de dix ans. Ainsi était Nareena, la fille de Jarugaar.
    L’Héritier patientait.  
    Zaar s’avança mais ne se courba pas. Ni moi.
    L’expression de Jarugaar restait indéchiffrable. D’abord ch