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Textes courts

n°41
wrath
textes de combat en général
Posté le 04-08-2007 à 18:31:58  profilanswer
 

Bonjour vous :D  
Je suis nouveau donc j'espere que mes textes plairont a tous  :ange:  
 
 
Un mouvement furtif sur sa gauche.
Il plongea et évita d'un poil le loup qui avait bondi sur lui. L'animal se redressa en une seconde et avança vers Rekhyt, qui mit la main à sa ceinture, et sortit un poignard en os de renne.
Il sentit qu'il se vidait de ses forces, et qu'il n'avait aucune chance. Le loup était l'animal le plus puissant de la forêt après l'ours. L'arme été juste censée retirer l'envie d'attaque a la bête. Elle ne servirait à rien si il se jetait sur lui. Ce qu'il fit.  
Le loup bondit et atterrit sur le torse du garçon, l'écrasant par terre, projetant son arme d'un coup de patte. Il montra les dents, et déchira la tunique du garçon au niveau de la poitrine, révélant une tache noire. Contrairement à ce que pensait Rekhyt, le loup n'avait aucune intention agressive face aux démons.
Il se retira précautionneusement, descendit du garçon, fit demi-tour, prit quelque chose dans le sac du garçon, et s'enfonça dans la forêt.  
Rekhyt se releva, prit un autre habit dans son sac en peau de daim, et l'enfila. Le signe du démon ne devait pas être vu par tout le monde, ça ne ferait qu'accroître la peur des gens envers lui.
Son visage avait commencé à changer depuis les quelques mois que le shyracar avait infiltré son corps, et les gens commençaient déjà à l'éviter. La créature des ténèbres n'avaient pas réussi a prendre possession de Rekhyt, a cause de sa force morale importante, mais transformait son physique aussi rapidement qu'elle le pouvait, l'obligeant a se protéger des regards indiscrets.
Déjà un début de cornes brunes foncées commençait a pousser sur son crâne, mais la foret avait été clémente avec lui en les créant de la même couleur que ses cheveux, qu'il avait juste du laisser pousser un peu. Son visage devenait plus agressif, ses yeux naturellement brun clair devenaient noir foncé tirant sur le bleu. Ses canines s'affinaient de plus en plus, comme celle d'un loup.  
Parfois, certains de ses membres ne lui obéissaient plus, comme entraînés par une force invisible, qui se trouvait évidemment à l'intérieur de lui-même. Une fois, Rekhyt avait du retenir son bras, qui avait voulu égorger un homme qui lui avait réclamer trois fois le prix convenable du pain qu'il avait acheté.
« Tue le, disait la voix du démon en lui, il t'arnaque et tu vas le laisser faire ? Tue le ! »
-Non ! avait-il crié, en agrippant son bras pour l'empêcher de prendre son couteau et d'en faire mauvais usage.  
Et il avait payé. Cher, certes, mais c'était le prix de ce vendeur. Il devait le respecter. Et faire comprendre au démon qui était le chef.
Parfois, c'était le contraire, le démon le vidait de ses forces pour qu'il se fasse tuer. Si Rekhyt mourrait, le shyracar prendrait entièrement possession son corps, n'ayant plus aucune force pour l'en empêcher.  
Maintenant, il devait chasser, car le pain l'avait ruiné et le loup l'avait emporté. Il dégaina son couteau de chasse et se lança à la poursuite d'un chevreuil male dont il venait de repérer les empreintes se dirigeant vers le Sud.  

n°42
wrath
textes de combat en général
Posté le 04-08-2007 à 20:41:48  profilanswer
 

Re bonjour :)
N'ayant pas eu le temps de lire nombre d'histoires sur le site et vu que je viens de m'inscrire cet après midi, j'aimerais que l'on m'explique ou mettre mes histoires pour recevoir des critiques, ce qui me permetrait de m'améliorer :D
Merci d'avance et voila une autre histoire:
 
 
Une flèche se planta dans sa nuque en émettant un petit bruit sec. Le garde tomba par terre. Les trois hommes rentrèrent dans l'habitation par la terrasse, recouverte d'herbe coupée au millimètre.
Ils s'infiltrèrent dans la chambre du garçon, située en haut des escaliers en marbre d'après leurs sources. Ils ouvrirent la porte facilement et sans aucun bruit.  
Le petit était bien la, dans son lit, tourné vers l'autre coté de la pièce. Un des trois assassins resta en bas des escaliers pour faire le guet. Un des hommes sortit un poignard de sa poche, visa un instant, puis le lança vers la tête de l'enfant. Il y eu un imperceptible mouvement. L'arme était enfoncé jusqu'à la garde à quelques millimètres de la tête de la cible.
Les assassins étaient réputés pour ne jamais manquer leurs coups. L'homme s'étonna puis sortit un deuxième couteau et le lança. De l'autre coté, cette fois.  
Le deuxième homme dit un mot tout bas, puis sortit une cordelette, arme qui ne laissait pas de traces. Il s'approcha et tendit l'instrument vers le coup du garçon. L'autre homme, qui s'était retourné le temps de regarder si son confrère était toujours en bas des escaliers, entendit un bruit sourd derrière lui. Il se retourna et eut deux surprise : un, son compagnon était affalé contre un mur, la tête en bas, le cou tordu en un angle bizarre, et deux, l'adolescent n'était plus dans son lit, seul restait son drap, son oreiller mais un seul poignard était enfoncé dedans.
-Ne regarde pas derrière toi, ou tu ne pourras plus jamais regarder, lui somma une voix.
D'un mouvement rapide, il donna un coup de poing derrière lui, mais il n'y avait rien. Il entendit soudain un bruit au dessus de lui, sentit une douleur atroce au front, émit un faible cri, puis mourut et s'affala par terre. L'adolescent retira le poignard du crâne de l'individu et l'essuya, avant de le laisser tomber par terre.
Il sortit de sa chambre, regarda en bas des escaliers mais il n'y avait plus personne. Seulement la fenêtre ouverte et un pan de la même tunique que les deux cadavres accrochée au coin de la vitre.  
Peut-être savaient-ils que Rekhyt était possédé par un démon, peut-être pas...


Message édité par wrath le 04-08-2007 à 20:47:22
n°43
Eridan
Mage noir
Posté le 05-08-2007 à 13:07:45  profilanswer
 

Tu es au bon endroit.    :)   En fait tous se valent    ;)   Tu aurais aussi bien pu aller dans "histoires courtes", puis dans la rubrique "fantasy"  
 
Alors bienvenue Wrath.  
 
L'avantage de tes textes très courts est qu'ils se lisent bien. A présent, si tu veux que je t'en fasse une critique constructive et donc utile pour progresser, il faudra me laisser un peu plus de temps.  
La politique de la maison est de travailler sur des textes pour les rendre les plus propres possibles, ce qui ne se fait pas sans travail de part et d'autre. Comme je me vante d'être le spécialiste du médiéval-fantastique, je vais donc m'occuper de toi.  
 
A très bientôt.  
 :hello:  
   


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n°44
Eridan
Mage noir
Posté le 06-08-2007 à 13:34:30  profilanswer
 

Avis :
 
Comme je l'ai dit, ces micros nouvelles sont faciles à lire. Rapidement immersives et intéressantes. Ce concept de donner de micro-instants d'aventure d'un même personnage a de nombreux atouts, notamment d'attiser la curiosité quant à la situation globale. Je trouve donc l'ensemble très intéressant. Reste de nombreux points de logique et de texte que je vais reprendre dans une étude détaillée de tes textes. Je vais sans doute être chiant est professoral à outrance, mais c'est pour te montrer ce que j'estime être des "améliorations à apporter pour une forme et un fond corrects"
 
Juste un point auparavant : la première nouvelle semble dessiner un monde très primitif (sac en daim, poignard en os) et le second plus évolué (maison à étages, vitre)
 
 
 
 
 
 
Un mouvement furtif sur sa gauche.  
 
Phrase sans verbe, ce n'est pas français. Je te dis ça, mais maintenant tu fais ce que tu veux car beaucoup d'auteurs les utilisent.
 
Il plongea et évita d'un poil le loup qui avait bondi sur lui. L'animal se redressa  
 
Un quadrupède peut-il se redresser, sinon se mettre sur ses pattes arrière ? Je suggère "se rétablit et fonça de nouveau vers Rekhyt".
 
en une seconde et avança vers Rekhyt, qui mit la main à sa ceinture, et sortit un poignard en os de renne.  
Il sentit qu'il se vidait de ses forces,  
 
Phrase un peu lourde alors que nous sommes à un moment critique. Je préfèrerai "Il sentit ses forces l'abandonner" ou encore "Ses forces l'abandonnèrent". Evidement, ça veut dire la même chose que toi, mais un texte n'est pas simplement une succession de descriptions, mais un ensemble dont la forme doit être en phase avec le fond. Ca s'appelle le troisième degré. Donc, dans le cas présent, écrire de phrases plus rapides.
 
et qu'il n'avait aucune chance.
 
Le "et", ici, bloque un peu. Tu voulais dire qu'il sentit deux choses : "que ces forces l'abandonnèrent" et "qu'il se rend compte qu'il n'a aucune chance" ? Ou "que ces forces l'abandonnent car il se rend compte qu'il n'a aucune chance". A la première lecture on peut croire que c'est la deuxième hypothèse la bonne, mais avec l'histoire du démon, ce doit plutôt être la première. Quoi qu'il en soit, ta phrase ne doit pas permettre le doute. Je te proposerai quelque chose de plus dynamique et de clair : "Non seulement ses chances contre un loup étaient infimes, mais ses forces le quittèrent soudainement" (évidemment après on ne revient pas sur le "loup le plus puissant de la forêt après l'ours" )
 
 Le loup était l'animal le plus puissant de la forêt après l'ours. L'arme été juste censée retirer l'envie d'attaque a la bête. Elle ne servirait à rien si il se jetait sur lui. Ce qu'il fit.  
Le loup bondit et atterrit sur le torse du garçon, l'écrasant par terre, projetant son arme d'un coup de patte.
 
Le loup qui désarme le gras d'un coup de patte ça fait un peu surréaliste. De plus il vaut mieux dans l'action des phrases courtes. Je proposerai "Le loup bondit, pattes en avant. Il percuta le garçon en plein torse. Rekhyt tomba à la renverse. Le choc lui fit perdre son arme et il se retrouva écrasé par le poids de l'animal"
 
Il montra les dents, et déchira la tunique du garçon au niveau de la poitrine, révélant une tache noire. Contrairement à ce que pensait Rekhyt, le loup n'avait aucune intention agressive face aux démons.  
Il se retira  
 
Retira fait penser "retirer de la scène" il ne serait donc déjà plus là. Je verrai plutôt :"il recula précautionneusement". Ou alors non : "il retira ses crocs" on voit mieux l'action.
 
précautionneusement, descendit du garçon, fit demi-tour, prit quelque chose dans le sac du garçon,
 
Ca fait un peu lourd de mettre l'action de laisser le garçon et fouiller dans le sac dans la même phrase. D'ailleurs, les loups mangent-ils du pain ?
 
 et s'enfonça dans la forêt.  
Rekhyt se releva, prit un autre habit dans son sac en peau de daim
 
moi ça m'a fait bizarre qu'il ait des vêtements de rechange. Avec un poignard en os, je l'imaginai cromagnon et je ne voyais pas un primitif avec une garde robe. Ca, c'est l'inconvénient des textes courts qui ne plantent pas de cadre.
 
, et l'enfila. Le signe du démon ne devait pas être vu par tout le monde,
 
j'aurais dis "par personne", sinon ça laisse penser qu'un certain nombre d'initiés le peuvent.  
 
 ça ne ferait qu'accroître la peur des gens envers lui.  
Son visage avait commencé à changer depuis les quelques mois que le shyracar avait infiltré son corps, et les gens commençaient déjà à l'éviter. La créature des ténèbres n'avaient pas réussi a prendre possession de Rekhyt, a cause de sa force morale importante, mais transformait son physique aussi rapidement qu'elle le pouvait, l'obligeant a
 
à
 
 se protéger des regards indiscrets.  
Déjà un début de cornes brunes foncées commençait a pousser sur son crâne, mais la foret
 
 
La forêt ! Quel est le rapport entre la forêt et un démon ? Au moins si c'est une divinité, met une majuscule.
 
 avait été clémente avec lui en les créant de la même couleur que ses cheveux, qu'il avait juste du
 
dut
 
 laisser pousser un peu. Son visage devenait plus agressif, ses yeux naturellement brun clair devenaient noir foncé tirant sur le bleu.
 
Dans du noir foncé, je ne vois pas comment on pourrait distinguer une autre couleur. Ou alors "noirs avec d'étranges reflets métalliques bleutés"
 
 Ses canines s'affinaient de plus en plus, comme celle d'un loup.  
Parfois, certains de ses membres ne lui obéissaient plus, comme entraînés par une force invisible, qui se trouvait évidemment à l'intérieur de lui-même. Une fois, Rekhyt avait du retenir son bras, qui avait voulu égorger un homme qui lui avait réclamer trois fois le prix convenable du pain qu'il avait acheté.
 
Qu'il "voulait" acheter. Tant qu'il n'a pas payé, l'acte de vente n'est pas conclu. (c'est très utile si tu te rends compte que tu n'as pas de quoi payer ce qu'il y a dans ton cadie. T'imagine que le supermarché te force à payer ! ) (désolé, déformation de comptable)
 
« Tue le, disait la voix du démon en lui, il t'arnaque et tu vas le laisser faire ? Tue le ! »  
-Non ! avait-il crié, en agrippant son bras pour l'empêcher de prendre son couteau et d'en faire mauvais usage.  
Et il avait payé. Cher, certes, mais c'était le prix de ce vendeur. Il devait le respecter. Et faire comprendre au démon qui était le chef.  
Parfois, c'était le contraire, le démon le vidait de ses forces pour qu'il se fasse tuer. Si Rekhyt mourrait, le shyracar prendrait entièrement possession son corps, n'ayant plus aucune force pour l'en empêcher.
 
Bizarre comme concept. Ce qui veut dire que le démon aurait mieux fait d'animer un cadavre plutôt que de s'en prendre à un vivant ?  
 
Maintenant, il devait chasser, car le pain l'avait ruiné et le loup l'avait emporté. Il dégaina son couteau de chasse
 
C'est le même que celui en os ? Si oui, il ne le dégaine pas puisqu'il est tombé, mais il le ramasse. Dans tout les cas chasser le chevreuil au couteau est aussi vain que le loup. Bref, ça ne fait pas sérieux.
 
 et se lança à la poursuite d'un chevreuil male dont il venait de repérer les empreintes se dirigeant vers le Sud.
 
 
 
 
 
 
 
Une flèche se planta dans sa nuque en émettant un petit bruit sec. Le garde tomba par terre. Les trois hommes rentrèrent dans l'habitation par la terrasse, recouverte d'herbe coupée au millimètre.  
Ils s'infiltrèrent dans la chambre du garçon, située en haut des escaliers en marbre d'après leurs sources.
 
Phrase longue et décousue par rapport à l'action. Décris ce qui se passe : ils entrent dans la maison. Tu parles de la source qui "cafte" sur la chambre du garçon. Ils montent donc à l'étage et ouvrent la porte. Prendre son temps est parfois utile, question de prendre un minimum de temps pour rentrer dans l'action.
 
 Ils ouvrirent la porte facilement et sans aucun bruit.  
Le petit était bien la,
 

 
dans son lit, tourné vers l'autre coté de la pièce. Un des trois assassins resta en bas des escaliers pour faire le guet.
 
Encore décousu. On est en haut là. Donc, soit il redescend pour faire le guet. Je ne crois pas que ce soit ça. Soit tu apportes une précision "un assassin été resté en bas" mais je n'aime pas trop, ça coupe l'action. Je préconise de toujours préférer le passé simple au plus-que-parfait pour tout ce qui est action. C'est ce que tu fais et c'est sans doute pourquoi j'ai trouvé tes textes bien mené malgré les défauts que j'évoque. (bin oui, il faut tout de même parler les points positifs)
Et pour revenir au sujet, je trouverais bien mieux de replacer "un garde resta en bas des escaliers" avant que le groupe les ait montés.

 
 Un des hommes sortit un poignard de sa poche, visa un instant, puis le lança vers la tête de l'enfant.
 
Ca c'est grotesque : assassiner un endormi à l'arme de lancer.
 
 Il y eu un imperceptible mouvement.
 
Mouvement d'air ? Du garçon ? C'est un peu vague pour se figurer la scène. Remarque, les assassins ne se la figurent pas bien non plus alors…
 
 L'arme était enfoncé  
 
Ah ! Juste ce que je disais que tu ne faisais pas : du plus-que-parfait. Ce serait-ce pas plus percutant que de dire : " la lame s'enfonça jusqu'à la garde dans l'oreiller" ?
 
jusqu'à la garde à quelques millimètres de la tête de la cible.  
Les assassins étaient réputés pour ne jamais manquer leurs coups. L'homme s'étonna puis sortit un deuxième couteau et le lança. De l'autre coté, cette fois.
 
De l'autre côté de quoi ?  
 
Le deuxième homme dit un mot tout bas,
 
Et alors ? C'est quoi le résultat du lancer ?
 
 puis sortit une cordelette, arme qui ne laissait pas de traces.
 
Pas de traces ! Une strangulation laisse des marques terribles sur le cou, la victime se retrouve les yeux exobités, injectés de sang, la langue gonflée et noire et peut-être d'autres symptômes. C'est pas un film où la fille étranglée se retrouve gentiment "endormie" sur l'oreiller.
 
 Il s'approcha et tendit l'instrument vers le coup du garçon. L'autre homme, qui s'était retourné le temps de regarder si son confrère était toujours en bas des escaliers, entendit un bruit sourd derrière lui. Il se retourna
 
Répétition de "retourner"
 
 et eut deux surprise : un, son compagnon était affalé contre un mur, la tête en bas, le cou tordu en un angle bizarre, et deux, l'adolescent n'était plus dans son lit, seul restait son drap, son oreiller mais un seul poignard était enfoncé dedans.
-Ne regarde pas derrière toi, ou tu ne pourras plus jamais regarder, lui somma une voix.  
 
Répétition de regarder. D'accord, c'est du langage oral et il dit ce qu'il veut, toutefois "tu ne pourras plus jamais regarder" est une expression curieuse. Quelque chose comme "c'est la dernière chose que tes yeux verrons" aurait fait plus théâtral et aurait mieux sonné.
 
 
D'un mouvement rapide, il  
 
Qui ? On devine, mais il faut rechercher.
 
donna un coup de poing derrière lui, mais il n'y avait rien. Il entendit soudain un bruit au dessus de lui, sentit une douleur atroce au front, émit un faible cri, puis mourut et s'affala par terre. L'adolescent retira le poignard du crâne de l'individu et l'essuya, avant de le laisser tomber par terre.
 
 Quoi ? Le poignard ? Pourquoi l'essuyer alors ?
 
Il sortit de sa chambre, regarda en bas des escaliers mais il n'y avait plus personne. Seulement la fenêtre ouverte et un pan de la même tunique que les deux cadavres accrochée au coin de la vitre.
 
Mouais, ça fait plutôt mauvais indice. Les fenêtres du coin sont-elle si mal faites que des clous dépassent de partout pour qu'on s'arrache des bouts de tissus ? Ou alors dit qu'une fenêtre a été cassée dans un départ précipité. Mais je préfèrerai que rien de tel ne soit évoqué.  
 
Peut-être savaient-ils que Rekhyt était possédé par un démon, peut-être pas...
 
 
 
 
 
 
Voilà, avec tout ça je crois que, selon moi, tes texte seront davantage immersifs, intenses et bien plus "pro".


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n°45
wrath
textes de combat en général
Posté le 06-08-2007 à 14:54:06  profilanswer
 

Salut :)
OK j'ai bien lu toutes les critiques, pour me rendre compte que j'ai fait bien des erreurs (j'aime bien le "bin oui, il faut tout de même parler les points positifs" ). Et au fait, quel age as-tu? J'ai compris que tu été comptable, donc tu dois (surement) être majeur.
En fait, je te demande ça parce que moi même j'ai 12 ans et je saisis pas toutes les nuances de tes critiques, mais laissons tomber  :wahoo: .
 
Alors je commence: pour les espaces du temps entre le premier et le deuxième texte, en fait j'écris des bout d'histoires de ce genre mais j'ai une longue histoire dans la tête, le petit Rekhyt est un prince mais se fait renier a cause d'un complot qui prend en cause le démon en lui (en fait il est carrément recherché donc il doit se planquer dans la forêt).... du coup il doit apprendre a se débrouiller par lui même...  
 
Ensuite pour le moment ou il d'autres vêtements de son sac, c'est qu'il avait des amis qui lui ont donné des fringues, et que malgré être banni, il garde ses habitudes de princes, il se change donc de temps en temps, et a besoin d'une garde robe a peu près convenable.
 
Il y a quand même dans le royaume des gens qui savent qu'il n'est pas mauvais, malgré son parasite, et qui, sans connaître son visage mais en voyant la marque sur son torse sauraient que c'étaient lui, et n'en feraient rien.
Mais y'a quand même les aures qui veulent le livrer pour avoir une récompense, et qui par conséquent ne doivent pas le voir torse nu.
 
Pour la forêt, c'est pas qu'elle soit une divinité mais elle aide Rekhyt en lui laissant voir les proies, en les faisant tomber quand elles fuient son attaque (l'attaque de Rekhyt hein) grâce a des racines ou des trucs dans le genre... elle a un espece d'esprit, donc oui elle prend une majuscule, merci.
 
Pour les yeux noirs et bleus, je te jure que j'ai déja vu des gens avec des cheveux comme ça  :ange:  . C'est peut être difficile à croire, enfin bon.
 
Pour l'achat foireux, oui tu as raison, merci Mr le comptable :D
 
Pour la mort, question démon et tout, en fait il faudrait qu'il reste juste un petit souffle de vie pour qu'il puisse s'emparer du corps, en temps normal, même les gens en pleine forme il peut les parasiter, mais Rekhyt et très fort question esprit, et l'empeche donc. Il ne peut pas non plus rendre la vie à un mort en le parasitant.
 
Oui, le couteau, il le ramasse bien, désolé, et par contre le chevreuil à, en plus de Rekhyt qui le traque, la forêt est avec Rekhyt, par conséquent contre l'animal.
 
 :bounce:  
 
Pour le deuxième texte, oui le garde ne monte pas les escalier, il reste en bas, je l'ai mis trop tard dans le texte, j'y remédierai.
 
Pour le couteau, il le lancent parce qu'il est expert en lancer de couteau, et pas en égorgement direct, c'est idiot mais j'aime ça :D  En fait il sont expert en lancer de couteau parce qu'en général la cible est loin d'eux, et qu'ils ne peuvent pas s'approcher plus.
 
Bon, là t'as raison, c'est mieux au passé simple.
Elle s'enfonça de l'autre côté de la tête de l'enfant.
 
Le deuxième gars lui dit tout bas un truc du genre " t'es nul, on s'entraine tout les jours au lancer de couteau, et toi tu rate une cible qui est 1) endormie  et 2) a même pas trois mètres.
 
Alors là. Dans ce monde, la religion oblige a être propre, jamais de saleté, etc... (genre si tu fais une tache sur ton T-shirt a table, tu vas le changer tout de suite, et le laver en plus.) Donc quand je dis que ça ne laisse pas de trace, ça veut dire pas de sang. C'est pareil pour quand il essuie le couteau avant de le laisser tomber par terre. C'est pas qu'il se soucie du couteau, c'est juste un reflexe pour lui, le couteau est plein de sang, donc sale, alors il l'essuie.  
Bon du coup tu vas me dire "hein?  :heink: mais quand il lance le couteau sur l'enfant de loin, il va pisser le sang, ça va faire tache, non?"
Ben la je te répond: il s'en fout, lui il appartient a une famille pas croyante, alors que l'autre avec sa cordelette est croyant. :sol: j'ai tout prévu :p  
 
Pour les deux répétitions qui suivent, je vais arranger.
 
Et oui, dans la maison du prince, c'est pas très normal qu'il y ait des clous qui dépassent au fenêtre.
 
Merci pour tous, je vais continuer a produire avec attention  :hello:  


Message édité par wrath le 06-08-2007 à 15:38:25
n°46
arthurteno​r
Posté le 06-08-2007 à 23:40:44  profilanswer
 

J'ajoute que la formule "évita d'un poil le loup" n'est pas très littéraire. J'ai tendance à penser qu'il faut éviter le style "langage parlé" lorsqu'on écrit des textes.
Autre petit conseil : faire comme Flaubert, c'est-à-dire soumettre ses textes à la criée (ou simplement à voix haute) évite au moins les formules telles que "L'arme été juste censée retirer l'envie d'attaque a la bête. " On sent bien qu'à la lecture, ça ne passe pas.


Message édité par arthurtenor le 06-08-2007 à 23:41:46

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c'est en rêvant qu'on fait avancer la réalité
n°47
Eridan
Mage noir
Posté le 07-08-2007 à 10:51:52  profilanswer
 

Salut Arthur !  :hello: Oui, j'avais aussi remarqué ces deux points, mais bon, j'en avais déjà assez mis  :D  
 
Alors, Wrath.
Effectivement, à la lumière de tes explications sur ton monde, nombre de mes remarques se trouvent non avenues. Il est vrai que j'ai recherché tout ce qui semblait clocher dans un souci de propreté maximale.
 
En tous cas, félicitations pour avoir fait ça à ton âge, je n'en aurais pas été capable. Quant à mon âge, je pourrais facilement être ton père.  :lol:  
 
Tu as tout le temps de progresser et de devenir un excellent auteur. Avec ce premier contact avec nous, tu peux voir vers quoi il faut se diriger pour faire un texte très propre (Arthur est un auteur édité !). Je t'encourage donc à continuer et à soumettre tes textes aux feux de nos critiques.
 


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n°48
arthurteno​r
Posté le 07-08-2007 à 19:48:58  profilanswer
 

Allez, j'y vais de mon petit truc pour ne plus faire de fôtes... pardon, de fautes d'ortho ou d'erreurs de vocabulaire telle que " il rentra " alors que c'est la première fois. C'est une technique de correcteur. Après avoir écrit, relu, revu, relu, re-relu son texte, on le relit à nouveau... de la manière suivante. On cache d'abord le texte au-dessous de la ligne qu'on va passer au crible. Ensuite, on pose son index sur la ligne et tout en lisant à voix haute, on suit avec le doigt. On s'arrête à chaque fois qu'on a un doute. Ex. "  aucune intention agressive face aux démons " face aux ou envers ? On plonge dans le dico et on obtient la réponse. Ou bien " un homme qui lui avait réclamer " y'aurait pas une faute d'orthographe là ? Je sais, c'est fastidieux, chiant même parfois, mais si on aspire au professionnalisme c'est une bonne pratique. A moins qu'on ne dispose de la science infuse.


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c'est en rêvant qu'on fait avancer la réalité
n°49
Eridan
Mage noir
Posté le 08-08-2007 à 15:22:15  profilanswer
 

Effectivement. Merci pour le "truc". Je sais que je passe facilement trois fois plus de temps à l'amélioration de mes textes qu'à l'écriture du premier jet, mais je n'ai encore jamais eu le courage de me lancer dans une relecture si fastidieuse.
Et pourtant il faudrait...
 
Bah ! Chaque chose en son temps, Wrath, commençons donc par un amateurisme éclairé, sachant que si ton but est l'édition, il faudra que tu vises la perfection d'Arthur. (et encore !  :( )


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n°50
arthurteno​r
Posté le 08-08-2007 à 16:20:54  profilanswer
 

Si vous voulez voir à quoi ressemble un manuscrit d'auteur, à la dizième lecture, avant l'envoi chez l'éditeur ou même les premières épreuves, cliquez sur ce lien. On devine plus qu'on ne voit, mais c'est assez parlant. De loin, on dirait du Proust... De près, c'est sans doute loin d'être du Proust.  :sarcastic:  
http://arthurtenor.canalblog.com/a [...] plier.html


Message édité par arthurtenor le 08-08-2007 à 16:22:58

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c'est en rêvant qu'on fait avancer la réalité
n°51
wrath
textes de combat en général
Posté le 09-08-2007 à 10:52:39  profilanswer
 

Bonjour vous deux.
Bon je crois que je vais réécrire mes textes en prenant compte de toutes les remarques, pour voir un peu l'ensemble que ça donne.

n°52
Ink
Répondeur
Posté le 10-08-2007 à 10:43:48  profilanswer
 

Salut Wrath, bienvenue chez les parrains.
 
J'ai lu le premier texte et j'ai trouvé ça pas mal. Il y a du nerf, c'est assez prenant et tu arrives à éveiller l'intérêt du lecteur (enfin, le mien) sur l'avant et l'après de ta scènette.
 
On sent toutefois encore la prédominance de l'enthousiasme des débuts au travers de quelques maladresses. Il faut un peu de recul et beaucoup de pages écrites pour que le rendu soit mieux maitrisé et devienne transparent pour le lecteur. Attention à l'orthographe.
Les premières remarques que j'ai lu d'Eridan et d'Arthur me semblent tout à fait pertinentes pour t'aider à franchir le pas.
 
Je pense aussi qu'il serait bon pour toi de lire les discussions sur certaines des histoires qui sont postées sur ce forum. Tu y trouveras des angles d'approche et des considérations de base sur ce qu'il faut faire et ne pas faire. C'est un peu dispersé et ça n'est ni exhaustif ni indiscutable, mais si tu t'intéresses au processus de création des autres, tu verras les problèmes qu'ils ont rencontré, comment ils ont été discutés et à quels résultats cela mène.
 
 :hello:


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n°53
Eridan
Mage noir
Posté le 11-08-2007 à 11:51:07  profilanswer
 

C'est vrais qu'il faudrait regrouper tout ça.
Ca ferait un peu professoral, du style, "Un texte propre selon les Parrains", mais ça nous éviterai de nous répéter.
Je ne voudrais pas trop me lancer d'autant que je ne me concidère pas comme une référence litéraire.  :heink:


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n°54
wrath
textes de combat en général
Posté le 06-09-2007 à 06:26:24  profilanswer
 

tenez en attendant j'en ai fait d'autres, mais j'ai pâs de trop avec ma 3e saoulante...
 
Ptolémée s’agrippa au bras du garde posté en haut de la grande clôture de bois, tira et le fit basculer par-dessus, passant en même temps de l’autre coté.
-Une petite chute de 10 mètres ça peut pas te faire de mal…cria t il a l’adresse de l’homme écrasé au bas de la palissade. Pas si difficile que ça de s’incruster dans cette fichue citée…
Et il sauta sur un toit en chaume dur. Il s’avança à plat ventre et regarda la grande place au coin du toit. Il devait être dans les 6 heures du soir, mais les passants étaient encore nombreux. Ptolémée était habillé en noir, pour se confondre avec la nuit, a l’heure ou sortait la chef de la citée. Un couteau était attaché à sa ceinture, seule arme qu’il affectionnait plus que tout.
-Attend un peu de passer par ici, et tu vas voir…
Il attendit quelques minutes avant de voir les gens s’écarter en acclamant la maîtresse de ce royaume. Quand elle fut en vue, il se dressa et cria :
-Wynn ! En fin tu oses te montrer ! J’attends ce moment depuis si longtemps... Prépares toi a m’implorer de te laisser la vie ! Mais… Qui est cet homme à coté de toi ? Un hôte ? Qu’importe… S’il se dresse sur mon chemin, il mourra aussi !
Un des arbalétriers de l’escorte de la chef leva son arme et tira. Le trait rapide se planta à vingt centimètres du pied de Ptolémée. Les autres firent pareils et l’assassin se mit à courir sur les toits, sautant avec une facilité apparente.  
-Arrêtez ! Ordonna t elle.
Ptolémée pu s’arrêter. Il sauta a terre, se releva et sortit son couteau. Puis il commença à marcher vers Wynn. L’homme qui se tenait jusqu'à présent aux coté de la chef courut vers Ptolémée et s’arrêta à deux mètres de lui, en sortant un petit sabre de son fourreau. L’arme mesurait environ quarante centimètres, mais ne fit nullement peur a l’assassin, du moins en donnait il l’impression.  
-Ne t’approche pas de mon hote !cria lui dit l’homme. Je n’ai aucun besoin de conflit en ce moment.  
-Ecarte toi de mon chemin. Je ne le répèterai pas.
L’homme s’affaissa d’un coup, comme vidé de ses forces, et Ptolémée n’eut aucun mal à l’envoyer par terre d’un simple coup de poing.
Il recommença ensuite à s’avancer vers la femme, qui demanda à ses gardes de s’écarter. Elle jeta par terre sa grande tenue rouge, révélant au dessous une tunique parfaite pour les combats, qui n’empêchait aucun mouvement.  
Ptolémée commença a courir, son couteau levé, et se jeta sur la chef, qui sortit un sabre en s’écartant, évitant l’attaquant d’un poil. Elle attaqua en piqué, Ptolémée para aisément et riposta d’un coup à la jambe. Wynn donna un coup de pied au même moment, ce qui eu pour effet de désarmer son adversaire.
-Qui va devoir implorer l’autre ?
Et elle détendit son bras droit vers le cœur de l’assassin. Renforcé par ses nombreux combats, il se détourna d’un mouvement vif, et le sabre de la chef rencontra la pierre. Il se propulsa en l’air et réaterrit sur les épaules d’un des gardes, lui cassant le cou d’un revers de main, puis prit son arbalète. Il mis en visée Wynn, qui ne fit aucun mouvement de défense.
 
L’homme se releva, et regarda autour de lui : personne ne le voyait, tout les regards étaient tournés vers les deux combattants, qui étaient entourés par la foule. Il ne pouvait pas les voir. Il se mit à courir et, arrivé à deux mètres du cercle, il cria :
-Arrêtez !
Tout les regards se figèrent sur lui. L’assassin se détourna, et tira.
-Rekhyt ! Murmura Wynn.
Une flèche s’enfonça dans le thorax de Rekhyt.
-C’est donc toi, l’homme possédé par un démon. Content de t’avoir connu avant ta mort.
-Je n’ai aucune intention de mourir. Désolé.
Et il retira le flèche de son torse. Une lueur violette entourait a présent son bras droit, et, la ou la flèche avait déchiré la tunique, en plus du sang qui coulait à petit flot, il y avait une marque noire. La marque du démon.
-Un shyracar...
Et il se jeta sur Wynn, récupérant son couteau au passage. Mais l’homme-démon courut et repoussa Ptolémée. Il se releva et lança son couteau vers la tête de Rekhyt.
-Une blessure me suffit, dit il en attrapant le couteau au vol. Et il courut vers Ptolémée, et lui asséna un coup à la tempe avec le manche du couteau. Il s’évanouit sur le coup.
-Laisse moi le tuer !
-Non. Je l’emporte avec moi.
Il le mit sur son épaule et commença à marcher vers la sortie, d’un pas lent mais assuré.
Arrivé à la porte, il leva le bras droit et poussa la porte, d’abord faiblement puis de toutes ses forces.
-Arrête! Lui dit un garde, tu vas te vider de ton sang !
Déjà une flaque était apparue sous lui.
-Nous nous employons a six pour ouvrir cette porte !
Mais peu a peu, la porte s’ouvrait. Elle fut bientôt assez ouverte pour laisser passer un humain. Rekhyt se retourna et cria à l’adresse de Wynn :
-Merci de votre hospitalité. Au revoir!
Il monta sur une bête mi-daim, mi loup, que l’on appelait falyacan, et se lança dans la nuit, laissant une grande flaque de sang devant la porte de la citée.  


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