kastette a écrit :
Une vie de lycéenne
Assise seule à une petite table au centre d’une large salle, une jeune fille fixait la pendule de la cafétéria d’un regard aigri. A côté d’elle était disposé un plateau garni d’une apetissante plâtrée de pâtes encore fumante, accompagnée d’une orange et de quelques couverts (pourquoi quelques ? avec simplement couverts on comprend qu'il y a un couteau une fourchette une cuillère). Le bras posé sur la table, sa tête appuyée contre la paume de sa main, elle semblait pensive.
Ses doigts plongés dans sa sombre chevelure, elle enroulait perpétuellement (plutôt continuellement ? perpétuellement suggère vraiment une durée au moins millénaire ) une fine mèche brune autour de son index. L’air rêveur, elle suivait la rapide course de la plus longue aiguille de l’horloge. Ses grands yeux verts ne pouvaient s’en détacher.
(Bonne description de la fille mélangée à la description de la situation)
« Deux… Un… »
Une sonnerie retentit. Le bruit semblait lointain, comme étouffé par les murs violacés de la salle. Une large cour séparait le bâtiment de restauration de ceux où se déroulaient les enseignements (la on sent trop que tu as cherché des synonymes. Je suggère se 'tenaient les classes'). La jeune fille détacha alors son regard du cadran et tourna la tête en direction de la double porte vitrée du réfectoire. Déjà elle apercevait au dehors une multitude de jeunes gens envahissant la cour extérieure. La plupart se dirigeaient vers la cafétéria, guidés par les caprices de leurs estomacs.
« A défaut de me supporter, Mademoiselle Rosias m’aura au moins permise d’éviter cette cohue infernale. »
La jeune brune soupira puis pencha la tête en arrière, faisant glisser ses longs cheveux par-dessus ses épaules. Elle laissa tomber ses bras bringuebalant. Son dos glissa légèrement le long de sa chaise, retroussant légèrement son débardeur bleu et découvrant ainsi un ventre d’une rare finesse. Elle demeura ainsi avachie contre le dossier tandis que les élèves pénétraient dans la salle. Tous commençaient à s’agglutiner, le plateau à la main, devant les différents présentoirs d’aliments (idem qu'au dessus, je ne trouve pas ce terme 'naturel'. Pourquoi pas simplement 'menus' ?). « Au fond, la meilleure vengeance reste le harcèlement continu. Je pourrais très bien commencer par m’emparer de ses relevés de notes. Puis, sachant qu’elle affectionne l’établissement au point d’y poursuivre ses corrections tard le soir ...Pourquoi ne pas démagnétiser son badge de parking ? Un simple aimant suffirait. Ce serait de plus discret, simple et pourtant oh combien jouissif. Bien sûr le mieux serait de choisir un jour de forte pluie… Etant donné la distance à laquelle habite Mademoiselle Rosias, et avec sa voiture ainsi bloquée, elle aurait quelques longues heures de marche pour se remettre en question… »
L’adolescente rebascula sa tête en avant, regardant fixement son plateau. Puis, elle fronça les sourcils tout en relevant lentement les yeux vers la foule d’élèves affamés.
« J’ai d’ailleurs entendu dire que ce bon vieux Mr Rapier s’était finalement découragé. Cependant c’est compréhensible. Il lui sera difficile de séduire cette chère Mademoiselle Rosias après avoir essuyé tant de refus de sa part… Mais vu l’aspect curieux, voir hideux du Don Juan, je suppose que ce fut un véritable soulagement pour ma prof tant adorée. Mais qu’adviendrait t-il si une lettre étrange venait à s’égarer dans le casier du bel homme ? Il suffirait que le texte justifie du caractère farouche de la demoiselle… Notamment en prétextant une profonde timidité qui aurait éclipsé de sincères sentiments pour Mr Rapier. Signée de la bonne manière, une telle page pourrait aisément raviver la flamme du séducteur. J’aurais ainsi un nouvel allié involontaire dans ma croisade. »
La lycéenne fixait toujours la file d’élèves, esquissant à présent un léger sourire. Puis il disparut dans un soupir.
« Enfin… J’aurais beau faire tous les plans du monde, cela ne servira à rien. Au final, Mademoiselle Rosias comprendra qui est l’auteur de ses tourments. Ce sera si facile… Elle sait éperdument que ça ne peut être que moi. Et même si cela ne repose que sur de simples suppositions, sachant que son antipathie à mon égard est partagée par tout le corps enseignant, je n’aurai aucune chance… Non, le mieux est sûrement de continuer à subir le courroux de mes enseignants, conséquence d’une génétique apparemment trop favorable… »
_ Eh Linda, comment es-tu déjà là ? clama une voix toute proche. La jeune brune fit un léger sursaut, abandonnant son raisonnement vindicatif. Elle tourna la tête et vit accourir une fille de petite taille. Les cheveux d’un blond soyeux et le sourire aux lèvres, elle tentait tant bien que mal de se frayer un chemin dans la foule d’élèves. En quelques pas, elle arriva au niveau de son amie. Elle déposa son plateau sur la table, tira une chaise et s’assit face à la fameuse (emploi bizarre, pourquoi pas dénommée plutôt) Linda.
_ Tu m’écoutes, dit ? reprit t-elle d’une voix forte pour couvrir le brouhaha grandissant. Tu t’es encore faite virer, c’est ça ?
_ Comme si j’y étais pour quelque chose... maugréa Linda en grimaçant.
Chacune des deux saisit alors sa fourchette et entama son repas. Un silence persista pendant plusieurs secondes entre les deux adolescentes affamées. Finalement la petite blonde mâcha une dernière bouchée avant de poursuivre d’un ton bien plus sérieux : _ Tu penses si souvent être la plus à plaindre… Ca en devient lassant, soupira t-elle sans lever les yeux de son assiette. « Quelle étrange réflexion. Il est vrai que j’ai souvent tendance à me plaindre de ma différence, j’en deviens parfois même arrogante… Mais jamais Mya n’aurait osé me le faire remarquer. Ca ne lui ressemble pas. Et je suppose que m’énerver ne servirait à rien. C’est sûrement ce qu’elle attend pour pouvoir me prouver que je n’ai rien à lui envier, mais pourquoi ? Que peut-il bien lui être arrivé ? A moins que… »
_ C’est encore Steven ? s’exclama Linda en plaquant brusquement sa fourchette sur la table. Cela commence à faire beaucoup Mya ! Si tu ne vas pas te plaindre, je finirais par le faire à ta place.
_ Cette fois c’est différent Linda ! rétorqua t-elle tandis qu’une première larme roulait sur sa joue. Il n’est plus seulement question de moi mais aussi de mon frère…
« La poisse ! Steven a bien trop souvent harcelé Mya. Il était certain que tôt ou tard son frère finirait par s’en rendre compte. Il a du prendre sa défense sans réfléchir. Et s’attaquer à ce type frontalement (je remplacera par 'de front' et je placerai le complément juste après attaquer)revient à défier le lycée entier… »
_ Ce matin, il a frappait (frappé) Steven entre deux cours (tu asdéjà un complément de temps au début de la phrase, alors téléporte 'entre deux cours' après Ce matin, sinon ca fait bizarre), continua Mya en sanglotant. Mais à peine relevé, Steven et plusieurs garçons de sa classe se sont jetés sur mon frère pour le battre. A présent, il a jusqu’à demain pour trouver 500€ (da,s un roman on écrit les sommes en lettres. Ici il faut donc écrire cinq cents euros)sans quoi ils lui briseront la mâchoire.
« Et inutile que je demande pourquoi tu ne les dénonces pas… Le manque de faits et de témoins empêche sûrement toutes poursuites. De plus, il y a fort à parier que même si le témoignage de ton frère était recevable, les représailles seraient immédiates. D’ailleurs, je doute que tu m’en parles uniquement pour te confier… En y réfléchissant, il est clair que je ne risque pas grand-chose à m’en mêler. » Linda joignit les mains et contempla les yeux inondés de larmes de son amie. La tête baissée, Mya dissimulait comme elle le pouvait sa tristesse, craignant sans doute les moqueries d’autres élèves.
« Son approche était certes agressive mais je dois absolument l’aider, pensa à nouveau Linda dans un élan de compassion. Il me reste juste à vérifier si c’est réellement ce qu’elle attend de moi. Je serais rapidement fixée en lui confirmant le peu d’alternatives qui lui reste… » _ 500€ (cinq cents euros) ? Je suppose qu’il n’est pas question d’en parler à tes parents… ajouta Linda alors que son amie tentait vainement d’étouffer ses pleures.
_ Linda… Toi et moi savons de quoi tu es capable, souffla Mya dans un dernier reniflement. Je sais bien que ce n’est pas la première fois que je te fais partager mes problèmes, mais là j’ai vraiment besoin d’aide.
« Voila qui est fort bien. Tout d’abord, quoique je fasse il va me falloir préparer le terrain. Je dois faire en sorte qu’en aucun cas mes actes ne puissent retomber sur Mya ou son frère. Pour ça… » _ N’y pense plus et considère désormais ce problème comme appartenant au passé. Mais je ne te demanderais une chose en échange, reprit alors Linda.
A ces mots, la jeune blonde releva brusquement la tête. Ses yeux brillants s’emplirent d’espoir en dévisageant sa future libératrice. Ses joues étaient à nouveau sèches et un sourire semblait vouloir se dessiner sur son visage. L’aide de son amie lui avait été tant de fois salutaire qu’elle ne pouvait en douter. Elle fit un léger hochement de tête puis Linda poursuivit. _ Tu devra faire courir le bruit que la peur a tant dévoré ton frère qu’il refuse de s’aventurer à nouveau au lycée, continua rapidement Linda en se penchant vers Mya. Quant à toi, plains toi simplement de maux de ventres pendant le restant de la journée puis rentre chez toi.
Mya avait déjà ouvert la bouche pour émettre une première objection, mais Linda ne lui en lui laissa pas le temps. _ C’est bien simple… Je ne veux plus vous voir dans ce lycée pendant au moins cinq jours ! ajouta t-elle sèchement. Sans quoi tout ce que je ferai n’aura servit à rien.
Sur ces mots, Linda se leva de sa chaise. Son assiette était vide et les cours allaient bientôt reprendre. Aujourd’hui elle n’attendrait pas son amie, bien décidée à éviter toutes contestations de sa part. Mya, surprise du comportement et du départ précipité de Linda, lança entre deux bouchées :
_ Mais tu sais pourtant que jamais mon frère n’acceptera !
Linda s’éloignait déjà vers la double porte vitrée, ne semblant pas avoir entendu.
« Il vaudrait mieux pour lui… Car lorsque j’en aurais finis (=>fini), il ne faudra qu’aucun fautif potentiel ne soit présent. Dans le cas contraire, ton frère aura à s’inquiéter de bien plus que sa mâchoire… »
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Un violent souffle (un souffle c'est 'léger'. Utilise vent ou bourrasque) d’automne balayait de ses lames glaciales la terrasse du bâtiment littéraire. Autant dire que Linda n’était pas d’un tempérament frileux (Il s'agit d'une description. Ce ton de 'commentaire' utilisé ainsi subitement est bizarre). Elle demeurait en effet accoudée en arrière contre la rambarde, sans même trembler sous les assauts incessants du vent. Seulement vêtue d’une veste noire recouvrant son débardeur, elle restait dos au vide, la tête renversée vers le ciel et contemplant les innombrables nuages qui s’y amoncelaient.
« Je me demande bien si tu serais satisfaite de tout cela… Mais au fond, je ne vois pas bien ce que tu pourrais me reprocher de toute manière. Certains ont eu le malheur d’être abandonné (abandonnés ?) bien trop tôt par leur mère. Mais qu’y a-t-il de pire entre être privé d’un fruit ou n’y avoir jamais goûté ? Je crois que j’aimerais pouvoir te haïr. Si seulement blâmer un fantôme était possible… »
Linda inspira profondément, puis étouffa un soupir. Elle posa délicatement un doigt sur sa paupière puis observa son index un instant : il était sec. Elle n’y arrivait donc toujours pas. Jamais Linda n’avait pu expulser par les larmes toute la souffrance que son cœur renfermait. Finalement, l’adolescente se redressa et pivota vers la cour, déposant ses bras croisés sur le rebord. De cette large terrasse, elle pouvait contempler l’ensemble de l’établissement. Un sol goudronné s’étendait en bas sur plus de deux cents mètres, délimité à droite par un haut grillage verdâtre. Au centre de cet espace, un rectangle de plusieurs bancs de granit (on est dans une école privée de riches pour qu'ils aient des bancs en granit ? Tu sais combien ça coûte ce matériau ?)entourait un massif de hauts chênes déjà à moitié dégarnis. Il était bientôt l’heure de reprendre alors que beaucoup d’élèves s’affairaient encore dans la cour. La jeune adolescente releva les yeux. Elle vit alors le bâtiment de cours technologiques, faisant front à la terrasse et éclipsant presque celui des sciences.
Puis Linda pencha soudainement la tête d’un air intéressé. En contre bas, un groupe particulier d’étudiants semblait (pourquoi sembler? tu utilises un point de vue omniscient ou neutre. Je mettrais 'attira' )attirer son attention. « C’est donc toi. Il est vrai que cela doit être sécurisant… Entouré de tant de moutons prêts à tout pour dorer leur image en exauçant tes milles volontés. »
Le groupe semblait (même remarque qu'au dessus, + répétition )en effet concentré autour d’un seul élève. De cette hauteur, il paraissait (pourquoi paraître ? Il peut paraître blond du dessus et brun quand on est a coté ?)blond, d’une carrure relativement imposante et agitant vivement les bras. Le cercle de garçons et de filles qui l’entourait s’esclaffait à chacun des gestes qu’il esquissait (enleve qu'il esquissait et vérifie la définition de esquisser)
« Il suffit que tu ouvres la bouche pour que ces imbéciles se gondolent d’hypocrisie. Je ne peux donc pas espérer t’abattre de face. Mais s’il devenait préjudiciable (là je ne saisis pas pourquoi tu emplois ce mot)de t’approcher, alors tout serait différent. Je suppose que peu de gens sont au courant de tes élans de lâcheté et encore moins des nombreux actes répressibles que tu entreprends… J’ai rarement eu l’occasion de nuire Steven. Néanmoins prépare toi à… »
La sonnerie de (qui marquait la) reprise des cours parvint soudain aux oreilles de Linda. Elle fit brusquement deux rapides pas en arrière. L’adolescente plaqua immédiatement ses mains sur son crâne et fronça les sourcils. Puis elle tomba à genoux, serrant férocement les dents. Ce son strident se poursuivit pendant plusieurs interminables secondes. Enfin il cessa, tandis que le supplice de la jeune fille semblait se poursuivre. Elle tomba de côté, roulant en tout sens et hurlant de douleurs. L’instant d’après ces (ses) yeux était clos, ces (ses) bras inertes. Linda gisait ainsi sur le sol alors qu’une fine pluie commençait à tomber (construction bizarre) .
Le bout de la terrasse se terminait par le haut du bâtiment qui présentait une porte donnant directement sur cet espace découvert. Un bruit de clef se fit alors entendre dans la serrure du battant métallique.
_ Mais que fait t-elle encore ouverte ! jura une voix tandis que la porte coulissait lentement.
Dans l’embrasure, apparus finalement un jeune homme d’une vingtaine d’années. De grande taille et vêtus (vêtu) de vieux vêtements de sport, il scrutait ( on scrute l'horizon, pas une terrasse à ses pieds)la terrasse, intrigué. Presque immédiatement, il aperçut l’adolescente étalée sur le sol et inanimée.
_ C’est encore toi Linda ? maugréa t-il, hésitant à s’aventurer sous la pluie battante (il y a deux lignes c'était une fine pluie...) et grimaçant en direction du ciel grisâtre. Reviens immédiatement ! J’en ai vraiment marre de toi ! Combien de fois faudra t-il que je te dise que…
Surpris de ne pas encore avoir essuyé d’habituelles insultes, le surveillant tourna à nouveau la tête vers la jeune fille. Son sang ne fit qu’un tour : _ Oh merde ! Linda ! hurla t-il en se ruant à l’extérieur vers le corps de l’élève.
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