Deidril a écrit :
Bon, je me décide à participer au forum de 'Ink', qui m'a quand même soutenu et a commenté la plupart de mes écrits sur HFR. Alors pour les lecteurs des 'Parrains de la Plume', l'intro de mon roman en cours dans sa version la plus corrigée à ce jour... ( ce qui n'exclut pas la présence de coquille ).
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Zaar.
Ce nom remonte à l’origine des civilisations.
Il est si craint que seul le fou ou l’idiot le prononce.
Celui qui le porte a contribué à faire de la magie un art.
Il a dompté la mort, et l’a mise dans un livre.
La nécromancie, la science qu’il a créée, est ennemie de tout ce qui est juste.
Ses grimoires renferment tant de pouvoir
Que des empereurs ont détruit des pays pour les posséder.
Il est désormais en quête de l’ultime élixir.
L’eau de jouvence pour une jeunesse éternelle,
Le philtre insufflant l’absolu pouvoir,
L’ambroisie de la divinité.
Voici l’histoire de cette quête,
De la fille qu’il éleva,
De l’homme qui l’aima,
Et du monstre qui les persécuta.
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P R O L O G U E
Le ciel était de cendre et de suie. Les fumées montaient haut dans le ciel pour se joindre aux nuages colériques chargés de foudre et de tonnerre. Les corps carbonisés jonchaient les rues, disparaissant peu à peu sous les scories qui tombaient, telles la neige. Les demeures et les temples s’écroulaient comme de vulgaires châteaux de cartes. Les magnifiques jardins se consumaient comme des feux de paille sous le regard imperturbable des statues de marbre qui en bordaient les allées. Les rivières de lave bouillonnante rongeaient le sol et dévoraient la pierre, ouvrant des failles dans les rues pavées, défigurant les grandes places et les cours au sol dallé. L’une après l’autre, les maisons en un ultime brasier flamboyant.
Dans le lointain, le volcan cracha encore sa colère. La terre trembla, et les cieux se chargèrent de braises ardentes et de fumées mortelles. La petite fille errait dans l’avenue, luttant pour chaque pas dans ce cloaque de cendres et de boues qu’était devenue la magnifique cité de Selystra. Gardant contre elle une poupée de paille et de tissu, l’enfant frotta son visage de son autre main pour chasser les poussières brûlantes qui s’y agglutinaient. Ces poussières, elles flottaient dans l’air, profitant de chaque souffle de l’enfant pour s’infiltrer dans ses poumons et l’étouffer. La fillette toussait sans cesse, crachant des caillots de suie et de sang, mais sa respiration devenait de plus en plus pénible, et chaque gorgée d’air se payait par une fulgurante douleur à la poitrine.
Sa tendre peau n’était plus que crasse et brûlures (maladroit : la crasse et les brûlures ne remplacent pas la peau, mais la recouvrent). Sa chevelure noire était grisée de cendres. Marionnette (manipulée/guidée par ?) de son instinct de survie, l’enfant avançait méthodiquement, un pas après l’autre. Elle piétina des corps enfouis dans les boues. Elle sentit des chairs pétrifiées (les chairs sont inanimées, c'est le corps qui bouge, une chair ne peut donc pas être pétrifiée dans le sens d'"immobilisée" ) et des os carbonisés se casser sous ses pas. Des charbons ardents lui mordirent (image maladroite) ses chevilles et ses mollets. La fillette aurait voulu hurler sa douleur mais elle avait déjà tant pleuré et tant crié que sa gorge meurtrie ne pouvait donner davantage.
La fillette était si fatiguée qu’elle songea à se laisser tomber et à fermer les yeux. Mais quelque chose au fond d’elle l’en empêchait catégoriquement, lui soufflant qu’elle ne s’en réveillerait pas (maladroit). Plus morte que vive, l’enfant continua d’avancer.
«_ Pourquoi luttes-tu, petite fille ? »
Chassant les larmes qui embrouillaient sa vue, elle chercha l’origine de la voix et releva la tête. L’homme se tenait à quelque pas, juste devant elle. Elle vit qu’il était fort et beau comme les statues des temples (parlé enfantin bienvenu). Une obscurité l’enveloppait comme un manteau sur les épaules, et ses yeux sans pupilles étaient d’un noir absolu, de ce noir (répétition 3 fois) sans reflet qui semble dévorer toutes les lumières. Et de ce même noir, ses courts cheveux étaient colorés. Détaillant l’inconnu de la tête aux pieds, la fillette releva que ces derniers flottaient au dessus du sol. Comme l’enfant ne répondit pas, l’homme la questionna de nouveau.
«_ Pourquoi luttes-tu donc ? Pourquoi ne t’abandonnes-tu pas à la béatitude de la mort ? Ces quelques instants de vie que tu voles au destin, valent-ils le prix de cette douleur qui te dévore ? Ne comprends-tu pas que ta route s’achève ici, inexorablement ? Mais si tu le souhaites, je mettrais dans l’instant un terme à tes souffrances, et tu retrouveras la paix.
_ Qui êtes-vous, Mmonsieur ? demanda craintivement la fillette.
_ Je suis celui qui a tué tes parents, tes frères, tes voisins et tes amis. Je suis responsable de la mort de chacun des habitants de cette orgueilleuse cité. »
Les révélations touchèrent la fillette jusqu’au plus profond de son âme. Faisant fit (fi ?) de ses blessures et de sa fatigue, le regard de l’enfant s’enflamma, brasier nourrit (nourri) de colère et de vengeance. _ Pourquoi ? cria-t-elle. Pourquoi avez-vous fait cela ? (parlé trop adulte)
_ Parce que je le pouvais. Parce que la mort était la seule alternative à la soumission, et parce que Selystra a bien mal choisi. »
La fillette serrait les poings et les dents, ivre de rage, dégoutée de (par) tant d’injustice. Le regard de l’homme était rivé sur elle. Il semblait attentif et concentré. Instinctivement, l’enfant compris qu’il la tuerait au premier geste de colère qu’elle esquisserait envers lui (en trop). Elle se sentait insignifiante et impuissante, mais elle ne voulait pas qu’il ait la satisfaction de la voir capituler, ni lui fournir l’excuse pour l’éliminer. Elle se contenta donc de lui adresser un regard de mépris et de défi.
L’attitude de l’enfant intrigua l’homme.
«_ Ta cité est détruite, ta famille décimée. Tout ce qui était ton univers n’existe plus. Ton esprit est en proie au chagrin et à la peine, et tu me détestes plus que tout au monde. Et pourtant, tu te joues de moi. »
L’homme détailla la fillette de bas en haut. Celle-ci frissonna alors que les yeux noirs la fixait, comme s’ils perçaient sa chair pour lire jusqu’au plus profond de son âme.
«_ Il ne sera pas dit que je suis totalement indifférent à ce témoignage de volonté et de courage. »
L’homme tendit vers l’enfant une main gantée de velours noir.
« _ Si, pour vivre et te venger, tu es prête à renoncer à tout, alors prends ma main. Autrement, passe ton chemin, et continue ta route. La délivrance ne devrait plus tarder, et tu rejoindras tes proches, où qu’ils puissent être. »
La fillette considéra la main tendue avec surprise. Soudain, le sol trembla tandis que le volcan gronda de nouveau. Des crevasses déchirèrent le sol, révélant un flot de magma qui montait de l’abîme pour se déverser dans l’avenue. Les cadavres d’habitants pétrifiés par les pluies de cendres furent consumés par des rivières de feu. Les armatures calcinées des chariots d’une caravane s’affaissèrent, achevés par la marée de lave. La fillette comprit qu’elle n’aurait pas d’autre chance en voyant le magma qui déferlait dans sa direction, et elle tendit sa main pour saisir celle du meurtrier de son peuple.
«_ Mais je dois te prévenir, intervint celui-ci. La porte que je t’ouvre donne sur une voie bien plus sombre que celle sur laquelle tu te serais engagée après ton dernier souffle. »
L’avertissement fit hésiter l’enfant un court instant. Puis, elle se saisit finalement de la main tendue. Le contact en fut glacial, et elle sentit son bras paralysé par un froid mortel. «_ Tu as choisi de vivre et de servir. Je forgerais ton esprit pour recevoir la connaissance, j’entraînerais ton corps à manier le pouvoir, et tu réaliseras mes desseins en ce monde. Puis, quand tout cela sera accomplit, lorsque tu auras payé la dette que tu me dois pour t’avoir sauvée aujourd’hui, peut-être t’accorderais-je une chance de te faire justice. Maintenant, dit-moi ton nom, enfant ?
_ Lysane. Je m’appelle Lysane.
_ Un nom trop tendre pour la fille de Zaar. Désormais, tu t’appelleras Lysandre. (en quoi ce nouveau nom est plus dur ?) »
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Et voilà J'espère que cette version remaniée de ce que vous avez éventuellement lu sur HFR vous plaira davantage 
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